Bonjour mes amours ! :D

La prochaine fois que je publierai, je serai en vacaaaaaances, enfin ! Je pourrais enfin écrire de jour comme de nuit. Et c'est ce qui est prévu. J'ai quelques OS défi du mois à écrire, les OS cadeaux pour cette fiction-ci, puis j'ai quelques projets purement activistes pour parler de diversité de genres. Vacances chargées mais, surtout des vacances qui ont du sens. Puis en plus, fin juillet, j'ira chez ma fadade BrownieJune (enfin te voir IRL !) avec NathanaelleS. J'y rencontrerai aussi, notamment, Mery-Alice Gilbert et MissPika42. J'ai tellement hâte ! Puis je n'oublie ma chère LineM, qui ne vient pas avec nous, mais qui va m'aider à dévaliser le Primark de ma ville... ahah

Bon pour en revenir au chapitre. Déjà j'adore la chanson. Ensuite, y'a des discussions super intéressantes... Notamment entre Hermione et Ron qui vous plaira beaucoup, et une entre Hermione et Albus (vous avez tous-tes craqué sur Albus, ne le niez pas ! ahah). Alors... je vous laisse découvrir ça ! :D

Réponse aux reviews anonymes :

Eva : Coucou ! Génial. :D Et merci. J'aime beaucoup ton analyse de Ginny : je lis ton ressentiment envers elle, mais tu es très juste, tu arrives tout de même à comprendre, tout en ayant ton opinion. C'est génial, j'adore. Concernant Hermione, je pense que tu as encore le temps avant que l'abcès soit crevé. Par contre, je pense que le début de ce chapitre devrait beaucoup te plaire... :p Albus me fend le cœur aussi... Je m'occupe de toi petit chou, promis ! Ahah je crois que Drago est assez grand pour se libérer d'Astoria lui-même, if you know what I mean... (a) Merci pour tes encouragements ! :D Je crois que ça marche, parce que j'entame l'écriture du chapitre 22 ce soir. (a)

Cecile : Coucou ! Moi, sadique ? :o Quelle parjure ! Je suis scand...bon d'accord, j'avoue, je suis sadique. :/ Ah oui, tu penses qu'il manque quelque chose vis-à-vis de Ginny ? Comme quoi ? Je sais, c'est horrible ce que je fais à Albus. :( Promis, je m'occupe de lui... Ahah je suis content-e que tu ais relevé ce passage chez les Granger. :D Oui, ça se lit pour Hermione... Le but, justement, c'est que ça paraisse improbable... mais t'inquiètes, je gère héhé Dès la semaine prochaine, tu auras des indices... (a) Merci beaucoup pour tes encouragements ! :D

Merci à NathanelleS. Je ne me lasse pas de tes réactions et de tes expertises Serpentard !


You can call it anything, but that was love

Tu peux appeler ça comme tu veux, mais c'était de l'amour

When we were happy just because we shared the blanket.

On était heureux, tout ça parce que nous partagions la même couette.

You can call it what you want

Tu peux appeler ça comme tu veux

You can call it anything, but that was love.

Tu peux appeler ça comme tu veux, mais c'était de l'amour

That was pure love.

De l'amour pur.

.

Elevator rides were always awkward only

L'exaltation était seulement étrange

For those around us, who felt desperately lonely.

Pour ceux qui nous entouraient, et qui se sentaient désespérément seuls.

Now I see closing the doors,

Maintenant, je vois des portes qui se ferment,

I feel awkward and count the floors.

Je me sens étrange et je compte les étages.

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Elevator, Platon Karataev.


Chapitre 19 : Elevator (Exaltation)

Hermione se dirigea vers la boutique que Farces et attrapes Weasley & Weasley après avoir déposé Élia chez les Londubat-Abbot, qui avait un devoir de Potions à réaliser en duo intermaisons. Elle avait décidé d'en profiter pour avoir une discussion avec Ron, ce qu'elle n'avait pas eu l'occasion de faire depuis l'arrivée impromptue de Ginny à leur repas entre amis.

La cloche tinta alors qu'Hermione passait la porte du magasin. Elle vit Ron en grande discussion avant un client, et Rose derrière le comptoir de la caisse, tenant Mia dans ses bras. Elle avait levé la tête en entendant la cloche, et lui souriait.

« Bonjour, Hermione. Tu vas bien ? », lui demanda-t-elle lorsqu'elle arriva à son niveau.

« Ça va… je suis venue parler avec Ron. On a des choses à se dire, je pense. Et toi ? Tout se passe bien avec la petite ? »

« C'est une bonne chose. Oh ! Oui. Elle s'émerveille de tout, c'est magique de voir ses yeux briller d'excitation. Et elle babille beaucoup. Elle commence aussi à se dresser sur ses jambes, même si elle ne tient pas encore. »

Hermione sourit. Tout cela était lointain pour elle, mais elle avait connu cette évolution. Élia n'était alors qu'un petit ange, aujourd'hui c'était une préadolescente.

« Oh, voilà Ron qui arrive. »

Hermione se retourna, croisant le regard bleu de son ami. Une étincelle de surprise y brilla un instant, avant qu'il ne rompe la connexion.

« Vous devriez monter », suggéra Rose. « Je m'occupe du magasin. Prends juste Mia, si tu veux bien. »

Ron acquiesça, tendant les bras vers sa fille, qui montra son impatience.

« Oui, mon amour, tu viens avec Papa. »

La prenant dans ses bras, il lui fit plein de bisous sur l'ensemble du visage, déclenchant son fou rire. Il riait lui aussi, et Hermione songea encore une fois qu'elle avait manqué ce genre de scènes en privant Élia de son père. Quoiqu'à bien y réfléchir, elle n'était pas sûre que Malefoy aurait agi de la sorte, mais tout de même… elle ne le saurait jamais.

D'un signe de tête, Ron invita Hermione à le suivre à l'étage. Comme la première fois qu'elle était venue, ils s'installèrent dans le fauteuil, pendant que Mia s'agrippait à la main de son père, jouant avec ses doigts.

« Je t'écoute. »

Hermione retint un soupir. Il était un peu froid, sans être totalement fermé. Mais elle le comprenait. À sa place, elle aurait sans doute déjà hurlé pour exprimer son mécontentement…

« Est-ce qu'il est trop tard pour te présenter mes excuses ? Je sais que c'est vraiment nul de ne pas t'avoir dit plus tôt qui était le père. »

« On n'est plus à ça près comme mensonge, j'imagine. »

Ouch ! Ça faisait mal. Mais il avait raison…

« Je… je suppose que tu es un peu fâché pour l'identité du père en question, aussi. »

« Ouais », soupira Ron, qui sourit néanmoins en baissant le regard sur sa fille, qui tirait ses doigts dans tous les sens, cherchant les limites de leur flexibilité. « Carrément fâché, même. Comment… comment t'as pu avec lui ? À cette époque-là ? Alors qu'on était ensemble, en plus… Genre c'est Malefoy quoi ! Pas n'importe quel mec. Malefoy. Est-ce que j'étais si nul que ça pour que tu me préfères à lui ? »

Il avait chuchoté sa dernière question, comme si elle était douloureuse pour lui. Ce qui était certainement le cas. Et non, Malefoy n'était pas « n'importe quel mec » …

« Oh ! Non. Ron. Ça n'a rien à voir avec toi, en fait. Ça a tout avoir avec moi… et mon état après la guerre. Tu te rappelles ? »

Elle chuchotait aussi à présent, et Mia semblait avoir compris que la discussion était sérieuse. Elle ne gesticulait plus, mais regardait son père avec un air surpris, comme si elle avait vu une créature étrange, mais pas ni merveilleuse ni effrayante. Juste inédite.

« Ouais, je me souviens », souffla-t-il. « Tu dépérissais à vue d'œil. On était tous plus ou moins touchés par la guerre, mais toi… toi, tu avais perdu tout éclat dans ton regard. Tu n'avais plus le goût à rien. C'était comme si tu avais perdu toute aspiration, tout but, toute vie. J'avais perdu mon Hermione, la vaillante et intelligente sorcière que rien n'arrêtait… »

Hermione se mordit la lèvre. Treize ans plus tard, on sentait sa douleur flotter entre eux, comme s'il avait attendu tout ce temps pour la libérer. Il avait besoin d'évacuer tout cela. Un jour aussi, Hermione aurait besoin d'évacuer… mais pas encore, elle n'était pas prête.

« Je n'ai pas réussi à te rendre le sourire… », gémit-il.

« Ce n'était pas de ta faute… »

« Je voulais te protéger ! Et lui ! Lui… Hermione, est-ce qu'il t'a rendu le sourire quand…quand…quand tu m'as trompé ? »

Hermione baissa la tête. Elle n'avait pas envie de parler de ça, elle n'avait pas envie de laisser le passé ressurgir. Mais depuis quelque temps, il lui revenait si souvent à l'esprit qu'elle se disait qu'elle ne pouvait tout simplement plus l'ignorer. Il revenait comme un boomerang, et elle n'avait pas d'autre choix que d'encaisser son retour.

Les yeux brillants de larmes, elle leva les yeux vers Ron, accrochant son regard au sien.

« Je ne voulais vraiment pas te faire de peine, tu sais. J'avais besoin… de partir, pour me retrouver, avant de revenir. Et… »

« C'est arrivé pendant que tu étais partie cet été-là ? Vous…vous êtes partis ensemble ? »

Hermione secoua la tête.

« Non, on s'est retrouvés par hasard. On voulait tous les deux…oublier. Se retrouver. »

« Tous les deux ? », s'exclama Ron, les yeux écarquillés.

« Non ! Non ! Nous-mêmes. Mais…le destin nous a conduits sur la même route. Ou la même destination, selon comment tu vois les choses. »

« Et…alors ? Il t'a rendu le sourire ? »

Elle le regarda sérieusement. Elle voyait bien qu'une part de lui souhaitait qu'elle ait trouvé un havre de paix, et qu'une autre serait brisée si elle lui répondait qu'elle avait trouvé avec Malefoy ce qu'elle n'avait pas trouvé avec lui.

Elle repensa aux moments qu'ils avaient partagés, loin de tout. Elle se souvint comment cet imbécile l'avait abordée, faisant ressurgir toute la haine qu'elle ressentait envers lui. Faisant naître l'exaspération, d'un seul le coup.

Alors, malgré elle, un sourire naquit sur ses lèvres, s'agrandissant jusqu'à ce qu'elle éclate finalement de rire, sous le regard ahuri de Ron.

« Je ne dirais pas ça. Du début à la fin, il a été un insupportable Serpentard », admit-elle lorsqu'elle se calma, essayant quelques larmes qui avaient perlé aux coins de ses yeux. « Et je crois que c'est ce qui m'a fait du bien. C'était comme si… pendant l'espace d'une semaine, il n'y avait plus eu la guerre, tous ces morts, ce temps sombre. C'était à nouveau notre rivalité d'adolescents, et c'était beaucoup plus vivant que les mois qui avaient suivi la victoire. »

Ron clignait exagérément des yeux, affichant un air sonné.

« Oh Merlin, Hermione. Tu sais que je…je ne t'ai plus vue rire comme ça depuis genre très longtemps ? C'est comme si… oh Merlin, Hermione. T'étais tombée amoureuse de ce type ? »

Elle revint à la réalité, se figeant quelques instants, le temps qu'elle s'imprègne du sens de ses mots.

Alors elle soupira longuement. Il avait raison, elle le savait à présent, depuis qu'elle l'avait réalisé. Ça n'en était pas moins difficile à admettre à voix haute.

« Ouais, je suis tombée amoureuse de lui. »

« Et… ça n'avait rien à voir avec moi ? »

« Non… je t'aimais. Mais je ne pouvais plus te regarder dans les yeux après t'avoir fait ça. Après t'avoir non seulement trompé, mais en plus avec lui. Sans doute aussi que je ne pouvais pas l'oublier, je n'en sais rien. Ce qui est sûr, ce que je ne pouvais pas assumer ce que j'avais fait. »

« Et sans lui, ta noirceur a fait son grand retour. »

Hermione acquiesça face à l'étonnante perspicacité de son ex-petit ami. À son retour de vacances, qu'elle avait prises pour tenter de se retrouver, elle avait à nouveau perdu toute joie de vivre. Ça n'avait été qu'une parenthèse de courte durée. Et, ne trouvant pas de sens à son existence, rien à quoi se rattacher, elle était partie, espérant encore une fois se retrouver dans la distance. Au point qu'elle avait fini par mettre entre parenthèses cet épisode, comme s'il n'avait jamais existé.

OoOoO

La semaine de Toussaint s'était écoulée à une vitesse fulgurante. Après avoir discuté avec Ron, Hermione s'était sentie à la fois plus légère et préoccupée, ayant laissé remonter à la surface des souvenirs anciens et joyeux. C'était quelque chose d'étrange à concevoir pour elle, mais le fait était bien là : elle avait des souvenirs avec Malefoy, et ces souvenirs la faisaient sourire.

Elle terminait le premier jour de la semaine au 12, Square Grimmaurd, avachie dans le fauteuil du salon, avec le petit Albus qui l'avait élue cocon en chef. Depuis le jour où il avait pleuré dans ses bras, il venait près d'elle à chaque fois qu'elle rendait visite à Harry. Il ne parlait pas beaucoup, se blottissait souvent contre elle. Et le cœur d'Hermione se serrait, ayant l'impression qu'il recherchait un substitut maternel. Il lui donnait l'impression d'être une petite chenille qui formait sa chrysalide.

« Quelque chose a changé depuis la dernière fois que l'on s'est vus », avança Harry, qui avait déposé son dossier sur la table basse et se frottait les yeux. Il semblait si fatigué, comme d'habitude.

Hermione l'observa, sans répondre.

« Tu souris beaucoup plus », continua-t-il. « Je n'irai pas jusqu'à dire que je te sens heureuse, mais tu sembles…libérée d'un poids. »

Hermione ne répondant toujours pas, il la regarda dans les yeux. Ses pupilles émeraude étaient tellement réconfortantes… rassurantes.

« Ça m'a fait du bien que les choses soient enfin à plat avec Ron », réagit-elle enfin. « Les choses sont enfin claires entre nous. Mais surtout, j'ai réalisé quelque chose depuis quelque temps… »

« À propos de Malefoy ? »

« Oui… Il n'était pas si différent à l'époque de ce qu'il est aujourd'hui. »

« Le contraire m'aurait étonné. »

Intriguée, Hermione plissa les yeux.

« Comment ça ? »

« Sérieusement, Hermione. Même perdue, tu n'aurais pas couché avec Malefoy si c'était une raclure à ce moment-là. Il a définitivement dû t'apporter quelque chose. Une échappatoire ? Un sentiment de sécurité ? Une perspective d'avenir ? »

« Pas vraiment une perspective d'avenir, non… »

Hermione ferma les yeux. C'était bien quelque chose qui avait été complètement impensable à l'époque. Elle aurait tellement voulu, mais elle ne s'était même pas autorisé à y croire. Ça n'était pas supposé durer entre eux… Et c'était effectivement ce qui s'était produit : ça n'avait pas duré. Elle ne voulait plus y penser…

« Harry… on peut juste… pas maintenant. »

Il acquiesça, compréhensif. Comme toujours.

« Je vais coucher les garçons », dit-il. « Il commence à se faire tard. »

Hermione sentit Albus remuer contre elle.

« Moi, je veux que 'mione vienne avec moi. »

Elle vit Harry hausser les épaules.

« Si tu veux bien… »

« Bien sûr. »

Elle se redressa, emportant avec elle le petit… plus si petit.

« Eh bien ! Tu commences à devenir lourd. »

« Bah, oui, je suis plus un bébé, moi », répondit-il en se frottant les yeux de fatigue. « Je suis grand presque comme Jamie. »

Hermione sourit, tandis qu'elle marchait dans le couloir.

« Même si Jamie sera toujours plus grand que toi, c'est vrai que tu n'es plus un bébé. Tu es même un petit garçon très intelligent. »

Il hocha la tête, tout sérieux.

« C'est vrai. »

Hermione rit. S'il ne finissait pas chez les Serpentard…

Ils arrivèrent finalement dans la chambre d'Albus, qu'elle coucha en l'embrassant sur le front.

« J'ai une question à demander. À toi », annonça-t-il sans préambule.

« Dis-moi. »

Il la regardait avec ses pupilles vert émeraude qui exprimaient tellement de tristesse. Elles avaient la même intensité que celles de son père… Hermione devina sur quoi porterait la suite avant qu'il n'ouvre à nouveau la bouche.

« Tu… as dit que tu étais fâchée contre ma maman. »

« Oui. »

« Pourquoi ? »

Hermione réfléchit. Que pouvait-elle bien dire à un enfant de cinq ans ?

« Parce qu'on s'est fait toutes les deux de la peine. Parce qu'on ne s'est pas dit des choses, et quand on les apprend après, ça fait mal. »

Elle passa sa main dans la chevelure d'Albus, qui la regardait avec attention.

« Ma maman, elle m'a pas dit pourquoi elle était partie. Et ça fait mal. »

Hermione soupira.

« Oui, c'est vrai. Tu aimerais bien qu'elle t'en parle ? »

Son regard se perdit au loin, alors qu'il réfléchissait.

« Peut-être… mais j'ai peur qu'elle dise à moi que c'est parce que… elle m'aime pas. »

« Elle t'aime, Albus. »

« Tu es toujours fâchée avec elle ? », éluda-t-il.

Hermione grimaça, autant pour l'esquive que pour la question en elle-même.

« Un peu. Mais je suis surtout triste qu'on en soit arrivé là, alors qu'en se parlant, tout aurait pu être différent. »

« Un jour, tu seras plus fâchée ? »

« Sans doute que non. »

« Mmmh. Peut-être que moi non plus alors. Mais… »

Il ne termina pas sa phrase, mais son regard perdu au loin et ses yeux brillants signifiaient bien plus que les mots : il avait toujours mal. Et pour l'instant, autant la distance que la possibilité d'une proximité avec sa maman devaient le faire souffrir.

« Tu veux que je dise tout ça à ton papa ? Qu'il en parle avec ta maman ? Peut-être qu'elle pourrait t'écrire, pour tout t'expliquer ? »

Le regard vert glissa doucement vers elle et, finalement, il acquiesça.

« Oui… comme ça je la vois pas, mais on peut se dire des trucs. »

« Je vais faire ça, alors. Bonne nuit, mon lapin. »

« 'ne nuit. »

Hermione referma la porte derrière elle, retournant dans le salon. Harry s'y trouvait déjà. Il leva la tête lorsqu'elle entra. Elle décida de ne pas perdre de temps.

« Harry, j'ai parlé avec ton fils. »

« Mmmh ? »

« Il faut que Ginny lui donne une explication qu'il pourrait comprendre. Il a besoin de mots sur ce qu'il s'est passé. »

Il eut un temps d'arrêt.

« Il…il veut la revoir ? »

« Non. Je lui ai suggéré l'idée qu'elle lui écrive, il a l'air preneur. »

« O.K., oui, O.K. », répondit-il, ayant l'air malgré tout quelque peu sonné. « J'en parlerai à Ginny. »

« Je peux le faire, si tu veux », lui proposa Hermione, malgré leur dernière altercation. Si elle pouvait faire quoi que ce soit pour lui rendre la vie un peu moins pénible, avec tout ce qu'il traversait…

Mais Harry secoua la tête, comme pour lui signifier que ce n'était pas grand-chose.

« Non, c'est bon. De toute façon… on va bientôt être amenés à se revoir, pour préparer les papiers de du divorce. »

« Oh… Ça ira ? »

Harry s'assit dans le fauteuil, soupirant longuement. Hermione lui rejoignit.

« Je crois, oui… c'est juste que ça va rendre tout ça bien réel. Enfin… c'est déjà le cas, puisqu'elle ne vit plus ici. Mais ça sera officiel. Définitif. Pas de retour en arrière. »

« Qu'est-ce que vous avez décidé ? »

« En espérant qu'elle n'ait pas changé d'avis… divorce à l'amiable. Elle me laisse la maison, elle garde l'appart' qu'elle loue depuis son retour. Pas de pension alimentaire parce qu'on ferait une garde partagée équitablement. Juste que… par rapport à Albus, c'est délicat. Je ne veux pas le forcer, je veux que ça soit prévu dans une close qu'il a besoin de temps pour revoir sa mère. »

Hermione acquiesça. Ce serait effectivement beaucoup mieux pour lui. Mais difficile, juridiquement parlant, à mettre en place.

« Qu'est-ce que ton avocat a dit à propos de ça ? »

« Possible, si on fait suivre Albus par un pédopsychomage, qui attestera du moment où il serait prêt, pour ne pas qu'il y ait un risque que je le substitue volontairement à sa mère. Mais il faut que Ginny accepte… »

« Et en ce qui concerne Teddy ? Est-ce qu'il veut continuer à voir Ginny ? »

Harry soupira une nouvelle fois.

« J'en ai parlé avec lui. Il a haussé les épaules. Officiellement, rien n'est prévu. J'ai juste sa garde temporaire, puisqu'Andromeda est souffrante. Et ça ne s'arrange pas. Du coup… une fois le divorce prononcé, ce serait bien que j'entame des démarches d'adoption. Peut-être que… que ça l'aiderait. »

« Que ça l'aiderait ? », releva Hermione, qui plissait les yeux.

« Ouais. Avec toutes ces histoires, je ne faisais plus attention à lui. Je m'en veux un peu, d'ailleurs, mais enfin… C'est Malefoy qui m'a prévenu, en plus. »

« Attends. Attends. Retourne un peu dans le temps, là. Quel rapport entre Malefoy et le fait que Teddy ne va pas bien ? Quel rapport entre eux deux et ton divorce ? »

Harry prit une grande inspiration.

« Ta fille ne t'a rien dit ? »

Hermione se perdit dans ses pensées, se rappelant vaguement de la mauvaise humeur d'Élia à son retour de Poudlard, sa dispute avec Teddy parce qu'elle voulait l'aider. Et qu'elle en avait parlé à son père avant…

« Non… mais elle en a effectivement parlé à Malefoy. Qu'en est-il ? »

« Il subit des moqueries à l'école, il est isolé, malheureux. »

« En quoi l'adopter réglerait le problème ? »

Harry ouvrit la bouche, avant de la refermer, abasourdi.

« Dit comme ça, c'est ridicule… »

« Je ne dirais pas ça non plus. Ça peut renforcer vos liens, lui prouver que tu tiens à lui comme à un fils. Mais Harry… tu ne crois pas que le problème se situe autre part ? Qu'il est plus profond ? »

« Je n'en sais rien. Oui, sans doute. Mais quoi ? Le fait qu'il soit orphelin ? Je ne me souviens pas d'avoir été… »

« Vous êtes deux personnes différentes », le coupa Hermione. « Il peut vivre très mal son statut d'orphelin, même si, toi, tu penses l'avoir bien vécu. Ça peut être tout à fait autre chose aussi. Mais… Harry, ne te leurre pas. Dans tous les cas, c'est un adolescent. Et il est en perte de repères. »

« O.K. Qu'est-ce que je fais alors ? »

« Au moins, dis-lui que tu as remarqué qu'il va mal. Et que, quoi qu'il arrive, tu seras toujours là pour lui. »

Harry acquiesça.

« C'est un début, oui. »

OoOoO

Les Serdaigle et les Gryffondor de deuxième année rangèrent ingrédients en tout genre et ustensiles de préparation, le professeur Zabini ayant annoncé la fin du cours.

« N'oubliez pas de me déposer vos devoirs sur le bureau ! Ce serait bête de perdre des points alors que je suis sûr que vous avez bossé pendant les vacances. »

Élia attendit que la foule se disperse, préférant remettre tranquillement sa copie, hors des bousculades.

Son professeur lui sourit, mais elle grimaça plus qu'elle ne sourit en retour. Les dents blanches disparurent dans une expression inquiète.

« Est-ce que tout va bien, Miss Granger ? »

« Oui, oui », lui assura-t-elle. « Bonne journée, professeur. »

Elle se dépêcha de quitter les cachots, sentant un regard dans son dos. C'était bien la dernière personne qui devait remarquer quoi que ce soit, son père serait immédiatement mis au courant…et elle ne voulait qu'il se fasse du souci pour elle. Ce n'était pas nécessaire.

Depuis son altercation avec Teddy, avant les vacances de Toussaint, elle se sentait triste. Oh ! Ils avaient discuté, Teddy n'était même plus fâché quand elle était allé le voir. Il lui avait même dit que, pour elle, il allait faire des efforts. Il lui avait promis qu'il irait mieux.

Le problème, c'était qu'il avait dit qu'il le ferait pour elle. Et si, effectivement, il semblait aller mieux, elle craignait que ça ne soit qu'une façade. Justement, pour elle. Et elle n'aimait pas du tout l'idée qu'il fasse semblant avec elle. Elle n'aimait pas l'idée que, s'il faisait semblant d'aller bien, c'était parce qu'il allait encore plus mal. Elle se sentait tellement impuissante…

Elle se doutait bien que ça finirait par aller mieux. Mais en attendant, il était tout seul avec sa tristesse, et elle savait que le silence pouvait parfois faire de gros dégâts.


Tadaaaa ! Que pensez-vous de ce chapitre ?

Certain-e-s d'entre vous m'en fait la réflexion que ça n'allait pas assez vite entre Drago et Hermione. Boh ! Vous avez le droit de le penser, moi je suis content-e du temps que ça prend, c'était le but recherché. Mais si vous faites partie de celleux qui le pensent (et même pour les autres qui aiment ce rythme, en fait), sachez que dès la semaine prochaine, les choses vont un peu changer... D'ailleurs, le chapitre 20 est un chapitre que j'ai vraiment beaucoup aimé écrire.

Paillettes de licorne sur vous, et à très vite ! :D