- Quel jour on est ?

- Mercredi, nan ?

- Non, Panda, on est pas mercredi... On est vendredi.

- QUOI ?!


Je n'ai pas la moindre excuse ! (si je dis "problèmes familiales", y'en a pas un qui va me croire et vous aurez raison...) J'ai été très occupée cette semaine alors, oui, je n'ai pas publié le chapitre que je vous devais il y a deux jours... Vous aurez donc ce chapitre ce soir et un autre dans le week-end. Puis on repart sur les publications ordinaire vendredi-samedi. Pardonnez-moooooi, je vous en supplie !

PS : Je tiens à m'excuser auprès d'une des lectrices, Neige, qui a publié sa réponse aux sondages cinq minutes (franchement pas plus) trop tard. Le chapitre suivant était déjà en ligne et les résultats du sondage également. Mais saches, si tu me lis, que j'ai lu ton commentaire et que je l'ai pris en compte.


La maison était calme. Le Patron, assis sur son habituelle chaise à bascule dans un coin de la pièce, n'osant pas s'asseoir proche du Geek sur le lit, fumait en s'entrainant sur son piano qu'il avait emmené il y a trois jours de cela. Le Geek, tout en dessinant, écouter avec un demi-sourire la musique de l'adulte, se laissant bercer par le mélodieux son. Cela faisait cinq jours que le Geek était là, la nuit était tombée depuis quelques heures déjà mais le Patron ne se décidait pas à rentrer. Il profitait de ce moment de répit que la pilule lui accordait pour rester le plus longtemps possible en compagnie du Geek.

-Je ne savais pas que tu jouais du piano, dit le Geek.

Le Patron sursauta. C'était la première fois qu'il parlait de la soirée et qu'il détournait les yeux de sa feuille. Il le regarda, cherchant à percer son regard sous ses lunettes sans y parvenir. Mais le Patron avait très bien le regard du benjamin en visuel. Ses magnifiques yeux bleus…

-C'est « La lettre à Elise », c'est ça ? demanda le jeune

-Oui.

-Je ne t'ai jamais vu jouer du piano, il était où celui-là ?

- Dans ma chambre.

Il n'osait pas trop parler car, en parlant au Geek, il avait toujours l'impression que cela déclenchait les coups. Mais il avait également remarqué que la pilule n'avait pas de règles (N.d.a : ça fait très menstruations tout ça XD) : elle était parfois faible en présence du Geek, puis, parfois elle accélérait ; lorsqu'il était loin, la douleur n'était ni commode, ni forte, ni faible. C'était totalement aléatoire et cela agaçait le Patron qui ne pouvait donc pas se prévoir de règles à lui-même.

-Tu connais d'autres morceaux ?

-Une partie des quatre saisons de Vivaldi. Le requiem de Mozart. Quelques trucs de Schubert. Je ne fais que du classique.

BOM (un temps) BOM (un autre) BOM...

Les coups... Ils revenaient, lentement, tortueux, dans un supplice silencieux qui obligé le Patron à se mordre la langue pour ne pas montrer sa douleur face au gosse.

-Tu veux bien me les jouer ? s'enquit le Geek d'un air timide

L'homme en noir déglutit. Il devait se concentrer sur sa musique, oublier le Geek le temps d'une musique, oublier les coups le temps de quelques notes. Il cligna lentement des yeux, passa une main dans ses cheveux, posa sa cigarette dans un cendrier et repoussa les pans de son costard en arrière d'un air théâtrale. Il inspira longuement, les doigts en serre d'aigle à quelques centimètres du piano. Il s'humidifia les lèvres... (BOM… BOM… BOM) Puis il posa avec violence ses doigts sur les touches et joua « A Violent Encounter » de Shadow of the Colossus (que je vous conseille au piano).

Le Geek sursauta face à la violence de la musique par rapport à la douce Lettre à Elise. Mais il se relaxa bien vite devant la difficulté des notes que le Patron jouait pourtant avec aisance. Ses mains passaient sur les divers notes à une vitesse impressionnante, il levait les mains avec des gestes théâtrales, les reposait très rapidement et continuait, tête haute. Lors des moments plus calme, il affaissait légèrement les épaules et respirer au rythme des notes. Si les coups étaient encore présents, il n'aurait su le dire tant les notes emplissaient sa tête et son esprit.

Puis, enfin, la musique s'acheva et les dernières notes moururent dans un faible écho. Le Geek resta ébahit quelques instants puis applaudie avec un large sourire, un sourire que l'homme n'avait pas vu sur ses lèvres depuis bien longtemps, si longtemps qu'il se demandait s'il l'avait déjà vu sourire de la sorte depuis son arrivé.

-C'était fantastique ! assura le Geek

-Merc…

Il n'eut pas le temps de finir qu'un bruit de moteur résonna à l'extérieur de la maison. Les deux occupants de la maison se retournèrent en même temps en direction de la porte, l'attendant à chaque moment la voir s'ouvrir lentement sur Dieu-sait-qui. Et c'est ce qu'elle fit avec violence, s'ouvrant à la volée et claquant contre le mur. Apparu un homme de la même carrure du Patron, peut-être un peu plus grand, vêtu d'une chemise coincée sous son pantalon de smoking noir. Il portait également des lunettes de soleil et avait également une cigarette en bouche. Il laissa tomber au sol un sac en toile qui débordait de billets de banque. Le Geek recula d'instinct tandis que le Patron se levait. C'est dans ces genres de moments qu'il s'insultait de ne pas avoir fermé à clé la maison, faisant désormais confiance au Geek.

-Ben vous zêtes qui, vous ? dit l'homme

-Bonjour, monsieur, que nous vaut votre visite imprévue dans notre cabane ? demanda le Patron en se levant

-J'vois pas d'quoi tu parles, dis l'homme avec un fort accent du sud, c'cabanon, il était vide y'a pas p'u d'un mois. J'ai décidé d'faire d'ici ma planque donc tu prends ton gosse, ton p'tit piano et tu t'barres ou ça va pas coller entre nous.

Le Patron serra les poings.

-Au risque de vous surprendre, cette cabane m'appartient, je ne vous autorise donc pas à entrer de la sorte, hacha-t-il en tentant d'être poli et calme, ce qui était du pour lui.

-M'en fous, barre-toi.

Le Patron s'avança d'un pas en faisant voler sa veste, ce qui laissa le temps au Geek de voir le revolver dans la poche arrière de son pantalon. Il se planta face à l'intrus et, d'une voix menaçante, dit :

-Je pense ne pas m'être bien fait comprendre. Reprenez votre sac de billets illégaux et barrez-vous ou j'appelle la police.

- Ha ! s'exclama l'homme. Tu crois me faire peur ? Les keufs, j'm'en bas les burnes comme d'la dernière salope qu'j'ai baisé. Tu vas vite te casser parce que t'auras pas le temps de sortir ton tel que je t'aurais fait un deuxième trou du cul au milieu du front, s'pèce de p'tit fils de pute (N.d.a : je m'excuse de ce langage lamentable mais il me fallait bien lui donner un caractère…) !

La main du Patron trembla un instant. Il hésitait. Il hésitait et cela l'horripilait de devoir ainsi réfléchir dans une situation si délicate. Il croisa un millième de seconde le regard du Geek et vit la peur dans ses yeux. Non, il ne pouvait pas se permettre d'hésiter. Pas maintenant. Il mit une main dans son dos à une vitesse impressionnante et en sortit son revolver qu'il braqua. Mais l'homme en smoking avait déjà fait de même avec le sien.

-Oh ! ria-t-il. Je vois que Luis n'est pas l'seul à être dans l'illégalité, mon p'tit gars.

-Tirez vous.

-Ou quoi ? Vous tirez ? Moi aussi, j'ai un flingue, gamin ! Alors tu vas gentiment sortir de cette cabane dégueulasse et partir la queue entre les jambes le plus loin que tu peux. Tu m'laisse ta cabane, en vendant tout ce qui a à l'intérieur, ça devrait me ramener de quoi acheter un billet d'avion pour une île de putes, genre l'île Maurice.

-Ne vous croyez pas supérieur parce que votre flingue est plus gros. Si vous faites le moindre mouvement en ma direction, je tire.

Luis, puisque c'est ainsi qu'il s'était présenté en parlant à la troisième personne, ria aux éclats. Puis il se reprit en essuyant une larme invisible à la commissure de ses yeux de fouine sous ses lunettes. Il renifla nonchalamment et pointa le Geek qui sursauta du bout de son canon, le garçon désormais pâle comme la mort.

-Et vous faites quoi si je fais un mouvement dans la sienne de direction, p'tit trou du cul ?

Le Patron eut un moment d'hésitation où sa main se remit à trembler. Si le Patron tirait sur l'intrus, celui-ci risquait de tirer également sur le Geek. Et imaginez le Geek mort était intolérable. Alors il abaissa légèrement son arme, leva sa main libre d'un air innocent et dit :

-Ok, je sors...

Il lança un regard dédaigneux au Geek et lâcha :

-Ma vie vaut plus que celle d'un gosse capricieux.

Le Geek sentit son cœur faire un bond. Oui, étrangement, cela lui faisait mal d'entendre le Patron dire ça. Il serra dans ses mains nerveuses les oreilles de son Mrs. Nounours en espérant qu'il lui apporte un peu de réconfort. Mais rien… Il était mort de peur, regardant, impuissant, l'homme en noir se diriger vers la porte. Il le regarda sortir de la maison. Il crut réellement que l'homme allait l'abandonner mais, juste avant qu'il ne sorte, il vit le Patron lui lançait un regard déterminé : il reviendrait, le Geek en était sûr.


- Bonjour.

- Salut, comment tu t'appelles ?

- Tu es Panda si je ne me trompe pas ? Moi, c'est craquage mental.

- On va devenir amis tous les deux...


Oui, mon cerveau a fait ZINC. J'assume totalement ce chapitre (j'assumerais moins les tomates en pleine figure par contre, rangez vos cageots !). J'sais pas, j'avais envie... Ne cherchez pas de logique. Mais il n'en reste que le début montre un peu l'amélioration des deux protagonistes.


Les fautes dans les dialogues de Luis sont voulus, lisez-les à voix hautes si vous voulez une certain logique ("certaine"...)


Réponses aux sondages : (5 participants)

1) Parité pour tous : vous n'êtes pas fans des Sad-end (si ce n'est Espheria qui aime les deux). Vous préférez les fins en couleurs et, oui, je vous comprends.

2) Bon, là, vous les trouvez également tous très stupides (et je vous comprends également sur ce point) à l'exception de MissKitCat qui ne les trouve pas cons (alors, là, chapeau !)

3) Dur de répondre à un sondage qui est aussi divers que celui-ci. Mais vous avez vos préférences pour l'épisode 100 et les intros de la cinquième saison. Pour les instants panda, c'est beaucoup trop vague. Donc je ne peux pas vous donner de réelle réponse -"

4) Les fautes d'orthographes ! Aaaah, on y vient ! J'avais parfaitement conscience que vous alliez dire ça. J'ai conscience d'en faire. Je ne suis pas parfaite. Je ne suis pas littéraire. Je ne suis pas prof de français. J'ai la mauvaise manie de relire très rapidement. Mes excuses sont à la con mais faites comme si vous n'y voyez rien.
Vous avez également cité cette fameuse semaine coupée. Je dois avouer que c'était complètement stupide de ma part (méchant Panda !) mais je refusais un côté bâclé et lassant. Je n'avais pas spécialement d'idée pour faire avancer cette semaine. Bon, si c'était pour faire ça, j'aurais simplement dû ne jamais dire deux semaines et dire directement une semaine. Je n'ai pas été fûte-fûte sur ce point là mais, encore une fois, vous n'avez rien vu, rien entendu ! Mais, râlez pas, il reste une semaine ;)
Je tiens à m'excuser pour le long paragraphe du début de chapitre 20 qui a dû en décourager plus d'un. Je vous laisse reprendre vos cageots de tomates...


Prochain sondage :

1) Le pire épisode de SLG que vous ayez pu voir est lequel à vos yeux ?

2) Préférez-vous SLG ou WTC (on ne parle pas du nombre du publication mais de la qualité des épisodes) ? Pourquoi ? Des qualités et défauts aux deux émissions ?

3) Quel est votre âge ? (que je fasse une moyenne des lectrices (et lecteurs si y'en a))

4) Trouvez-vous le caractère des deux protagonistes principaux de l'histoire trop différent de celui voulu par Mathieu dans son émission ?


On se retrouve dans un ou deux jours, les p'tits moutons :p

Signé, une bergère en peau de loup...