Disclaimer: Tous les persos sauf Erik Anna et Alex appartiennent à Stephenie Meyer.

Résumé: Bon, je sais que j'ai déjà plus ou moins fait la première crise de jalousie, mais pas grave, j'avais envie de la poster quand même ^^. Merci de continuer de me lire, et de laisser des reviews!!!


JPOV

Avant que j'aie pu noter tout changement dans son attitude, mon petit ange se leva brusquement du canapé où elle était occupée à recoudre l'une de mes vestes abîmée au cours d'une partie de chasse. Virevoltant à travers la pièce, elle vint se poster devant la porte d'entrée, annonçant joyeusement que nous allions recevoir de la visite. Carlisle la rejoignit, et s'enquit de l'identité de nos invités. Il ne lui fallut pas longtemps pour les reconnaître comme d'anciens amis européens à lui. Des vampires non végétariens, mais inoffensifs, tout du moins civilisés. Je me détendis. Pas besoin de s'inquiéter, la seule odeur de Bella représentait une épreuve quotidienne bien suffisante.

A peine quelques minutes plus tard, la sonnette retentit, et Alice alla ouvrir. Ils étaient trois. Deux hommes et une femme. Le premier, un grand gaillard blond qui me rappelait vaguement Emmett se présenta sous le nom d'Erik. La jeune femme, visiblement sa compagne, fut introduite comme étant Anna. Le troisième, Alex, me déplut immédiatement. Etait-ce parce qu'il avait directement été vers Alice pour un baisemain tout à fait inapproprié ? Non mais sérieusement, pour qui se prenait-il ? Me rappelant que j'étais également un être civilisé, je fis de mon mieux pour effacer ma jalousie et me contentai de venir me placer près de ma femme, une main sur sa taille en signe de propriété. Carlisle fit les présentations, et nous passâmes tous au salon.

Bien que la conversation fût agréable, je gardai ledit Alex sous surveillance. Il ne cachait pas son intérêt pour le « don » de ma femme, et la monopolisait littéralement, m'empêchant de dire quoi que ce soit. Et c'était sans parler de son besoin incontrôlable de prendre sa main dans les siennes toutes les cinq minutes. Et ces compliments, c'était agaçant ! Il commençait à me taper sur les nerfs ce garçon… Néanmoins je restai aussi calme que possible, laissant de temps à autre échapper une onde glaciale en sa direction, histoire qu'il comprenne le message. Quand enfin nous rejoignîmes notre chambre une fois la nuit tombée, je relâchai ma garde, serrant Alice fort contre moi.

« Jazz, tu peux m'expliquer ce que tu faisais tout à l'heure ? »

« Je lui faisais comprendre que je ne partage pas. »

Alice sourit, se contentant de secouer la tête légèrement. Elle savait très bien ce que je pensais de tout ça, et ne semblait pas vouloir en débattre ce soir. Tandis qu'elle rêvassait confortablement lovée contre moi, j'essayai de repousser les pensées négatives refoulées toute la journée.

Le lendemain matin, je fus soulagé quand Alice offrit à Anna d'aller faire les boutiques en ville avec Rosalie et Esmée, nous laissant entre hommes. Je rejoignis donc Edward et Emmett à la cuisine, me laissai tomber lourdement sur l'un des tabourets du bar. Edward se tourna vers moi, un sourire compréhensif aux lèvres.

« Ne t'inquiète pas Jasper, nous le détestons tous autant que toi. Même si je crois qu'Emmett est soulagé de voir qu'il semble avoir laissé tomber le cas Rosalie. Seulement il voyage toujours avec Erik et Anna, alors on ne peut pas le mettre dehors»

« Tu veux dire qu'il a fait le même cinéma à Rose ? »

Emmett réprima un grondement, le souvenir étant apparemment relativement frais dans sa mémoire. Bien, je savais maintenant que ce type n'avait aucun respect des gens, sinon il ne s'en serait pas pris à la femme de mon frère. Une petite mise au point serait nécessaire. Bien qu'ayant lu mon esprit, Edward ne fit pas un geste pour m'empêcher de quitter la cuisine et rejoindre Carlisle et les autres au salon. Il savait ce que j'allais faire, et mieux, j'avais son soutien. Et nul doute que j'aurais également celui d'Emmett.

Avec toute la politesse dont j'étais capable, j'invitai Alex à me suivre pour une partie de chasse en forêt, histoire de lui montrer ce dont nous autres végétariens étions capables. Il accepta, et me suivit hors du périmètre de la maison. Une fois dans une clairière à l'abri de tout passage humain, je m'arrêtai brutalement, laissant libre court à ma colère.

« Et si nous discutions maintenant ? »

« Je me disais aussi que cette balade champêtre devait avoir une raison précise… Soit, discutons ! De quoi souhaites-tu parler ? »

« Inutile de jouer les ingénus avec moi, ça ne prend pas »

« Ouh, nous avons un sanguin parmi nous ! Aurais-tu pris peur en me voyant séduire si facilement ton adorable compagne ? »

C'en était trop, il me narguait maintenant ? Je le saisis au col prestement, le soulevant de terre. Je pouvais déjà sentir le venin sur ma langue, l'adrénaline courir dans mes veines. Mais il n'avait pas peur, au contraire, il arborait ce petit sourire satisfait qui me fit perdre tout mon calme.

« Si tu tiens ne serait-ce qu'un peu à ta vie, alors tu devrais la mettre en veilleuse, et garder tes distances par rapport à ma femme… Ou des bricoles pourraient t'arriver. »

« Tu crois sincèrement que quelques menaces vont me faire peur ? Allons regarde un peu Alice, et regarde toi ! Tu penses sincèrement que tu fais le poids ? Elle n'est pas faite pour un mec aussi hideux et inexpressif que toi. Je suis sure que c'est une fille pleine de vie… si tu suis ma pensée… »

C'était les mots de trop. Mon poing partit de lui-même s'écraser contre son visage. Je ne pouvais plus me contenir, je devais lui donner une leçon. L'effet de surprise passé, le combat put commencer. Il était rapide, mais pas assez pour m'inquiéter. Ses coups étaient assez prévisibles, un peu comme ceux des nouveau-nés. Je n'eus aucun mal à esquiver les piètres attaques de ce beau parleur. En revanche, mes années d'expérience sur le champ de bataille le mirent à rude épreuve, et plusieurs coups ne purent être évités. Notre bataille dura un moment, et je dois reconnaître que me défouler de la sorte fut libérateur. J'étais sur lui, l'empêchant de bouger, le ruant de coups, quand une odeur familière me ramena à la réalité.

Je ne voulais pas qu'elle me voit ainsi, l'homme ayant laissé place au monstre. Pourtant quand Alice fit son apparition, je ne pus retenir un dernier coup dans le visage légèrement boursouflé d'Alex. De toute façon il n'aurait aucune marque, alors autant terminer le travail correctement. Ma folie passagère derrière moi, je me relevai, un peu embarrassé. J'allais en prendre pour mon grade…

« Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?! »

« Excuse moi Alice, mais quelqu'un devait lui donner une leçon. Il t'a manquée de respect et je… »

« Non Jazz, ce n'était pas à toi que je m'adressais. »

Alors, les yeux écarquillés, je vis une Alice furibonde se diriger droit sur Alex, se poster devant lui les mains sur les hanches, avant de lui administrer une gifle monumentale. Je pense avoir oublié de respirer ou de cligner des yeux un instant tant ma surprise fut grande. Elle se mit à vociférer des paroles assez incompréhensibles, quelque chose à propos d'un comportement inapproprié envers elle et sa sœur. Sa tirade terminée, elle revint vers moi, prit mon bras et me ramena vers la maison, laissant Alex sans voix. Une fois hors de sa vue, elle se mit sur la pointe des pieds et murmura à mon oreille « En temps normal, je serais fâchée que tu te battes comme tu viens de le faire, mais pour une fois, tu es mon héros ! » Après quoi elle me tendit ses lèvres pour un baiser.

Nous rentrâmes à la maison où les autres savaient déjà ce qu'il s'était passé. Etonnamment, personne ne me reprocha jamais ma perte de sang froid, et je gagnai instantanément la reconnaissance éternelle d'Emmett qui n'avait jamais osé dépasser les bornes. Dorénavant, on me respectait…


A la prochaine!