TITRE: Le goût de nos retrouvailles.
THEME: n°22, bercer.
FANDOM: Harry Potter
PAIRING: Hermione Granger & Théodore Nott
RATING: T (mention de scarification et automutilation)
DISCLAIMER: Rien ne m'appartient, je ne fais que martyriser les personnages créés par Rowling pour les besoins de cette série de OS.
NOTE: Et voici mon 20e OS de la série des Chroniques. Encore 10 à venir, et ce petit recueil sera terminé. Bref. Je ne m'éterniserai pas, je voulais simplement remercier les personnes qui ont pensé à me laisser une review sur le chapitre précédent. Je tenais aussi à dire que j'ai désactivé les mails de notifications quand quelqu'un m'ajoutait à ses alertes/favoris, donc je ne devrais plus râler contre ceux qui mettent en alerte/Favoris sans laisser de review. Cela dit, vous n'êtes pas pour autant dispensés de laisser votre avis, je ne répéterai jamais assez à quel point ça peut être important pour moi. Petite nouveauté, je ne posterai plus mes RAR dans mes chapitres. J'ai normalement répondu à tout le monde, mais sur mon Livejournal:
styxxounette . livejournal / 6645 . html (supprimer les espaces)
Je sais, c'est un peu casse-pied de devoir consulter les réponses aux reviews sur une autre plateforme, mais bon, on est obligés, on n'a pas le droit de répondre dans nos chapitres, à la base. Mais comme tout le monde le fait, c'est logique de penser que c'est autorisé, surtout quand on débute. Bref, pour ne pas prendre de risques, les RAR sont consultables au lien que j'ai communiqué plus haut! J'espère que ce nouveau OS vous plaira, celui-là, il est vraiment très mignon! Je vous encourage à me laisser vos impressions, même négatives! Bisous, et à bientôt pour le 21e OS de ces Chroniques (oui, déjà!)
PS: je tenais quand même à justifier ma longue absence...un mois sans poster, ce n'était pas prévu au programme...eh bien, simplement que je me suis laissée submerger par ma vie IRL, j'ai consacré plus de temps aux sorties, potes, etc, plutôt qu'à l'écriture. Et faire un break s'agissant de la fanfiction m'a fait du bien, je suis maintenant de retour, avec les nouveaux chapitres de mes histoires à la clé! Surveillez donc les nouveautés ;)
Hermione Granger était en train de penser qu'il devrait être interdit de déprimer autant le jour de Noël. Ce matin là, elle s'était réveillée avec ce goût amer sur le bout de la langue: iil/i n'était pas là, il serait d'ailleurs bien utopiste de penser qu'il allait venir spécialement le jour de Noël. Hermione laissa échapper un soupir à fendre l'âme, avant de s'éloigner de la fenêtre. Elle réfréna une brutale envie de pleurer lorsqu'elle la referma. Dire qu'il n'y avait même pas de neige, ne serait-ce que pour se consoler un peu. Décidément, ce Noël là était bien parti pour être le pire qu'elle avait vécu.
Pattenrond miaula, réclamant à sa maîtresse un cookie en plus de sa gamelle de lait. Hermione soupira, et caressa l'affreux matou orange. Elle le prit même dans ses bras, et le transporta jusque dans la cuisine, là où ses parents étaient déjà attablés. Le chat bondit des bras de sa maîtresse, et alla se frotter contre les jambes d'Henry Granger, qui était en train de lire son journal. Mrs Granger, quant à elle, était en train de s'affairer à préparer le petit-déjeuner, et déposa devant sa fille deux toasts tous chauds, qu'Hermione regarda d'un air circonspect. Elle n'avait vraiment pas faim ce matin, malgré les efforts de sa mère pour lui faire plaisir.
— Joyeux Noël! Lança Hermione à la cantonade, avant de s'installer à table, avec ses parents.
— Tu ne vas pas ouvrir tes cadeaux, plutôt? Demanda Mrs Granger avec enthousiasme tout en déposant un baiser sur le front de sa fille. On n'attendait plus que toi!
— Je ne sais pas, j'ai pas envie. Soupira Hermione en se prenant la tête entre les mains. Je les ouvrirai après.
Ses parents se regardèrent, étonnés. D'habitude, Hermione adorait Noël. Oui mais voilà, d'habitude, elle n'était pas amoureuse. D'habitude, elle ne rêvait pas de pouvoir passer sont vingt-cinq décembre dans les bras de son amoureux. Et d'habitude, elle n'avait pas ses problèmes menstruels, ce qui pouvait aussi expliquer son humeur aussi morose et en dents de scie. La jeune femme passa une main nerveuse dans ses cheveux ébouriffés, avant de mordre prudemment dans son toast. D'ordinaire, sentir le goût du pain chaud dans sa bouche aurait suffi à lui remonter le moral, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, elle avait surtout envie de retourner se coucher, et de rester blottie sous sa couette toute la journée. Aujourd'hui, Pattenrond sera sans doute le seul être qu'elle pourra câliner tout à sa convenance.
Mr et Mrs Granger se regardèrent à nouveau lorsque leur fille se leva presque brutalement, pour ensuite emmener ses toasts dans le salon. Le couple s'élança à la suite de leur fille, qui ne cilla pas devant l'énorme pile de cadeaux qui l'attendait. Pattenrond, lui, s'était précipité sur le sapin, et commençait déjà à déchiqueter les emballages à coups de griffes. Hermione dut l'éloigner par la peau du dos pour ne pas qu'il en vienne à détériorer le contenu de ses paquets. Son chat n'allait tout de même pas la priver de son seul plaisir en ce jour maudit, n'est-ce pas? Alors, Hermione s'assit sur le tapis au pied du sapin. Elle se tâtait de savoir par quel paquet elle allait bien commencer, puis elle attrapa au hasard un paquet bleu, dont elle commença à défaire l'emballage minutieusement.
Ce cadeau était de la part de Ginny. La cadette des Weasley lui avait offert un coffret avec trois parfums à l'intérieur. Hermione contempla quelques instants la beauté des flacons tout en se disant que Ginny était folle de lui offrir un cadeau pareil. Puis, elle en prit un précautionneusement, et commença à en renifler le contenu. Elle se sentit soudain très bête avec le cadeau qu'elle avait fait à la rousse, elle avait en effet acheté à son amie une nouvelle tenue pour le Quidditch, avec son nom dans le dos en prime. Ensuite, Hermione reçut le traditionnel colis de Mrs Weasley, une collection de livres très anciens de la part d'Harry, et un sac rempli de friandises diverses et variées de la part de Ron. Elle reçut même un cadeau de la part de Parvati et Lavande. Elle avait rougi violemment en découvrant le contenu, ainsi que le petit mot qui allait avec:
à essayer avec ton chéri à la première occasion. Gros bisous. Lavande et Parvati.
Hermione s'était jurée de laisser le cadeau au fond d'un placard et de ne plus jamais l'en sortir. Enfin, c'était ridicule! Elle et Théodore n'avaient pas encore…enfin…elle n'était pas prête pour ça, lui non plus d'ailleurs. Alors d'ici à ce qu'ils utilisent le cadeau de Lavande et Parvati…Hermione se surprit à maudire les deux filles. Elles avaient vraiment des drôles d'idées, vraiment. Quoique…Ils pouvaient très bien utiliser l'huile de massage sans…Oh, Merlin, que c'est embarrassant! Par contre, pour le reste…Oui, cacher le tout au fond de son placard semblait vraiment être une bonne idée. Elle abandonna donc le joli sac en papier avec ses autres cadeaux, le feu aux joues, puis elle s'intéressa aux autres paquets qu'il y avait sous le sapin.
La suivante fut une longue boîte fine, qui était en réalité un écrin. Dedans, il y avait un magnifique bracelet en argent, avec de jolies breloques, Hermione imaginait sans peine le bracelet tinter à chaque fois qu'elle secouerait le poignet. Elle n'eut même pas besoin de lire la carte pour savoir qui était l'expéditeur de ce somptueux présent, elle ne connaissait qu'une personne qui pouvait se permettre de lui offrir des cadeaux aussi raffinés, aussi luxueux, même si elle se promettait, plus tard, d'avoir une conversation avec le principal concerné pour lui dire que ce n'était pas nécessaire, même si cela lui faisait évidemment très plaisir. Tout sourire, Hermione passa quand même le bijou à son poignet et ouvrit le paquet suivant.
Elle se mordilla la lèvre inférieure en voyant, sagement pliée, une écharpe aux couleurs des Serpentard. Elle ne savait pas comment interpréter ce cadeau. Il était évident qu'elle ne pourrait pas la porter. Hermione, avec les couleurs de la maison ennemie, c'était tout simplement hérétique. Seulement, cette écharpe avait quelque chose de spécial. C'était celle de Théodore. La carte en elle-même ne précisait rien quant aux raisons de ce cadeau, si ce n'est qu'un vague en attendant des plus laconiques. Hermione passa une main perplexe dans ses cheveux emmêlés. En attendant quoi, d'abord? Le cœur d'Hermione fit un triple bond dans sa poitrine. Était-ce vraiment…Allait-il…Oh, ce serait tellement bien! Elle savait pourtant qu'il était inutile d'y croire, qu'elle se faisait des faux espoir, qu'il ne viendrait pas.
Hermione laissa échapper un soupir à fendre l'âme. Puis, elle enfouit son visage dans l'écharpe de Théodore. Elle avait l'impression qu'il était là. Elle sentait les délicates notes de santal et de musc qui imprégnaient les fibres de laine, c'était son odeur à lui, sensuelle, masculine. Alors, elle comprit pourquoi il lui avait donné son écharpe. Non seulement, c'était pour qu'elle ait quelque chose de lui, qui lui appartenait, mais aussi, c'était le symbole même de leur union. Une Gryffondor, possédant quelque chose qui appartenait à un Serpentard. Hermione sentait l'émotion lui étreindre la gorge alors qu'elle respirait la pièce de tissu, qu'elle serrait à présent contre son cœur. Évidemment, cela ne remplacerait jamais l'original, mais c'était tout de même mieux que rien. Il restait un dernier paquet de la part de Théodore. Elle s'en empara précautionneusement, les mains fébriles. La jeune femme enleva minutieusement le papier doré, et elle fronça les sourcils en découvrant un deuxième écrin.
Hermione n'avait jamais été très bijoux. Elle n'en portait pour ainsi dire pas. Pourtant, Théodore s'obstinait à lui en offrir, parfois des hors de prix. Et apparemment, il savait très bien choisir, parce que ces bijoux lui allaient très bien. En fait, Théodore couvrait Hermione de cadeaux. Au début, la jeune femme en avait été très gênée, n'étant absolument pas matérialiste, mais à force, elle s'y était habituée. Théodore était un petit-ami très doux et très attentionné, il faisait attention à elle comme si elle était quelque chose de rare et précieux. Certes, il n'était pas toujours démonstratif, il cultivait même une certaine pudeur, mais Hermione savait s'en contenter. Elle réalisait qu'elle avait énormément de chance de l'avoir à ses côtés. Il adorait Hermione, véritablement. Comme toute médaille avait également ses revers, il était terriblement jaloux et possessif. Il lui faisait souvent une scène lorsqu'elle se montrait trop proche d'un autre garçon que lui.
— Hermione, tu es bien silencieuse, intervint sa mère tout en souriant d'un air bienveillant. Tes cadeaux te plaisent?
— Beaucoup! S'écria Hermione, avec un sourire niais aux lèvres. Maman…J'ai envie de faire quelque chose de fou.
— Quoi donc, ma chérie?
— Je…J'aimerais beaucoup que mon petit-ami vienne à la maison, ce soir…pour le dîner.
Hermione se mordilla la lèvre inférieure, alors que ses parents échangeaient de nouveau un de ces regards qui en disaient long. Elle savait que son père avait plus de mal à se faire à l'idée que désormais, elle avait un copain. C'était comme ça, les pères étaient toujours plus protecteurs envers leurs filles, en particulier lorsqu'elles étaient uniques. Ginny avait le même problème. Certes, elle avait une famille nombreuse, mais c'était la seule fille du groupe, alors elle était surprotégée par ses parents. Arthur, bien qu'ayant accepté Harry parmi eux depuis longtemps, avait vu le Survivant d'un tout autre œil lorsque Ginny avait officialisé sa relation. Hermione leur avait rapidement présenté Théodore lorsqu'elle était revenue de Poudlard pour les vacances de Noël. Comme il avait fallu s'y attendre, c'était l'elfe de maison des Nott qui était venu chercher le Serpentard, son père n'ayant même pas pris la peine de se déplacer pour ce faire.
Henry s'était d'emblée méfié du jeune homme. Il avait dit à sa fille que Théodore avait une aura négative, que ce n'était pas quelqu'un pour elle. Jane, elle, s'était enthousiasmée et elle avait dit à son mari qu'il exagérait, Théodore était un garçon très gentil et très bien élevé, au contraire, il était parfait pour Hermione, bien plus que ce Weasley en tout cas. Pendant tout le trajet du retour, Henry et Jane s'étaient disputés. Henry avait fini par marmonner dans son coin qu'un garçon qui posait ses mains sur sa petite fille chérie ne pouvait pas être quelqu'un de bien. Hermione était alors intervenue. Elle avait expliqué calmement et posément qu'elle était en âge d'avoir un petit-ami, et que de toute manière, ça n'avait jamais été plus loin que quelques baisers enflammés et quelques caresses. Henry s'était radouci lorsqu'il avait compris que sa petite fille chérie était toujours vierge et qu'elle comptait le rester. Bien.
— Ce Théodore? Mugit Henry, s'attirant le regard noir de sa femme. Il n'en est pas question!
— Mais papa! S'écria Hermione, qui serrait toujours le cache-nez contre elle. Peu importe les cadeaux que j'ai pu recevoir, puisque c'est celui-là que je veux! C'est pour ça que je suis triste, c'est parce que je voulais qu'il soit avec moi pour Noël. Noël, c'est quelque chose qui se fête en famille, n'est-ce pas? Or, il va peut-être falloir t'y faire, que Théodore va faire partie de la famille lui aussi.
— à votre âge, grogna Henry en frottant ses mains moites sur son pantalon, on n'avait rien de tout ça! Si on rencontrait quelqu'un, c'était pour se marier avec, on ne pouvait pas se permettre de flirter avec n'importe qui!
— Tu es vraiment très vieux jeu, Henry! Le rabroua Jane, qui avait les bras croisés sur sa poitrine. Mais pense qu'on s'est trouvés du premier coup! Imagine que ce soit la même chose pour Hermione et Théodore.
— Sauf qu'Hermione a connu avant ce Viktor, puis ce Ronald. Argua Henry, en tout désespoir de cause.
— Il ne s'est rien passé avec Viktor et Ronald! S'écria Hermione, alors que ses joues se coloraient d'un beau rouge brique. Ce sont juste deux bons amis. Théodore est mon premier amour. C'est avec lui que je vis mes premiers émois d'adolescente, mais on veut prendre notre temps. Papa, tu dois te faire à l'idée que je grandis, je ne suis plus une petite fille! J'en ai assez avec Harry et Ron sur mon dos, ce n'est pas pour que tu en rajoutes!
Et voilà. C'est malin. Hermione avait envie de pleurer à présent. C'était le matin de Noël, et elle était en train de se disputer avec ses parents. Elle n'avait même pas fini d'ouvrir ses cadeaux. Elle avait réellement envie de retourner se coucher, mais elle ne le pouvait pas: elle devait aller manger chez ses grands-parents et passer l'après-midi avec eux. Hermione n'avait pas du tout le cœur à faire la fête. Elle s'imaginait plutôt au manoir Nott, à des kilomètres de là, blottie dans les bras de son amoureux, bercée par le rythme lent et régulier de sa respiration et surtout, à s'embrasser tout leur soûl. Hermione jeta un regard noir à son père. Elle lui en voulait tellement de réagir ainsi, d'en faire tout un plat alors que maintenant que la guerre était terminée, elle avait le droit plus que quiconque d'être heureuse. Oui mais voilà, son père ne voyait pas les choses de cet œil.
— ça suffit, Henry. Le réprimanda Jane tout en nouant la cravate qu'elle venait de lui offrir autour du cou de son mari. Tu vas la faire pleurer! Et quel genre de père es-tu pour faire pleurer ta fille le jour de Nöel?
Hermione jeta à sa mère un regard rempli de reconnaissance. D'eux deux, c'était Jane la plus compréhensive. Hermione pouvait parler de ses problèmes à sa mère sans que celle-ci ne se braque à la première occasion. Hermione lui avait beaucoup parlé de Théodore, sans toutefois le nommer, et Jane avait su que c'était lui dès qu'elle l'avait vu à la gare de King's Cross, elle avait eu l'impression de le connaître depuis toujours. D'ailleurs, Jane l'avait déjà adopté. Ils étaient tellement mignons tous les deux, ça lui rappelait ses jeunes années. Elle aussi avait rencontré Henry à l'école, enfin, quand ils faisaient leurs études pour être dentistes.
— J'ai dit non, Jane. Coupa Henry, sèchement. Ce garçon ne mettra pas les pieds à la maison!
— Mais papa! Protesta Hermione, qui venait de se lever.
— J'ai dit non, Hermione.
Hermione supplia sa mère du regard, mais Jane ne put que lui adresser un regard désolé. Hermione renifla légèrement, tout en se mordillant la lèvre inférieure pour s'empêcher de pleurer. Voilà des années qu'elle n'avait pas pleuré en se disputant avec ses parents. Hermione ne pleurait jamais devant les autres, elle s'autorisait à craquer que lorsqu'elle était toute seule, à l'abri des regards. Seulement, le contexte était différent. Elle avait tout juste dix-huit ans, elle était amoureuse, et son père ne comprenait rien à rien. Elle rassembla tous ses cadeaux, même ceux qu'elle n'avait pas encore déballé, et elle partit avec sous le bras.
— Hermione, chérie…l'interpella sa mère, en avançant le bras vers elle.
— Non, c'est bon Maman, laisse moi! Répondit Hermione en l'esquivant habilement, puis en montant les marches quatre à quatre, les bras chargés.
Hermione avait à peine claqué la porte de sa chambre qu'elle entendait déjà ses parents se disputer. Jane reprochait clairement à Henry d'être trop psychorigide sur certains points, et surtout sur celui-là. Henry quant à lui soutenait qu'Hermione était trop jeune pour avoir un petit-ami. Hermione s'affaissa sur son lit. Elle en avait plus qu'assez. Depuis qu'elle avait rendu la mémoire à ses parents, rien n'était comme avant. Même s'ils prétendaient le contraire, Jane et Henry lui en voulaient encore un peu de les avoir écartés de sa vie. À peine qu'Henry eut récupéré ses souvenirs il sermonnait déjà Hermione en disant que c'était leur rôle de la protéger et pas l'inverse. Il s'en était suivi une dispute monumentale où les trois Granger s'étaient fait la tête pendant au moins une semaine. Hermione soupira lourdement. Elle allait mettre du temps à recoller les morceaux, c'était couru d'avance.
Hermione était allongée sur le ventre, le visage enfoui dans l'écharpe du Serpentard. Il y avait sur ses joues des traces de larmes séchées, et elle avait les yeux rougis d'avoir tant pleuré. À présent, elle en était sûre, elle détestait Noël. Elle en voulait à son père d'avoir tout gâché. Ce qu'elle avait demandé n''était pourtant pas compliqué. Elle n'avait même pas exigé qu'il reste dormir, elle voulait simplement avoir Théodore avec elle, le temps d'un dîner. Il pouvait tout aussi bien retourner chez lui après, elle n'était guère trop exigeante sur ce point. Hermione soupira longuement, avant de renifler un peu plus la pièce de tissu.
Elle avait presque l'impression qu'il était là, à ses côtés. Elle se voyait encore dans l'étau tendre et rassurant de ses bras. Elle pouvait sentir les délicates notes boisées de son parfum, qui était tout à fait raffiné et à son image. Elle pouvait sentir son souffle galoper sur sa nuque et son cœur tambouriner dans sa poitrine. Elle pouvait sentir le toucher délicat de ses doigts lorsqu'il effleurait sa peau, et elle sentit une douce chaleur envahir son bas-ventre. Hermione respira encore ce parfum musqué. Maintenant, il était tout près d'elle. Elle se voyait en tout petit au fond de ses magnifiques yeux d'un bleu sombre, ses cils longs et fournis, les toutes petites tâches de rousseur qui parsemaient son nez et ses pommettes et qu'elle seule pouvait voir. Elle pouvait à présent sentir ses lèvres sur les siennes, leurs langues se mêler avec tendresse et impatience, elle se suspendait à son cou et redoutait le moment où ils viendraient à manquer d'air…
— Hermione? Appela Jane, tout en cognant contre la porte de la chambre de sa fille.
Hermione eut soudainement envie de pleurer. Sa mère venait de faire voler sa rêverie en éclats. Théodore, ou tout du moins, son image, venait de s'envoler, laissant ainsi un grand vide dans le cœur de la Gryffondor. Le manque, insidieux et cruel vint la taillader un peu plus. Si elle s'était écoutée, elle aurait débarqué au manoir Nott séance tenante, mais elle savait bien que c'était impossible. Elle avait battu Nott senior lors de la bataille du département des mystères il y a bien deux ans de cela, le noble homme ne lui aurait sûrement pas pardonné cet affront. Qui plus est, c'était une fille de moldus, ce qui était encore moins acceptable. Alors, elle n'avait pas d'autres choix à part attendre sagement janvier, là où elle pourra le retrouver et profiter de lui sans aucune restriction.
Depuis toujours, Hermione avait dédaigné ces filles qui étaient accro à leurs mecs. Elle avait clamé haut et fort qu'elle ne serait jamais comme elles, à attendre désespérément un mot, un geste de leur part. Elle était persuadée qu'elle pouvait combattre cette absence: elle était trop bien pour seulement se rabaisser à geindre sans cesse. Elle s'était moquée de Lavande qui ne jurait que par son Ron-Ron, et des surnoms ridicules dont elle l'affabulait. Hermione avait les yeux au ciel pendant que Parvati tergiversait sur le cadeau qu'elle allait offrir à Dean pour la Saint-Valentin. Hermione, d'ailleurs, avait toujours eu en horreur cette fête qu'elle jugeait trop commerciale, même si au fond, tout au fond, elle aurait voulu être à la place de toutes ces filles qui se faisaient inviter au restaurant ou qui passaient la journée sous la couette avec leur moitié.
Et maintenant qu'elle était enfin amoureuse, pour de vrai, elle subissait les mêmes tourments que ces filles-là. Il lui manquait cruellement. Elle qui était si heureuse lorsqu'elle était à Poudlard, avec lui, elle était à présent malheureuse comme les pierres, abattue. Hermione ferma les yeux et respira profondément, tentant de réfréner le flot salé qui menaçait de rouler sur ses joues blêmes. Elle se mordilla la lèvre inférieure jusqu'au sang. Elle sentit sa peau se déchirer et le goût âcre et amer envahir sa bouche, mais elle n'en avait cure, la douleur physique qu'elle ressentait était bien plus faible que la douleur qui la rongeait de l'intérieur. Elle avait mal, son absence la faisait souffrir, et le spectre de la déception planait au dessus d'elle. Il ne pouvait jamais venir la voir, jamais. Il avait toujours mieux à faire. Hermione détestait être amoureuse. Elle était comme intoxiquée, et c'était ce même poison qui la tuait à petit feu, en même temps qu'il la rendait euphorique.
— Hermione, ma chérie…murmura Jane en poussant la porte de la chambre, entrant dans la pièce parfaitement rangée.
— Je n'ai pas envie de te parler, Maman. Râla Hermione tout en serrant les dents de toutes ses forces.
— Oh, tu as pleuré? Questionna Mrs Granger tout en s'asseyant sur le bord du lit de sa fille.
Puis, Jane se pencha tout doucement et caressa les cheveux désordonnés d'Hermione, qui recommençaient à boucler n'importe comment. Jane avait vraiment beaucoup de peine pour sa fille. Hermione était jolie comme un cœur, mais elle ne prenait pas soin d'elle alors qu'elle aurait tant à y gagner. Jane remarqua à quel point Hermione avait l'air fatiguée, exténuée. Elle semblait si fragile, au bout du rouleau. Et gravés dans son bras, il y avait ces quelques mots, sang-de-bourbe. Elle avait tout d'abord cru que sa fille se scarifiait, mais la vérité était toute autre. En fait, Mrs Granger aurait largement préféré qu'Hermione se scarifiât vraiment, cela lui aurait évité de savoir que sa fille s'était fait torturer lors de son bref séjour au manoir des Malefoy. Elle en avait gardé de profondes séquelles, des séquelles indélébiles. À jamais elle allait être marquée par ces évènements, elle en garderait un traumatisme certain.
— Non maman, c'est bon, ça va aller. Répliqua Hermione avec humeur, niant l'évidence même.
— Tu sais que tu peux tout me dire. L'invita Jane tout en lui caressant les cheveux. Tu n'as pas le droit d'être triste le jour de Noël.
— Et tu crois sincèrement que papa s'en est seulement préoccupé, de me faire pleurer ou non le jour de Noël?
— Ton père t'aime et il s'inquiète pour toi.
— Je trouve ça regrettable que Théodore doive montrer patte blanche alors que vous savez très bien que je ne m'enticherais pas de n'importe qui! Et j'ai plus de dix-huit ans, maman! C'est normal qu'à mon âge je veuille avoir un copain. Dix-huit ans est un âge raisonnable pour une première relation, il me semble. Dois-je te rappeler l'âge auquel tu as eu ton premier petit copain? Toi qui désespérais de me voir enfin ramener un garçon à la maison, tu devrais plutôt être contente que…
— Mais je suis contente pour toi, Hermione. Soupira Jane en passant une main dans ses cheveux permanentés. Ce n'est pas moi qu'il faut convaincre, mais ton père.
— Je n'ai personne à convaincre! S'exclama la Gryffondor tout en se redressant avec brusquerie. J'aime Théodore, où est le problème? On a une relation tout à fait correcte, et même si on ne faisait que coucher ensemble, ça ne vous regarderait pas. Avec tout ce que j'ai pu traverser, avec la guerre, tout ça, j'ai le droit d'être heureuse et d'avoir une adolescence normale!
Jane soupira, et regarda sa fille avec compassion. Il était vrai que depuis le début de la deuxième guerre, Hermione n'avait guère eu de répit. Elle s'était lancée à corps perdu dans la bataille contre Voldemort aux côtés d'Harry et Ron, apportant à l'Elu son soutien indéfectible. Elle avait même renoncé à ses ASPIC pour partir à la chasse aux Horcruxes avec eux. Elle les avait aidés à détruire des objets imprégnés de magie noire, allant même jusqu'à organiser un casse à Gringotts. Elle avait pris d'énormes risques, perdant à chaque fois un peu plus de son innocence. Jane, tout comme Henry avaient dû se rendre à l'évidence. Leur douce et innocente Hermione avait grandi, elle n'était plus cette enfant vive et insouciante, curieuse de tout. Elle était désormais blasée, malade de vivre. Elle avait cessé de se bercer d'illusions, elle était hantée. Elle avait tellement vécu pour son âge que c'en était indécent. Et Jane n'avait pas été en mesure de protéger sa fille. Elle avait failli à son rôle de mère. Si elle l'avait assuré un tant soit peu, Hermione n'aurait jamais eu à recourir à de telles extrémités pour les sauver. Jane se sentait tellement coupable.
— Je suis désolée. Lâcha Mrs Granger dans un souffle, alors que ses yeux s'étaient brusquement embués. Je ne voulais pas…je n'aurais jamais voulu…
— Tu es désolée pour quelle raison, Maman? Coupa Hermione, durement, non sans se redresser brusquement. Pour tout ce qui se passe depuis que vous êtes revenus d'Australie…ou plutôt, pour m'avoir délaissée dès lors que vous avez appris que je suis une sorcière?
— Hermione, chérie…plaida Jane, les yeux toujours aussi larmoyants.
— Assez! S'écria la jeune femme, à bout de nerfs. Pourriez vous accepter au moins une fois dans votre vie que je ne suis pas la petite fille parfaite que vous avez toujours voulu? Je suis une sorcière, et alors! Je sais que papa et toi êtes déçus parce que je ne pourrai pas reprendre votre cabinet par la suite. Je suis désolée de vous l'annoncer, mais ce n'est pas ce que j'ai envie de faire! Je n'aurai jamais la même vie que vous, parce que vous n'avez pas connu la guerre, vous n'avez pas été torturés! Ce n'est pas vous que l'on soupçonne de vous mutiler de la sorte!
— Hermione…supplia Mrs Granger, impuissante devant la colère de sa fille unique.
— Non, tais-toi, je n'en ai pas terminé! Pour vous, la vie a été assez facile, il me semble? Vous étiez tranquillement en train de vivre votre petite vie en Australie sans vous préoccuper de quoi que ce soit, alors que moi j'étais en train de me battre, de me démener pour aider mes amis! Certes, je n'avais qu'à pas vous lancer ce sort, mais croyez le ou non, ce n'était pas une décision facile à prendre, la simple idée d'utiliser la magie contre vous me répugnait! Alors au lieu de me voir comme la fille ingrate, songez plutôt aux tenants et aux aboutissants de ma décision.
Jane ne broncha pas. D'ordinaire, Hermione était une jeune fille calme, extrêmement censée. Elle ne criait que rarement, de même que ses crises de colère pouvaient se compter sur les doigts d'une main. Hermione avait les nerfs solides, une maîtrise de soi à toute épreuve, mais là, Mrs Granger voyait bien qu'elle était à bout, qu'elle ne supportait plus grand-chose, qu'elle était tout simplement à fleur de peau. Trop d'horreurs, un trop grand fardeau pour une toute jeune fille, âgée à peine de dix-huit ans. Était-ce cela qui avait séduit le fameux Théodore, ou bien était-il lui aussi un enfant de la guerre, avait-il vu également ses illusions brisées une par une? Jane toisa sa fille quelques instants, puis, voyant qu'elle n'obtiendrait rien d'elle, elle tourna les talons et quitta la chambre. Elle eut à peine refermé le battant de la porte derrière elle qu'elle entendit un sanglot né de l'autre côté. Jane soupira. Elle hésita quelques instants, mais ne se retourna pas.
Hermione ouvrit les yeux, hagarde. Lorsqu'elle glissa un regard par la fenêtre dont les rideaux étaient encore tirés, elle se rendit compte que le soir était tombé. Ses prunelles ambrées se posèrent sur le radio réveil, qui indiquait 02.30 am. Hermione se redressa, légèrement saisie. Elle avait réellement dormi tout ce temps? Pourquoi ses parents ne l'avaient pas réveillée? Étaient-ils allés chez sa grand-mère sans elle? Cela en avait tout l'air. Hermione se laissa tomber sur son oreiller, complètement désoeuvrée. Elle pressa une main froide contre son front brûlant tout en soupirant longuement. Elle avait beaucoup pleuré, puis elle avait sombré. Elle avait, pour la première fois depuis longtemps, dormi d'un sommeil sans rêves. Un éclat vert et argent attira son attention. L'écharpe de Théodore était toujours là, à côté d'elle, c'était comme s'il ne l'avait jamais quittée, comme s'il était toujours là. Hermione frissonna. Non, il n'avait jamais été question de la quitter. Il était toujours là, sauf qu'il ne pouvait pas venir. Il ne viendrait pas, voilà tout. Elle devait se faire à l'idée.
Hermione fut sortie de sa torpeur grâce à un coup bref frappé contre son carreau. La jeune femme se redressa, les sens en alerte, prête à se saisir de sa baguette le cas échéant. Elle inspira profondément. Depuis la fin de la guerre, elle était plus craintive, plus paranoïaque également, elle avait tendance à se méfier de tout, même de son ombre. Baguette au poing, Hermione se leva, puis, d'un pas chancelant, se rendit à sa fenêtre pour voir ce que c'était. Elle écarta un rideau, et sa chambre fut baignée de la douce lueur ambrée du réverbère. Elle écrasa presque son nez contre le carreau pour tenter de voir qui rôdait au dehors, et elle fronça les sourcils en distinguant une ombre dans le halo de lumière.
La silhouette était grande, mais aussi chétive. Le cœur d'Hermione cogna dans sa poitrine lorsqu'elle le reconnut. C'était lui! Il avait les cheveux toujours ébouriffés, il était emmitouflé dans une grande cape noire et il se frottait les mains l'une contre l'autre pour se réchauffer un tant soit peu. Il attendait patiemment qu'elle daigne lui ouvrir, le regard absent, un mégot incandescent coincé entre ses lèvres fines. Hermione esquissa une moue boudeuse. Il avait cette sale manie de fumer comme un pompier, s'intoxiquant toujours plus les poumons, mais la cigarette, bien qu'accessoire, faisait partie de son charme. Théodore avait une aura unique, une certaine prestance, il était nimbé de mystères et il donnait aux autres envie d'en savoir plus à son propos. Alors, Hermione n'attendit pas davantage. Elle lui ouvrit la fenêtre, et se pencha légèrement; Lorsqu'il l'aperçut, il écrasa sa cigarette totalement consumée au sol, et fourra le mégot dans sa poche. Puis, avec agilité et assurance, il escalada la gouttière, pour se retrouver sur le rebord de la fenêtre.
— Tu es venu! Souffla Hermione, folle de joie, alors qu'elle enlaçait les épaules robustes de son amoureux pour mieux le serrer contre elle. Je n'y crois pas, par Merlin, tu es venu!
— Je n'aurais pas manqué ça pour rien au monde. Répondit-il en retour, en piquant un baiser délicat dans ses cheveux. Je te le jure, je voulais te voir…mais je ne pouvais pas. Je te jure que j'ai fait aussi vite que j'ai pu.
Hermione plongea son regard ambré dans les prunelles glacées du jeune Nott, et remarqua ses pupilles légèrement dilatées. Il avait le regard flou, légèrement hagard, et il avait le contour des yeux légèrement rouge, comme s'il avait pleuré. Mais en se rapprochant un peu plus, Hermione nota son haleine légèrement alcoolisée. Elle fronça les sourcils. Dans quel état Théodore était-il encore allé se mettre?
— Tu as bu? Interrogea-t-elle, le regard chargé de reproches.
— Tu sais à quel point ça peut être dur. Se confessa-t-il en baissant la tête, légèrement penaud. Il n'y a que ça qui puisse m'aide à…à surmonter tout ça…la guerre…ton absence.
— Viens, entre. Chuchota Hermione en s'écartant légèrement pour lui laisser le passage. Ne reste pas dehors, tu vas attraper froid.
— Ce serait fâcheux. Répondit-il d'un ton badin, tu serais obligée de me dorloter jusqu'à ce que j'aille mieux.
— Tu sais très bien que ça ne me dérangerait pas outre mesure. Répondit Hermione d'un ton bourru, alors que Théodore venait de l'enlacer fermement.
— Alors, je m'arrangerai pour tomber malade, et on jouera au docteur. Conclut Théodore en adressant un clin d'œil à une Hermione rougissante, avant de s'emparer de ses lèvres avec passion.
Ils s'embrassèrent de longues minute, savourant leurs retrouvailles. Peu importe si Théodore puait l'alcool, peu importe si la fenêtre de sa chambre était grande ouverte, peu importait qu'elle était en train de grelotter de froid dans sa petite chemise de nuit, elle était pendue à ses lèvres et savourait ce baiser comme si c'était le dernier, soupirant de sentir sa langue caresser la sienne avec tendresse et volupté, son petit corps serré contre celui plus robuste de son amant. Et peu importait au fond d'avoir raté son Noël, dès à présent elle avait le cœur en fête, et elle était en train de se dire qu'effectivement, elle s'était bien rattrapée: elle allait pouvoir savourer le bonheur de se réveiller demain matin dans les bras de son copain. Il était là, en chair et en os, elle ne comptait pas le lâcher de sitôt…
— Au fait…chuchota-t-il, entre deux baisers brûlants. J'allais oublier l'essentiel…Joyeux Noël.
— Joyeux Noël. Répondit-elle tout en l'entraînant vers son lit, où elle se laissa tomber, l'emportant avec elle dans sa chute.
Ils s'embrassèrent un long moment encore, profitant de leurs retrouvailles comme il se devait. Pourtant, leur baiser se fit beaucoup moins chaste, beaucoup plus enflammé. Hermione commençait à débarrasser Théodore des morceaux de tissu superflus, et il se retrouva en jean/chemise. Hermione voulut en enlever les premiers boutons, mais ses mains tremblaient tellement qu'elle n'eut pas le temps d'en défaire un, que Théodore l'avait déjà repoussée. Il embrassa doucement son front devant son regard empli d'incompréhension, et il la serra doucement contre lui, comme pour dire à la jeune femme qu'il n'était pas en train de la rejeter.
— Pas ce soir, Hermione. Dit-il simplement alors que le regard de la jeune femme était clairement déçu. Je ne ferai rien avec toi tant que je ne serai pas sobre, je ne veux rien précipiter et surtout pas en étant légèrement ivre.
Hermione le fixa longuement, avant d'abandonner la partie. Tout en soupirant, elle se décala légèrement du jeune homme pour se coucher au bord du lit, en chien de fusil, tournant ostensiblement le dos au Serpentard. Ce dernier, comprenant qu'il l'avait légèrement vexée s'approcha d'elle et l'embrassa doucement dans le cou. Elle se raidit à son contact, comme si elle n'avait pas envie qu'il la touche. Alors, Théodore appuya doucement son corps contre celui de la jolie lionne, et l'entoura de ses bras. Hermione se laissa faire sans aucune résistance, même si elle était plus que maussade. Elle se laissa faire lorsque Théodore l'embrassa pour lui souhaiter bonne nuit, et elle ne le repoussa pas davantage lorsqu'il enfouit son visage dans ses jolies boucles brunes, humant ainsi leur doux parfum. Hermione avait peut-être un goût amer sur le bout de la langue, mais elle s'endormit toutefois bercé par le souffle lent et régulier du Serpentard. La seule chose qu'elle regrettait à présent, c'était qu'ils n'aient pas discuté un peu plus longuement. Ils auraient largement le temps le lendemain matin.
