Encore un 'je vous salue Eléna' (alias Gibbs57) au plus haut des cieux qui nous comble avec la traduction de ce chapitre. C'est avec joie que je viendrais te tirer par la peau des fesses (en tout bien tout honneur bien sur, ne va pas te faire des idées lol)

Perso, c'est mon chapitre préféré (mais je ne dirai pas pourquoi. Non-non).

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Disclamer 1 : Twilight et ses personnages sont la propriété de Stéphenie Meyer

Disclamer 2 : Ceci est une traduction d'une Fic intitulé "Bonne Foi" et dont l'auteure est Amesthyst Jackson

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Dans le chapitre précédent :

Je tournais toujours en rond cet après midi là quand Bella passa la porte, fronçant les sourcils, le journal du jour à la main. Je cessai tout mouvement et ouvris la bouche pour la saluer mais elle fut plus rapide.

« Je sais ce que tu es. »

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CHAPITRE 20



J'étudiai prudemment son visage, me demandant à quelle conclusion elle avait pu aboutir d'elle-même. Elle avait probablement tout faux, ce qui signifierait que je n'avais pas à me précipiter dans les explications. J'aurais dû lui dire maintenant, aujourd'hui, ce que j'étais, mais je n'étais pas prêt à renoncer à tout ça.

« Ce que je suis ? » Demandai-je finalement. La laisser révéler ses soupçons. Alors seulement je pourrais la mettre au courant.

Elle inspira profondément et ferma la porte derrière elle. Elle laissa tomber son lourd sac à dos au sol et son emprise sur le journal se resserra.

« Je sais que tu n'es pas assez stupide pour penser que je n'ai jamais rien remarqué. Tu es toujours si froid. Après notre rencontre, j'ai commencé à faire des recherches quant à certains symptômes médicaux qui expliqueraient ça... mais il n'y avait rien, sauf une sorte d'hypothermie, qui rendrait impossible le fait que tu sois encore vivant maintenant. »

« Mais je m'imaginais qu'il y avait une explication rationnelle. Alors je l'ai gardé pour moi. Tu n'en avais jamais rien dit et j'ai pensé... que tu avais peut-être quelque chose de rare et de grave et que tu ne voulais simplement pas en parler. »

« Pourtant, il y avait d'autres choses... Ta dureté, comme de la pierre, et il n'y avait aucune explication sur ce fait. Tes yeux changent de couleur. Tu ne manges que difficilement un repas par jour ; tu devrais être totalement amaigri mais ce n'est pas le cas. Tu ne dors quasiment pas non plus... Chaque fois que je me réveille au milieu de la nuit, tu es réveillé et pourtant tu ne sembles jamais, jamais fatigué ! Et quand ma tête est contre ton torse... je n'entends aucun battement de coeur. Tout ça n'a pas de sens Edward. Je voulais croire qu'il y avait une explication rationnelle pour tout ça mais plus on passe de temps ensemble, plus je me rends compte du contraire. »

Doucement, elle se rapprocha du lieu où je me tenais debout, tenant toujours à la main ce maudit journal. J'étais figé, attendant d'agoniser en entendant à quelle conclusion elle était parvenue, me forçant à ne pas essayer d'expliquer toutes ces choses...

« Et puis... Mon père m'a parlé de ces meurtres. Quand on était à Forks ce week-end, quand tu étais sorti acheter des pièces pour ma voiture. Les meurtres avaient cessés à ce moment-là, mais mon père était toujours inquiet, essayant de me convaincre d'arrêter les cours un moment et de rentrer à la maison. Un de ses amis dans la police lui a révélé un détail de leurs rapports, quelque chose qui n'a jamais été dévoilé au public. » Elle me regarda droit dans les yeux. « Il m'a dit que les corps avaient été vidés de leur sang. Totalement. »

Merde. J'avais misé sur les tendances humaines à conserver les détails étranges loin du grand public, et ça avait marché... jusqu'à ce que je laisse la mauvaise fille s'en approcher. Une fille dont le père avait accès à ces informations. A quoi pensait-elle maintenant ? Avait-elle vraiment deviné ce que j'étais ? Où pensait-elle que j'étais dingue ? Que j'étais un tueur détraqué ?

Mais elle ne serait pas ici, seule avec moi, si elle avait peur… Non?

Sa main qui tenait le journal tremblait. C'était mauvais signe.

« Tu sais Edward. » Ricana-t-elle à moitié. « Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, une nuit comme celle-ci, je pensais... J'avais peur que tu sois le tueur et puis… J'ai commencé à te parler et tous mes instincts ont baissé leur garde, me disait que tu étais bon... Dangereux mais bon, et que… Que tu ne me ferais jamais de mal. Et tu ne m'en as jamais fait. Mais je n'arrêtais pas de me demander, si tu ne mangeais pas de nourriture normale, de quoi survivais-tu ? Et quand j'ai entendu parler de ces meurtres… J'ai réalisé que ce pouvait être de sang. »

« Mon père jugeait que la police avait tort de penser qu'il s'agisse d'un humain… Que seul un animal pouvait vider un humain de son sang sans user d'outils, ce dont il n'y avait aucune trace... J'ai essayé de réfléchir à tous les animaux habitués à boire du sang. Il y avait quelques insectes… ou chauves-souris… mais rien d'assez gros pour vider un corps. Alors j'ai pensé que si tout ça était si bizarre, pourquoi ne pas obtenir une réponse bizarre ? J'ai cherché « buveurs de sang » sur Google et le résultat était... vampires. »

Elle me regarda fixement, impassible et je fis de même. Je ne pouvais me résoudre à confirmer ça, pas quand je pouvais voir tous les mythes et légendes tourbillonnant derrière ses yeux. Que penserait-elle de moi si je confirmais ce petit mot?

« J'ai décidé que je ne voulais pas savoir. » Poursuivit Bella. « Je n'avais aucune preuve. Tu ne m'as jamais blessée, ni personne d'autre, à ma connaissance. J'ai vu à quel point tu avais peur quand tu me laissais et j'ai pensé… que tu n'étais peut-être pas si mauvais. Peut-être que tu avais juste… cette chose avec laquelle tu devais vivre et que tu avais peur de ce que je puisse en penser. Et personne n'est mort depuis notre rencontre... jusqu'à aujourd'hui. Aujourd'hui, quand tu ne voulais pas sortir dans la lumière du jour. Alors maintenant, je dois te le demander, Edward… Es-tu un vampire et as-tu tué cette fille ? »

Bella avait à présent levé le journal, me montrant le visage de cette fille dont la vie avait été ôtée il y avait moins de vingt-quatre heures et je sus que je devais tout lui dire. Si elle me laissait m'expliquer, je pourrais lui dire que je n'étais plus le monstre qui pouvait faire une chose pareille, qu'elle m'avait irrévocablement fait changer, que j'avais choisi d'accepter ce changement... mais m'écouterait-elle?

Avais-je un autre choix à présent ? Je pouvais choisir de mentir, mais elle était trop perspicace pour croire à tout sauf la vérité, et que ferait ce choix de moi ? Un menteur, un lâche. Non, je ne pouvais pas faire ce choix.

Je pris une profonde et inutile inspiration. « Oui, Bella, je suis un vampire... Mais je n'ai pas tué cette fille. Je te le jure... Je n'ai pas goûté au sang humain depuis notre rencontre. Mais... avant… C'était ce que je faisais. »

Bella tremblait toujours et sa mâchoire était serrée, mais ses yeux montraient quelque chose comme… De la compréhension ? Qu'est-ce que je donnerais pas pour entendre ses pensées en ce moment.

« Comptais-tu me tuer ? » Demanda-t-elle.

« Oui. » Soupirai-je involontairement

Bella secoua doucement la tête. « Et pourquoi ne l'as-tu pas fait ? »

« Tu étais différente. » Dis-je simplement. « Différente de tous les autres. Et je te voulais. Tu ne sais pas à quel point – à quel point il me fut difficile de surpasser ma soif de ton sang, parce que tu sentais meilleur que tous ceux que j'avais pu croiser jusqu'à présent, mais j'en voulais plus de toi. Au début, je pensais que ce serait seulement jusqu'à ce que je me fatigue de toi… mais ça n'a jamais été le cas. Et ça ne le sera jamais »

Je ne pouvais déchiffrer son expression. J'aurai voulu évité de tout dévoiler de cette façon, mais je n'y pouvais rien… J'avais besoin qu'elle sache, qu'elle comprenne.

« As-tu besoin de sang humain pour survivre ? » Demanda-t-elle, hésitante, comme si elle ne voulait pas connaître la réponse. Je ne pouvais l'en blâmer.

« Je pensais que oui. Avant que je ne te rencontre, c'était la façon dont survivaient tous les vampires que je connaissais. Je n'avais jamais entendu parler ni considéré une autre façon de faire. Mais après… quand j'essayais de me nourrir, je voyais ton visage dans mon esprit, j'entendais ta voix... et je ne pouvais plus le faire. J'étais si frustré, j'avais si soif ! Tu n'as pas idée comme j'étouffais. J'étais en train de courir dans les bois après une tentative manquée quand je captai l'odeur d'un être vivant et je l'attaquai, tout simplement. Ce n'est qu'après coup que je réalisais que j'avais bu le sang d'un animal. Voilà comment j'ai survécu depuis… Et puis, grâce à toi, j'ai rencontré d'autres vampires qui vivent de la même manière. »

« Les Cullen. » Souffla Bella. « Alors, ce sont des vampires ? Ce n'est que quand je t'ai vu à côté du Dr Cullen que j'ai remarqué une ressemblance… Vos yeux étaient pareils. Ses mains aussi étaient constamment froides. Avant, je pensais que c'était un problème de circulation. Je n'ai jamais eu l'occasion de constater que tout son corps était froid. »

Je gardai le silence. Ce n'était pas à moi de lui dire. Elle soupira.

« Alors tu as seulement tué des gens parce que tu pensais que tu le devais, pour survivre ? Et tu te nourris d'animaux à présent ? C'est bien ce que tu dis ? » Demanda-t-elle, avec espoir.

« C'est bien ce que je dis. » Confirmai-je, relevant qu'elle ne courrait pas en criant.

« Et tu le regrettes ? D'avoir tué des gens ? » Demanda-t-elle plus doucement.

Comment répondre ? « A l'époque non, je ne regrettais pas. Au début oui, ça m'accablait… Mais après tant d'années... . Ça a un effet déshumanisant. Je ne me considérais plus comment étant de l'espèce humaine… jusqu'à ce que tu arrives. Mais à présent... oui, je le regrette. Mais… Ce sont nos choix qui comptent, pas vrai ? » Dis-je d'un ton désespéré. « Je n'ai pas choisi cette vie, mais maintenant que je sais qu'il y a une option, je choisis d'agir de la bonne manière. »

Bella hocha la tête, s'approchant toujours. « Je comprends Edward. Je comprends. » Elle était assez près pour que je puisse la toucher et sa main se leva pour rester posée contre ma joue. Elle tremblait mais elle amena son corps tout contre le mien et s'y plongea. « Je crois en toi Edward. Je t'aime. »

Puis ses lèvres tremblantes touchèrent les miennes et je réalisa à quel point je l'avais sous-estimée.

« Tu trembles. » Murmurai-je contre ses lèvres. « Tu as peur ? »

« Peur de l'inconnu, peut-être » Me dit-elle. « Mais pas de toi. Je n'ai jamais eu peur de toi. »

« Tu es folle, tu le sais ça ? » Je ne pouvais me forcer à la laisser partir, pourtant je réalisai que j'aurai dû. J'aurai dû lui faciliter les choses... mais j'avais trop besoin de son acceptation.

« Je sais. » Approuva-t-elle. Elle se retira et je la laissai s'éloigner avec un pincement au coeur. « Edward… Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? »

Je la dévisageai. « M'aurais-tu cru si je l'avais fait ? N'importe quelle personne saine d'esprit serait sortie en courant en entendant d'une telle chose. Et jusqu'à aujourd'hui, je te pensais saine d'esprit. En plus, c'est… un peu contraire aux règles. »

« Les vampires ont des règles ? » Dit-elle d'un air sceptique. Je n'arrivais pas à croire qu'on parlait de ça.

« Juste une. » Admis-je.

« .. Qui est ? » Demanda Bella alors que je ne poursuivis pas.

« Garder le secret. » Dis-je. « Les humains ne sont pas supposés connaître notre existence. L'exposition est un risque pour nous tous. »

« Et qui décide de ces règles ? » Demanda-t-elle, fronçant les sourcils. « Que se passe-t-il si tu les enfreins ? »

J'avais espéré éviter cette partie de la conversation encore un peu. « Peut-être devrions-nous nous asseoir et en parler ? »

« Ok. » Je la guidais au canapé et m'assis à distance prudente mais elle se rapprocha immédiatement. Ma courageuse petite humaine, pensais-je, souriant intérieurement.

Elle me regardait avec espoir. Je soupirai. « Il y a un groupe de puissants vampires en Italie nommés les Volturi. Les trois leaders sont très âgés et il est quasi-impossible de les tromper. Ils se sont consacrés, depuis de nombreuses années, à l'élimination de toute menace à l'existence des vampires. »

Bella déglutit. « Vont-ils te faire du mal ? A cause de moi ? »

Je grimaçai. « Bella… Ce n'est pas pour moi que tu devrais t'inquiéter. »

« Oh. » Je voyais les mots être engloutis. « Oh... »

« Il n'y a aucune raison qu'ils le découvrent. » M'empressai-je de la rassurer. « En général, ils découvrent ce genre de choses quand les humains se mettent à dévoiler leurs soupçons en public. C'est vraiment peu probable qu'ils le sachent un jour, mais quand même... je ne suis pas sûr que j'aurais été prêt à prendre le risque en te l'avouant moi-même. »

« Je peux le comprendre. » Acquiesça-t-elle

« La plupart du temps tu es très compréhensive. » Dis-je en fronçant les sourcils. « Rien de tout ça ne te fait flipper ? »

« Eh bien, si bien sûr. » Dit-elle avec un petit haussement d'épaules. « Ca m'inquiète que tu ais l'habitude de tuer des gens mais… comme tu dis, c'est votre choix qui compte... Je ne pense pas que tu l'aurais fait si tu savais qu'il y avait une autre solution. Tu es une bonne personne. Je voudrais… Je voudrais juste mieux te comprendre. Tu me raconteras ta vie ? Comment tu es devenu ce que tu es aujourd'hui ? Je veux te connaître, connaître le véritable 'toi'. »

Et c'est ainsi que je lui dévoila tout. Je lui dis ce dont je me rappelais de ma vie humaine. Je lui racontais comme je m'étais réveillé, seul, avec un millier de voix dans ma tête. Elle en fut très affolée, jusqu'à ce que je lui explique qu'elle était la seule exception à mon don exceptionnel. Ça lui laissa une minute de répit.

« Que penses-tu que ça signifie ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui cloche chez moi ? » S'inquiéta-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.

Je ris. « Bella, tu crois vraiment que tu es la seule ici à avoir un problème ? Je crois juste que… tu es faite différemment des autres. Et c'est une bonne chose. »

Elle rougit. « Alors… Qu'as tu fait ensuite ? »

J'expliquai comment j'avais fui la ville et vécu dans la solitude pendant que j'apprenais à maîtriser mon don. Je lui dis comment j'avais utilisé mon pouvoir pour choisir mes victimes, choisissant en premier lieu des criminels.

« Pourquoi as-tu arrêté de t'en prendre aux criminels ? » Demanda-t-elle en fronçant les sourcils. J'entendais l'accusation dans sa voix. Pourquoi as-tu commencé à t'en prendre à des innocents ?

« Tu ne vas pas aimer la réponse. » La prévins-je.

« Je m'en fous. » Dit-elle. « Je veux savoir. »

« C'était surtout par ennui. » Admis-je. « J'avais besoin d'un défi. Peut-être un peu pour me protéger aussi. C'était plus simple… de prendre ça comme un jeu, de penser à eux comme des proies plutôt que des humains. D'ailleurs, j'avais commencé à ne plus les percevoir comme des personnes. Ils n'étaient que de la nourriture. »

Elle était restée trop silencieuse. « Tu es dégoûtée ? » Demandai-je.

« Non. » Elle secoua la tête. « Non, et je pense que je le devrais… Mais ça a du sens. Tu faisais ce que tu avais à faire pour survivre et te préserver. Je ne peux pas t'en vouloir pour ça. Je ne sais pas ce que j'aurai fait dans la même situation. »

Je secouai la tête. « Tu ne cesseras jamais de me surprendre. »

Son regard était interrogateur alors qu'elle étudiait mon visage. « Tu étais toujours seul ? »

« Oui. » Répondis-je. « Jusqu'à toi. Je n'ai jamais passé plus de quelques jours avec quiconque. » Je voulus mentionner mes rencontres avec d'autres vampires de temps à autre, mais c'était sans intérêt.

« C'est si triste. » Chuchota-t-elle. « Tu as été tout seul pendant plus de quatre-vingt-dix ans. Comment as-tu pu le supporter ? »

« Je ne me suis jamais senti seul jusqu'à ce que je te rencontre. » Lui dis-je. « Maintenant, toutes les pièces paraissent vides si tu n'y es pas. »

Elle rougit à nouveau et préféra changer de sujet. « Pourquoi peux-tu sortir le jour mais pas en plein soleil ? Et quand dors-tu ? »

Je ris doucement. « Je peux sortir au soleil mais c'est un vrai spectacle. Et je ne peux pas dormir en fait. »

Bella resta bouche bée. « Je ne sais pas par où commencer là. Quel genre de spectacle? Et comment fais-tu pour ne jamais dormir ? »

« Et bien… Ce serait peut-être mieux pour moi de te montrer plutôt que d'essayer de t'expliquer mais... comme tu l'as remarqué, ma peau est comme la pierre. En fait, elle est cristalline – contrairement à la semi-solidité dont tu es faite. » La taquinai-je. « Elle… réfléchit la lumière du soleil, comme le feraient du cristal ou du diamant. Quant au sommeil… »

« Tu réfléchis la lumière ? » Interrompit-elle. « Mais pourquoi seulement la lumière du soleil et aucune autre ? »

« Je n'en sais vraiment rien. » Dis-je patiemment, amusé par sa curiosité. « Il doit y avoir quelque chose dans la structure atomique et le type particulier des rayons qui fait que seule la lumière du soleil est réfléchie… Je n'y ai jamais vraiment beaucoup pensé pour être honnête. »

« Ok. » Dit-elle doucement. « Et le sommeil ? »

« Ou plutôt l'absence de sommeil. » Ris-je. « Je n'ai pas besoin de dormir. Mon corps ne répond pas aux mêmes procédés chimiques que le tien. Ma mémoire et mon corps n'ont pas besoin de sommeil pour se régénérer… Le sang s'en charge je suppose. Je suis physiquement incapable de dormir, mais ça ne me dérange pas. Je ne suis jamais fatigué. »

« Wow. » Souffla-t-elle. « Alors, tu miroites à la lumière du soleil, tu n'as pas besoin de dormir et tu lis dans les pensées. Que peux-tu faire d'autre ? »

« Avant tout, je ne miroite pas. » Grognai-je. « Je t'ai dit que je réfléchissais la lumière du soleil. Et le vampirisme dote de façon drastique de vitesse et de force, ainsi que de sens surdéveloppés. Vue, odorat, ouïe, toucher… Mais bizarrement, pas le goût. Notre sens du goût se doit de répondre au sang. Votre alimentation humaine est carrément dégoûtante, honnêtement… »

Bella recula. « Alors toutes ces fois où tu as prétendu manger, ça te dégoûtait ? »

J'haussai les épaules. « Autant que manger des ordures le serait pour toi. Je suppose que je n'aurai pas du me forcer à faire semblant finalement... Je ne t'ai pas trompée, au final. »

Elle rit. « Tu aurais sûrement du faire semblant un peu plus. C'est pareil pour tous les vampires ? Avez-vous tous les mêmes facultés ? »

« Nous sommes semblables aux humains en cela que notre force varie. Certains sont plus rapides, d'autres plus forts. Certains d'entre nous ont différents dons. Je n'ai jamais rencontré d'autre télépathe, mais j'ai entendu des rumeurs disant que l'un des Volturi en serait également capable. Certains vampires ont d'inhabituelles compétences. D'autres non. »

« Je me demande pourquoi. » Réfléchit Bella. « Et, de quelle force et quelle vitesse disposes-tu ? »

J'haussai les épaules et me déplaçai à toute vitesse pour m'asseoir de son autre coté sur le canapé. Elle hoqueta quand elle remarqua que j'avais changé de place.

« Bon Dieu Edward ! Tu m'effrayes. Te déplaces-tu ou tu te téléportes simplement ? » S'étonna-t-elle, tenant une main contre sa poitrine.

Je ris de bon coeur, me sentant si… libre de partager tout cela avec elle. « Je bouge ; c'est seulement trop rapide pour que tes yeux le perçoivent. »

« Et la force ? » Me rappela-t-elle prudemment.

Je glissai au sol et soulevai le canapé, avec elle encore assise dessus, n'utilisant qu'une main. Je levais ma main libre pour la lui montrer.

« Oh mon Dieu. » Dit-elle d'une voix alarmée. « C'est vraiment… très fort. »

Je reposai doucement le canapé, riant à nouveau. « Léger comme une plume. Tu veux me voir soulever quelque chose de vraiment lourd ? »

« Et qu'est-ce que tu entends par vraiment lourd, si je peux savoir ? »

Je haussai les épaules. « Une maison ? Ça, ce serait lourd.»

« Une maison. Bien sûr. Pas de problème. » Dit-elle sèchement, masquant son état de choc. Je retournai à ma place auprès d'elle, attendant d'elle qu'elle procède de la même façon qu'avec tout ce que j'avais partagé avec elle... mais cela pris du temps.

« Tout ça est si… irréel. » Soupira Bella. « Je sens qu'il y a d'autre questions que je pourrais poser mais je ne m'en souviens plus maintenant. »

« Il y a tout le temps pour ça. » Dis-je. « Mais il y a quelque chose que j'aimerais te demander. »

Elle fit un geste pour que je poursuive. J'eus à me préparer psychologiquement.

« Serais-tu… à l'aise si tu restais ici cette nuit ? »

Je pensais lui demander à ce qu'elle reste près de moi tant que les autres vampires étaient encore en ville mais j'avais besoin de l'entendre dire oui pour d'autres raisons à présent. Elle avait apparemment accepté ma vraie nature sans arrière pensée, mais n'était-ce là que des mots ? Pourrait-elle vraiment m'aimer si inconditionnellement ?

« Pourquoi ne serais-je pas à l'aise ? » Répliqua-t-elle avec un mouvement de la tête. « Tu ne comptes pas me mordre, si ? »

Elle me fit rire de surprise. « Non… Ce n'était pas dans mes intentions. »

Bella se rapprocha avec un doux sourire. « Je me suis toujours sentie en sécurité avec toi Edward. C'est toujours le cas. » Elle était vraiment proche, juste à quelques centimètres, et ses doigts effleurèrent ma mâchoire. « Laisse-moi te le prouver. »

Je me sentis encore un peu plus amoureux d'elle quand elle pressa ses lèvres contre les miennes pour un baiser ardent sans la moindre hésitation. Aucune crainte, pas la moindre. Elle était bien plus courageuse que je ne l'ai jamais été.

Bella s'installa sur mes genoux, sans jamais rompre le contact. Je l'y laissai s'installer, m'accrochant à ses lèvres douces, gardant sa chaleur contre moi. Elle était une flamme vive entre mes bras, vacillante et brûlante partout où elle allait. Ses mains laissèrent des traînées de feu tandis qu'elles voyageaient dans mes cheveux, dans ma nuque et mes épaules, errant sur mon torse et finissant leur course sur l'ourlet de ma chemise.
Elle tira dessus brusquement et je l'autorisai à passer le vêtement par-dessus ma tête.

« J'ai toujours pensé que tu étais trop parfait pour être réel. » Dit-elle calmement en promenant ses mains sur mon torse nu. « Tu es sûr que tu n'es pas un fruit de mon imagination ? »

« Je doute être l'essence dont sont faites les rêves. » Dis-je sèchement.

« Non… Tu es bien meilleur. » Soupira-t-elle. « Emmène-moi au lit Edward. Je veux être avec toi… Le véritable 'toi' ».

« D'accord. » Approuvai-je, me levant et la prenant dans mes bras en un mouvement. Elle gloussa de surprise. Riant intérieurement, je l'emmenai dans ma chambre à ma vitesse. Elle n'avait pas fini son cri de surprise que je retombai sur le lit avec elle.

« Tu avais demandé le vrai moi. » Fis-je remarquer, riant à son expression stupéfaite. J'étais surpris de voir comme elle me rendait joueur, comme c'était exaltant d'être vraiment moi-même en sa présence.

Ses yeux étincelèrent, montrant son désappointement, avant qu'ils ne se durcissent dans la détermination.

« Je ne suis pas si impressionnée que ça. » Mentit-elle, me mettant au défi. « Qu'est-ce que vous avez d'autre, Monsieur le Grand Méchant Vampire? »

« Tu l'auras voulu. » Grognai-je, tandis que le parfum de son excitation me frappait. Je n'arrivais pas à croire qu'elle soit excitée par ça.

« Fais de ton pire. » Railla-t-elle.

J'enlevais mes vêtements le temps d'un clignement de ses yeux et vint me placer au-dessus d'elle sur le lit. Je lui donnai une seconde pour s'apercevoir du changement avant de déchirer son t-shirt en deux.

« Edward ! » Haleta-t-elle.

« Je t'en achèterai un autre.» Dis-je, évaluant sa détresse alors que je lui retirais brusquement son haut par d'autres déchirures stratégiques. Le vêtement était comme une feuille de papier entre mes mains. Elle restait silencieuse, m'observant avec fascination.

J'ôtai son pantalon et ses chaussures avec plus de soin. Je pouvais lui procurer un haut, mais elle aurait besoin d'un pantalon pour sortir d'ici. Je retirais facilement ses chaussettes et survolait son corps du regard, vêtu d'un sous-vetement de coton dépareillés. Adorable.

Je fis glisser son corps vers moi et déchirai la fermeture de son soutien-gorge. Son visage trahissait son excitation. J'observais les poils minuscules se dresser à la surface de sa peau et ses mamelons, déjà raides, se dresser de plus belle. Un doux gémissement et une contorsion me signalèrent qu'elle était prête pour encore plus. Je fermais mes lèvres sur ses tétons impatients, écoutant les gémissements venant de sa gorge alors que je tournais ma langue autour de sa chair et la tétai, soigneusement mais avidement.

J'allai à son deuxième sein à la vitesse vampirique, lui arrachant un cri de plaisir. Ses mains vinrent tenir ma tête et elle cambra son dos, essayant de se coller encore plus à ma bouche. Je lui donnai un dernier coup de langue minutieux et m'éloignai.

Elle geint de protestation mais je souris en retour et saisi les côtés de son sous-vêtement. Ses yeux s'allumèrent d'impatience juste avant que je ne l'arrache à son corps.

« Oh ! » Haleta-t-elle.

« Tu aimes ça ? » Demandai-je, savourant sa réaction.

« Mmmmmm. » Fut son incohérente réponse. « Edward... »

Je fis glisser deux doigts entre ses jambes, glissant de ses lèvres humides à son clitoris gonflé.

« Je ne t'ai jamais senti si mouillée. » Souris-je, satisfait.

« Les gestes d'un vampire sont... sexy. » Souffla-t-elle, pressant ma main. « Tu es si fort. »

« Et rapide. » Lui rappelai-je. J'ôtais ma main et les remplaçai par mes hanches entre ses jambes.

« Et rapide. » Répéta-t-elle, enroulant ses jambes autour de moi. « Edward… »

« Dis-le moi. » Lui ordonnai-je, frottant ma queue contre son sexe. « Dis moi ce que tu veux que le grand méchant vampire te fasse. »

« Baise moi ! » Gémit-elle, rejetant sa tête en arrière. « Et vite, s'il te plait ! »

Je n'attendis pas ses mots pour quitter ses lèvres avant de la pénétrer, frissonnant alors que sa chaleur m'entourait. « Oh mon dieu… »

« Je sais que tu te retiens. » Souffla Bella. « Je ne veux pas que tu le fasses. »

Ce n'était pas le moment de lui expliquer ce qui arriverait si je faisais ce qu'elle me demandait mais je pouvais lui en donner plus. Je commençai à pousser avec des coups rapides et profonds, gémissant alors que le plaisir me submergeait. La bouche de Bella s'ouvrit sur un cri. Je savais qu'à ses yeux je n'étais pas plus visible qu'une petite tache, mais elle avait l'air d'apprécier, même dépourvue de vision. Ses yeux se fermèrent et un gémissement continu monta de sa gorge.

Le frottement était de plus en plus rapide. Je sentis mon orgasme arriver et luttai pour le réfréner. Je relevai ses jambes pour trouver un meilleur angle et déjà elle se mit à crier de plaisir.

Je me glissai ma main entre nos corps et tournai mon pouce sur son clitoris. Ses jambes se serrèrent autour de moi avant qu'elle ne crie sa jouissance et après trois autres poussées, je jouis, puissamment.

Je roulais avec elle alors que je retombais sur le lit, amenant son corps en haut du mien. Elle mit quelques minutes à revenir de son extase.

« C'était... Intense. » Soupira-t-elle finalement.

Je souris. « C'était… Je ne peux pas le croire... Je n'aurais jamais pensé que tu... trouverais que ce que je suis aussi… Excitant. »

« Mais ça a toujours été excitant. » Dit-elle, me regardant avec sincérité. « Tu as toujours été étrange et mystérieux… et, d'un autre monde. C'est juste que je n'ai jamais su ce que c'était exactement. Et ce que j'en découvre est... excitant. »

Je secouai la tête. « Tu es une créature étrange Bella Swan. »

Elle rit. « Tu es bien placé pour le dire Edward Masen. »

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Ne sont-ils pas mignons ces deux-là ? Bon, moi j'ai un peu chaud tout d'un coup…

Par contre, vous n'êtes pas obliger de faire une review à l'auteure en anglais, vous pouvez le faire en français aussi, n'est-ce pas samy940 ?

Pour lire 2 OS d'Amestyst Jackson en français allez faire un tour du coté des traductions de notre eliloulou international :

- "WHISHLIST" http://www(point)fanfiction(point)net/s/5309135/1/WISHLIST

- "Home" http://www(point)fanfiction(point)net/s/5271652/1/Home

Prochain chapitre, si tout va bien, dans une semaine. Je sais, je suis diabolique mais après, j'irai plus vite que l'auteure dans mes post et j'aurai plus rien à traduire snif.)

Un bon point à celle qui trouve qui a dit "La patiente est une vertu"...