Bonjour à tous!
Tout d'abord merci pour toutes vos review! J'ai pu constater que le dernier chapitre a fait sensation. Malheureusement il va y avoir un peu moins d'action dans celui-ci mais j'espère qu'il vous plaira tout autant!
Bonne lecture à tous!
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Les Ténèbres lui vont si bien
Chapitre 20: Sur de nouvelles bases.
Le tourbillon dans lequel était emporté Harry cessa brusquement. Ses pieds touchèrent à nouveau la terre ferme et ne put garder son équilibre que grâce au corps pressé contre le sien. Il garda cependant les yeux fermés voulant prolonger son sentiment de sécurité. Le brouhaha ambiant finit par franchir la barrière de son cerveau et il se résigna à regarder autour de lui. Il le regretta presque immédiatement en croisant les regards méfiants, dubitatifs voire goguenards de certains mangemorts. La voix de Voldemort le sorti de ses pensées avant qu'il ne commence à paniquer.
- Vous avez fait du bon travail aujourd'hui. Je ne vous demanderai rien de plus aujourd'hui alors allez vous reposer et vous soigner. McNair et Goyle, je veux un état détaillé de nos pertes et des blessés pour la réunion dans une heure. Prévenez les autres.
Les deux hommes inclinèrent la tête avant de se diriger vers l'endroit où avait commencé à s'amasser quelques blessés. Mais malgré les paroles de leur Lord peut de mangemorts se décidaient à quitter les lieux pour aller trouver le repos. Ils semblaient attendre autre chose, les raisons de la présence d'un de leurs pires ennemis dans le château par exemple. Mais de toute évidence leur chef n'avait pas encore l'intention d'aborder le sujet.
- Fenrir.
Harry regarda l'homme qu'il avait côtoyé pendant un mois s'approcher. Il ne l'avait jamais vu comme ça. Le Fenrir Greyback jovial et moqueur de cet été avait fait place à un homme fatigué, le visage marqué par l'inquiétude.
- Comment va-t-elle? Demanda le Lord.
- Je ne sais pas. Les médicomages viennent juste de l'amener. Je n'ai pas encore de nouvelles.
- Préviens-moi dès qu'il y aura du nouveau.
Harry n'écoutait déjà plus les deux hommes, il se souvenait de ce qu'il avait vu avant de transplanner. Fenrir portant Gabrielle inconsciente dans ses bras. Était-ce d'elle dont-ils parlaient? Était-elle gravement blessée? Harry voulu demander au loup-garou si la jeune fille allait bien mais en relevant la tête tout ce qu'il put voir fut l'homme disparaissant dans un couloir.
- Suis-moi.
Le ton bien que relativement doux était sans réplique. Harry dû renoncer à son envie de prendre des nouvelles de son amie pour suivre son ancien amant. Ce dernier l'entraina à sa suite un bras fermement placé contre son dos pour le guider. L'homme le conduisit à travers d'innombrables couloirs et escaliers. Voldemort finit par s'arrêter devant une porte finement sculptée. Il l'ouvrit et se décala sur le côté pour laisser passer le jeune homme.
Harry entra doucement dans ce qui s'avéra être un petit salon très clair et élégamment décoré. Sur le mur de droite se trouvait une cheminée autour de laquelle se trouvaient un canapé et deux fauteuils dont Harry ne doutaient pas qu'ils étaient très confortables. En face se trouvait une grande baie vitrée donnant sur une terrasse. Et à gauche il y avait une autre porte fermée. La pièce lui rappelait étrangement la chambre qu'il avait occupé pendant l'été en plus grand.
- Assieds-toi.
Harry sursauta légèrement mais alla tout de même s'assoir dans le canapé mal à l'aise. Voldemort l'y suivit à s'assit à son tour. Un silence s'installa aucun d'eux ne sachant réellement comment engager la discussion qu'ils savaient tout deux inévitable.
- Harry.
Le jeune homme le regarda incertain.
- Tu n'as pas à t'inquiéter. Tu ne seras pas traité comme la dernière fois. Tu es ici en tant qu'invité.
- Je crois me souvenir que cet été aussi j'étais un « invité » selon vos propres termes.
Voldemort se permit un sourire. Harry redevenait ce jeune homme impertinent dont il avait l'habitude. Il n'était pas habitué aux grandes effusions de sentiments.
- Je vois que tu as retrouvé ton mordant habituel. Nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses.
Harry croisa les bras un peu renfrogné.
- Très bien, je vous écoute.
- Tout d'abord tu vas t'installer des ces appartements.
- Pourquoi pas ceux de la dernière fois? S'étonna-t-il.
- Ceux-ci sont plus grands. Et à coté de mes propres appartements.
Sans pouvoir s'en empêché Harry se mit à rougir. Voyant cela Voldemort se mit à rire doucement.
- Je te l'ai déjà dit, tu ne seras traité comme la dernière fois. Je ne ferai rien sans ton accord. Néanmoins tu portes mon enfant et…
Harry le regarda étonné. Est-ce que Voldemort avait l'air gêné?
- Et…?
- Et ta présence ne m'est pas désagréable. Bien au contraire.
- Oh…
Harry ne savait pas quoi dire, ni même comment réagir. Il se rappelait des paroles de Gabrielle lui disant que Voldemort tenait à lui. L'homme ne l'avait pas vraiment confirmé mais à sa manière avait quand même avoué l'apprécier. Il ne l'avait pas fait de façon très élégante mais sans doute qu'il faudrait plus de temps pour que chacun d'eux soit près pour ça.
Ennuyé par le silence un peu pesant qui s'était installé, Voldemort se décida à changer rapidement de sujet. Il ne voulait s'appesantir plus que nécessaire sur ce terrain glissant et il y avait encore beaucoup de points sensibles dont ils devaient encore discuter.
- Comme Gabrielle te l'a surement dit, ma priorité est de vous mettre toi et notre enfant en sécurité. Tu peux ne pas me faire confiance, tu en as tous les droits, mais je suis sincère. Ton sort m'importe et je ne tolèrerai pas qu'il te soit fait du mal.
- Alors vous ne voulez que l'enfant? Qu'est-ce qu'il va se passer quand il sera né? Vous me tuerez?
- Non. Je te l'ai dit tu n'as rien à craindre de moi tant que tu n'essaie pas de me trahir. Nous ne sommes pas forcés d'être ennemis. Plus maintenant.
Le jeune homme fronça des sourcils à ces derniers mots. De toute évidence quelque chose lui échappait.
- Que voulez-vous dire? Pourquoi plus maintenant?
Voldemort sembla hésiter quelques secondes avant de se lancer.
- Chaton. Commença-t-il reprenant sans s'en rendre compte le surnom qu'il avait donné au jeune homme. Je crois savoir que Dumbledore t'as déjà parlé d'une prophétie.
- Oui…
- Que dit-elle?
- Je…
- Parles sans crainte. Il y deux mois j'ai attaqué la maison de ce vieux fou et je connais le contenu de cette prophétie.
- Alors pourquoi me la demander?
- Pour savoir ce qu'il t'a dit et à quel point c'est différent de la vérité.
Harry se mordit les lèvres. Il en avait assez des mensonges de son ancien mentor. Cette fameuse prophétie le condamnant à un combat à mort était-elle aussi un stratagème du vieil homme pour mieux servir ses propres intérêts? Il voulait savoir et en même tant redoutait ce qu'il pourrait apprendre.
- Le Pr Dumbledore m'a montré la prophétie dans sa pensine. Elle disait que celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres allait arriver, qu'il serait marqué comme son égal et qu'ils devraient se battre jusqu'à ce que l'un d'eux meure de la main de l'autre.
Voldemort resta pensif. Comme il s'en doutait Dumbledore avait passé sous silence une partie bien précise et embarrassante de la prophétie. Il ne voulait sûrement pas que son cher poulain puisse ne serai-ce imaginer rejoindre l'autre camp.
- Voilà qui diffère de ce que j'ai découvert.
Harry fixa son regard au sol.
- Dites-moi. Dit-il d'une voix tremblante.
Voldemort sortit sa baguette magique. Il murmura une formule entre ses dents et une pensive apparu sur la table basse. Il passa ensuite la baguette sur la surface du liquide et qui vibra doucement avant qu'une voix grave et féminine ne s'élève dans la pièce.
« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche
Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié
Et sera né lorsque mourra le septième mois
Mais un lien indestructible les liera
Et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal
Ils devront alors faire un choix
S'unir dans un même destin
Chacun devenant l'âme-sœur de l'autre
Et ensemble ils deviendront invincibles
Ou choisir de se combattre
Et l'un devra mourir de la main de l'autre
Car aucun d'eux ne pourra vivre tant que l'autre survivra »
Voldemort observa attentivement le plus jeune. Il avait la tête baissée cachant au mage noir son expression. Mais les larmes le long de ses joues, elles, n'échappèrent pas à son regard.
« Alors même pour ça il m'a menti. » Pensa Harry abattu. « Quand je pense à toutes ces fois où il m'a regardé droit dans les yeux en me jurant qu'il compatissait. Je le revoie avec son air bienveillant alors qu'en fait tout n'était que mensonge. Comme il devait bien rire de ma stupide loyauté envers lui. J'avais le choix mais il a décidé pour moi et surtout pour lui-même. »
Harry tenta un regard vers Voldemort. L'homme avait un visage inexpressif. Harry ne voyait ni moquerie, ni compassion son attitude et étrangement il lui en était reconnaissant.
« C'est vrai quand j'y pense, Voldemort a toujours été le seul qui ne m'a jamais menti. Il a toujours joué franc jeux avec moi. Quand il disait vouloir me tuer, me faire souffrir. Ce qu'il voulait il ne me l'a pas caché. Comme maintenant. »
Il repensa à la prophétie qu'il venait d'entendre. 'S'unir dans un même destin.' 'Chacun devenant l'âme-sœur de l'autre.' Ces paroles le troublaient plus qu'il ne voulait bien se l'admettre.
« Ça voudrait donc dire que Voldemort et moi sommes des âmes-sœur. C'est tellement irréaliste que j'ai du mal à y croire. Et pourtant Dumbledore y croit puisque qu'il a tout fait pour que cette partie soit oubliée. Voldemort aussi y croit sinon il ne me l'aurait pas révélé, il ne m'aurait pas proposé dans ses propres termes de rester auprès de lui. »
Harry se sentait bêtement heureux. Il avait toujours attendu de pouvoir avoir une véritable famille. Il avait espéré que ça arriverait lorsqu'il avait rencontré Sirius, son parrain, un second père pour lui. Avant que Bellatrix Lestrange ne décide d'y mettre son grain de sel et tue son propre cousin. Alors Harry avait rabattu ses sentiments sur les Weasley, il avait fait sa petite place dans cette famille mais quelque chose manquait. Et voilà qu'il attendait contre toute attente un enfant et que Voldemort avouait à demi-mot envisager une relation avec lui. Il n'osait y croire.
Mais il restait une ombre au tableau. Voldemort avait beau dire ne plus vouloir le tuer, il n'en restait pas moins un assassin. Il pouvait pardonner la disparition de ses parents, il lui faudrait du temps mais si l'homme s'y prenait correctement il le pourrait. Mais il y avait toujours cette guerre qu'il ne comprenait pas. Gabrielle avait parlé des idéaux de Voldemort mais ne s'était pas appesantie sur le sujet.
- Pourquoi vous vous battez?
- Que veux-tu dire?
- Cette guerre. Pourquoi vous battre?
- Mais pour le pouvoir. Je veux diriger ce pays.
Harry fronça les sourcils. Était-ce vraiment tout? Voldemort du voir sa perplexité car il se décida à s'expliquer plus en détail.
- Tu sais chaton, Dumbledore et moi nous battons pour obtenir la même chose.
- Le Pr Dumbledore n'est pas le premier ministre.
- Mais dans l'ombre il tire les ficèles. La plupart des membres du ministère font plus allégeance à ce vieux fou qu'aux dirigeants du pays. Si je parvenais à prendre le pouvoir il perdrait toute son influence. Quand à toutes les réformes que je veux engager il ne veut surement pas en entendre parler.
- Quel genre de réformes? Demanda Harry.
- Trouves-tu normal que les sorciers vivent cacher des moldus?
- Mais vous voulez tuer les moldus!
Voldemort se mit à rire.
- Si je faisais ça il ne resterait plus beaucoup de monde dans ce pays. Ce que je veux c'est que les moldus connaissent l'existence des sorciers et qu'il reconnaisse notre supériorité.
- C'est très arrogant de penser ça.
- Tu trouves? Ne sommes-nous pas plus puissant que les moldus?
- Si mais…
Harry ne savait pas trop quoi dire. C'est vrai qu'il n'avait jamais vraiment réfléchit à ce genre de choses. Les moldus vivaient d'un côté, les sorciers de l'autre et devaient rester cachés. Il ne s'était jamais demandé si c'était une bonne chose ou non.
- Les moldus détruisent tout autour d'eux. Continua Voldemort. Ils s'étendent sans limite détruisant les sanctuaires des créatures magiques, celles-là même qui me rejoignent dans mon combat pour que je les protège.
- Mais vous tuez des innocents.
- C'est la guerre chaton. L'Ordre du Phoenix a lui aussi pas mal de sang sur les mains et pas seulement celui de mes fidèles. Il y a des pertes et des dérapages de tous les coté. C'est le prix à payer pour reconstruire le pays sur de meilleures bases.
- Mais je croyais…
Harry était perdu. Tout ce qu'il entendait était l'exact opposé de tout ce qu'on lui avait dit jusqu'alors.
- Tu pensais que je voulais exterminer tous ceux qui ne sont pas issus de familles de sorciers?
Devant le silence du jeune homme, Voldemort compris qu'il avait visé juste.
- Je n'aime pas beaucoup les moldus c'est vrai. Et préférer les sorciers de sang purs m'a permis d'attirer à ma causes des familles fortunées, ce qui cela va s'en dire est indispensable pour mener à bien une telle guerre. Mais comme je te l'ai dit je n'ai pas l'intention d'éradiquer les moldus ou d'empêcher leurs enfants sorciers d'avoir un enseignement magique. Toi et moi savons parfaitement qu'il n'est pas nécessaire d'être un de ces sang pur pour devenir un puissant sorcier n'est-ce pas?
Harry sourit en entendant cela. Lui et Voldemort étaient des sangs mêlés et ne s'en portaient pas plus mal.
- Je ne peux pas vraiment plus te parler de mes intentions pour ce pays. Je crois que seul le temps pourra te montrer réellement ce que je suis et pourquoi je me bats. Pour le moment tu devrais te reposer, je dois y aller. J'ai une réunion qui m'attend.
Le jeune homme se contenta d'hocher de la tête alors que l'autre homme ressortait sa baguette pour faire disparaitre sa pensine.
- Je repasserai te voir plus tard, quand tu auras pris le temps de bien réfléchir à tout ce que tu viens d'apprendre. Si tu as besoin de quoi que ce soit tu n'as qu'à appeler un elfe.
- Merci.
Voldemort ne sut pas si le garçon le remerciait pour son improbable gentillesse à son égard ou pour les révélations qu'il lui avait fait. Peut-être les deux. Mais il ne le demanda pas, ce n'était pas vraiment important.
- Une dernière chose avant que je parte. Après la réunion je t'enverrai quelqu'un pour vérifier ton état de santé.
Harry allait ouvrir la bouche pour protester mais Voldemort le devança.
- Je sais que tu n'es pas blessé mais tu es enceint. Je ne doute pas des compétences et de l'intégrité de l'infirmière de Poudlard. De plus Gabrielle m'a assuré que l'enfant allait bien. Mais tu comprendras que je préférerais qu'un véritable médicomage acquis à ma cause t'examine. J'aimerai que ce soit fait le plus tôt possible.
- D'accord…
- Peut être voudrais-tu que je t'envoie quelqu'un que tu connaisses déjà? Fenrir par exemple?
- Ça ira très bien.
Une fois cette question réglée Voldemort sorti. Harry avait besoin de calme et de solitude maintenant. Il devait se retrouver seul avec lui-même un moment pour comprendre ce qu'il lui arrivait et décider de son avenir le plus sereinement possible.
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L'air était tendu dans le bureau directorial de Poudlard. Le Pr Snape, le Pr MacGonnagall, Rémus Lupin, Maugrey FolOeil, Ron Weasley et Hermione Granger étaient rassemblés autour du bureau. Installé dans son fauteuil Albus Dumbledore fixait gravement l'assemblée présente.
- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il vient de se passer? S'impatienta Maugrey d'un ton bourru.
- Vous l'avez bien vu, Maugrey. Harry a été enlevé. Répondit Minerva les larmes aux yeux.
- Enlevé? J'ai plutôt eu l'impression très nette que Potter s'est laissé embarquer sans résistance. Rétorqua l'auror.
- Qu'est-ce que vous insinuez? S'énerva immédiatement Rémus. Qu'Harry a suivi Voldemort de son plein gré? Qu'il est un traitre?
- Je sais ce que j'ai vu, mais si vous avez une meilleure explication je vous écoute.
- Rémus calmez-vous! S'écria Minerva en se plaçant entre Maugrey et le loup-garou énervé. Nous ne règlerons rien comme ça.
Rémus se rassit au grand soulagement de la femme.
- Je ne peux moi non plus croire que Mr Potter soit partit avec ce monstre de son plein gré. Le rassura-t-elle.
- Néanmoins, il l'a fait. Intervint Albus Dumbledore.
- Albus!
- Ce n'est que la vérité Minerva. Assura-t-il gravement
- Comment est-ce possible?
- Harry était fragile ces derniers temps. Cette jeune fille qui l'a aidé à s'enfuir est certainement une mangemort, elle en aura profiter pour embrouiller l'esprit d'Harry et le pousser à rejoindre son ennemi. Nous n'avons après tout aucunes certitudes quant à l'état psychique de ce garçon au moment de l'attaque, sans doute était-il sous l'emprise d'une potion ou d'un sort.
- Mon dieu. Souffla Minerva.
- Mais qui est-elle? Demanda Rémus.
- Veuillez répondre Severus, c'est une de vos élèves.
Tous les regards se tournèrent vers le Pr Snape qui resta de marbre.
- Elle s'appelle Gabrielle Spencer, septième année. Dans l'ensemble une très bonne élève. Elle n'a jamais eu de problèmes à l'école. Je ne l'ai jamais vu au château Salazar et le Seigneur des Ténèbres ni aucun mangemort n'en a jamais parlé.
- Ce pourrait-il que ce soit ce fameux espion que nous recherchions? Demanda le directeur.
- C'est bien possible monsieur.
- Attendez. Intervint Rémus. Quel espion?
Albus soupira défaitiste.
- Depuis la rentrée un espion de Tom présent à Poudlard l'informait sur l'état d'Harry avant même que Severus ne le fasse. Nous recherchions activement son identité depuis lors.
- Et je suppose que vous ne l'avez pas trouvé étant donné les derniers évènements. Lâcha Maugrey en direction de Severus. Maintenant l'élu se trouve entre les mains de Voldemort.
- Il suffit. Intervint une nouvelle fois Albus. L'heure n'est pas à nous accuser les uns les autres. Je suis le premier responsable de cette situation. La sécurité d'Harry aurait dû être ma priorité et même deux fois plus suite à son enlèvement cet été. J'ai été négligeant de croire que Tom ne pourrait pas l'atteindre à Poudlard. Mais pour le moment nous devons nous concentrer à récupérer Harry des mains de nos ennemis.
- Est-il seulement encore en vie? S'interrogea à voix haute FolOeil.
- Je pense qu'il l'est.
- Vraiment? Demanda Rémus plein d'espoir.
- Si le but de Tom avait été de tuer Harry, il aurait pu le faire à Pré-au-lard. Je pense que son but est tout autre.
Minerva fut la première à comprendre ce qu'insinuait le vieil homme.
- Oh mon dieu! Vous pensez qu'il veut cet enfant. Mais pourquoi?
- Il y a une possibilité pour que Tom en soit le père.
Un silence de plomb s'abattit dans le bureau. Minerva et Rémus étaient effondrés en imaginant ce qui avait pu arriver à Harry entre les mains de Voldemort et ce qu'il allait encore lui faire maintenant qu'il l'avait récupéré. Albus se tourna finalement vers Ron et Hermione qui n'avaient été que spectateurs depuis le début mais qui allaient maintenant devoir s'expliquer.
- Peut être que vous pourriez nous donner quelques explications. Je me suis aperçu que vous aviez eu un différend avec Harry ces derniers jours. Y a-t-il quelque chose que nous devrions savoir?
- Oui monsieur. Répondit faiblement Hermione.
- Nous vous écoutons.
- Je… nous nous sommes disputés avec Harry. Quand il a dit ne se souvenir de rien après avoir pris l'antidote, nous ne l'avons pas cru et avons fini par le pousser à parler. Et…
- Qu'a-t-il dit? L'encouragea leur directrice de maison.
- Que le père de son enfant c'était…V-Vol-de-m-mort.
- C'est là que vous vous êtes disputés? Demanda le vieil homme ignorant les exclamations défaites de Minerva et Rémus.
- Non. Intervint Ron. On était ses amis. On pensait qu'il avait été forcé mais…
- Harry nous a avoué que non. Termina la jeune fille.
- C'était trop pour nous alors on est partit.
- C'est impossible! S'insurgea Rémus. Harry n'a pas pu dire ça. Êtes-vous sûr d'avoir bien compris?
- Je suis désolée. Pleura Hermione. C'est-ce qu'il nous a dit. Qu'il était seul, qu'il avait besoin de quelqu'un, qu'il l'avait laissé faire.
- Non! Je ne peux pas le croire!
La chaise de Rémus tomba à la renverse au sol. L'homme se tenait debout rigide, partagé entre la colère et le désespoir. Il ne pouvait tout simplement l'admettre. Harry était le fils de ses meilleurs amis. Comment ce garçon aurait-il pu s'abandonner dans les bras de celui qui avait tué ses parents? Il n'en pouvait plus, ses sens de loup-garou et sa raison lui disaient que Ron et Hermione ne mentaient pas mais son cœur ne pouvait se résoudre à y croire. Il avait envie de crier sur quelqu'un, de trouver un coupable. Mais il n'y avait personne à accuser dans cette pièce. Contrairement à ce que pensait Albus tous les membres de l'Ordre étaient responsables de la sécurité d'Harry, s'il avait été enlevé en premier lieux lui-même était responsable. Si Harry était à nouveau entre les mains de Voldemort il était aussi responsable. Quand il avait appris qu'Harry avait été enlevé il n'avait rien fait, il n'était pas allé voir son ancien élève, il avait tout laissé à la charge d'Albus. Il avait laissé à un autre le soin de protéger le fils et filleul de ces meilleurs amis. Quand à Ron et Hermione il pouvait comprendre leur action même si en laissant Harry ils avaient laissé le champ libre à Voldemort. Serait-il resté lui-même auprès du jeune homme s'il lui avait avoué la vérité? Il en doutait.
C'est un bras doucement posé sur son bras qui le ramena à la réalité.
- Rasseyez-vous Rémus. Le pria Minerva.
Le loup-garou ramassa sa chaise et se rassit en silence en regardant au passage les autres. Hermione, Ron et Minerva avaient les larmes aux yeux. Albus avait le visage fermé ne laissant transparaitre aucune émotion. Il en était de même pour Maugrey bien qu'il semblait en colère, savoir contre qui était une autre histoire. Il fut tout de même surpris de voir que Severus était choqué. Son vieil ennemi d'enfance, malgré toute son aversion pour le fils Potter, n'avait sûrement jamais imaginé qu'il se soit engagé volontairement avec Voldemort.
- Pourquoi n'avez-vous rien dit à personne? Claqua la voix de Maugrey.
- On… on ne pensait pas qu'il… qu'il allait… s-s'enfuir avec… on ne voulait pas ça…
- Il ne sert à rien de s'en prendre à ces enfants. Intervint Albus avant de se tourner à nouveau vers les deux Griffondors. Est-ce qu'Harry a dit autre chose à propos de Tom?
- Il a juste dit que Greyback l'avait enlevé. Répondit Ron. Il n'a rien dit d'autre sur Voldemort.
- D'accord. Dans ce cas vous pouvez retourner dans vos dortoirs. Je vous demanderai de ne parler de tout ceci à personne. Harry a été enlevé, nous ne pouvons laisser de fausses rumeurs circuler. Vous comprenez?
- Bien sûr monsieur. Répondirent-t-ils.
- Vous pouvez y aller.
Les deux jeunes se levèrent, saluèrent brièvement les autres et quittèrent le bureau. Une fois à l'abri dans les couloirs ils laissèrent échapper un soupir de soulagement. Ils n'avaient pas parlé de Gabrielle Spencer ni ce que savait Harry sur le Pr Dumbledore, c'est tout ce qu'ils avaient pu faire pour le jeune homme. Ils devaient le faire même si c'était dur pour Rémus Lupin. Le loup-garou devrait de toute façon un jour ou l'autre accepter.
Dans le bureau d'Albus rien n'était encore réglé. Le directeur avait patiemment attendu que les deux élèves aient quitté les lieux pour informer les autres de ses intentions.
- Nous devons sortir Harry d'entre les mains de Tom. S'il veut l'enfant alors il nous reste une marge de manœuvre pour organiser une mission de sauvetage.
- Et si ce n'est pas son but? Demanda Maugrey.
- Severus.
- Oui monsieur le directeur.
- Tu vas te rendre auprès de Tom. Je veux savoir ce qu'il se passe. Ses intentions envers Harry. L'endroit exact où il le retient prisonnier. Tout.
- Bien.
- En attendant nous allons devoir mettre au point un plan pour récupérer Harry. Je vous demande à tous d'y réfléchir. Nous organiserons une réunion de l'Ordre dès le retour de Severus, mais pas au Square Grimmaud, ça serait trop risqué. En tant que propriétaire du manoir Black, Harry peut très bien rompre le charme du Gardien du Secret. Nous allons devoir évacuer le QG principal au plus vite. Nous irons à la base secondaire.
Quatre hochements de tête lui répondirent. Severus fut le premier à partir, Minerva le suivit de près pour aller rassurer les élèves de l'école.
- Je vais informer les autres pour la réunion et lancer l'évacuation du manoir.
- Merci Maugrey.
À son tour l'auror quitta les lieux laissant Albus et Rémus seuls.
- Albus, vous ne croyiez pas qu'Harry ait pu changer de camps, n'est-ce pas?
- Gardez espoir mon ami.
Rémus se leva à son tour et sortit l'air plus fatigué que jamais. Le coup était rude pour lui, plus que pour aucun autre. Albus le regarda partir sombrement et se retrouva enfin seul. Là quand plus personne ne fut présent pour le voir il laissa enfin éclater sa colère. Les portraits des anciens directeurs désertèrent leur tableau en vitesse en voyant le vieil homme renverser le dessus de son bureau à terre.
« Ce sale petit morveux! Comme a-t-il osé se retourner contre moi? S'il croit que je vais le laisser s'en sortir comme ça! Mais je ne le laisserai pas rejoindre Tom, Harry reviendra de gré ou de force et je lui ferai entendre raison. Tous mes plans vont devoir être repoussés maintenant. Si seulement Severus avait fait son boulot et mit la main sur cette satanée garce avant qu'elle ne parvienne à amener Harry. Et ces deux jeunes idiots, pourquoi n'ont-ils rien dit sur Tom? Mais le mal est déjà fait. Tout ce que je peux espérer pour le moment c'est qu'Harry ait bien prit la potion d'avortement comme il me l'avait dit. Une fausse couche jettera certainement un froid entre Harry et Tom, et il ne me restera plus qu'à récupérer le gamin quand il sera brisé. Je n'aurai alors plus qu'à modifier la mémoire d'Harry pour le persuader qu'il a été trompé par Tom. En attendant je ne peux qu'attendre le retour de Severus. »
Le vieil reprit le contrôle de ses émotions et se rassit un peu plus calme. D'un coup de baguette il remit la pièce en ordre. Bientôt il ne resta plus aucune trace de son excès de colère.
À suivre…
.oooO°Oooo.
Voilà ce chapitre est enfin terminé!
J'espère qu'il vous a plu ^^ En tout cas j'attends vos review avec impatience !
Le prochain chapitre risque d'être lui aussi un peu en retard étant donné que j'approche à grand pas de ma période d'examens mais je vais essayer de faire le plus rapidement possible.
A bientôt.
