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18ème partie – Il faut penser à demain

25 novembre 2012

Boston, Etat du Massachusetts

Les vacances de Thanksgiving se terminaient, Emma et Henri partaient dans la soirée pour retourner à Storybrooke. Cette semaine de vacances ensemble leur avait fait du bien à tous.

Le temps était pluvieux, Henri jouait aux jeux vidéo pendant qu'Emma et Régina discutait autour d'un café. Les deux femmes s'étaient rapprochées durant ces quelques jours, pour le plus grand plaisir d'Henri. Jamais Régina n'aurait pensé qu'un jour elle pourrait devenir amie avec la fille de Snow, et pourtant c'est ce qui arrivait. Elle avait trouvé dans la jeune femme une confidente et une épaule rassurante. Elle était plongé dans ses pensées et n'entendit pas la question de la blonde, ce n'est que lorsque cette dernière posa une main sur son bras qu'elle sortit de sa léthargie.

_ Désolée, vous me disiez ?

_ Je vous demandais à quoi vous pensiez.

_ Oh, à nous deux en fait.

_ Vraiment ?

_ Oui, la vie est étrange, jamais nous n'aurions dû nous retrouver ici à Boston à discuter. Rien n'était favorable à ça.

_ C'est vrai normalement vous devriez être beaucoup plus vieille que moi. Emma rigolait en voyant l'air déconfit de la brune. Ben quoi c'est vrai vous devriez avoir quoi ? Quelque chose comme 70 ans !

_ 63, pour être exacte.

_ Seulement ? Mais vous aviez quel âge quand vous vous êtes mariée à mon grand-père ?

_ J'avais 19 ans.

_ Sans rire, mais vous n'êtes pas beaucoup plus âgée que ma mère en fait.

_ Non, on a 8 ans d'écart.

_ Je peux vous demander quelque chose ?

_ Allez-y.

_ En fait j'ai beaucoup de question, ma mère n'aime pas beaucoup aborder le sujet. Vous avez été marié à Léopold environ 7 ans, vous n'avez jamais eu d'enfants ? En fait rien que l'idée que vous et lui vous… beurk, mais vous étiez mariés donc…

_ Ce n'est pas une époque que j'aime à me souvenir, mais la question est légitime. Votre mère n'a jamais voulu savoir, ou voir ce qui se passait réellement au château. Pour le roi je n'étais qu'une mère de substitution pour sa fille, une épouse à montrer lors des réceptions. Il ne m'a jamais aimé.

_ Vous voulez dire que vous n'avez jamais partagé son lit ?

_ Je n'ai pas dit ça, au contraire, la nuit de noce fut un véritable enfer, en me réveillant le lendemain matin je n'avais qu'une envie, mourir. Je suis tombée enceinte deux fois, mais j'ai fait des fausses couches. Après la deuxième je ne voulais plus revivre ça et le fait que ma mère voulait tant que je tombe enceinte m'a consolider dans mon idée, j'ai donc bu une potion pour que je ne puisse plus tomber enceinte. Aujourd'hui je le regrette, mais je ne peux rien y changer. Heureusement j'ai eu Henri.

_ Je… c'était votre première fois n'est-ce pas ?

_ Oui, sans amour, sans douceur. Juste un animal violent et possessif.

_ Pas étonnant que vous l'ayez tué.

_ Ce n'est pas vraiment le cas en fait.

_ Comment ça ?

_ Comme vous le savez, Léopold est mort mordu par deux serpents. Au départ ces serpents m'étaient destinés, je ne voulais plus vivre.

_ Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

_ Plusieurs choses, tout d'abord Sidney alias le génie, est tombé amoureux de moi et ne voulait pas que je meurs, c'est lui qui lancé l'idée de se servir des serpents contre le roi, au début je ne voulais pas, puis j'ai entendu une conversation dans laquelle Léopold donnait la main de sa fille à un homme exécrable, pour avoir plus de pouvoir, plus de terres. Ne voulant pas que votre mère connaisse le même sort que moi j'ai laissé Sidney tuer Léopold.

_ Ouah ! Ma mère ne m'a jamais parlé de ça !

_ Elle ne sait rien.

_ Pourquoi ne pas lui avoir dit ?

_ Votre mère adorait son père, elle ne m'aurait pas cru. Mais bon le passé est ce qu'il est, on ne peut le changer. Vous disiez avoir plusieurs questions.

_ Euh oui, mais si ça vous gêne…

_ Non ça ne me dérange pas, et puis ça me fait un entrainement.

_ Comment ça ?

_ Je risque de passer pour une folle, mais je veux dire la vérité à Arizona. S'il doit se passer quelque chose avec elle, je ne veux pas commencer par un mensonge.

_ Je vous souhaite bien du courage. Vous allez vraiment tout lui dire ? Le pays des contes, la magie…

_ Je vais essayer.

_ Ok, alors question suivante. La rumeur dit que vous avez couché avec pratiquement tout votre personnel de maison, hommes et femmes. Qu'en est-il ?

_ A votre avis ?

_ Je vous vois bien en femme fatale, mais avec ce que vous m'avez dit, j'ai un gros doute.

_ La rumeur est fausse. Je n'ai eu que deux hommes dans mon lit, mon défunt mari et Graham.

_ Vous n'avez jamais… comment dire ça, fait l'amour.

_ Si vous entendez par là, du sexe avec des sentiments. La réponse est non.

_ Ben un conseil, si cette blonde vous plait vraiment, foncez.

_ Pardon ?

_ Oui ne passé pas à côté par peur, vivez ce que vous avez à vivre sans penser à l'avenir. Profitez de l'instant présent.

_ Je vais tacher d'écouter ce conseil. J'aime bien discuter avec vous.

_ En parlant de ça, je connais toute votre vie sexuelle, on pourrait peut-être se tutoyer ?

_ On pourrait en effet. C'est quelque chose que j'apprends ça aussi. J'ai du mal à faire confiance. Mais je suis rassurée de savoir Henri avec toi après cette semaine passée ensemble.

_ Et moi je suis heureuse de te connaitre mieux. Finalement tu es la plus normale de tous dans cette putain de ville. Je me rends compte que les gentils ne sont pas si gentils que ça et que les méchants ne sont pas nés méchants. Celle qui me sort par les trous de nez c'est la fée bleue, non mais pour qui elle se prend !

_ Je crois que tu as bien cerné le problème de la forêt enchantée. Les gens supposent beaucoup de choses, sont manipulés par certains et ne se pose pas les bonnes questions.

_ Oui, je crois que je ne vais pas trainer trop longtemps là-bas.

_ Tu comptes quitter Storybrooke.

_ Oui, Henri est dans sa dernière année avant le secondaire et j'envisage de l'inscrire dans une école de Boston pour la suite. Je voudrais qu'il ait une vraie chance d'intégrer un jour l'université qu'il souhaite. Et qu'il vive dans un environnement plus sain, loin des contes.

_ Tu lui en as parlé ?

_ Non, pas encore, je voulais avoir ton avis d'abord.

_ Mon avis ?

_ Oui, tu es sa mère.

_ Merci. Alors je suis entièrement d'accord avec toi. Et c'est vrai que faire ce changement pour l'entrée au secondaire est surement le bon moment. Si tu as besoin d'aide pour payer l'école ou quoi que ce soit, tu peux compter sur moi. Par contre je pense que tu vas devoir changer d'appartement.

_ Oui, j'y ai déjà pensé, mais j'adore cet immeuble, alors j'ai posé la question à Fynn et j'ai appris qu'il y avait un appartement à vendre deux étages plus haut et il a trois chambres. Il faut juste que j'arrive à vendre celui-ci pour avoir l'apport suffisant.

_ Je peux te prêter l'argent si tu ne veux pas perdre l'opportunité. Tu me le rendras une fois l'appartement vendu.

_ Tu ferais ça ?

_ Oui. Surtout si ça peut éloigner Henri de l'effet Charming.

_ Je me disais aussi.

_ Tu veux qu'on aille voir ?

_ Quoi ? Là maintenant ?

_ Pourquoi pas.

Régina et Emma laissèrent Henri devant son jeu et montèrent donc les deux étages. Les propriétaires actuels de l'appartement étaient présents. Un peu surpris dans un premier temps, ils les firent entrer et leurs firent faire le tour de l'appartement. Ils souhaitaient vendre assez rapidement car le mari était muté à Portland sur la côte ouest le 1er décembre.

Elles restèrent un moment à discuter, après une brève conversation en privée avec Régina, les deux femmes décidèrent que c'était le bon choix. Emma resterait un jour de plus à Boston pour pouvoir signer les papiers le lendemain. Henri pouvait manquer deux journée d'école, ce n'était pas la fin du monde, il fallait juste qu'elle prévienne ses parents par mail qu'elle ne rentrait pas ce soir. Une fois convenue l'heure du rendez-vous avec le notaire du couple, les deux femmes allèrent retrouver Henri deux étages plus bas.

_ Vous en avez mis du temps ! Vous étiez ou ?

_ Chez les voisins.

_ Ah ok. On part dans combien de temps ?

_ Finalement changement de programme gamin, on reste un jour de plus.

_ Quoi ? Mais j'ai école moi !

_ Je sais, mais j'ai des choses à régler avant de partir, et comme on est dimanche je ne peux le faire que demain.

_ Quelles choses ?

_ Euh…

_ Je peux lui expliquer si tu veux.

_ Je veux bien, s'il te plait.

_ Henri, viens t'assoir avec nous. Emma et moi on a pris une décision te concernant.

_ Quelle genre de décision ? On va vivre tous les trois ?

_ Non, Henri. Tu vas continuer à vivre avec Emma, seulement pas à Storybrooke.

_ Quoi ? Ma, On ne rentre pas ?

_ Si gamin, on rentre, mais à la fin de ton année scolaire, je souhaiterais qu'on vienne vivre à Boston tous les deux.

_ Ben pourquoi ? On est bien à Storybrooke.

_ Henri, Emma pense avant tout à toi, tu es un bon élève, et on pense toutes les deux que ça serait mieux pour toi d'intégrer une école de Boston pour le secondaire.

_ Mais je ne verrais plus grand-mère et grand-père.

_ Bien sûr que si, vous irez les voir pendant les vacances.

_ Et toi je te verrais quand ?

_ Henri pour le moment je ne sais pas, pendant les grandes vacances tu vas venir me voir en Afrique.

_ Oui, mais après quand tu seras rentrée ?

_ Henri on n'en ait pas encore là. On verra dans trois ans.

_ On pourra peut-être envisager une garde alternée avec Régina. Ça dépendra où elle s'installera.

_ Ok, c'est vrai qu'être dans une nouvelle école me plairait bien et aussi avoir des amis normaux, ils sont tout de même bizarre tous ces personnages de contes.

Régina et Emma rirent à la réponse d'Henri. Ils continuèrent de discuter tous les trois de leurs projets d'avenir et le reste de la journée se passa dans une ambiance conviviale.

Le lendemain, Ils se rendirent tous les trois chez le notaire du couple qui vendait l'appartement. Emma expliqua au notaire le fait qu'elle devait vendre son appartement pour pouvoir prendre ce nouvel appartement. Connaissant bien l'immeuble et ayant peut-être des clients qui seraient intéressé, ils en profitèrent pour monter le dossier de vente et ainsi le mettre sur le marché. Concernant le nouvel appartement Régina expliqua au notaire que c'est elle qui payait l'appartement, ayant la somme disponible de suite et qu'après c'était un arrangement entre elle et Miss Swan, mais que la propriétaire était bien Emma. Cela ne posait aucun problème aux vendeurs ni au notaire. Une fois la transaction validée, ils tombèrent d'accord pour que la vente soit effective à compter du 1er décembre, date du déménagement du couple. Il faudrait juste que Emma soit présente ce jour-là pour la remise des clés et faire l'état des lieux. Comme ça tombait un samedi, Henri et Emma en profiteraient pour passer le week-end à Boston et déménager les affaires d'un appartement à l'autre.

A leur retour de chez le notaire, le couple les invita à boire un verre, ce qui permit à Henri de voir l'appartement. Le garçon était existé à l'idée d'emménager à Boston avec Emma, il avait déjà des idées de déco pour sa chambre. Emma avait laissé un double de ses clés au notaire pour qu'il puisse faire les visites et avait prévenu monsieur Smith, qui avait été ravi d'apprendre le retour de la jeune femme dans son immeuble.

Emma et Henri reprirent la route en direction de Storybrooke en fin d'après-midi après avoir fait de longs au-revoir à Régina. Emma l'avait remercié au moins cent fois pour tout, Henri était resté suspendu à son cou jusqu'à son arrivé dans la coccinelle jaune et avant de partir il avait tendu son livre de contes à sa mère brune.

_ Tiens maman, je veux que tu le gardes, je n'en ai plus besoin, mais si un jour j'ai envie de le revoir, je sais qu'avec toi il sera bien conservé.

_ Très bien Henri, mais tu es sûr ?

_ Oui, il est temps que je passe à autre chose.

_ Je suis fière de toi. Je t'aime.

_ Moi aussi je t'aime maman, on se revoit cet été.

Régina lui fit un dernier bisou puis s'adressa à Emma.

_ Prends soin de notre fils.

_ Je te le promets. Régina, tu pourras te servir du livre avec Arizona.

_ Euh… oui peut-être. Bonne route Emma, fais attention sur la route.

_ Je t'envoie un message avant de passer la frontière.

_ Ok.

Emma démarra et laissa la brune derrière elle. Régina attendit de voir disparaître la coccinelle avant de regagner l'appartement qu'elle quitterait elle aussi dès le lendemain pour se rendre à Washington.