Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.

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Chapitre 20 : le souffle d'une pensée…

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Il était prés de sept heure trente du matin lorsque Ziva et Forrest franchirent les portes de la clinique, une force invisible lui « intima l'ordre » d'attendre en dehors de la salle 002. Lorsqu'elle avait profilé l'agent DiNozzo il n'était fait en aucune manière mention d'un enfant, de : non ce n'était pas possible DiNozzo amoureux au point de se marier, à un marine qui plus est, depuis quand la règle n°… (celle de Gibbs, ou l'officielle) était abrogée.

La pièce était plongée dans la pénombre, Forrest approcha une chaise du lit, et s'assit.

« Parlez lui, il vous entend,» avait dit le médecin, c'était facile à dire, mais à faire… comment avouer à un homme, cet homme qui lui avait fait confiance, une erreur qui l'avait privé d'une vie de famille, Tony avait sacrifié sa vie familiale au détriment de sa carrière, peu d'ami(e)s, pas de sœur, et ses parents ( ?) ? Il avait fait le rêve de pouvoir concilier travail et famille, mais comme Gibbs ce n'avait été que chimère.

Lui William Lewis Forrest, ce meneur d'hommes, était muet face à ce dilemme, il savait Costa dangereux, adepte de tout trafic rapportant de l'argent, armes, femmes, drogue, vente de films à petits budget sous le manteau, et précédemment mercenaire, pilleur et assassin ; c'est pour ce dernier délit que Forrest le poursuivait depuis des décennies, depuis le jour où il connaissait la signification du mot, meurtre, vengeance, parents, Tony défenseur de la veuve et de l'orphelin avait accepté alors de l'aider, et adhéré à la cause juste de « La Mangouste », sans contrepartie…

Que lui dire : ton fils est vivant, il t'attend, bats-toi pour lui… Cela n'aurait fait que le tourmenter d'avantage, le courage lui manquait, il ne pouvait promettre ce qu'il ne pouvait tenir. Forrest se leva et quitta la pièce silencieusement, Ziva l'attendait, leurs regards se croisèrent, pas besoin de parole ils se connaissaient si bien.

« Ecoutes Bill, Tony est têtu, il se réveillera quand il en aura décidé. »

« Je sais, je déteste le voir ainsi. »

« J'aimerai tant l'entendre me gommer »

« Pardon ? »

« Tu vois j'ai encore besoin de lui, je me bats encore avec vos expressions.»

« Comme je vois tu n'as pas fait de progrès. »

« Tu es partis trop tôt. »

« Tu l'aimes ?»

« Qui ? Tony ? C'est un collègue, il a de bons côtés, drôle, intrépide, fidèle, meneur, très professionnel, fantaisiste, même secret.»

« Tu ne réponds pas à ma question.»

« Il n'est pas juif. »

« La religion ne t'a jamais vraiment arrêté. »

Ziva pouffa. Même dans ces moments tragiques ils réussissaient à la faire rire.

« Ne me parles pas de la règle N° 12 tu es agent de liaison, elle ne te concerne pas. »

« Je n'aurai jamais imaginé qu'il puisse aimer quelqu'un à ce point. »

« Moi aussi en te regardant. Tant de choses vous rapprochent. Ziva tu ne pourras pas cacher tes sentiments longtemps, si tu l'aimes dis-lui. »

Elle le fixa attentivement.

« Je ne suis pas sure. »

« Il a besoin de se raccrocher à quelque chose de réel, pas à des fantômes. »

« Je le vois déjà fanfaronner dans le bureau, en conquérant. »

« … »

« Tu ne le connais pas, à sa tête le matin, on devine ce qu'il a fait la nuit, avec qui, et si c'était délicieux. »

« Agréable. »

« Quoi ? »

« On dit passer une nuit agréable.»

« Justement. »

Elle devait bien l'admettre il ne la laissait pas indifférente, mais de la à…