Bonjour,

Aux heures sombres de notre histoire, j'en avais oublié la publication... Heureusement une lectrice m'y à fait penser. Mon esprits, et mes pensées sont auprès des familles des victimes de l'attentat du 7 janvier 2014 contre la Liberté de la Presse. La France est solidaire et... Nous continuerons tous, de supporter cette devise fondamentale de notre République; « Liberté, Égalité, Fraternité ! ». Fanfiction n'est pas un site humaniste, sociologique et politique, c'est pourquoi je n'en dirais strictement pas plus à ce sujet, je tiens simplement à exprimer mon amour pour la France et pour les Journalistes qui sont, un pilier de la vie. Merci à eux.

Et merci à vous, mes lecteurs étrangers qui, pas moins d'une centaine d'entre vous me suivent chaque semaine et soutienne la France. Du fond du coeur, au nom de tous, Merci.

Ce chapitre est un grand chapitre dans le sens des paroles et de l'avancé de l'histoire. Ce chapitre va être très décisif sur la suite, et aura des répercussions sans précédent vous l'imaginez. Ce chapitre est donc, très important, je dirais même qu'il est capital pour l'intégralité de la fiction.
C'est pourquoi, je vous conseille de prendre votre temps pour le lire, parce qu'il est extrêmement important pour la suite, et j'espère qu'il vous plaira et changera les idées de beaucoup de personnes en ces heures sombres que traverse la France, et le monde entier.

Ce chapitre est décisif, et montre à quel point la solidarité est essentielle quand on va mal. Que ce soit en fiction ou en pleine réalité.


« Je connais mes limites, c'est pourquoi je vais au-delà. »
- Serge Gainsbourg


Les cauchemars et les anxiétés sont un quotidien désormais pour Blaine qui s'efforce malgré tout de tenir même si, il est pour lui récurrent de craquer en pleine nuit. Il avait également commencé sa thérapie avec Carole, et ça se passait plutôt bien pour des premiers jours. Mais il ne va toujours pas à McKinley. Plus de quinze jours maintenant que Blaine sèche les cours alors que dans une semaine, les examens pour l'obtention du diplôme feront leurs entrées dans les couloirs du lycée. Évidemment, Kurt très soucieux de la réussite de Blaine, s'efforce de lui faire rattraper chaque cours manqué et lui fait faire les mêmes contrôles qu'au lycée, histoire de voir son niveau avec la correction des professeurs. Blaine est toujours cet être totalement vulnérable malgré sa force de combattre ses démons. Tout laisse à croire qu'il se laisse aller où qu'il perd pied. Les week-ends chez son père sont atroces, et il hurle à chaque fois dans sa maison lorsqu'il entre dans les pièces où tout s'est déroulé. Blaine à perdu du poids et ses cernes prennent toute une large place de son regard et de ses joues. Il est épuisé et son état inquiète de plus en plus son entourage, notamment Kurt qui s'efforce d'être présent le plus pour lui.

- Hey… Réveille-toi…

- Mhm shhh !

- Blaine on doit y aller, c'est l'heure… Murmura Kurt au dessus de son épaule.

- Vas-y sans moi. Grommela Blaine sous les draps.

- Tu dois revenir, les examens sont proche Blaine, tu dois te lever et venir avec moi… Je sais que ce n'est pas simple mais tu dois, pour toi.

- Je t'ai dis, d'y aller sans moi, tu es sourd ? Marmonna Blaine contre les draps à nouveau.

- Je vais dans la salle de bain, prend ton temps mais bouge toi. Marmonna Kurt.

Se levant du lit en lui embrassant le creux du cou, il le laisse ainsi seul dans sa chambre. Blaine soupire bruyamment et fini par se retourner et s'étale sur tout le lit en fixant le plafond. Carole fini par entrer dans la chambre et regarde Blaine toujours affalé sur le lit et lui sourit simplement.

- Tu peux entrer. Marmonna Blaine.

- Je vois que tes marques partent peu à peu. Dit-elle en fixant le torse découvert de Blaine.

- Ouais ça va ça part… Dit-il simplement.

- Et dans le dos ?

- Je n'ai plus rien, c'est Kurt qui me l'a dit.

- Ok, géniale alors…

- Géniale ? Dit-il en riant. Ce ne sont pas les marques les plus terribles c'est ce qu'il y a la dedans… Dit-il en pointant son crâne.

Carole avala sa salive bruyamment tout en regardant le regard si sombre et si triste de Blaine alors que ça ne fait que seulement quelques minutes qu'il est éveillé.

- Chaque nuit, chaque fois que je retourne chez moi, chaque fois que je vois quelque chose qui est susceptible de… Tout ça me revient ok ? Même quand je baise Kurt, j'arrive à avoir des images. J'aurai préféré crever et que personne ne vienne me voir ce jour-là. Cracha Blaine.

Kurt se plaça devant lui, et son visage changea du tout au tout. Il a tout entendu dans les moindres détails. Kurt attrape alors ses vêtements et s'éclipse dans le couloir avec, partant les enfiler n'importe où, mais pas dans cette chambre. Carole regarde Blaine avec un air désespérer ne sachant pas comment réagir si ce n'est de lui faire la morale, mais il n'en sera que plus satisfait. Elle décide alors de quitter la chambre sans dire un mot pour rattraper Kurt, partit dans la chambre des parents.

- Kurt, tu es habillé ? Demanda Carole.

- Oui, tu peux entrer… Dit-il d'une voix tremblante.

- Est-ce-que…

- Si ça va ? Non. Dit-il les yeux rouges. Je ne supporte plus son comportement. Je ne tiens plus d'accord ? Il devient bipolaire à cause de tout ça, et je dois sans cesse faire attention aux moindres détails. Blaine reprenait des forces et en quelques jours tout ça lui est revenu et tout est repartit, je n'en peux plus Carole, je ne veux plus avoir à gérer tout ça.

- Qu'est-ce-que tu veux dire par là ? Demanda t-elle en écarquillant les yeux.

- Je ne veux plus de lui ici. Il s'abat, il ne fait rien pour changer, et avancer. Tu sais à quelle heure on se couche certains soirs ? Deux heures du matin car je lui fais cours, il comprend, il assimile, il est persévérant, mais c'est tout. Et quand on se fait plaisir, il dit avoir des images de ça ? Alors qu'il ne cesse de me demander si ça va, je réponds toujours que oui, et j'envoi la question à lui, et il me dit quoi ? Que lui aussi ça va très bien car mon sourire, et mes yeux, mon… Mon corps ok ? Tout ça…

- Je vois oui… Dit-elle avec un semblant de gêne.

- Si Blaine, ne veux plus faire d'effort, alors qu'il déguerpisse de ma maison, de ma chambre. Je ne veux plus avoir quelque chose en rapport avec lui. Dit-il très sérieusement.

- Est-ce-que tu le pen…

- Oui, je le pense Carole. Blaine doit partir. Tant qu'il ne me montrera pas qu'il veut avancer et affronter une bonne fois pour toutes, ses démons, je ne veux plus avoir affaire à lui.

- Et tu vas lui dire quand… ?

- Pas besoin, j'ai compris… Marmonna Blaine cyniquement.

Il avait tout entendu, il s'était levé presque en même temps pour venir s'excuser auprès de Kurt d'avoir dit ses paroles plus tôt, mais tout ça l'a refroidit et au fond, ça l'a anéantit. Blaine rebrousse alors chemin dans la chambre, jusqu'à se jeter sur le lit. Kurt ouvrit simplement sa bouche devant Carole qui hocha des épaules et quitte la pièce. Les dés sont lancés, et le choix de Kurt est désormais fatal. Kurt décide de toute manière à retourner dans sa chambre et fait son sac, puis ses yeux se posent sur le corps de Blaine caché sous les draps du lit.

- Blaine je…

- J'attends que Carole parte embaucher et elle me déposera chez moi. Je ne serais plus là à ton retour ce midi. Répondit-il simplement.

- Blaine je t'en supplie, regarde-moi… Dit-il tristement.

- Tu veux que je te regarde ? Alors vas-y regarde moi ! Hurla Blaine.

Ses yeux si gonflé et si rouges, ses yeux si humides et tremblantes. Un visage dévasté est tout ce que Kurt voit devant ses yeux, par sa faute. Blaine est de nouveau l'homme le plus vulnérable qu'il n'est jamais connu.

- Ne crois pas que ça me plait de faire ça…

- Alors pourquoi tu le fais hein ? Pourquoi tu niques tout comme ça ?

- Parce que tu crois que c'est simple pour moi de devoir vivre tout ça ? Je ne connaîtrai jamais ta douleur, et je ne pourrais jamais compatir au degré que tu voudrais, mais je compatis tout de même, car je t'aime et que…

- Tu m'aimes… Ria Blaine. Tu m'aimes au point de me foutre dehors ? Au point de rompre avec moi ? C'est ça que tu appelles… Aimer ?

- Blaine s'il te plait…

- Qu'est-ce-que tu attends de moi au juste hein ? Parce que… Je refuse ok ? Je refuse que ça se termine je ne veux pas, et tu… Tu n'en as aucun droit ! Dit-il en pointant toute la pièce autour de lui.

- Tu sais ce que j'attends de toi. Te ressaisir et te battre. Te battre pour nous et surtout pour toi. Je ne veux plus voir ce Blaine, dévasté et sans humeur. Tu mérites mieux comme vie, et tant que tu ne seras pas seul face à…

- Tu joues avec ma vie c'est ça ? Mais qu'elle genre de bâtard tu es… Dit-il avec un air totalement dégouté.

- Tu sais où sont les enregistrements, tu sais tout ce que j'attends de toi au fond. Tout ne dépend désormais plus que d'une personne, toi. Dit-il en partant de la chambre.

Blaine se lève brusquement du lit et se jette sur la rambarde alors que Kurt se trouve devant la porte d'entrée. Il se laisse tomber à genoux face à la rambarde.

- Si tu fais ça Kurt, je vais mourir, je me tuerai tu m'entends ? Je crèverai ! S'écria Blaine.

- Tu ne le feras pas. Car une fois seul, chez toi, tu comprendras tout le côté bénéfique que je t'offre en faisant ça… Dit-il simplement.

Kurt disparaît derrière la porte et un silence assourdissant résonna dans la maison jusqu'à ce que le bruit du moteur se fit entendre jusqu'à ne plus émettre. A cet instant, Blaine se mit à pleurer toutes les larmes de son corps ayant oublié le fait qu'il y avait encore quelqu'un dans la maison, Carole. Il retourne dans la chambre et se jette de nouveau sur le lit pour pleurer toutes les larmes de son corps, seule chose qu'il est capable de faire. Carole décide de le rejoindre peu après sans signaler sa présence.

- Blaine tu dois te préparer, je prends du service dans une heure…

- Je ne peux pas… Dit-il en pleurant.

- Hey… Blaine approche…

Il se jette volontairement dans ses bras. Carole sentit aussitôt les larmes chaudes coulaient contre son haut et surtout, le tremblement frappant de la mâchoire de Blaine contre elle. Il est totalement dévasté, bien plus qu'auparavant.

- Ce n'est pas un au revoir d'accord ? Il t'aime toujours ce n'est pas fini !

- Il l'a dit que si… Puis s'il… S'il… Pourquoi ? Pourquoi ?

- Il a besoin de respirer lui aussi… Tu sais, depuis tout ça Kurt ne voit que part toi, et il se démène pour toi à chaque instant. Il est très fatigué lui aussi, et il t'offre une chance de saisir l'opportunité qu'on te tend tous…

- Me foutre dehors alors que ma maison m'effraie c'est une opportunité ? Dit-il de nerf. Vous vous foutez de ma gueule ?

- Je vais te ramener chez toi, et je passerais chaque jour te voir pour la thérapie, tu as mon numéro je serai joignable dès que tu en auras le besoin, l'envie d'accord ? Et quand tu seras prêt, nous ferons ce que nous attendons tous de toi…

- Je… Je vais me préparé, faut pas être en retard pour le boulot… Dit-il en quittant son étreinte.

- Je t'attendrai en bas. Dit-elle en souriant.

Une fois seul, Blaine fini par s'habiller et regroupe toutes ses affaires et regarde le carde photo de lui et Kurt, il le baisse et éteint les lumières. Il descend alors avec son sac d'école et son sac d'affaires tout en ayant une mine dévasté. Chargeant le tout dans la voiture, ils prirent silencieusement la direction de Neely Road. Ils y arrivent d'ailleurs bien trop vite au goût de Blaine qui décharge le tout et regarde Carole se tenant devant son portail.

- Est-ce-que… Ça va aller ?

Fronçant simplement des sourcils, il se retourne et part en direction de sa maison sous les yeux quelques peu attristé de Carole qui le regarde rentrer dans sa maison et s'y enfermer à clés. Blaine laisse enfin jaillir toutes ses réelles émotions. La peur, le traumatisme, la tristesse, et un sentiment nouveau, celui d'un cœur brisé. Regagnant sa chambre sans regarder les autres pièces, Blaine se jette sur son lit et laisse sa crise d'angoisse le ronger peu à peu, puisque c'est la seule chose qu'il ne lui reste plus qu'à faire et à subir. Puisque cette maison n'est plus qu'angoisse, craintes, traumatisme et inconfortable à ses yeux. Comme un retour en arrière lorsque son père le frapper jusqu'à sang. Carole partit enfin de devant chez lui avec un grand pincement au cœur à l'idée de devoir le laisser là. Peut-être que Kurt a été trop loin…

Kurt qui été resté impartiale durant toute la matinée de cours, et qui cacha grandement son émotion à tous. Seule une personne arriva à lire dans ses yeux et dans son cerveau, Santana qui sentait depuis le début que quelque chose avait mal tourné. C'est à la pause repas qu'elle l'attrape dans le couloir.

- Hey, on va chez toi pour manger avec Blaine ? Souria Santana.

- Je n'ai pas faim. Dit-il simplement.

- Bah on peut quand même y aller pour lui tenir compagnie, non ?

- Non.

- Pourquoi ? S'étonna Santana.

- Parce que Blaine et moi, c'est « fini ». dit-il simplement.

- Wow, j'ai raté un épisode ou… ?

- Je craque d'accord ? Je…

Il s'arrête et regarde autour de lui toute l'affluence du lycée et décide de l'entraîner dehors. Ils se dirigent vers le Lima Bean, il y avait un petit moment qu'ils n'y avaient pas été. Ils s'y posent alors autour d'un café et d'une mini salade. Kurt posa sa main droite sur la table qui trembla de plus en plus sans pour autant pleurer.

- J'ai craqué, je ne supporte plus qu'il se laisse aller, donc j'ai posé un ultimatum en quelques sortes.

- En quelques sortes ? Wow mais quelle connerie tu viens de faire Kurt… Soupira Santana.

- Tu sais très bien comment est Blaine depuis son agression… Tu sais tout aussi bien comment moi je suis et je ne tiens plus du tout d'accord ? J'ai beau faire croire que… Je ne peux plus je suis épuisé, je manque de tombé partout où je vais, je m'endors quand je conduis… Je suis très fatigué par toute cette situation vois-tu, donc je tiens simplement à me reposer et à lui laisser la chance de s'en sortir.

- Car rompre est une chance ? S'acharna Santana. Mais tu es fou Kurt ! Ça va le tuer !

- Depuis quatre jours environs je le pousse à porter plainte auprès du commissariat du comté. Je lui fais la morale, je lui dis que même s'ils sont fils de… Ils ne sont pas immunisés. Mais il est effrayé. Les thérapies qu'il fait avec Carole sont excellentes, seulement il lui manque l'assurance pour revenir ici, et l'assurance pour vivre. Et tant que cette affaire ne sera pas entre les mains de la justice… Tout cela risque de le ronger. Il n'est pas à l'abri de se faire de nouveau piétiner. J'ai conscience… Laisse-moi finir s'il te plait, j'ai conscience de la gravité de mon acte et crois-moi j'en suis tout aussi dévasté car à l'heure qu'il est, il s'est sûrement tailladé les veines ou je ne sais quoi… J'ai très peur de tout ça… Mais tant que l'affaire ne sera pas entre les mains de la justice alors il court un grand danger.

- Kurt je ne te comprends donc pas… Tu le mets devant le fait accompli, aujourd'hui, au moment où il a le plus besoin de toi alors que…

- Santana… Je suis peut-être, aujourd'hui le plus ignoble des gars mais sans ça, Blaine ne trouvera pas la force de vaincre ses peurs et d'aller au commissariat.

- Tu es sérieux là ? Tu le mets dans un gouffre, il va sombrer Kurt !

- Non Santana, car je sais qu'il veut s'en sortir au fond. Et si, rompre enfin… Si oui, rompre peut lui permettre de réaliser ce que j'ai tenté pour lui, et le font revenir à la réalité alors… Ce sera réussi.

- Dans le cas contraire ? Lâcha Santana.

- Je m'en tiendrai pour responsable toute ma vie… Soupira Kurt.

- Je ne comprends quand même pas ton geste Kurt… Tu craques ok mais…

- Je craque tout simplement et j'espère que voir que j'ai des limites… Lui fera comprendre certaines choses enfin bref… Dit-il en gardant ses larmes dans ses yeux.

- Il y a tellement d'autres méthodes que de vous infligez une telle souffrance… Soupira tristement Santana.

- Je ne peux plus reculer désormais, tout ne dépend que de lui Santana… De lui… Murmura Kurt baissant la tête.

- Mais pourquoi, ok tu dis que c'est pour… Mais, n'aurait pas tu dis ça sur le coup de la colère ? Demanda Santana.

- Je ne sais pas… Je ne sais plus, je ne veux qu'une chose… Qu'il avance et aille mieux désormais. Avec ou sans moi. Ce sera son choix.

- Bah laisse-moi te dire ce que j'en pense. Tu viens de faire la plus grosse connerie de toute ta vie !

- Ça c'est dit… Marmonna cyniquement Kurt.

- Je suis très honnête, Blaine à besoin de toi à chaque instant, surtout en ce moment. Tu le dégages de chez toi alors que tu sais comment sont ses crises quand il est chez lui… Tu sais que tu le jettes dans la gueule du loup là et tu sais que ce sera horrible pour lui. Tu sais qu'au final c'est lui et lui seul qui en subira les conséquences, et pourtant tu t'obstines à le faire souffrir de cette manière ! Tu es juste ignoble tu ne t'en rends même pas compte à quel point en faisant ça tu le perdras pour toujours. Dit-elle en se levant.

- Santana, où tu vas ?

- Voir la personne qui a réellement besoin d'une présence. Lâcha Santana.

- Et les cours ?

- Depuis quand les cours sont plus importants qu'une personne qui vient d'avoir le cœur briser ? Tu peux me le dire ?

C'est sur ces mots que Santana laisse Kurt en plan qui se laisse abattre sur la table du café. Au fond, elle n'a en aucun cas tord. Santana est extérieur à toute cette histoire, elle est sûrement la mieux placé pour en parler et en juger, ou pas, ou si… Ce qui est certain c'est sa détermination à voir Blaine. Prenant le premier bus en direction du quartier de Blaine, Santana y monta sans hésitation jusqu'à ce rendre au domicile de Blaine plusieurs minutes plus tard. Une fois devant ce grand portail noir elle prit une inspiration et sonna. Un temps d'arrêt s'effectue et un portail s'ouvrit, se refermant aussitôt son passage dans la cours. Santana marcha donc lentement jusqu'à la porte d'entrée sous le perron et frappa à nouveau. Lorsqu'elle entre elle entendit de la musique venant de la chambre. Un bruit de guitare qui l'attraie et l'entraîne dans la chambre sur un Blaine avachit sur le bord de ses fauteuils jouant de la guitare et une chanson sublime…

I'm lyin' here on the floor where you left me
I think I took too much
I'm crying here, what have you done?
I thought it would be fun

Santana prit place alors sur l'autre fauteuil et l'observe jouer, elle observe plutôt ses phalanges rouges, sûrement qu'elles ont frappé dans un mur un peu plus tôt se dit-elle tout en essayant de rester impartiale.

I can't stay on your life support, there's a shortage in the switch,
I can't stay on your morphine, cuz its making me itch
I said I tried to call the nurse again but shes being a little bitch,
I think I'll get outta here, where I can…

Son regard rencontre le temps de quelques seconds celui de Blaine qui la regarde attentivement. Tout est si pesant dans cette pièce, les souvenirs, les sentiments, la situation, et surtout en ce moment, la chanson qui est lourde, bien trop lourde aux yeux de Santana.

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you're just like a pill
Instead of makin' me better, you keep makin' me ill
You keep makin' me ill

Le rythme de la musique allant plus vite, Santana reconnu alors le refrain, un passage aussi très émouvant, puisque la voix de Blaine dérailla quelque peu sans toute fois gêner la musique, mais c'est en tout cas un fait qui donne à cette musique son air triste et larmoyant.

I haven't moved from the spot where you left me
This must be a bad trip
All of the other pills, they were different
Maybe I should get some help

I can't stay on your life support, there's a shortage in the switch,
I can't stay on your morphine, cuz its making me itch
I said I tried to call the nurse again but shes being a little bitch,
I think I'll get outta here, where I can…

Souriant pour éviter de lui faire rate son petit moment, Santana l'observe agréablement faisant mine de ne rien savoir, ou de ne rien vouloir faire savoir. Parce que dans ses yeux elle lit la tristesse et l'abattement du jeune homme qu'elle admire tant…

…Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you're just like a pill
Instead of makin' me better, you keep makin' me ill
You keep makin' me ill…

I can't stay on your life support, there's a shortage in the switch,
I can't stay on your morphine, cuz its making me itch
I said I tried to call the nurse again but shes being a little bitch,
I think I'll get outta here, where I can…

Les larmes de Blaine commencent enfin à couler le long de ses si belles joues pourtant. Santana reste pour autant assise en face de lui et le regarde pleurer alors qu'il entame les deux derniers refrains de la musique. Les deux derniers moments qu'il s'essaie de réussir du mieux qu'il ne le peut, hélas…

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you're just like a pill
Instead of makin' me better, you keep makin' me ill
You keep makin' me ill

Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you're just like a pill
Instead of makin' me better, you keep makin' me ill
You keep makin' me ill

Continuant d'exercer les cordes de sa guitare, Blaine finit par la poser sur son lit et se lance dans les bras de Santana. Les larmes coulent alors en abondance et ses tremblements et grognements de frustration, de tristesse, d'effondrement sont si lourd pour elle qu'elle pleure avec lui tout en le rassurant, essayer du moins.

- Kuh… Kurt… Il… Il…

- Shhh… C'est bon, tais-toi d'accord ? Dit-elle en retenant son émotion. Ça va aller Blaine, je te le promets… Ça va aller… Dit-elle en caressant son crâne.

Restant plusieurs minutes debout à s'enlacer, ils finissent enfin par prendre place sur le lit de Blaine, poussant la guitare et Santana se coucha alors au côté de Blaine dont les pleurs ne cessent d'émettre. Tellement de culpabilité l'envahissait, que Santana s'en tordit l'estomac parce que Blaine se rend malade par la faute de Kurt qui ne se rend pas compte de la gravité de la situation.

- Pourquoi Santana hein ? Je ne peux pas ce n'est pas…

- Blaine calme-toi d'accord ? On va discuter mais d'abord tu dois te calmer…

- J'y… J'y arrive pas c'est trop dur… Dit-il en se collant à elle.

- Respire, et expire et tu ne fais rien d'autre jusqu'à ce que ça aille mieux d'accord ? J'ai tout mon temps, alors prend le temps toi aussi.

- D'acc… D'accord… Dit-il en bégayant par émotion.

Il finit par faire ce que Santana l lui dit et reprit peu à peu son souffle et sa sérénité, avec toute fois beaucoup de difficultés, mais Blaine y arrive, parce qu'il n'est pas seul. Santana est avec lui et fait tout pour le rassurer alors que rien n'est simple en ce moment. Mais la sensation de ne rien comprendre est toujours prédominante. Il ouvre les yeux après plusieurs minutes à se calmer et regarde Santana lui sourire agréablement.

- Qu'est-ce-que je dois faire Santana pour qu'il revienne vers moi ?

- Déjà tu dois te ressaisir Blaine…

- C'est trop tôt, je ne peux pas je… Je ne peux pas… Dit-il en craquant de nouveau.

- Si ton amour est si grand et s'il est si important à tes yeux, tu trouveras la force de faire ce que tu dois faire.

- Mais qu'est-ce-que je dois faire putain…

- Tu le sais au fond de toi, et je sais que tu y arriveras. Parce que tu n'es pas quelqu'un d'ordinaire, tu es une personne très forte malgré tout. Tu y arriveras, j'en suis certaine. Tu es capable de tout Blaine. Souria Santana essuyant ses larmes du bout des doigts.

- Mon père il… Il rentre que dans trois jours…

- Tu as peur ? Demanda Santana.

Il acquiesce, et Santana le serre à nouveau dans ses bras. Seul Santana et son père ne sont pas au courant des détails de l'agression. Carole l'a su peu après le moment de bon qu'il a eu, et c'est aussi peu après que tout est revenu et à favoriser sa déchéance. Il se redresse et il entraîne donc Santana au salon et lui montre la ou il était avec un grand sang froid.

- C'est là qu'ils m'ont cogné pour obtenir ce qu'ils voulaient… Qu'ils m'ont brûlé aussi…

- Ils t'ont…

- Dans la laverie en haut… C'est la pièce où je n'ai jamais pu retourner. Je ne peux plus monter à l'étage même. C'est trop, dur… Le garage c'est limite… Soupira Blaine.

- On ne t'y force pas à y aller, de toute façon…

- Mais pour mon linge comment je vais faire pendant que mon père il… Il…

- Je viendrais ou, si Carole passe, elle ira d'accord ? Souria Santana.

- Ok… Dit-il avec soupirant bruyamment.

Ils retournent s'installer dans sa chambre et restent silencieux durant un long instant. Peut-être qu'au fond c'est préférable de ne rien dire. Santana finit par se lever et le regarde sous son air dépourvu de sentiments. Elle lui fait une dernière accolade.

- Ça va aller, je te le promets Blaine. Tout s'arrangera…

- Merci d'être passé, ça me touche… Santana… Soupira Blaine.

- On se voit très vite. N'hésite surtout pas, si tu as un quelconque problème, je rapplique.

Le laissant ainsi, Santana repart chez elle en prenant le bus après avoir séché toute l'après-midi de cours. Durant les jours qui trépasse. Kurt alla de mal en pire. Le fait de ne plus dormir avec Blaine et de devoir s'efforcer de vivre à présent sans lui, sans entrer en communication avec lui le rende totalement malade. La culpabilité est le sentiment qui l'envahit énormément, même si Carole passa chez Blaine chaque jour, elle n'en dit rien sous motif…

- Cela ne te regarde plus Kurt. Dit-elle si simplement.

- Tu ne peux pas me dire ça Carole, j'ai besoin de tout savoir, j'ai besoin de savoir s'il va bien !

- Comme quelqu'un qui s'est fait plaqué et vie un chacun d'amour Kurt. Sauf que tu ajoutes à cela toute la souffrance de son actuel présent et tu obtiens ce qu'il est.

- Est-ce-qu'il à prévu de faire sa plainte ?

- Je n'en sais rien nous n'en avons pas parlé.

- Carole arrête de me…

- Bon Kurt ça suffit, stop c'est clair ? Blaine par ci, Blaine par là. Je te rappelle que c'est toi qui l'a mit dehors en le plaquant lâchement. Donc maintenant stop, tu l'as plaqué ? Fais avec et avance, c'est de ta faute si tu ne sais plus rien de lui désormais. S'énerva son père.

- Ok… On est tous contre moi dans cette baraque ? Je vois…

- Tu nous as fais chier pour accepter ce gamin, tu as tout fais pour contredire mes règles et me faire plier dans ton sens et aujourd'hui tu oses agir ainsi ? Croyais-tu réellement que nous allions prendre cette rupture avec joie ? Après tout ce que ce gamin à fait pour mon garage, dans cette famille et ce que nous faisions pour lui tu crois sincèrement qu'on allait admettre tout ça ? Cracha son père.

Rebroussant chemin, Kurt fini par s'enfermer dans sa chambre et s'allonge sur son lit, puisque c'est sa seule distraction avec son blog, comme avant… Un peu plus tard, une notification Skype attire son attention et accepte donc l'appel de Santana.

- Hey, ça va ?

- Et toi ? Dit-il.

- Je vais voir Blaine tout à l'heure, je vais essayer de le conduire au commissariat.

- Tu… Tu vas vraiment faire ça ?

- Il m'a envoyé un message… L'histoire est assez longue, est-ce-que tu as un peu de temps à m'accorder ? Demanda la jeune femme.

- Oui, oui vas-y je t'écoute évidemment, je… Oui.

- Voilà, hier soir après que Carole soit parti, Blaine m'a téléphone en larme, donc je me suis déplacé et j'ai cru qu'il avait recommencé, mais en faite non c'est juste qu'il s'était fait mal en se nettoyant les points de sutures et donc ça avait ressaigner et il paniqué…

- Oh mon Dieu… S'exclama Kurt devenant pâle.

- Tout est rentré dans l'ordre en faisant un pansement et en nettoyant comme il faut. Il a finit par se calmer, signe qu'il tentera rien pouvant le mettre en danger, donc c'est assez positif malgré tout. Et ce matin, il m'a envoyé un message… Je voulais te le dire mais c'est assez complexe donc j'ai préféré attendre que tu rentres et de savoir si Carole t'avait parlé de lui ?

- Pas du tout, depuis que je ne suis plus officiellement avec lui, je ne suis plus au courant de quoi que ce soit… Soupira Kurt. Je regrette, je regrette mon acte… Soupira Kurt à nouveau.

- Du coup, je vais te lire son message, ok ?

- Ok…

- Alors… Depuis que je suis chez moi tout est si vide dans ma tête, tout est si confus… Mais s'il y a une chose à laquelle je suis certain, c'est de comprendre pourquoi je me retrouve aujourd'hui, seul. C'est que j'ai failli. J'ai failli à mes objectifs, à nos objectifs avec Kurt. Je ne sais pas si un jour lui et moi nous serons de nouveau ensemble, mais je peux te garantir que passé soixante douze heures seul sans vraiment dormir te fait réfléchir très rapidement. Je ne peux m'endormir sereinement de peur qu'on revienne me faire du mal mais cette fois-ci sans me laisser le plaisir de vivre me hante à chaque instant. Chaque craquement de plancher, des murs, du plafond à cause de l'âge de la maison me fait très peur… Je ne peux plus vivre ainsi, parce que j'ai trouvé un foyer stable et des gens qui ont toujours fait de moi quelqu'un de meilleurs, meilleurs que je ne l'aurais imaginé. Aujourd'hui, je peux être sûr de ce que je veux. Et ce que je veux, c'est ce que tout le monde souhaite- que j'aille mieux. J'ai décidé, par amour pour Kurt, et pour moi-même de tout dire le plus rapidement possible au poste de police de Lima. Parce que c'est la seule et unique chance pour moi de vivre avec sérénité. Parce que même si après ça, on me fait à nouveau du mal ou pire encore, qu'on me tue… Ils paieront aussitôt pour tout ça. Je ne saurais te dire si Kurt m'aime encore, mais si c'est le cas, j'espère qu'il voudra toujours de moi malgré que je sois l'un des pires êtres de ce monde… J'ai besoin de toi Santana, sans toi, je ne pourrais pas aller au poste. Et s'il te plait, ne dis rien de tout ça à Kurt… Car au fond de moi, je ne crois pas qu'il mérite de m'avoir… Je dois juste faire ça pour eux, car ils ont toujours été présents pour moi dans mes moments les plus sombres, surtout lui… - Voilà…

- Wow… Euh… Je reviens… Marmonna Kurt.

- Ne te cache pas pour pleurer, tes yeux sont assez rouges, je sais très bien ce que ce texte t'a fait. Puisque moi-même j'en ai versé des larmes quand je l'ai lu, puis putain il m'a pris une longue lignée de bulle sur mon iPhone ! Ria Santana.

- Donc tu vas le conduire au poste de police ? Demanda tristement Kurt.

- C'est un fait oui. Mais j'ai une proposition à te faire qui, je crois tu ne devrais pas refuser, pour lui comme pour toi.

- Une proposition ? Demanda Kurt.

- Je ne vais pas tarder à partir pour le prendre et le conduire au centre-ville. Tu as les clés de chez lui il me semble. Je pense que ce serait bon pour lui que tu lui réserves une surprise. Être là à son retour car il aura besoin de toi plus que jamais. Il va être filmé, ils vont lui pousser à sortir des détails des plus intimes. Tout va être analysé, et je n'aurais pas la force que toi tu as pour ces moments là. Déplora Santana.

- Tu me proposes de me cacher dans sa maison… Pour être là… ? Demanda Kurt vraisemblablement perturbé.

- Oui, c'est exactement ça. Kurt cette histoire doit avoir son terme et c'est le seul moment. Je ne te demande pas de coucher avec lui, de toute façon il sera psychologiquement incapable. Mais d'être présent pour lui comme un ami par exemple vois-tu ?

- Je…

- C'est simple, je pars là. Tu as donc au moins une heure pour réfléchir, après quoi ce sera trop tard. Si tu aimes Blaine plus que tout au monde, fait le déplacement et laisser vous du temps. C'est tout ce que je te demande, fait ça pour lui. Et après vous aviserez ensemble de ce que vous deviendrez. Réfléchit Kurt… Soupira Santana.

- Je…

Pas vraiment eu le temps de répondre que Santana mit fin à l'appel Skype. Kurt est totalement troublé et ne sait plus du tout quoi faire, puisque le temps est compté, puisque tout est une question de minutes désormais. Il décide de descendre regarder la télévision avec son père dans un premier tout en restant tout de même très soucieux et en pleine réflexion avec lui-même pour cela. Tout est une question d'envie également, et de volonté. Parce que sa présence changera les choses, et elles redeviendront ce que ce fut autre fois, il n'y a pas vraiment si longtemps. Son ère voyait parfaitement bien que quelque chose le tracasse mais n'en dit rien. Kurt se lève et retourne dans sa chambre pour enfiler un manteau. Lorsqu'il descend son père l'interpelle.

- Où tu vas ?

- Faire ce que j'aurai du faire plus tôt. Dit-il simplement.

- Une minute, tu vas où ? Insista son père.

- Retrouver la personne qui à le plus besoin de moi. Dit-il en partant.

Prenant sa voiture et faisant un lourd détour s'imaginant bien que Santana et Blaine ne sont pas encore partis. Kurt se rend un peu plus loin, vers l'endroit où repose les ruines de la maison dans laquelle Blaine se rendait avec Cooper, cette cabane que Kurt à découvert il y a plusieurs mois de ça. Il attend encore et toujours alors qu'il voit une voiture sortir au loin de la résidence de Blaine. Une voiture sombre et petite qui correspond au véhicule de Santana. Pas de doute c'est bien eux. Il attend que la voiture ne soit plus qu'une brume au loin pour s'engager à nouveau sur la route et entre dans le jardin tout en ouvrant portail et garage pour se cacher. De là il désactive l'alarme et se renferme dans la maison pour y attendre patiemment, impatiemment le retour de Blaine, un retour qu'il appréhende d'ores et déjà. Le temps va être long, et Blaine fait le tour de cette maison en se souvenant de l'éprouvante douleur que Blaine à subi dans presque chacune des pièces, ce qui lui donna la nausée.

Blaine lui resta silencieux et très anxieux durant son trajet avec Santana. Une main de la jeune femme vient alors se poser sur sa cuisse et serre sa main afin de lui porter un certain réconfort et une assurance pour affronter les forces de l'ordre dans ce qu'il s'apprête à dire, puisque ce sera plus dur qu'il ne peut l'imaginer.

- Tout va bien se passer Blaine, si tu veux on peut faire demi-tour il n'est pas trop tard…

- Non, Santana on doit… Je dois le faire… Je dois le faire, ne faisons surtout pas demi-tour, s'il te plait continuons. Je veux en finir. Dit-il en tenant dans son autre main les enregistrements.

- Alors je continue ? Dit-elle en souriant.

- Continue. Dit-il en soupirant.

- Tu sais Blaine, on sera tous fier de toi quand tu sortiras de là. Les bilans médicaux que tu as avec toi, les enregistrements, tout prouve que tu ne mens pas et que tes preuves sont concrètes. Ils paieront. Je te le promets ça aussi.

- Tu ne promets pas un peu trop ? Souria niaisement Blaine.

- Je ne promets que quand je sais que c'est réalisable et possible donc.

- Merci pour tout ce que tu fais Santana, ça me touche énormément sache-le… Dit-il en soupirant.

- Pas de quoi…

La voiture continue son trajet jusqu'au poste de police centrale de Lima, Ohio. Santana se gare à l'intérieur, sous le parking souterrain du commissariat. Blaine expira bruyamment et Santana détacha sa ceinture en se tournant vers lui. Elle descend et vient le chercher et le serre fortement dans ses bras. Ensemble ils marchent jusqu'à l'accueil et Blaine prend enfin la parole.

- Je suis Blaine Anderson et je viens pour déposer une plainte pour harcèlement morale, acharnement, chantages, et agression physiques et moraux contre trois personnes. Dit-il si cyniquement mais avec un grand courage.

- Très bien, l'inspecteur va venir vers vous. Un instant.

Ils s'installent sur des chaises, et ils se lèvent rapidement devant un homme de couleur. Lui serrant la main Blaine s'avance et s'arrête en se retournant vers Santana.

- Tu… Tu… Tu ne viens pas ? Demanda Blaine apeuré.

- J'ai fais mon job, te conduire ici, dans un lieu sur ou tu seras écoutés. A toi de faire le reste, je ne sors pas d'ici promis.

- Mais je…

- Blaine, vas-y je serais là à ton retour. Dit-elle en souriant.

- Vous venez Monsieur Anderson ? S'exclama l'Inspecteur.

Le suivant ils s'installent dans une salle avec une caméra comme ce qui était au fond prévu. Blaine déposa en face de lui ses rapports médicaux ainsi que les clés USB devant l'Inspecteur qui observent le tout. Il regarde dans un premier temps les rapports médicaux et lève les yeux vers Blaine.

- Pouvez-vous, retirer votre chemise ?

Il acquiesce et se lève, déboutonnant sa chemise et l'écarte et montre son torse affichant encore des hématomes et brulures, bien moins marqué évidemment mais toujours un peu présente. Il se reboutonne et se réinstalle dans sa chaise. Le rapport médicale ne ment pas l'inspecteur l'entre alors dans son rapport et l'interrogatoire commence.

- Parlez-moi du début vous le voulez bien ?

- Tout… ?

- Tout. Le plus de détails possibles. Exigea l'Inspecteur.

- Tout ça à commencé quand je suis arrivé dans l'école de Westerville, la Dalton Academy…

Blaine n'oubli aucun détail et ses mains tremblantes attire l'homme qui voit bien que tout cela ne peut qu'être une affirmation, une réalité. Malgré que Blaine garde son sang froid, plus il s'approche de l'agression, plus son humeur devient changeante. Les histoires de trafics sont passés à la trappe même si l'inspecteur l'a notifié, ce n'est pas ce qui est retenu. Blaine commença à pleurer et pointe les clés USB du doigt.

- Vous voulez qu'on les écoute ?

- Boire… Vous plait… Dit-il en pleurant.

- Ça vient oui.

L'eau arriva quasi aussitôt et les enregistrements se firent entendre dans la pièce et Blaine pleura encore plus mais en silence. Les paroles d'Hunter, de Sebastian et les quelques mots d'Azimio le mette dans un état violent. L'inspecteur décide de s'en arrêter là pour les écoutes. Et il se replonge dans les questions.

- J'écouterai ces bandes sons seul, elles sont très importantes pour votre affaire en tout cas. Dîtes-moi maintenant comment ces coups sont arrivés.

- C'était il y a… Plusieurs jours, plusieurs semaines maintenant et… J'étais chez moi… Ku…Kurt…

- Le garçon qu'on entend sur les bandes et prend ta défense ?

- Oui Kurt… Hummel !

- D'accord… Dit-il en notant le nom. Poursuit.

- Il devait me voir car on s'était pas vu depuis longtemps et… Je croyais qu'il été arrivé plus tôt parce que il travaillait et que Santana avait passé la journée avec moi…

- La fille qui t'a conduit ici ?

- Oui… Et… Je croyais que c'était Kurt ! Pleura Blaine.

- Il s'est passé quoi ensuite ? Dis moi Blaine on à bientôt finit.

- Ils m'ont poussé et ils m'ont… Ils m'ont tapé… Bruler… Trainé et… Ils m'ont aussi…

- Fais du mal sexuellement ?

- Oui dans la laverie à l'étage… Dit-il en hurlant de douleur. Tout ça parce que j'ai jamais voulu retourner dans leur chantages et ils m'ont forcé à vider mon compte sur un compte à l'étranger pour eux…

- C'est bon j'ai ce qu'il me faut, maintenant ce que tu dois faire c'est voir un psy et…

- C'est fait Monsieur et… Je fais des cauchemars et… J'ai peur qu'ils reviennent… Car ils sont fils du Gouverneur et l'autre du Pentagone… J'ai peur que leurs pères fassent tout pour ne pas les voir juger… J'ai peur qu'ils recommencent…

- Je comprends, mais nous allons mettre une patrouille devant le domicile et…

- Non ! Je ne veux rien, je veux juste dormir et vivre sereinement…

- Nous avons ce qu'il nous faut et les enregistrements audios ainsi que des captures d'écrans nous en donnent assez. Nous aurions juste besoin du numéro de compte sur lequelle nous pourrons voir le virement et remonté jusqu'à eux éventuellement.

- Je… Mon amie vous donnera ça demain… Dit-il.

- Très bien, en tout cas sachez Monsieur Anderson que vous avez fait du bon boulot en nous parlant de tout ça, les preuves que vous avez qu'elles soient médicales et audio montre bien que ces gamins sont en faute et je constate l'impact que cela à eu pour vous. Son père ne sera pas en charge du dossier vous en avez ma parole. Bon courage Monsieur Anderson. Dit-il en tendant sa main.

- Merci… Dit-il en la serrant sans force.

- On se revoit très bientôt, je vous recontacte.

Blaine quitte alors le bureau et rejoint Santana qui été au téléphone et raccroche subitement. Santana se lève alors et Blaine se jette dans ses bras en expirant bruyamment. Les mains de Santana vinrent alors dan son dos et le caresse doucement.

- Tu as fais tout ce que tu pouvais, je suis très fière de toi Blaine. Tu peux l'être toi aussi. Dit-elle dans son oreille.

- Partons d'ici, s'il te plait… Demanda Blaine.

- Rentrons oui. Rentrons. Dit-elle en prenant sa main.

Ensemble, ils sortent du poste de police et durant son trajet il décide de téléphoner à son père et tombe sur sa messagerie, oubliant qu'à cette heure, il est sur la route pour regagner son hôtel. Il soupire et se résout à lui laisser un message sur sa boîte vocale après le bip sonore.

- C'est moi… Je… Je sors du poste de police. J'ai… Porté plainte contre eux, je l'ai fais Papa… J'ai hâte que tu rentres car j'ai besoin de toi… Je t'aime… ? Dit-il en raccrochant.

Cet appel, ternit quelque peu l'ambiance dans la voiture mais Santana observe et constate que Blaine est mieux. Il est simplement libre enfin et il sait maintenant que quelque chose sera fait pour tout ça. Qu'ils finiront par payer.

- J'ai cité ton nom. Dit-il simplement.

- Géniale je voulais te posé la question, comme ça ils pourront m'interroger aussi. Et ça ne fera que t'aider. Dit-elle en souriant.

- J'ai donné le nom du Glee Club aussi… Et de la famille de Kurt.

- Plus il y a de noms, mieux c'est crois-moi. Tu as fais tout ce qu'il fallait Blaine, tu vas pouvoir dormir un peu plus sereinement, je te le promets.

- Tu crois que Kurt voudra à nouveau de moi maintenant ? Demanda tristement Blaine.

- Je ne sais pas, tu lui téléphoneras quand on sera rentré d'accord ?

- Ouais, si j'en ai la force… Soupira Blaine.

- Pourquoi ne l'aurais-tu pas ?

- Je ne sais pas… Souffla Blaine.

- Et si tu me disais comment tu te sens maintenant ?

- Mieux ? Je respire enfin ? Même si ça ne changera pas les choses avant plusieurs semaines, ça fait tellement du bien…

- Contente de le savoir… Souria Santana.

- J'ai Carole qui m'a téléphoné vu qu'elle savait qu'on se voyait se voir…

- Tu lui as dis ? Demanda Blaine.

- Elle est fière de toi, Burt aussi. Répondit-elle simplement.

- Et… Kurt ?

- Il était chez Rachel elle m'a dit.

- Oh… Ok… Soupira Blaine.

- On est bientôt arrivé. Souria Santana.

Pendant ce temps, Kurt lui attendait avec grande impatience, et l'appel de Santana qui s'est rapidement terminer lui permet d'évaluer le temps d'attente restants. Ce n'est qu'une question de minute et le silence de cette grande maison est effrayant. Durant tout ce temps Kurt s'est imaginé l'atrocités des scènes qui se sont déroulés dans cette maison et c'était comme s'il y était et ne pouvait rien faire, c'était tout simplement atroces. A quelques minutes d'arriver Santana lui envoie un message en conduisant et Blaine part aussitôt à l'étage se cacher alors qu'il entend au loin une voiture arriver. Le mécanisme du portail s'ouvre devant la citadine noire et ils entrent dans la propriété fermant le portail au même moment. Kurt enclenche l'alarme et remonte à l'étage et n'en bouge plus. Blaine lui resta dans la voiture un long moment sans pouvoir réellement bouger. Tout est si nouveau et brusque dans sa vie à cet instant précis. Il l'a tout simplement fait. Il vient d'affronter sa plus grande peur, l'aveu et la plainte. Il descend et s'allume une cigarette en proposant une à Santana qui la décline.

- Tu prends bien ton temps à rentrer… S'exclama Santana.

- J'ai besoin de respirer un air frais avant de remettre les pieds dans cette maison. Dit-il en guise de justification.

- Dis-toi Blaine que ce qui s'est passé appartient au passé et que plus jamais il ne t'arrivera ça. Dans un mois maintenant tu t'envoleras pour Los Angeles, Lima ne te pourchassera pas. L'Ohio sera loin. Dit-elle en souriant.

- Tu as raison, ouais. Dit-il en expulsant la fumée de sa cigarette.

Blaine reste dehors avec elle jusqu'à finir sa cigarette et la jette sur les cailloux de l'entrée, puis il entre dans sa maison et déclenche l'alarme, puis s'enferme à clé dans sa maison avec elle. Pensant être seul. Santana prit un soda et émit l'excuse de devoir voir Brittany pour s'échapper. Blaine la raccompagne alors sur le perron et l'enlace amicalement.

- Merci pour tout ce que tu fais pour moi Santana Lopez.

- Bonne soirée Blaine Anderson. Dit-elle avec un franc sourire.

- Une soirée seul… Yiha ! Dit-il en s'amusant.

Il la regarde partir au loin et se renferme à nouveau allant dans sa chambre. Là-bas il attrape une partition et piano et l'enregistre dans un adaptateur électronique branché à son clavier et il attrape sa guitare et se fait un petit concert pour lui seul.

I wish today it will rain all day
Maybe that will kinda make the pain go away And life was nothing but an awful song

D'une voix RAP, Blaine chantonne avec son piano jouant tout seul, Kurt interpeller par la musique décident de choisir ce moment pour descendre de l'escalier sans faire de bruit et se poste dans le couloir et écoute Blaine jouer.

They got their guns out aiming at me
But I become near when they aiming at me…

Me, me, me against them
Me against enemies, me against friends
Somehow they both seem to become one
A sea full of sharks and they all smell blood
They start coming and I start rising
Must be surprising, I'm just surmising

I win, thrive, soar, higher, higher, higher
More fire

Sainte Marie, mère de Dieu. Blaine est si parfait en chantant du RAP, la guitare, le piano mais surtout sa voix c'est si beau. Qui aurait pu penser que le RAP ne lui serait qu'un bonus, personne pas Kurt en tout cas. Toutes ces paroles si tragique et si proche d'une réalité émeut Kurt qui entre dans la chambre sans se faire remarquer et observe Blaine se donner en spectacle.

Paint they own pictures, then they crop me in
But I will remain where the top begins
Sometimes silence can seem so loud

'Cause I am not a word, I am not a line
I am not a girl that can ever be defined

I hear the criticism loud and clear
That is how I know that the time is near
See we become alive in a time of fear
And I ain't got no motherfreaking time to spare
Cry my eyes out for days upon days
Such a heavy burden placed upon me

But when you go hard your nay's become yea's
Yankee Stadium with Jay's and Kanye's…

Blaine s'arrêta subitement en voyant la présence de Kurt ici-même. Il posa sa guitare et éteignit le piano par la même occasion et il se frotte les yeux. Non Blaine ne rêve pas, Kurt est bel et bien présent avec lui.

- Kurt tu… Tu… Tu es vraiment là ? Demanda Blaine.

- En chair et en os. Santana m'a tout dit donc je suis venu.

- Mais comment tu as fais tout est…

- J'ai mon trousseau ne l'oubli pas. Souria Kurt.

- Donc tu… Tu es venu car tu sais…

- Et que j'ai envie de te parler, j'ai fais une énorme connerie et je m'en suis rendu compte dès l'instant même où j'ai passé ma première nuit sans toi. je ne suis personne pour t'infliger un tel ultimatum et mettre un terme à nous de cette manière c'est immature et égoïste.

- J'ai souffert de tout ça…

- Je sais Blaine et je m'en excuse sincèrement… C'est Santana qui m'a tout dit, et m'a lu ton roman qui lui a spammer son écran d'iPhone par la même occasion…

- Ouais il est long. Ria Blaine se mordant la lèvre.

Ils restèrent dans cette pièce un long moment sans se parler. Blaine tourna en rond pendant que Kurt se posa sur un fauteuil rouge. Rapidement il fut rejoint par Blaine qui se plaça en face de lui et il prit ses mains pour les embrasser. Kurt le regarde bizarrement mais n'en réagit tout de même pas.

- J'ai fais tout ça car je t'aime du plus profond de mon âme et que tu m'as montré la vérité, que la vie est un combat ouais… Mais que seul, c'est impossible. Tu es mon gardien, l'homme qui détient mon cœur et mes forces. Si je ne t'ai pas je suis vulnérable. Tu es la personne dont j'ai le plus besoin dans ma vie et je ne veux pas que ça se termine… Car tu es Kurt… L'homme que j'aime plus que tout dans ce stupide monde, et que je ne veux pas vivre sans toi… Puis merde…

Soupirant bruyamment, Blaine s'approche alors de Kurt et l'embrasse fougueusement. Kurt écarquilla les yeux avant de se laisser guider par la langue désireuse de nicher à l'intérieur de la bouche de Kurt. Parce que l'envie est commune et que c'était une sensation qui leur manquer, ils se laissent aller dans un simple baiser auquel Blaine mit rapidement faim.

- Désolé… On est plus ensemble et moi je te…

- Tu as dis quoi ?

- On est plus ensemble…

- Car tu crois que je suis ici en simple ami ? Souria Kurt.

- Tu veux dire que…

- Que toi et moi ça ne s'arrête pas, on continu. Je ne veux que toi moi aussi, pour l'instant c'est toi et ça me convient amplement.

- Santana le savait que tu étais là en gros…

- Bah oui ? Elle a fait exprès de partir hein… Souria Kurt.

- Pour toi, pour qu'on soit rien que nous deux… Marmonna Blaine.

- Et parce que je refuse que tu passes une nuit ici. Pas sans moi et pas aujourd'hui.

- Pourquoi ?

- Car… J'ai tout vu, j'ai pendant tout ce temps à t'attendre, j'ai eu le temps de faire voir à mon cerveau ce qui s'est passé. Tes détails étaient si horribles que… J'ai tout entendu, j'ai tout vu Blaine… Crois moi je comprends ton calvaire et ta peur, je suis venu ici pour dire que je suis extrêmement fier de toi d'avoir tout dit à la police mais surtout pour te récupérer et te sortir de cette maison. Je ne veux pas que tu passes une nuit ici tu m'entends ?

- Tu veux vraiment qu'on retourne chez… Chez toi ? Demanda faiblement Blaine.

- C'est aussi chez toi Blaine. Mon père m'a engueulé et m'a fait la morale à ton sujet. C'est mal ce que j'ai fais et je m'en excuse… Je regrette Blaine, je veux me rattraper…

- Tu as juste eu besoin de souffler, ça se comprends… Soupira Blaine caressant sa joue.

- Non ! Je ne voulais pas au fond, j'étais juste énervé, je n'ai pas pensé ce que je disais. Je ne veux que toi qu'importent ton humeur et ta santé morale et physique. Je ne veux qu'une chose c'est de t'avoir à mes côtés.

- C'est magnifique ce que tu me dis là Kurt… Dit-il en souriant agréablement.

- Ton sourire est magnifique. Souria Kurt à son tour.

- C'est parce que je t'aime. Dit-il rapidement.

- Moi aussi, je t'aime. Souria Kurt.

Ils s'installent sur son lit et s'allongent simplement, Blaine se laisse caresser la tignasse en ayant son crâne sur l'abdomen de Kurt et contemple le plafond de cet ancien salon de musique. Silencieux et dans une ambiance idyllique, quasiment parfaite, ils décident de se lever et de réunir quelques affaires à Blaine.

- Donc on y va ? On rentre à la maison ? Souria Kurt.

- Tout ne dépend que de toi…

- De toi, Blaine. De toi et toi seul.

- Allons-y. Dit-il en baissant la tête.

Partant dans le garage, Kurt sortit la voiture tandis que Blaine se chargea de l'alarme et de tout ce qui va à côté, puis rejoint Kurt dans la voiture. Ensembles ils partent finalement voir un film au cinéma, diffusant un film faisant beaucoup parler de lui en ce moment. Un drama. Lucy. Un film d'un célèbre producteur français dont ils ne se souviennent plus du nom. C'est après ce film qu'ils décident enfin de rentrer chez Kurt. Il faisait nuit noire et les garçons s'embrassent sur le perron alors qu'un brouillard gagna de plus en plus.

- Tu es si magnifique Kurt… Murmura Blaine.

- Allez, rentrons, je suis fatigué… Marmonna Kurt, tout souriant.

Lorsqu'ils rentrent Burt arriva en trompe et lorsqu'il vit Blaine il s'arrêta. Et il comprit tout. Carole, elle, souriait simplement à l'idée de voir la main de Blaine dans celle de Kurt. Kurt entraîna Blaine dans la cuisine et prirent quelques gâteaux qu'ils amènent à l'étage et grignotent devant un épisode d'une série américaine qu'ils regardent sur son ordinateur, comme si rien ne s'était passé et qu'ils ont toujours été ensembles, sans griefs.

- Ça va ? Demanda Kurt.

- Pourquoi tu me demandes ? S'étonna Blaine.

- Répond moi simplement, s'il te plait.

- Je crois que je peux dire que oui, ça va. Mieux. Souria timidement Blaine.

- J'ai tellement pensé à mal une fois que tu étais parti, si tu savais à quel point je m'en suis voulu… Soupira Kurt.

- Tu sais, je me suis même demandé si un jour on se reparlerait et surtout, est-ce-que notre collocation à Los Angeles aurait toujours été d'actualité… Soupira tristement Blaine.

- D'ailleurs nous allons devoir faire vite pour un appartement, et préparer nos affaires, car les examens c'est dès mardi. Souria Kurt.

- Tu crois que je peux y arriver avec toutes mes absences ?

- Tu es prêt, tu as la volonté alors il n'y a aucune raison pour que tu puisses te planté et raté tes examens et ainsi, ne pas obtenir le diplôme. Tu en as la capacité j'en suis persuadé. Souria Kurt se resserrant contre lui.

Ils firent silence durant tout le reste de l'épisode et enchaîne avec le second diffusée sur la télévision. La fatigue n'étant pas vraiment présente au point de les endormir, ils décident de faire un jeu sur l'ordinateur. Le même jeu de guerre que la dernière fois et cette fois, c'est un Kurt très déterminé qui s'adonne au jeu, un moment plaisant et amusant qui dure et perdure. Kurt s'efforce de jouer et de réussir tout simplement pour Blaine et essayer de se pardonner d'avoir été odieux et égoïste dernièrement. C'est une partie assez bruyante et mouvementé.

- Tu crois vraiment pouvoir gagner ? Ria Blaine.

- Tu sous-estime ma capacité à gérer ma partie Blainey… Grogna Kurt.

- Ce qui est chiant, c'est que je sais où tu es… Souria Kurt.

- Quoi ? Impossible ! S'exclama Blaine.

- Met-toi nu et je ne te tire pas dessus. Ria Kurt.

- Pardon ? Tu crois vraiment que j'ai envie de rire… Putain tu m'as tué !

- Bah… Oui. Je t'avais prévenu hélas tu ne veux pas m'écouter, c'est tragique… Déplora avec humour, Kurt.

- Tu es vraiment ignoble Kurt. Crois moi tu es une peste !

- Une peste ? Tu me tues… Ria Kurt.

- J'ai envie qu'on fasse quelque chose Kurt. Mais rien de sexuelle je te préviens. Dit-il en posant la manette.

- Mhm, je t'écoute dis-moi. Marmonna Kurt éteignant le jeu.

- J'aimerai que toi et moi on sorte. Maintenant.

- Mais il fait nuit et… Même si on arrive en été, il fait froid quoi…

- Je sais Kurt mais j'aimerai que nous allions nous promener au parc à côté de ta maison, histoire de respirer l'air frais et… Être au calme. Se justifia Blaine.

- Mais ici, nous sommes au calme voyons enfin je ne vois pas de problème au fait de sortir mais…

- Alors ne te pose pas de questions et allons-y ? S'il te plait Blaine, même si ce n'est que pour dix minutes, allons-y. Souffla Blaine.

- Bon très bien… Soupira Kurt en roulant des yeux. Je vais me mettre une tenue pour ne pas avoir froid. Fais de même j'ai ça dans mon armoire…

- Ma veste en cuir me suffira. Souria Blaine.

- Comme tu veux.

Descendant les escaliers, Blaine attendit Kurt au pied de l'escalier et regarde les pièces du séjour éteinte, seul la lumière de l'escalier résonnent dans la maison. Kurt en sortit peu après et descend silencieusement les marches jusqu'à prendre la main de Blaine qui se tend face à lui. Ensemble ils quittent la maison et marche doucement dans un silence parfait vers l'extérieur et se trimballent dans les rues du quartier résidentiel de Kurt quelque peu flous par son brouillard. Tout est si calme et si reposant.

- C'est reposant… Murmura Kurt déposant sa tête contre l'épaule de Blaine.

- C'est pour cette raison que je souhaitai qu'on fasse cette balade, car ça repose et après tout ce que j'ai du surmonté ce jour… J'avais besoin de m'évader à l'extérieur. S'expliqua Blaine.

- C'est un endroit calme finalement mon quartier en pleine nuit. Ria Kurt.

- Tous les quartiers sont aussi calme la nuit, certains sont justes à éviter car des gens y font des choses pas vraiment glorifiant et qu'il est préférable de ne jamais voir.

- C'est-à-dire ? Demanda Kurt.

- Certains se piquent, d'autres picolent, et d'autres agressent les gens. La base d'une ville quoi. Dit-il si naturellement.

- Wow, tu me sors ça d'un naturel que ça m'effraie… Comment tu fais pour me dire tout ça là, comme ça… Sans avoir un frisson ?

- Parce que ton quartier n'est pas comme ça donc ça ne risque rien. Souria Blaine.

- On est bientôt arrivé sinon ? Soupira Kurt.

- Oui, ne t'en fais pas. Je sais que c'est difficile pour toi de te repérer dans ce brouillard mais nous ne sommes pas perdus fais moi confiance, nous y… Sommes Voilà ! Ria Blaine.

- Déjà ?

- Bah en même temps… On ne marche pas comme des vieux de quatre vingt ans hein…

- Et on est censé faire quoi sur ce banc ?

- Observer le ciel tout en étant l'un contre l'autre et contempler ce calme divin de la nuit. Répondit simplement Blaine en se collant à Kurt.

- Oh…

- Quoi ? Je t'ai fais mal ? S'exclama Blaine sur la défensive.

- Non, non tu es… Tu es chaud… Dit-il avec un grognement de satisfaction.

- Oh, tu veux peut-être ma veste en plus ?

- Non ça va, mais serre-moi contre toi s'il te plait… Demanda simplement Kurt.

- Tout ce que tu voudras Kurtsy… Murmura Blaine au creux de son oreille.

Il attrape alors Kurt et le serre plus fortement encore dans ses bras et dépose son menton contre l'épaule de Kurt et le caresse rapidement pour ne pas qu'il attrape froid. Kurt lui frisonne de plaisir et d'une attention idéale dans un tel moment. De la romance sous une nuit sombre et remplis de brume formant des nuages de brouillard, si exquis. Ils restèrent là, un long moment sans échanger quoi que ce soit.

- Dors-tu ? Demanda Blaine.

- Non… Je me dis juste que j'ai failli manquer ça…

- Tu aurais manqué ça si on ne s'était pas éloigné quelques jours. Avoua Blaine. Un mal pour un bien.

- Crois-tu ? Demanda Kurt vraisemblablement peu convaincu.

- Certain. Sans cette altercation si je puis dire, nous n'aurions pas fais tout ça ce soir. Et je n'aurai certainement jamais été au poste de police dire la vérité.

- Si tu le dis… Murmura avec un soupir, Kurt.

- J'en suis formelle Kurt. Tu m'as aidé, tu as souffert et moi aussi, mais au fond tu avais vu juste. Tu as toujours eu juste sur toute la ligne et une fois encore tu ne t'ai pas trompé car tu savais ce que tu faisais. Tu savais parfaitement tout même si c'état douloureux. Et puis, ce n'était que l'histoire de quelques jours hein ? Souria Blaine.

- Quelques jours affreux. Cracha Kurt.

- N'y pensons plus et tout ira parfaitement bien Kurt… Soupira Blaine.

- Je t'aime tellement… Murmura Kurt.

- Je sais… Moi aussi, je t'aime… Murmura à son tour Blaine.

- On peut rentrer ? Je suis mort de fatigue… Bailla Kurt.

- Ok, allons-y. Tu veux que je te porte ?

- Non, je peux encore marcher ça va, ne t'inquiètes pas autant. Souria Kurt.

- Très bien alors, allons-y ? Doucement, calmement ? Proposa Blaine.

- C'est parti, à nous le retour sous les douze coups de minuit… Souria Kurt.

- Oh bah tient ! Ria Blaine.

- Je n'ai pas fais exprès en plus.

- Je sais. Souria Blaine prenant sa main.

Alors que les douze coups de minuit retentissent dans tout Lima, les garçons rentrent silencieusement jusqu'au domicile des Hummel Hudson à quelques pas de là. Poussant la porte, Blaine la ferme à clé alors que Kurt gravit les marches, rapidement suivit par Blaine qui, une fois dans la chambre, déshabille Kurt et le regarde s'allonger et lui fait un rapide et furtif streap tease qui le fait rire de joie et d'envie. Mais une fois le dos tourné, pour poser ses affaires, et le temps de se retourner. Kurt n'était plus là. Dormant d'ores et déjà alors que cette journée fut éprouvante, certes mais également magnifique. Blaine alla dans la salle de ban et défait ses bandages qu'il soigne et regarde les points de sutures de ses poignets tomber un à un. Certains restent, d'autres partent en majorité. Il décide alors de ne plus les cacher et de faire avec car au fond, ils seront tellement mieux à respirer. Il revient et se glisse dans le lit au côté de Kurt sans pour autant faire de bruit.

- Qu'est-ce-que tu faisais… Marmonna Kurt.

- Je dégageais mes poignets des bandages.

- Je peux… toucher ?

- Effleure si tu veux mais n'appui pas.

- Tes poignets m'ont manqué… Murmura Kurt d'une voix quasi inaudible, s'endormant à nouveau.

- Fais de beaux rêves, Kurt Elizabeth Hummel… Murmura Blaine, lui embrassant l'épaule.

Eteignant la lampe de chevet, Blaine se colla à nouveau auprès de Kurt et son érection tapa contre ses fesses provocant un grognement sortant de Kurt, profondément endormit. Blaine lui s'écarta de Kurt pour éviter d'éjaculer dans son boxer et revient vers lui une fois l'envie partit. Respirant le doux parfum de Kurt et sentir enfin le corps de celui qui lui est chère contre lui. Lui qui était si loin, il y a bientôt un an de croire que vivre une telle relation été possible. A qui la vie n'a jamais été clémente. Il s'endort à son tour en étant serein, même si au fond rien n'est encore gagner. Entre les examens du diplôme, l'appartement et maintenant le côté justice, il va devoir affronter les dernières étapes qui sont souvent, les plus épuisantes. Mais Blaine est enfin prêt à combattre.