Comme le site refusait de transférer mon fichier, j'ai recopié mon texte dans un ancien document. (merci à Twifanes, j'ai "piqué" son idée en lisant sa fic) :)))

Forever Bound

Chapitre dix-neuf.

Bonsoir tout le monde!

Merci à toutes pour toutes ces reviews, alertes.... Toujours bien occupée, je n'ai pas toujours le temps de répondre, mais je vous lis avec plaisir, et je vais voir vos profils quand c'est possible.

Voici la traduction d'un nouveau chapitre dont ni les personnages, ni l'histoire ne m'appartiennent.

Aujourd'hui, c'est Emmett qui raconte. Il s'agira de colère, de souvenirs, d'amour, de déclarations, de baisers... et d'araignées!!

Enjoy!

*****

Emmett fulminait tout en faisant les cent pas dans sa chambre.

Pourquoi diable Carlisle et Edward l'avaient-ils empêché de s'approcher de James? De le battre jusqu'à ce qu'il n'en relève plus?

Emmett n'avait plus qu'une idée en tête: le massacrer. Peu lui importait que la police fût là; que la pièce fût pleine de monde, ou qu'éventuellement il perdît la vie. Il voulait tuer ce bâtard. Il voulait lui faire mal, lui briser les os un par un, lui faire endurer autant de peine que lui-même en avait éprouvé au cours des dernières vingt-quatre heures.

Lorsqu'il avait appris ce qu'il avait voulu faire à sa petite soeur, il en avait été malade. Elle n' avait que seize ans. Elle était prisonnière d'un mariage sans amour, elle était enceinte et avait été victime d'une tentative de viol! Il aurait voulu le traquer et le battre jusqu'à ce qu'il n'en restât plus que de la bouillie. Pourtant, lorsqu'il avait entendu Rose raconter ce qui lui était arrivé, il avait trouvé que cela n'était pas suffisant. Et tandis qu'il réconfortait Rose, il avait planifié tout ce qu'il lui ferait subir.

Premièrement, il allait se rendre chez les Denali pour le kidnapper.

Deuxièmement, il l'emporterait quelque part où personne ne les trouverait.

Troisièmement, il allait lui arracher un à un tous les ongles des pieds, puis des mains, afin qu'il souffre autant qu'il avait souffert en entendant toutes ces révélations. Il le ferait hurler et supplier. Implorer sa pitié avant que, peut-être, bien plus tard, il lui accorde une dernière grâce: mourir.

Mais tout cela, c'était avant que la vérité sur le meurtre de son père le heurte de plein fouet.

Charles avait été un modèle pour lui, depuis le jour où il avait su marcher à quatre pattes. Son père était un homme exceptionnel. Incorruptible, il faisait du bien autour de lui, et n'agissait que s'il pensait que c'était juste. Il avait un jour confié à Emmett qu'il voulait rendre le monde meilleur, et s'assurer que tous ceux qu'il aimait étaient heureux. Il n'avait jamais oublié les paroles de son père, et il les gardait au fond de son coeur, où qu'il aille et quoi qu'il fasse.

De ses deux parents, Charles avait été le seul qui avait donné de l'amour à ses enfants. Sans compter. Il avait été à la fois leur papa et leur maman. Emmett avait fait en sorte de le soutenir dans sa tâche de parent quand Bella était venue au monde. La plupart des garçons détestent avoir une petite soeur, mais dès qu'il avait posé les yeux sur elle il l'avait aimée de façon inconditionnelle, et n'avait pas passé un seul jour sans le lui dire. Quand leur mère était méchante ou injuste avec elle, il était là pour la réconforter. Lorsqu'un enfant la tourmentait, il devenait son pire cauchemar. A chaque fois qu'elle avait besoin d'être consolée, il était là pour la câliner ou pour la serrer dans ses bras jusqu'à ce qu'elle ait du mal à respirer. Et, même si elle ne s'en était pas rendu compte, Bella avait été la seule chose au monde qui lui avait permis de surmonter la mort de son père et de continuer à vivre.

Dire que Renée avait la fibre maternelle équivalait à affirmer qu'un jour prochain les vaches pourraient voler! Pourtant, Dieu seul sait à quel point il aurait aimé que ce jour arrive. Les enfants de Renée ne représentaient rien pour elle. Elle ne les aimait ni l'un, ni l'autre, elle clamait régulièrement qu'ils prenaient trop de place et qu'ils étaient la pire chose qui lui fût arrivée. Emmett avait appris à faire avec, mais Bella n'avait jamais pu s'y résoudre. Chaque jour elle essayait de lui faire plaisir, que ce soit pas son comportement, ou par les dessins qu'elle apprenait à peindre avec son précepteur. Mais Renée n'était jamais contente. Elle avait toujours une critique à formuler, quand ce n'était pas une insulte, et Bella se retrouvait inévitablement dans les bras de son frère, à sangloter.

Emmett avait cessé de l'appeler Maman à la mort de son père. Elle ne méritait pas qu'on l'appelât ainsi. En ce qui le concernait, la nuit de l'assassinat de son père, elle était morte pour lui.

Quand il découvrit que Bella avait quitté la maison un matin pour épouser un homme qu'elle ne connaissait pas, il s'était replié sur lui-même dans sa chambre. Il avait eu envie de pleurer. Il était très fier de n'avoir jamais versé une larme jusque là, mais à cet instant précis, il lui semblait qu'il ne pourrait pas s'en empêcher. Il aurait voulu revenir en arrière, à une époque où son père était en vie et où le bonheur illuminait le regard de Bella; cette lumière dans ses yeux avait dsparu depuis bien longtemps.

Emmett supplia sa mère de le laisser assister au mariage de sa soeur. Il voulait s'assurer qu'elle était en sécurité et que son époux ne la maltraiterait pas. René refusa, et comme il n'avait aucune idée de l'endroit où on l'avait envoyée, il ne put pas la suivre.

Quelques semaines après qu'on lui eût arraché sa soeur, Jake, le meilleur ami de Bella lui rendit visite. Il avait à la main une lettre d'elle et dans son autre main, sa réponse. Il dit simplement: "Tu lui manques Emmett. Ecris-lui."

Emmett prit les deux feuilles des mains de Jake, et les déchiffra très attentivement. Puis il ajouta son propre message à la réponse de son ami. Il lui écrivit à quel point elle lui manquait, à quel point la vie était ennuyeuse sans elle. Il lui dit qu'il avait voulu lui écrire, mais que cela lui avait été interdit. Comme il avait eu des nouvelles de sa petite soeur, il eut le sourire tout le reste de la journée, et même les phrases assassines de Renée ne purent l'effacer. Bella et lui étaient de nouveau en relation.

Les semaines suivantes, Emmett apprit progressivement ce qu'était la nouvelle vie de sa soeur, et il sut qu'elle n'était pas heureuse. Il avait mémorisé son adresse grâce aux lettres de Jacob, et il avait un plan. Il avait su par Lauren Mallory que Michael Newton envisager de partir à la chasse pendant un mois. C'était l'excuse parfaite. Il prévint Renée qu'il partait chasser avec Michael, il se mit en selle et galopa vers la demeure de sa soeur chérie.

*****

Le moment de quitter la maison de sa soeur était presque arrivé. Il lui restait une semaine et demie tout au plus.

Il n'avait jamais autant souffert de devoir partir qu'en ce moment. Sa soeur était là, et il désirait plus que tout au monde être à ses côtés pour la protéger. Considérant les événements récents, il lui semblait qu'elle avait vraiment besoin de son grand frère. Bien qu'il commençât à faire confiance à Edward depuis qu'il l'avait sauvée, il ne se sentait pas très à l'aise à l'idée de la laisser seule avec lui.

Mais il avait une raison supplémentaire de rester.

Rosalie. A l'instant même où il avait croisé son regard, il sut qu'elle était la femme de sa vie. L'unique. Elle était parfaite, absolument parfaite, et il en tomba amoureux dans la seconde.

Chaque jour, ils faisaient de longues promenades, ou ils parlaient et se racontaient leur enfance et leur vie. Plus il en apprenait sur elle et plus il l'aimait. A chacun de ses sourires il se sentat que le lien qui les unissait se resserrait. Leurs mains ne cessaient de de se frôler accidentellement... Et à chaque fois que leurs épidermes entraient en contact, il ressentait une sorte de décharge électrique dans le bras.

Bien que Rosalie soit une femme, elle trouvait toujours ce qu'il fallait dire à Emmett. Le soir de l'aggression de Bella, ils étaient allés passer encore un petit moment au jardin. Rose avait pris sa main et elle avait mêlé ses doigts aux siens. Emmett avait baissé les yeux et il avait souri à la vue de leurs doigts entremêlés. Cette soirée n'aurait en aucun cas pu être meilleure.

Ils s'étaient assis un instant sur un banc de pierre à l'abri du vent. Ils se restèrent ainsi les yeux dans les yeux. Les mots n'étaient plus utiles. Il admira la douce courbe de son menton et ses lèvres sensuelles pour lesquelles un ange se serait volontiers damné.

Sans qu'il le réalise, sa main quitta ses genoux et elle caressa son visage. Ce n'est que lorsqu'il sentit la moiteur de sa bouche qu'il réalisa enfin ce qu'il faisait. Il écarta immédiatement ses doigts.

"Je suis navré Rosalie. Je n'ai pas l'habitude de me comporter comme cela, je te le promets. Je me comporte toujours en gentleman. Jamais je ne me permets de toucher le visage des femmes, c'est juste _ " Emmett s'était rarement senti aussi honteux, mais Rose le fit taire en posant un doigt sur sa bouche.

"Emmett?" Il hocha la tête. "Calme-toi." Et avant qu'il comprenne ce qu'il lui arrivait, Rose l'embrassait tendrement sur les lèvres.

Il se crut au Paradis. Jamais auparavant il n'avait resenti une telle béatitude. Il répondit à ce baiser avec empressement, mais également avec beaucoup de douceur, en prenant son visage dans la coupe de ses mains. Au bout d'un long moment, il quitta ses lèvres, à bout de souffle. Intérieurement il maudit ce besoin de respirer!

Ils ne purent rester séparés très longtemps, et, tels deux aimants, leurs lèvres se rejoignirent encore, et encore, et encore. S'il avait du mourir à cet instant, il ne s'en serait même pas rendu compte. Il était déjà au paradis.

*****

Un coup discret à la porte tira Emmett de ses souvenirs.

"Entrez!" Rosalie entra dans la chambre.

"Je voulais juste m'assurer que tu allais bien. Edward m'a raconté ce qui s'était passé." Elle traversa la chambre et s'asit sur le bord de son lit.

"Non, je ne vais pas bien. Ce monstre était là et Carlisle et Edward m'ont retenu!" Il s'assit près de Rose. "Pourquoi m'ont-ils retenu? J'aurais voulu le tuer Rose. Le tuer!"

Rose lui prit la main: "Ne dis pas ça Emmett. Pense à ce qui serait arrivé si tu l'avais fait!"

"ça aurait valu le coup!" lui assura-t-il.

"Non, pas du tout!" rétorqua Rose. "Grand Dieu Emmett! Pense à ce que cela aurait fait à Bella! ça l'aurait détruite! Et pense à ce que j'aurais ressenti!"

"J'y pense Rose. Mais ça valait le coup. Si j'avais dû payer de ma vie le fait de tuer celui qui t'a aggressée, je l'aurais refait mille fois! Je voulais le faire pour Bella et pour toi. Je voulais vous aider."

"Tu veux nous aider?" demanda Rose. Sa voix s'était faite un peu plus douce. "Reste avec nous. Protège-nous. Fais en sorte que plus rien ne nous arrive." Elle posa sa main sur sa joue et le força à la regarder droit dans les yeux. "Emmett, tu connais mon histoire. Tu sais quelles difficultés j'ai éprouvées pour me remettre et pour réapprendre la confiance. Mais avec toi, je peux enfin être moi-même. Je suis capable de laisser la douleur et la colère derrière moi et il me semble... que je respire de nouveau. Je t'en supplie, ne fais jamais rien qui t'enlève à moi. Je t'en prie." Elle avait les larmes aux yeux.

Il entoura son visage de ses mains et essuya ses larmes du revers de son pouce. "Rose, je ferai tout ce que tu me dis. Je pourrais marcher mille kilomètres pour un seul de tes regards. Je traverserais un océan à la nage pour apercevoir ton visage. Je décrocherais les étoiles du ciel rien que pour te faire sourire." Rose pleurait maintenant à chaudes larmes. "Si tu me demandes seulement de te protéger, eh bien c'est ce que je ferai. Je ferai tout ce que tu me demandes." Il se tut un moment et sembla réfléchir intensément. "La seule chose que je ne pourrais pas faire, c'est d'attraper une araignée. Franchement, ces bêtes me terrifient." Rose éclata de rire. Emmett sourit, mais redevint aussitôt sérieux. "Je t'aime Rosalie Hale, et je ferais n'importe quoi pour te le montrer."

"Embrasse-moi." murmura-t-elle à travers ses larmes.

Emmett sourit et plaça ses lèvres sur celles de son aimée. Et une fois de plus, il maudit ce satané oxygène quand Rose reprit son souffle. Leurs nez se touchèrent, Rose ouvrit les yeux et le regarda: "Je t'aime Emmett Swann."

Un million d'émotions inconnues se bousculaient dans la poitrine du jeune homme. Il ne les avait jamais éprouvées auparavant.

Souriant encore plus largement que d'habitude, il se pencha et l'embrassa encore une fois. Ce fut le baiser le pus fantastique qu'ils aient jamais échangé. Un millier d'étincelles s'allumèrent derrière ses paupières, son corps était en feu et il lu semblait qu'il allait exploser de bonheur.

Malheureusement, leurs lèvres finirent pas se séparer, mais Emmett ne permit pas que le contact entre leurs deux corps cessât. Il prit Rose sur ses genoux et caressa ses cheveux.

"Tu fais de moi l'homme le plus heureux du monde Mademoiselle Hale, j'espère que tu t'en rends compte." murmura doucement Emmett.

Elle lui fit face: "Et tu fais de moi la femme la plus heureuse du monde Monsieur Swann."

Il sourit à l'amour de sa vie, et l'embrassa encore une fois, et encore, et encore...

Ivre de bonheur, il ne lui resta plus qu'une seule pensée consciente: que Renée soit damnée, il ne partirait plus jamais d'ici.

*****

Emmett et les araignées... Qui l'eut cru? :))

A bientôt... j'espère!