merci à Lily Halloween (ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu, non ?), Aube Crepusculaire (c'est sur que pas énormément de monde aimerait être à la place de Harry, sauf moi. Comme ça, t'es plus la seule à être dérangé, toi tu es sado et moi maso... on formerait un joli couple :p), OoOXylionOoO (pourtant mes chapitres sont plutôt longs :/), stromtrooper2 (et non, Harry n'a pas le droit de vivre dans le manoir de Mary, judicièrement parlant et niveau pratique aussi... Mary est une craquemolle, ne lui imposons pas ça u_u), minia (moi aussi je suis impatiente de trouver...), The Ice Cat (je pense qu'on verra au feeling, le couple tombera du ciel sans que PERSONNE NE S'Y ATTENDE ! ... bref, désolé. je voudrais bien essayé le HP/RW/HG, ça pourrait être intéressant u_u), Blackmoony83 (les serpents sont pervers que dans ma fic, j'en suis sûre, mais attendez, j'irais encore plus loin et plus fort pour choqué la POPULATION ENTIERE MOUAHAHAHAHAHAHAHAH !), SanguinBuveur, Maximilien (je suis gaga de tes review, je crois^^), Firenze1294 (merci à toi pour ton avis, et bienvenu sur cette fic :p)

sheltan (un repas de famille entre... ... MOUAHAHAHAH ! Bien trouvé, faudra que je m'en souvienne si tout le monde survit, ça c'est clair^^), zaika,

Merci aussi à l'anonyme sans nom dont la review m'a trooooooooooooop fait plaisir !

OUAIIIIIIIIIIIS JE POSTE SANS RETARD CETTE FOIS !

Vous êtes fiers de moi ? =D


Chapitre 19 :

Harry regarda l'hôpital qui se dressait devant lui.

Il était venu en taxi (ça faisait bien longtemps qu'il n'était plus monté dans une voiture, et, décidément, il préférait largement les balais...), et était bien content de ne plus sentir l'odeur de renfermé qui régnait dans l'habitacle.

-suis-moi, dit la fille, elle est par là.

La jeune fille salua poliment l'infirmière de garde à l'accueil et Harry la suivit à travers les couloirs, persuadé de ne pas savoir retourner dehors sans son aide si jamais on l'attaquait.

Il secoua mentalement la tête.

Il devenait paranoïaque, c'était pas bon...

.

-c'est sa chambre, je dois aller acheter quelques trucs dans la supérette en bas.
-d'accord, je vais rester avec ta mère alors.

Mary eut un sourire un peu triste.

-tu sais, dit la jeune fille, ma mère ne me reconnaît même plus, donc je ne pense pas qu'elle remarque que quelqu'un est venu la voir...
-ce n'est pas grave, les gens inconscients ressentent sûrement un manque, quand à une heure précise de la journée où ils reçoivent toujours de la visite, il n'y a personne qui vient.

Mary sourit avec tristesse.

-peut-être...

.

Noir.

Ténèbres et peur.

Noir, noir, noir, douleur, parfois.

La voix qui résonne.

Endoloris.

Noir.

Et loin, si loin des autres...

Ténèbres, froid...

Soudain, un éclair.

Là, un éclair blanc, lumière, lumière, brillant et éclairant son âme.

Moins de douleur, éclat vert.

Chaleur contre sa main glacée, chaleur...

Yeux vert.

Et la cicatrice en forme d'éclair.

Harry Potter !

-Harry... Potter... murmura-t-elle d'une voix semblant venir des plus profondes abysses.

.

Mary s'était dépêchée de faire ses achats, et remonta vers la chambre d'hôpital de sa mère. Elle ne s'attendait à rien d'autre qu'à son regard vide et son indifférence totale pour Harry, mais ce fut une toute autre vision qui se présenta à elle.

Sa mère, sa mère qui ne reconnaissait plus rien, ni personne depuis deux longues années, était dressée sur son lit, agrippant le visage de Harry, caressant ses joues avec ébahissement.

-Harry Potter... Harry Potter l'Élu... le survivant... Harry Potter...
-madame...
-Harry Potter... Celui-Qui-Va-Tous-Nous-Sauver...

Elle vit Harry poser une main sur le bras de sa mère, elle laissa retomber ses bras vides de force, le regard toujours un peu vague mais planté sur le visage de Harry.

-madame, je vais vous sauver, vous comme tous que les autres... Je vous le jure.

Alors une larme silencieuse roula le long de la joue de la mère de Mary, et la femme se rallongea dans le lit, et ne bougea plus.

Mary observa Harry lui prendre une main, tremblant, et fermer les yeux.

« et une raison de plus pour ne pas perdre cette putain de guerre, Ryry » cru-t-elle entendre, mais elle n'en était pas sûre.

De quelle guerre aurait-il bien pu parler, de toute façon ?

.

-bonjour ! Salua Harry en entrant chez lui.

Lisandra, assise sur une chaise dans l'entrée, sauta sur ses pieds et vint embrasser Harry sur la joue.

-tu m'attendais ? Interrogea Harry en lui déposant un bisou sur le front.
-pas du tout, sourit la fillette avec ironie.

Harry lui sourit tendrement et se dirigea vers le salon où il lui semblait qu'il y avait une conversation animée.

Il ouvrit la porte, et engloba la pièce de son regard vert émeraude.

Maugrey et Kingsley étaient là, ainsi que Tonk et Rémus. En face d'eux se tenait pas mal de rouquins, les jumeaux et Charlie en face des plus vieux aurors, puis les parents Weasley.

-bonjour tout le monde, salua-t-il tranquillement.

Les jumeaux et Charlie lui dédièrent un sourire éblouissant tandis que les autres adultes se taisaient brusquement.

Ah OK, on lui fait des cachotteries...

-Harry, on parlait justement de toi, fit Charlie en lui souriant, ignorant le regard noir de sa mère et Rémus.
-vraiment ? Fit mine de s'étonner Harry en allant s'asseoir en bout de table, à la seule place de libre.

Rémus soupira, mais les jumeaux prirent la relève :

-ouais...
-...en fait...
-...on se demandait...
-...pourquoi tu disparaissais si souvent comme ça.

Maugrey bougonna quelque chose dans sa barbe mais Harry ne perdit pas son sourire.

-aujourd'hui j'étais au ministère.
-encore ? S'étonna Rémus.
-oui, j'ai reçu un héritage de quelqu'un qui me lègue sa maison et le devoir d'entretenir sa fille jusqu'à sa majorité.

Tout le monde le regarda étrangement, Harry se contenta d'attraper Lisandra qui l'avait suivi pour la mettre sur ses genoux.

-Harry, tu comptes en adopter beaucoup ? Demandèrent les jumeaux d'une même voix.
-tu aimes beaucoup les enfants, rajouta Charlie en faisant référence à Jérémy et Lisandra.

Harry sourit d'un air candide, resserrant son étreinte sur le corps de la petite avec tendresse.

-oui, beaucoup. Mais là ce n'est plus une enfant, mais une jeune cracmolle de quatorze ans. Sa mère est une ancienne mangemort, à ce que j'ai compris, qui est devenue folle à force de doloris de Voldemort.

Sa voix, sans qu'il s'en rende compte, avait migré vers les graves, lui donnant un air effrayant.

Il se reprit en sentant les petits bras de Lisandra entourer son cou.

-mais bon, je pense pas que je puisse lui accorder beaucoup de temps avec... tout ça...

Il se mordit les lèvres, Charlie tendit le bras pour lui poser sur le genou dans un geste de réconfort.

Harry lui sourit.

-bref, pourquoi vous vous êtes rassemblés ?
-le ministère va de plus en plus mal, grogna Maugrey. Plusieurs mangemorts sont infiltrés, Greyback a été libéré avec sursit pour « bonne conduite », des conneries moi je vous dit ! Il faut préparer en vitesse une contre-attaque !

Merde...

-et... en ce qui concerne les renseignements de Lisandra ? Demanda Harry en caressant le dos de la petite blonde pour éviter de trop penser au loup garou.

Maugrey acquiesça et répondit de sa voix bourrue :

-utile. Très utile même ! Des noms très inattendus, certes, mais mis sous surveillance, donc plus de problèmes de ce côté !

Harry sourit :

-tant mieux, d'ailleurs, si vous pouviez voir ça, Fol'oeil, ça m'arrangerais.

Maugrey parut surpris et jeta un coup d'œil à l'enveloppe que Harry lui tendit.

-qu'est-ce que c'est ?
-des familles sur lesquelles j'aurais besoin d'informations, si possible.
-possible, grogna Maugrey en grimaçant.
-Harry, fit soudain monsieur Weasley. Je peux te parler ?
-oui bien sûr, répondit Harry en se levant en même temps que lui.

Il sentit le regard de Rémus tandis qu'il s'éloignait.

-tu sais... commença Arthur en hésitant, après l'avoir amené dans la cuisine et fermé la porte. À... à propos d'Askaban et... et de mon fils.
-Ron ? S'étonna Harry. Quel rapport entre Ron et Askaban ?

Arthur poussa un gros soupir.

-je ne sais pas. Tu sais ce qui s'est passé avec Draco Malfoy...

Harry mit un petit peu de temps avant de capter : la « mort » de Malfoy par Ron, dans la forêt interdite.

-heu oui... ?
-Draco n'est pas vraiment mort n'est-ce pas ?

Silence.

-comment vous le savez ? fit Harry en écarquillant les yeux de stupeur.

Bientôt imité par Arthur.

-alors c'est vrai ?

Merde...

-vous l'avez dit au hasard ? Demanda Harry en grimaçant, se rendant compte de son erreur.
-j'ai l'espoir que mon fils soit un peu plus déboussolé si jamais il est impliqué dans la mort d'un de ses camarades, aussi énervant qu'il soit.

Harry hocha la tête.

-ouais, je comprends. En effet, Malfoy n'est pas mort, c'est un coup monté pour pouvoir mettre les Malfoy en sécurité. Tout du moins le père et le fils.
-le p... Lucius ?

Harry cligna les yeux.

-bah oui, Lucius, il n'y a pas d'autre père si ?
-mais... mais je... mais...
-c'était stratégique, au départ, mais je dois avouer qu'il n'est pas si froid et méchant qu'il en a l'air. Enfin, Askaban y est sûrement pour quelque chose aussi.

Arthur sembla comprendre.

-alors c'était pour ça Askaban ! Mais comment as-tu pu faire évader...

Il se tut soudain, Harry se tourna brusquement et vit Rémus dans l'encadrement de la porte.

-de quoi parliez-vous ? Demanda le loup-garou en fixant le roux droit dans les yeux.

Celui-ci donna une poussée dans le dos de Harry, lui signifiant de partir.

Harry s'exécuta, mal à l'aise.

.

-Harry ? S'étonna Charlie en le voyant entrer dans la salle à manger.

Il devait sûrement avoir l'air pâle.

-ouais ?
-qu'est-ce que tu...

Des bruits de dispute s'élevèrent alors dans la pièce voisine.

Harry était un peu choqué, il n'était pas dans les habitudes de son ancien professeur de s'énerver.

Tous les regards étaient fixés sur la porte de la cuisine pendant un moment, jusqu'à ce que les bruits se turent soudain.

Puis, quelques instants plus tard, Rémus sortit, accorda un sourire un peu crispé à tout le monde et déclara qu'il allait se coucher.

Harry le regarda s'éloigner, et grimaça.

-Harry, fit Charlie à nouveau, une fois que Rémus eut disparu derrière le couloir.
-oui ?
-pour ton cadeau, ça te dis qu'on s'en occupe ?

Les yeux de Harry s'illuminèrent immédiatement, et il oublia tous ces problèmes pour se concentrer exclusivement sur les dragons.

-oh oui !

Il sautillait pratiquement sur place, ce qui fit beaucoup rire les jumeaux.

-quand seras-tu près pour partir ?

Jérémy, Lucius, Blaise, Severus, Malfoy...

Harry se calma immédiatement.

Mince de mince...

-hum, je sais pas, en fait, il faut que je vois.

Charlie éclata de rire en voyant sa petite moue boudeuse et lui cajola un moment sa frimousse, avant que Harry parvienne à se dégager en grognant.

-alala, je suis pas couché moi... Bon, je fais l'aller-retour, Lisandra, ne m'attend pas pour aller dormir, je sais pas combien de temps ça va prendre.

La petite hocha la tête et le tira vers elle pour lui embrasser la joue.

-d'accord.

Tonk se leva alors, et au grand étonnement de Harry, le prit dans ses bras.

-tu nous inquiètes, tu as toujours l'air fatigué. Ça doit être trop dur pour toi, non ?
-ça va, Tonk, je gère !

Elle le lâcha alors, et lui sourit tendrement.

.

Harry arriva devant la cabane hurlante, le soleil était déjà couché.

Il poussa la porte, et vit le roi blanc se redresser d'un coup.

Il était affalé sur le canapé, prenant toute la longueur et traînant jusqu'à assez loin de l'autre côté du hall vide de toute autre présence.

-tu as ossser partir sans moi !
-je n'allais pas t'emmener au QG de l'Ordre quand même !
-je me fiche d'où tu allais ! Tu ne m'as pas demander la permisssssion ! Sssstupide humain !

Harry soupira.

Quel casse-pied !

-Potter, salua Severus en rentrant juste derrière lui.

Puis il se figea d'un coup en voyant le serpent qui, avec une moue affamée, commença à se glisser vers Severus.

-Laissssse le, toi !
-pff, combien as-tu d'humain à m'interdire ?
-beaucoup, tous ccceux qui pénètre dans cette maissson et quelques autres...
-tu es bien gourmand, ma propriété.

Harry grogna en rougissant.

N'importe quoi, ce serpent ! Quel idiot !

-Po-Potter...
-oui, Sevi', répliqua Harry calmement avant d'enchaîner : c'est quoi cette chose, c'est un serpent, et il ne te touchera pas.

Harry se tourna alors vers lui, et lui sourit tranquillement.

-et comment pouvez-vous en être sûr, Potter ?
-parce que je lui ai dit que tu étais à moi, donc il a grogné en disant que j'étais trop gourmand puisque j'avais déjà Lucius.

Alors que Severus s'étouffait avec sa salive devant le sourire insolent de Harry, Lucius entra dans le hall.

-re-bonjour, monsieur Potter.

Harry fit volte face vers lui avec un grand sourire.

-bonjour, Lucius. Comment allez-vous ?
-étrangement bien, grinça le sang-pur en jetant un regard au serpent qui se contenta de siffler vers lui avant de retourner prendre sa place sur le canapé en quelques glissades paresseuses.
-tant mieux, répondit Harry avant d'aller vers le lit et se jeter dessus avec une grâce de pachyderme.

Merlin qu'il aimait ce lit.

-alors, pourquoi le ministre vous a convoqué ?
-j'ai adopté une autre enfant, une Mary de 14ans. Elle était la fille d'un prisonnier qui est mort il y a quelques jours.
-je vois, répondit Severus, pas étonné pour une mornille.

Lucius s'assit à ses côté et lui caressa les cheveux.

Harry soupira de confort et vint se blottir contre lui avant de se rappeler la raison de sa présence ici.

Il décida d'être clair et précis :

-au fait, Sévi' ! Charlie Weasley m'a offert un dragon pour mon anniversaire, et il faudrait que je passe une semaine ou deux avec lui pour le dressage et...
-hors de question !

Harry, surpris, leva la tête.

C'était Lucius qui avait parlé.

Celui-ci parut d'ailleurs mal à l'aise d'avoir parler de la sorte à Harry, et Severus lui prêta main forte.

-je suis d'accord avec Lucius. Vous ne pouvez pas vous absenter aussi longtemps, Voldemort pourrait attaquer et vous ne serez pas sur place pour intervenir. De plus, je dois vous rappeler que vous êtes censés vous occuper de cet endroit, qu'il soit protégé et tout le reste.

Harry fit la moue.

-mais je l'ai protégé !
-et si nous sommes repérés ?

Harry ne sut pas quoi répondre, mais Lucius décida d'intervenir :

-je crois avoir la solution à votre problème.

.

Quelques instants plus tard.

-c'est absolument HORS de question ! Hurla Harry en se redressant vivement.

Le cri sembla réveiller une bonne partie de la maison puisque Blaise et Malfoy débarquèrent rapidement, tous deux avec une simple robe de chambre sur le dos, suivit de près par Jérémy.

-papa Harry !

Sans prendre la peine de lui répondre, Harry prit Jérémy sur ses genoux et siffla à nouveau qu'il en est hors de question.

-ce n'est pas une mauvaise idée, Potter, et cela vous permettrait de passer le temps nécessaire auprès de votre... reptile !
-c'est un dragon, répliqua Harry avec tout autant de verve. Et je refuse que Lucius devienne comme un elfe de maison !

Les deux serpentards haussèrent un sourcil tandis que Jérémy s'écartait légèrement de lui pour le regarder.

-ce n'est rien de comparable à un elfe de maison ! Il ne répondra qu'à vos appels !
-dans ce cas c'est tout comme la marque des ténèbres !
-c'est le même principe, en effet, mais justement le...
-Sévi', ce n'est même pas envisageable ! Je refuse catégoriquement que...
-maintenant ça suffit, Potter !

Harry se tue, pas calmé pour autant, vu son regard furieux.

-ce sort est extrêmement complexe et peu connu. Il utilise, certes, la magie noire, mais cela ne vous gêne pas, apparemment...

Sans laisser le temps à Harry de répondre, il reprit :

-...de plus, il permettrait de diminuer grandement la douleur de la marque des ténèbres.

Harry se figea alors.

-vraiment ?
-oui.
-mais... ça vous fait... mal ?

Cette fois, ce fut Lucius qui répondit, caressant à nouveau les cheveux de Harry qui, finalement, n'avait pas bougé du lit, s'étant juste assis en s'appuyant sur le sang pur.

-disons que cela dépend de l'état d'esprit du maître... de Voldemort, se reprit Lucius. Plus il est en colère, plus la douleur est grande.

Harry grimaça.

-et vu qu'il est très souvent en colère... bon, OK, mais... enfin, il va pas devoir exécuter tous mes ordres ou un truc du genre ?
-je fais déjà tout ce que vous me demandez, monsieur Potter, répliqua calmement Lucius.
-certes mais...
-laissez tomber, Potter ! le coupa Severus. Faites-moi confiance !

Harry fit la moue mais continua quand même :

-mais si ça diminue la douleur de la marque, pourquoi ceux qui ont été marqués de force n'ont pas utilisés cette technique ?
-je vous l'ai dit, Potter. C'est très complexe et peu connu.

Harry fit la moue.

-très bien.

Sourire victorieux de la part de Severus.

Blaise toussa pour attirer l'attention.

-de quoi parlez-vous ?

Harry allait lui répondre quand son regard se fit soupçonneux.

Il demanda alors :

-Blaise, Malfoy, vous portez quelque chose sous vos peignoirs ?

Blaise rougit alors brusquement, lui faisant prendre une drôle de couleur malgré sa peau noire.

Touché...

-ça ne te regarde pas, Potter, fit Malfoy de sa voix traînante.

Harry sourit avec candeur et Blaise semblait vouloir rivaliser avec les couleurs du bouquet de roses rouges derrière lui.

Il réussissait assez bien, d'ailleurs.

-bref, la sexualité de Blaise et Malfoy n'est pas le sujet ! S'exclama Harry. Comment on doit faire ?

Blaise était trop marrant, cramoisi comme ça.

Severus lui coupa ses pensées :

-vous devez lui offrir un peu de votre corps.
-encore ? s'exclama Harry.

Plus tard, il remarquera la connotation sexuelle et comprendra les rougissements de Malfoy. Pour l'instant, il pensait juste à son dos.

-oui, en effet.
-si c'est un cheveux, ça suffit pas ?
-non, Potter, ça ne suffit pas.

Harry souffla.

-quoi alors ?
-vous...

Il se tut, un instant, avant de reprendre :

-vous connaissez les vampires ?

Harry cligna des yeux.

-le changement de sujet est plutôt mal venu, là.
-non, mais en réalité...

Severus avait l'air vraiment mal à l'aise à essayer de lui faire comprendre à demi-mot.

Fatigué de tourner autour du pot, il finit par déclarer abruptement :

-il faut qu'il prenne un bout de votre corps avec les dents, qu'il l'arrache lui-même et l'avale.

Regard médusé.

-sérieux ?
-écoutez Potter... fit Severus d'une voix un peu tremblante, comme s'il essayait de le calmer.

Mais Harry, tout à ses images mentales, ne le remarqua pas.

-ça fera comme... je sais pas trop mais ça sera trop la classe ! Je vais être comme un rescapé de guerre et...

Silence.

Il est un rescapé de guerre...

Bon.

-bref ! Quel est le bout de corps qu'il doit m'arracher ?
-celui que vous voulez.
-ça va faire mal, non ?
-la douleur est sûrement indispensable, mais il est possible de l'atténuer avec une potion.
-quel est le meilleur bout, Sévi' ?
-objectivement ? L'oreille, elle ne sert à rien.

Harry avait presque des étoiles dans les yeux.

-tu pourras le prendre en photo, Sévi ?
-Potter... dégagez au lieu de dire des idioties.

.

Harry rentra au square.

-Charlie ? Appela-t-il de l'entrée.
-je suis dans la cuisine.

Harry retrouva le rouquin et lui accorda un immense sourire.

-d'ici deux jours, nous pourrons y aller !
-tant mieux, Harry !

Charlie semblait au moins aussi content que lui, si ce n'est plus.

.

-Harry c'est toi ? Interrogea une voix que Harry connaissait bien.
-salut, Ron.

Harry donna une accolade à son ami et rentra dans la chambre orange à sa suite.

-tu vas bien ? Demanda Ron.
-très bien, et toi ?

Ron lui sourit pour toute réponse.

Il se laissa tomber sur le lit avec l'élégance de Harry dans ses meilleurs jours, et Harry ne tarda pas à en faire de même, en envoyant valdinguer ses chaussures d'un coup de magie sans baguette.

Ron vint poser sa tête contre l'épaule de Harry et soupira.

-Ry ? Demanda Ron, incertain.
-ouais ?
-Mione elle... enfin, elle m'inquiète un peu. Là elle est retournée chez ses parents, mais elle semble...

Il n'osa pas allez plus loin.

-elle semble quoi, Ron ?
-j'en suis pas sûr, hein, tu sais que j'ai un sens de l'observation assez, heu, réduit, dirons-nous.

Harry laissa un petit petit rire sortir de sa gorge, mais Ron ne le suivit pas.

-en fait, Harry, j'ai l'impression qu'elle doute de toi. Elle ne parle pratiquement plus de toi, ou alors c'est pour me faire part de ses soupçons.
-ses soupçons ? S'étonna Harry.
-ouais, j'ai dû inventé un bobard, pour la fois où je t'ai suivi dans la cabane hurlante. Mais je crois qu'elle pense toujours que t'as une copine. Ça l'inquiète.

Harry voulut se redresser, mais le poids de la tête de Ron l'en empêcha.

-pourquoi ça l'inquiète au juste ?

Ron haussa les épaules.

-bah, tu sais, moi aussi. On a juste pas envie que tu fasses passer le trio d'or après... après une amourette sans importance quoi.
-mais ce n'est pas...
-moi je sais, Ry, je te fais confiance !

Ron se redressa et le regarda droit dans les yeux.

-je te fais confiance, répéta-t-il.

Harry, un peu intimidé, se contenta d'acquiescer.

-ouais, je sais, Ron.

L'autre sourit avant de s'installer sur Harry, le long de son corps, entourant son cou de ses bras.

Un peu gêné au départ, il se fit rapidement au poids de son ami sur lui.

Ça ne changeait pas tant que ça de d'habitude, après tout, c'était un câlin comme les autres.

Harry ferma les yeux, et ne tarda pas à s'endormir.