Encore une fois, je suis vraiment désolée de ne pas avoir répondu à vos reviews ^^'' J'ai l'impression que c'est vraiment un manquement à ma fonction d'auteur, vous êtes quand même super importants pour l'histoire et pour moi, mais je n'ai toujours pas eu assez de temps pour moi pour pouvoir m'y consacrer cette semaine :/ Mais mes invités sont partis (ma sœur me manque déjà!) et ça va être un peu plus calme pour le reste de la semaine, avant que je reprenne le boulot lundi. Et ça, ça va, c'est calme aussi x) Donc je vous promets de répondre à partir de maintenant.
En tout cas, je vous remercie tous autant que vous êtes, vous êtes toujours vraiment super et je n'en serais pas là sans vous. Je n'en serais pas là non plus sans Bruniblondi et Orange Sanguine, que je remercie aussi
Et bonne lecture à vous, on se retrouve en bas.
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Derek travaille tellement vite qu'il a fini une heure avant de devoir aller chercher Stiles. Son patron le laisse quand même partir parce que « Ton enjouement fait peur à tes collègues. »
« Juste pour ça, j'amènerai Stiles dans la semaine pour qu'il rencontre tout le monde. » Dit Derek. C'est à moitié une menace, à moitié une promesse. Son patron lui fait juste un signe de la main. Derek décide de rentrer prendre une douche avant d'aller chercher Stiles. Il est tout transpirant et assez dégoûtant après sa journée de travail. Laura est à la maison avec les enfants, mais il n'y a personne d'autre, et elle laisse Derek s'en tirer avec un minimum de taquineries. Un dernier arrêt rapide pour s'acheter un nouveau téléphone, afin qu'il puisse donner son actuel à Stiles, et Derek gare la Camaro juste devant l'école quand la dernière sonnerie retentit.
Cette fois, c'est le côté conducteur qui est le plus proche du bâtiment, mais il sort quand même, ferme la porte et attend. Il s'appuie contre le pare-chocs de la voiture, juste à côté du rétroviseur et croise les bras sur la poitrine. Quelques moments plus tard, une marée d'adolescent surgit des portes du lycée. Plusieurs d'entre eux fixent le loup-garou, certains plus furtivement que d'autres. Il garde les yeux sur la porte et ne rencontre le regard de personne. Puis Stiles sort et son visage s'éclaircit d'un grand sourire. Il fait coucou vigoureusement, dramatiquement même et descend les marches pour se jeter littéralement dans les bras de Derek.
Derek le rattrape, bien sûr, et l'enlace étroitement. Il paye assez attention aux alentours pour remarquer Scott qui suit Stiles d'un pas plus tranquille, et lui fait un geste de la main. « Tout s'est passé comme tu voulais ? » Demande-t-il à Stiles.
« Mon pote, je ne sais même pas ! » Dit Stiles joyeusement. « J'ai passé toute la journée à penser à t'embrasser dans ta Camaro. Si on m'avait cassé la figure, je m'en serais même pas rendu compte ! »
« Tout s'est passé comme il le voulait. » Dit Scott avant de secouer la tête. « Amusez-vous bien tous les deux. Je rentre à la maison. Allison est... Il ne m'écoute même pas. »
« Nope. » Acquiesce Stiles en enfouissant son nez dans l'épaule de Derek. Il enroule ensuite ses jambes autour de la taille du loup-garou, ses pieds ne touchent même plus le sol.
« Scott. » Appelle Derek. Scott lance un regard par-dessus son épaule. « Merci. Pour, euh, tu sais. »
Scott sourit. « C'est quand tu veux, mec aux écureuils. »
Derek lui grogne dessus pour rire. Puis il passe une main sous la cuisse de Stiles et l'autre dans son dos, se disant vaguement que c'est en train de devenir une de leurs positions préférées. Puis il enfouit lui aussi son nez dans le creux de la nuque de Stiles. Après quelques minutes, il dit. « On ne peut aller nulle part si tu t'accroches à moi comme une bernicle. » Malgré ces paroles, il ne fait aucun effort pour déloger Stiles de sa position.
« Exact. » Dit Stiles en mordillant l'oreille de Derek d'une manière qui lui fait des choses incroyables.
Il est sur le point d'ajouter quelque chose d'autre quand une fille passe et dit en gloussant : « Tu y vas un peu fort, tu ne crois pas, Stilinski ? »
Derek a un petit reniflement dédaigneux et la juge avec ses sourcils. « Si tu viens profiter du spectacle, tu devrais nous payer, chérie. »
« Ignore-la, elle est dégoûtée parce que son chéri en a une plus petite que toi. » Dit Stiles, et la fille renifle avant de partir.
« Est-ce que tu surveilles régulièrement les pénis locaux pour comparaison ? » demande Derek.
« Non, et je n'ai pas encore vu le tien, mais c'est la rumeur du jour. » Stiles devient fatigué de se pendre à Derek et repose les pieds par terre. « Je suspecte Peter d'avoir quelque chose à voir là-dedans. Mais comment sait-il à quoi ressemble la queue de son copain, je ne veux pas le savoir. »
« Il vaut mieux l'ignorer. Peter semblait assez joyeux à propos de certaines choses. » Derek laisse Stiles reprendre une position debout, mais ne le laisse pas s'écarter.
« Oh, et j'ai un nouveau prof d'histoire. » Stiles fronce légèrement les sourcils. « Je suis à peu près certain que ta mère a littéralement chassé mon ancien de la ville. »
« Qu'est-ce qu'a fait ton ancien ? Je veux dire, de pire que les autres ? » Demande Derek curieusement, bien qu'il n'espère pas vraiment une réponse.
Stiles rougit et passe une main sur l'arrière de sa tête. « Disons juste que, euh, il y a eu une blague destinée à m'humilier vicieusement pour mon anniversaire et au lieu de faire arrêter ça ou au moins d'essayer de calmer tous les enfoirés qui étaient avec moi en classe ce jour-là, il a juste ri lui aussi. »
Derek lui embrasse le front. « Eh bien... Quitter la ville ou affronter ma mère... Je sais ce que j'aurais choisi. »
« Sans dec' ? Par contre, j'ai remarqué qu'on est pas encore en train de s'embrasser dans ta voiture, il se passe quoi là ? »
« Nous étions en train d'avoir une conversation. » Répond Derek, amusé. « J'espère que ça va encore se produire de temps en temps. » Mais il laisse Stiles partir et bouge pour aller dans la voiture.
Stiles s'installe dans le siège passager. « Okay, donc, je sais où sont tous les bons coins. Papa avait l'habitude de m'emmener avec lui de temps en temps. Tu sais, quand ma mère est morte et que j'étais trop jeune pour rester seul à la maison et des fois, j'avais des crises de panique ou je faisais des crises quand il essayait de me laisser chez Scott. Et puis, il détestait le père de Scott, c'était un enfoiré. Donc il allongeait juste mon jus de fruit avec du NyQuil – Je plaisante, je plaisante – et il m'emmenait dans sa voiture avec lui. »
« Alors tu veux m'emmener dans tous les coins que ton père connaît et saura où chercher ? » Derek semble dubitatif.
Stiles roule les yeux. « Calmos... Tu sais rien du tout sur ce genre de choses, hein ? Personne ne va chercher maintenant. On est au milieu de la journée. »
« Non, je ne connais pas ce genre de choses. » Derek lève les yeux au ciel et regarde l'heure. « On a combien de temps exactement ? »
« Avant qu'un flic ne commence à regarder dans les coins ? Environ six heures. Mais je doute qu'on s'embrasse aussi longtemps. Je veux dire, pas sans aller plus loin. Si tu vois ce que je veux dire. » Les doigts de Stiles tapotent sa cuisse avec intention.
« Je sais ce que tu essaies de faire. » Dit Derek, son ton ferme et résolu. « On devra juste essayer de trouver quelque chose à faire quand on en aura marre de ne pas aller plus loin. Alors. Par où ? »
« Je suis à peu près certain que je sais ce que je vais faire. » Dit Stiles en lui faisant une grimace. « Mais, d'accord, sois comme ça. Prends Lincoln jusqu'à après la seizième. Au fait, tu sais quoi ? »
« Quoi ? » Demande Derek en lui jetant un coup d'œil en prenant la direction indiquée.
« Jackson s'est fait arrêter ! » Stiles lui lance un regard en coin et ajoute : « Jackson, c'est celui qui m'a cassé la figure, avec l'aide de quelques copains. »
Derek essaie de ne pas sourire. C'est impossible. « La dernière fois qu'on a parlé de ça, tu ne pensais pas que ce serait possible. »
« Eh bien en fait, » dit Stiles en mettant ses pieds sur le tableau de bord, ce qui lui vaut un grognement. « C'était ma parole contre la leur, okay ? Et avec Harris pour les couvrir, personne ne m'aurait cru si Jackson avait dit que c'est moi qui a commencé, bla bla bla, et le père de Jackson est procureur général donc ça complique les choses. Mais un truc bizarre est arrivé aujourd'hui – le meilleur ami de Jackson, Danny, est allé au commissariat, a demandé à parler à mon père et lui a raconté tout ce qui s'est passé, et il a dit comme moi. »
« Intéressant. » Dit Derek. « Je me demande ce qu'il s'est passé. »
« Apparemment, » dit Stiles avec joie « et c'est une citation directe, 'Peter dit que j'ai besoin de me trouver de meilleurs amis.' »
« Oh Seigneur. » Dit Derek et il ne peut s'empêcher de rire. « Alors oncle Peter a 'persuadé' Danny de faire une déposition ? »
« Il paraîtrait. » Dit Stiles. « Et comme Harris a dû jurer qu'il n'avait pas été témoin de l'incident parce que sinon ta mère l'aurait fait virer, réprimander et l'aurait même empêché de continuer à enseigner, eh bien il ne peut pas abonder dans le sens de Jackson. Donc... On gagne ! Jackson a été reconnu coupable d'agression et destruction de propriété. Et quand son père a essayé de faire un scandale, mon père l'a calmé parce que, tu vois, j'ai... Tout documenté. Chaque fois qu'ils me faisaient assez mal pour laisser des bleus. » Stiles jette un regard en coin à Derek qui grogne, mais ne proteste pas activement. « Et j'ai gardé des traces de chaque incident. Donc mon père a menacé d'accuser Jackson pour toutes les fois où il m'a chahuté, et son père a cédé, parce que ça fait un peu trop de mauvaise publicité même pour lui, le fait que son fils n'a pas juste été impliqué dans une bagarre à l'école, mais qu'il a activement rendu misérable la vie d'un pauvre geek sans défense comme moi. Donc ils se sont mis d'accord sur le fait que charger Jackson des faits de vendredi était assez raisonnable et je pense que ce bon vieux procureur Whittemore songe à déménager à l'endroit où est mon ancien prof d'histoire. Enfin, pas que ça ait de l'importance. »
« Pourquoi pas ? » Demande Derek, parce que Stiles a manifestement très envie d'en parler.
« Eh bien, Jackson n'était pas à l'école aujourd'hui. » Dit Stiles. « Mon père m'a appelé et m'a dit – c'est une information confidentielle, d'ailleurs – que quand il est allé arrêter Jackson, il était sous son lit et il s'est basiquement jeté sur mon père en le suppliant de le mettre en prison, là où Peter ne serait pas capable de l'atteindre. »
Derek éclate de rire. « Ça... Ressemble à oncle Peter. » Dit-il. « Par où ? »
« A droite sur Old Coundry Road. Donc, voilà. Jackson ne va probablement pas avoir plus qu'une amende et des travaux d'intérêts généraux, mais je pense qu'il ne va plus jamais me causer d'ennuis. Ou qui que ce soit, d'ailleurs. Et surtout pas des loups-garous, parce que Peter a dit à Jackson qu'il ne participerait plus jamais à une Cérémonie de Recherche. Pour ne plus, je sais pas, polluer une meute avec sa présence et contaminer le processus entier. » Le sourire de Stiles est si large qu'il lui coupe presque le visage en deux. « Et je suis presque certain que Jackson a l'impression que, si jamais il ose se montrer à une Cérémonie, Peter le trouvera et lui causera des dommages permanents, même si ça se passe dans soixante-dix ans et que Peter est mort et enterré. »
« C'est ce que j'aime chez mon oncle. » Dit Derek. « Il a ses manières avec les gens. »
« Tourne à droite et suis la rivière. » Dit Stiles. « On arrive dans à peu près dix minutes. Donc oui, bonne journée. » Il se relaxe dans son siège. « Très, très bonne journée. »
Derek se penche pour l'embrasser sur la joue. « Eh bien. » Dit-il. « Voyons ce que l'on peut faire pour la rendre encore meilleure. »
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Stiles se rend compte le matin suivant en allant à l'école qu'il est censé rencontrer Kate à la bibliothèque après l'école, et il ne sait pas quoi faire. Une grande part de lui lui dit de ne pas y aller. Le spectacle est terminé.
Mais l'est-il vraiment ?
Kate ne va pas à l'école. Elle a peut-être des espions qui lui rapportent des informations, mais elle n'a pas le tableau au complet. Stiles ne sait pas vraiment s'il peut lui cacher ces infos, mais il pense que ça peut valoir le coup d'essayer. Il ne sait toujours pas ce que Kate lui veut. Mais il soupçonne que, s'il l'envoie balader, elle essaiera avec quelqu'un d'autre. S'il réussit à garder sa confiance, il pourra peut-être trouver ce qu'elle manigance.
Alors il dit à Derek qu'il doit rester à l'école après les cours, ce qui est bien parce que Derek a vraiment un boulot qu'il aimerait garder. Il a aussi fait beaucoup de courses ce week-end donc, tant qu'il rentre à la maison Hale à quatre heures pour commencer le repas, tout va bien.
Il lui vient à l'esprit que mentir à ce propos n'est peut-être pas la meilleure idée qu'il ait eue. Mais il ne sait pas comment amener le sujet avec Derek. Il n'a aucune preuve que Kate manigance quelque chose, il n'a que ses suspicions. Il a peur, s'il va voir quelqu'un d'autre, de ne pas être écouté. Après un débat intérieur, il décide que, s'il n'a toujours aucune preuve de manigances de sa part avant la fin de l'année, il coupera le contact avec elle. Ça serait presque impossible pendant l'été de toute façon. Et aussitôt qu'il a une preuve, il ira voir Derek.
Kate arrive alors qu'il l'attend depuis quelques minutes, qu'il a passées à réfléchir en silence à ce qu'il va lui dire. Kate écarquille les yeux quand elle le voit. Stiles est presque certain qu'elle joue la comédie. « Oh, mon chou, qu'est-il arrivé à ton visage ? »
Stiles lui raconte que ses camarades d'école l'ont chahuté un peu trop fort. Il feint la frustration, fait semblant d'être contrarié, fait les cent pas. « Derek ne m'a pas quitté des yeux après ça. » Se plaint-il, la voix tremblante. « J'ai dû passer le week-end entier chez lui et c'était... C'était vraiment bizarre et pénible. Et puis ils m'ont fait signer ce, ce contrat. » Il la regarde d'un air désespéré. « Je suis foutu maintenant, n'est-ce pas ? Mais je ne savais pas quoi faire d'autre ! Talia était là et elle était juste en train de me fixer tout le temps, je ne pouvais pas dire non, elle m'aurait étripé ! »
« Mon cœur, tout va bien. » Dit Kate en lui caressant la joue. Il résiste à l'envie de s'écarter. « Je suis sûre qu'on peut trouver un moyen d'annuler le contrat. Tu es encore mineur. »
« Mais mon père l'a signé aussi. » Dit Stiles. « Il pense qu'ils vont me protéger des autres enfants. »
« Oui, mais quand tu auras dix-huit ans, il y aura un nouveau contrat. » Répond Kate. « Celui-là ne sera plus valide. »
« Oh. » Stiles soupire de – faux – soulagement. « Okay, c'est... C'est bien, mais... Mais maintenant Derek pense qu'il peut faire tout ce qu'il veut de moi, il est tout le temps sur mon dos et bon, j'arrive à le repousser pour le moment, mais je sais pas encore pour combien de temps. »
Kate lui prend les mains, les serrant doucement. « Stiles. » Dit-elle d'un ton sérieux. « Tu vas bientôt arriver à un point où tu devras te demander jusqu'où tu es prêt à aller. Je ne vais pas te mentir. Il va vouloir des choses avec toi. Des choses que je ne serais pas vraiment à l'aise de lui donner si j'étais à ta place. Ces... animaux... » ses lèvres se retroussent. « Font beaucoup de choses dépravées. »
Stiles laisse sa respiration se couper et essaie très, très fort de ne pas penser aux quarante-cinq minutes qu'il a passées à embrasser Derek dans sa Camaro le jour précédent. Ça a facilement été les quarante-cinq meilleures minutes de sa vie, même si elles se sont terminées avec lui se masturbant dans les toilettes d'un restaurant routier. « Je... Je ne sais pas, Kate, je n'ai plus envie de faire ça. »
« Mais on se rapproche tellement ! » Répond Kate, les yeux brillants. « Ils t'ont accepté dans la meute, Stiles. Ils te laissent faire leur nourriture. Ils te font confiance. »
« Et alors ? » Demande Stiles, frustré. « Qu'est-ce que je dois faire, les empoisonner ? »
« Bien sûr que non ! » S'écrie Kate. Mais elle réfute ça bien trop vite, et l'étincelle dans ses yeux la trahit. Stiles se recule involontairement. « Oh, allez, Stiles ! Tu penses vraiment que je ferais ça ? »
« Non. » Dit Stiles en essayant d'infuser de la conviction dans son ton.
« Tout ce que je veux que tu fasses, c'est me dire les trucs qu'ils font. À qui ils parlent, les affaires sur lesquelles travaille Talia, les sujets que suit Aaron. Ils parlent de ça à table, non ? »
Non. Pas parce qu'ils ne font pas confiance, en tout cas Stiles ne pense pas que ce soit pour ça. Mais c'est pour les mêmes raisons pour lesquelles sont père ne parle jamais de ses affaires au dîner. Il est allé au travail toute la journée, et il est fatigué de ça en rentrant. Mais il manœuvre avec précaution pour que Kate pense le contraire parce qu'il veut savoir par quel genre d'informations elle est intéressée. Alors il acquiesce. « Oui, et ils font un grand barbecue le week-end des vacances. Quelques-uns des clients de Talia vont être là. »
« Génial ! » Dit Kate. « Fais tout ce que tu peux pour en apprendre plus sur eux, d'accord ? »
« Je ne comprends pas comment ça va m'aider. » Dit Stiles, le visage empli de frustration. « Et maintenant tu suggères que je laisse Derek... » Il a un faux frisson. « Je ne veux pas avoir à baiser avec lui pour qu'il me fasse confiance. Je veux... » Il la regarde, fait de son mieux pour lui faire les yeux doux.
« Oh, mon cœur... » Kate lui touche l'épaule, la frictionne légèrement. « Je sais. Mais tu peux le faire ? Pour moi ? »
Stiles déglutit et acquiesce. « Il... Il aime faire des trucs en public. Je vais devoir... Je ne veux pas que tu penses... »
« Tout va bien. » Dit-elle en faisant courir ses doigts le long de sa pommette. « Je sais. Je sais que tu ne veux pas. Ce sera notre petit secret, okay ? Juste toi et moi. »
Il la regarde avec des yeux adorateurs. « Okay. » Dit-il, la respiration hésitante, puis « Oui, d'accord. Je vais le faire. Pour toi. »
Elle lui sourit avant de partir. Stiles rentre directement à la maison et se douche trois fois avant de se résoudre à aller chez les Hale.
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Le week-end suivant est le Jour de Commémoration et la famille de Derek organise un 'barbecue sans le barbecue', dit Derek à Stiles. « On fait juste de la nourriture de pique-nique à la place. » Explique-t-il, ce qui rend Stiles perplexe. C'est Cora qui laisse échapper que personne de la famille ne supporte vraiment l'odeur de viande en train de cuire, et Derek la hait.
« On peut toujours commander dans un restaurant ou quelque chose comme ça. » Dit-elle « Mais l'odeur de la viande quand elle est en train de cuire, uhg. » Elle a un petit frisson. « En plus, aucun de nous n'aime être aux alentours d'une flamme, mais les trucs grillés sur un barbecue électrique, c'est pas pareil donc... Ouaip. Sandwiches et salade de pomme de terre. »
Ça semble normal mais un peu triste pour Stiles, mais Cora lui dit de ne pas s'inquiéter de ça, ils ont l'habitude. Derek lui dit d'amener son père, et peut-être d'inviter deux ou trois amis. « C'est une fête, certains clients de maman seront là, et des amis de papa du boulot, et cetera. » Dit il. Stiles acquiesce et demande à Scott et Allison s'ils veulent venir. Scott veut définitivement venir. Le père d'Allison fait un scandale prévisible à l'idée que sa fille assiste à un barbecue organisé par des loups-garous. Allison lui dit d'aller faire une longue balade le long d'une jetée, alors son père la punit et lui interdit de quitter sa chambre. Allison sort par la fenêtre et Scott passe la chercher.
Stiles passe la matinée entière devant le barbecue. Il fait griller des côtes et des steaks, les enroule d'aluminium et les met au four, qui est à la plus basse température. « Ce n'est pas un barbecue sans barbecue. » Dit-il à Scott quand il arrive avec Allison et lui demande ce qu'il fait. La mère de Scott est là aussi, Tom l'a invitée. Pas pour un rendez-vous, clarifie-t-il rapidement quand Stiles lui demande. Juste en tant qu'ami. Ce qui va bien à Stiles. Il sait que son père se sent seul maintenant qu'il est si peu à la maison.
Quand ils arrivent, la fête bat son plein. Il fait un peu nuageux, mais ça reste une belle journée. À l'odeur, il risque de pleuvoir plus tard. Il y a au moins cinquante personnes assemblées dans la large clairière qui entoure la maison et Stiles est content d'avoir fait autant de viande. Son père lui a demandé deux fois s'il avait besoin d'en faire autant, mais Stiles a préféré être prudent. Apparemment, il a bien fait.
Derek l'entend approcher, ou peut-être le sent-il juste, et il lui saute dessus dès qu'il sort de la Jeep. Leur relation est encore tellement nouvelle et belle aux yeux de Stiles qu'il fait juste de petits bruits de contentement alors que Derek le cloue contre la porte de sa voiture et applique son odeur partout sur lui. « Bonjour à toi aussi ! » Dit Stiles, et Derek l'embrasse. « Tu as un bon timing, tu vas pouvoir m'aider à porter tout ce que j'ai emmené. »
« Tu as emmené quoi ? » Demande Derek avec un léger froncement de sourcils.
« De la nourriture, voyons ! » Répond Stiles. Il passe à l'arrière de la Jeep pour en sortir une boite remplie de petits paquets emballés dans de l'aluminium. « Ça devrait être encore tiède, si ce n'est pas chaud. »
Derek regarde en dessous de l'aluminium et relève brusquement la tête. « Barbecue ? »
« On ne peut pas appeler ça un barbecue s'il n'y a pas de barbecue, non ? » Dit Stiles en sortant une seconde boite. « Mais Cora a dit que vous n'aimiez pas l'odeur de la viande en train de griller, donc j'ai tout apporté chez moi et je m'en suis occupé là-bas. J'espère qu'il y en aura assez. Je pensais bien qu'il y aurait quelques personnes extérieures à la meute, mais je ne pensais pas qu'il y en aurait autant. »
Derek se contente de le fixer une minute avant de secouer un peu la tête. « Tu es incroyable. »
« Tu ferais mieux d'y croire ! » Répond Stiles sans aucun des commentaires dégradants qui auraient suivi i peine quelques mois. Mais ils ne peuvent ajouter quoi que ce soit parce que tous les loups peuvent sentir la viande et ils viennent voir ce qui se passe. Les yeux de Cora s'illuminent et Laura devient un peu larmoyante quand elle voit la viande grillée. Ils dressent rapidement quelques tables pour que Stiles puisse tout installer. Aaron va chercher de nouvelles assiettes, serviettes et d'autres couverts. Il y a quelques introductions rapides, mais tout le monde est pressé de pouvoir mordre à pleines dents dans la viande.
« Eh bien, ça fait combien de temps que vous n'avez pas vu de côtes ? » Scott demande, un peu sceptique, quand il voit Cora planter férocement les dents dans l'une d'elles.
« Je ne me souviens même pas ! » Dit-elle joyeusement, la sauce barbecue coulant sur son menton.
Les gens commencent à s'éloigner avec leurs assiettes maintenant, et Stiles finit assis sur les genoux de Derek, tous deux grignotant leurs côtes sans aucun complexe. Scott et Allison sont assis à côté de lui et Cora est perchée sur les premières branches d'un arbre. Tom et Mélissa sont partis discuter avec Jonathan et Laura.
« Tu as toujours du mal à l'école ? » Demande Cora la bouche pleine.
« Tout le monde m'évite maintenant. » Répond Stiles. Ça ne semble pas le déranger le moins du monde. « Tout le monde prétend que je n'existe pas. Je crois qu'ils pensent que ça va me bouleverser. » Il hausse les épaules. « Franchement, je suis bien plus heureux comme ça. »
« Ton école est détraquée. »
Scott hausse les épaules. « Je crois qu'ils ont juste trop mis la Cérémonie de Recherche sur un piédestal. Je veux dire, quand j'y étais, j'ai rencontré quelques loups-garous, j'ai un peu discuté avec eux, mais j'ai passé presque tout mon temps à parler avec Allison. Tout le monde m'a pris pour un dingue. »
« Pourquoi ? » Demande Cora en fronçant les sourcils.
« Eh bien parce que c'est un jour pour, vous savez, essayer de s'attirer un compagnon loup-garou. »
« Mais non. » Répond Cora. « C'est un jour pour rencontrer son compagnon, qui qu'il soit. Je veux dire, la raison pour laquelle la Cérémonie se passe le jour d'Imbolc, c'est pour ce que ça symbolise. De nouveaux départs. Deux personnes qui se rencontrent pendant Imbolc sont supposées avoir une relation bénie. On s'en fout que ce soit un humain, un loup-garou ou un chupacabra. » Vu que tout le monde, mis à part Derek, la regarde d'un air ahuri, elle dit « Vous allez voir. Hey, maman ? » Elle fait un geste en direction de sa mère, qui est en train de discuter avec un invité.
Stiles bouge un peu, et Derek peut sentir son anxiété s'élever. Il frotte paresseusement une main dans le dos de Stiles alors que Talia lance un regard dans leur direction et lève une main pour leur signifier qu'elle arrive dans quelques minutes. « La Cérémonie de Recherche... Est très importante pour ma mère. » Dit Derek. « Je veux dire, elle pense que c'est un jour saint. C'est là qu'elle a rencontré mon père. »
« Ça explique probablement beaucoup sa réaction à ma vue. » Dit Stiles et Derek hoche légèrement la tête.
Talia les rejoint un instant plus tard et se concentre sur Stiles. « Merci d'avoir cuisiné aujourd'hui, Stiles. » Dit-elle. « C'était vraiment prévenant de ta part. »
« Aucun souci. » Répond Stiles bien qu'il dise en réalité « au'un 'ou'i » parce qu'il a pris une grosse bouchée de viande juste avant qu'elle arrive pour ne pas avoir à lui parler.
Cora secoue la tête et dit. « Maman, voici le meilleur ami de Stiles, Scott, et sa petite-amie Allison. Ils se sont rencontrés à la Cérémonie cette année. »
Le regard de Talia passe de l'indifférence polie à un intérêt sincère, et elle sourit aux deux adolescents. « Vous êtes vraiment chanceux. » Dit-elle. « Je suis certaine que vous vous rendrez mutuellement très heureux. »
« Enfin, vous savez, sans aucune pression. » Marmonne Stiles, la bouche toujours pleine. Fort heureusement, Talia ne comprend pas ce qu'il dit. Elle discute avec eux pendant quelques minutes et retourne saluer d'autres personnes. « Mon pote, y a-t-il quelqu'un que ta mère n'aime pas plus que moi ? »
« Ton ancien prof d'histoire. » Répond Derek. En partie parce que c'est vrai, et en partie pour rappeler à Stiles que Talia a pris sa défense quand ça comptait.
Stiles laisse échapper un reniflement. « Vrai. » Il se relève. « Je vais aller en rechercher, tu veux quelque chose ? »
« Oui, une limonade ? » Dit Derek et Stiles trottine en direction des buffets. Il est heureux de constater qu'il reste encore de la viande, il en a manifestement fait assez, peut-être même trop. Ce qui prouve qu'il faut toujours être préparé. Il fait une pause pour saluer Laura et se plaindre de ses courbatures après leur dernière leçon avant de retourner vers les autres.
Il arrive juste à temps pour entendre la fin de la phrase de Scott. « - il va adorer, crois-moi. »
« Je vais adorer quoi ? » Demande Stiles en se remettant sur les genoux de Derek.
« C'est une surprise. » Répond Derek en passant une main le long de la colonne vertébrale de Stiles. Puis, il dit : « A moins que tu n'aimes pas les surprises, et dans ce cas je - »
« Nan, tout va bien. Et si Scott dit que je vais adorer, je vais adorer. » Dit Stiles en cognant son poing contre celui de Scott. Scott lui fait un sourire ce qui lui assure qu'il va, en effet, totalement adorer ce que Derek a en tête.
« Vous voulez jouer un peu au Frisbee ? » Demande Allison quand ils ont fini de manger.
« Est-ce que tu aimes me voir échouer ? » Répond Scott.
« Oui. C'est adorable. » Dit-elle en souriant.
« Jouons au Frisbee, alors ! » Stiles émet un ricanement.
Stiles et Derek sont placés chacun à un bout du cercle puisque sinon, ils seront trop occupés à se faire les yeux doux pour vraiment jouer, et Scott se révèle être bien meilleur pour lancer que pour rattraper. Mais dans l'ensemble, ils passent un bon moment. Une forte brise se lève au milieu de la partie, ce qui rend les choses intéressantes. Stiles est totalement nul pour viser et blâme le vent. Allison, bien évidemment, est très douée. « Comment quelqu'un peut-être aussi bon avec un foutu Frisbee ? » Se plaint-il, et la jeune fille se contente de rire.
Stiles loupe le Frisbee et se détourne pour voir jusqu'où le disque est allé. Il sursaute violemment quand il voit Peter debout juste derrière lui, le Frisbee à la main. « Seigneur, je vais finir par te mettre une clochette autour du cou ! » Dit-il. « Tu as pu goûter les steaks, Oncle P ? »
Peter secoue la tête. Son regard est un peu distant et il utilise sa main droite pour faire tourner son alliance autour de son doigt. « Je n'avais pas faim. »
« Oh. » Dit Stiles, incertain de quoi ajouter. Derek, remarquant la tension dans ses épaules, s'approche. Les autres aussi, puisqu'ils présument que le jeu est mis en pause pour le moment. Stiles reprend le Frisbee, avant de demander : « Tu veux jouer avec nous ? Tu devrais être dans mon équipe, pour équilibrer ma nullité. »
Peter secoue de nouveau la tête. « Non. » Il fronce les sourcils. « Quelque chose ne va pas. »
« Comment ça ? » Demande Stiles, et Peter se contente de secouer encore la tête. « Oh, euh, tu n'as pas encore rencontré Scott. C'est mon meilleur ami. Et voici sa petite amie, Allison. »
« Enchantée de vous - » commence à dire Allison, mais Peter gronde.
« Elle ne peut pas être ici ! » Dit-il, les yeux brillant d'un bleu glacé.
« Peter, que - » commence Stiles, et Derek est déjà en train de s'avancer, prêt à se mettre entre Peter et les autres. Chaque muscle de son dos et de ses épaules est contracté sous la tension.
« Elle ne peut pas être là, c'est une ennemie ! » Dit Peter et il commence à se transformer, ses dents s'allongent mais Talia intervient. Elle bouge plus vite que l'œil peut suivre ça ressemble à de la fumée pour Stiles, la manière dont elle devient floue sous la vitesse. Puis Peter est au sol avec un bras derrière le dos, le bleu s'évanouissant de ses yeux. Derek a un bras autour des épaules de Stiles et essaie d'éloigner leur groupe. Cinq minutes plus tard, alors que Stiles essaie d'offrir des explications à une Allison très confuse, Cora trottine vers eux.
« Ouais, euh, tout va bien. » Dit-elle. « Papa est en train d'emmener Peter... euh, ailleurs. Je ne sais pas où. Il l'éloigne juste d'ici. » Elle ajoute pour Allison. « Tu vas bien ? »
« Oui, bien sûr. Je veux dire, il ne m'a rien fait. » Répond la jeune fille.
« Eh bien, la plupart des gens serait en train de flipper après avoir vu quelque chose comme ça. » Remarque Cora.
« Je ne suis pas la plupart des gens. » Scott lui envoie un regard de dévotion absolue. Stiles aussi, d'ailleurs. « Allez, retournons à la fête. On n'a pas encore eu de dessert. »
Ils retournent dans le jardin et prennent du brownie et du thé glacé, mais Stiles s'éloigne du groupe à la recherche de Talia. C'est la première fois qu'il commence une conversation avec elle, ou qu'il lui parle volontairement. Il déglutit et dit : « Euh, Mme Hale ? Est-ce que Peter va bien ? »
Talia le regarde avec lassitude et dit : « Peter ne va jamais bien, Stiles. Certains jours sont juste mieux que d'autres. Aaron saura le calmer. »
« C'est juste que... Je me soucie de lui. Vous le savez, n'est-ce pas ? »
« Je sais. » Talia se passe une main dans les cheveux. « Parfois, je me dis que – J'aurais aimé le laisser - » Sa voix se casse un peu et Stiles réalise avec surprise que Talia est en train de se confier à lui. De baisser sa garde. « Mais je ne l'ai pas fait. Je ne pouvais pas. C'est mon frère. Et maintenant, il doit vivre avec ma décision de le garder en vie. Et moi aussi. »
Stiles n'a aucune idée de ce qu'il doit dire et sa bouche s'ouvre et se ferme sans un son pendant un moment avant que Talia ne se reprenne.
« Je suis désolée. » Dit-elle. « Je n'aurais pas dû te dire ça comme ça. Excuse-moi. » Ajoute-t-elle et retourne dans la foule. Stiles pense à la suivre, mais peut-être a-t-il assez poussé pour aujourd'hui. Il retourne vers les autres, où Derek le regarde en fronçant les sourcils, inquiet. Stiles secoue un peu la tête.
La fête se termine aux alentours de seize heures quand les nuages apportent un orage. Stiles décide de rentrer à la maison parce qu'il doit encore faire ses devoirs. Il monte dans la Jeep avec Allison et Scott. Son humeur un peu mélancolique semble les affecter et le retour est calme. Quand ils arrivent devant chez Allison, Scott demande. « Ça va aller pour rentrer ? »
« Ça va bien se passer. » répond-elle avec un sourire effronté. Elle se penche dans son siège pour embrasser Scott sur la joue. L'odeur de son parfum remonte aux narines de Stiles. Du lilas.
« Bon sang ! » Dit-il doucement alors qu'Allison referme la porte derrière elle.
« Quoi ? » Demande Scott.
Stiles se tourne vers lui plus vivement qu'il ne l'avait prévu. « Allison porte toujours le même parfum ? »
« Quoi ? » Répète Scott en fronçant les sourcils.
« Ce parfum, au lilas. Est-ce qu'elle le porte tout le temps ? Allez, dis-moi pas que tu l'as pas sentie ou que tu n'as pas remarqué son parfum ? »
« Non, euh, pas celui-là. » Dit Scott. « C'est son préféré, elle le porte pour les occasions spéciales. C'est super cher, j'ai regardé parce que je voulais lui offrir pour nos trois mois – arrête de vomir, je te vois – donc parfois, elle l'emprunte à sa tante. »
« Bien évidemment ! » Dit Stiles.
« C'est important ? » Demande Scott et quand Stiles se contente de hocher la tête, trop stupéfait pour pouvoir parler, il continue. « Eh, pourquoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? »
« Ça veut dire que Peter avait raison. » Répond Stiles. « L'incendie des Hale n'était pas un accident. Et je crois que je sais qui a fait ça. »
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Tadaaaam ! Les choses avancent ! Il faut bien, vous allez me dire, il ne reste que neuf chapitres ^^' On se retrouve le 27 avril pour savoir la suite !
