Fin du ménage dans Poudlard...


Chapitre 19 : Echec au Roi d'Ombre

Dans le brusque mouvement de foule qui suivit la mort du directeur, Ginny et Neville parvinrent à s'éclipser avant que les mangemorts et leurs condisciples ne se missent à lancer des sortilèges au hasard dans l'assistance.

- Qu'est-ce qu'on peut faire, maintenant ? Ils ont envahi toute l'école et presque tous les élèves sont regroupés dans la grande salle, marmonna Neville.

- Je connais quelqu'un qui pourrait nous aider, calcula Ginny. Il faut que j'aille le chercher, il est dans la planque de mes frères au-dessus du réfectoire. Tu montes la garde ?

Neville hocha la tête, bien que guère rassuré. Heureusement, Ginny ne mit que quelques minutes à effectuer l'aller-retour, pour revenir avec une petite statue de bois, dont Neville se demandait bien à quoi elle allait servir.

- C'est quoi ça ? demanda-t-il.

- Le dernier portait connu de Salazar Serpentard, répondit Ginny. Et j'espère qu'il va nous aider à calmer un peu son descendant.

- C'est plus qu'un portrait, fillette, intervint Salazar, cette statuette n'est pas une empreinte réalisée de mon vivant. C'était juste un petit portrait, jusqu'à ce que Godric me tue avant mon temps. C'est mon âme qui s'est réfugiée là-dedans, en attendant de retrouver un corps pour finir le temps qui me reste à vivre...

- Mais c'est horrible... murmura Neville, choqué.

- Je ne dis pas le contraire. Cependant, tu tombes bien, tu vas m'aider à me sortir de là.

- Que dois-je faire ? demanda Neville.

- C'est pas dur, il faut me libérer de ce bout de bois.

- Mais cela risque de vous abîmer, non ?

- Une âme n'est pas matérielle, s'impatienta Salazar. Casse donc cette statuette, garçon.

Neville hésitait encore, de crainte d'endommager ce qui restait du fondateur.

- CASSE ! LA PUTAIN ! DE STATUETTE ! rugit Serpentard.

Les deux Gryffondor partirent au plafond sous l'effet de ce coup de semonce. Neville empoigna fermement le morceau de bois et le frappa violemment contre la base du tronc de l'escalier. La statuette se fracassa en dizaines de fragments qui volèrent en tous sens alors qu'une fine brume grise s'élevait au-dessus des deux élèves. Rapidement, elle prit l'apparence du visage sculpté dans le bois clair de la défunte statue.

- Voilà qui est mieux, dit Salazar en étirant ses membres fantomatiques. Je vous laisse, jeunes gens, il est temps pour moi d'assurer le spectacle.

Sous les yeux stupéfaits des deux étudiants, le spectre glissa en l'air en direction de la grande salle.

# #

Voldemort contemplait les étudiants de Poudlard que ses adeptes avaient réussi à rassembler (une minorité malheureusement), serrés les uns contre les autres, le corps sans vie du directeur étendu entre eux et le mage noir comme une barrière infranchissable. Ses doigts jouèrent négligemment avec la baguette de sureau qu'il avait dérobée dans la tombe de ce vieux crétin de Dumbledore. Ayant éliminé le dernier vainqueur de l'artefact, il était désormais assuré d'une totale maîtrise de l'objet.

- Il est temps, annonça-t-il, de redonner à cette école tout le lustre qu'elle a perdu ces dernières décennies, et de remettre à l'ordre du jour les valeurs qui l'ont vue naître. Tout d'abord, il faudra respecter les préséances.

Un geste de la baguette changea les bannières encore suspendues aux murs, leur donnant uniformément les teintes vert et argent de la Maison natale du mage noir. Personne n'osa broncher, quoique…

- Ah non, ah non. Ça ne va pas du tout, ça.

Tout le monde se retourna pour dévisager la forme spectrale de Salazar qui secouait la tête d'un air faussement navré en regardant la décoration monochrome de la grande salle.

- On dirait que quelqu'un a un petit problème de vision des couleurs, ici. J'aime bien le vert, certes, mais là, c'est un peu monotone. Y'a de quoi devenir neurasthénique.

- Qui êtes-vous ? aboya un des mangemorts.

- Ah, c'est marrant que vous me le demandiez. Normalement, votre patron ici présent devrait pouvoir vous le dire, vu que c'est un de mes descendants et tout ça… mais je dois dire que je ne me suis jamais donné la peine de venir le visiter. D'un autre côté, il n'était pas très réceptif à mes arguments. Du diable si je sais où il a pris la notion que « astuce et ambition » devaient absolument se traduire par « tueur en série ». J'ai rarement eu aussi honte de ma famille, croyez-moi, poursuivit l'esprit d'un ton prétendument chagrin. Faut dire qu'à force de se marier toujours entre eux, les Gaunt commençaient à sérieusement déraper. La consanguinité n'est jamais très bonne pour la santé, vous savez… Certes, la mère de votre grand maître a eu la bonne idée d'apporter un peu de sang frais en fricotant avec un Moldu, mais je crains que cela n'ait pas suffi à entièrement rectifier le tir.

La stupéfaction, puis un début de moquerie, apparurent progressivement sur les visages d'une partie du public, mais Voldemort n'entendait pas perdre aussi facilement la main.

- Assez ! tonna-t-il. Qui que vous soyez, à quoi rime ce discours sans queue ni tête ?

- A rien, assura Salazar en ricanant. C'était juste pour vous occuper pendant que vos ennemis investissaient le château. Amusez-vous bien, chantonna-t-il en s'esquivant à travers un mur.

Le maléfice qui heurta la pierre le manqua de peu, envoyant des éclats voler en tous sens. Mais alors que Voldemort tournait les talons pour quitter la grande salle avec ses troupes d'élite et affronter la nouvelle menace, le reste de ses fidèles commit l'erreur de présenter son dos à toute la troupe d'élèves qu'ils avaient rassemblée et menacée quelques minutes plus tôt, sans penser à désarmer personne.

Les premiers maléfices furent relativement inoffensifs, dans le sens où ils visaient à immobiliser plutôt qu'à tuer. Puis les étudiants jugèrent qu'on avait bien passé le temps de la guerre en dentelles, et les sortilèges élémentaux commencèrent à pleuvoir, bien désagréables lorsqu'il s'agissait par exemple de congeler d'un coup toute l'eau contenue dans un organisme.

Ce fut bref, et brutal.

Lorsque le réfectoire fut entièrement nettoyé, deux corps momifiés avaient roulé sous une table et un autre, carbonisé, restait recroquevillé devant l'estrade des professeurs, et qu'un dernier semblait avoir été changé en porc-épic tant il était hérissé de stalactites de glace. Le reste ne se portait guère mieux. Les étudiants quittèrent la salle, baguette en main, sans se soucier de vérifier qui était mort et qui était encore vivant.

# #

Harry courait dans les couloirs, accompagné de deux élèves de Durmstrang qui s'étaient joints à la mêlée. Il ignorait où se trouvaient Telensk, Martov et Krum, et il espérait qu'aucun d'entre eux n'avait été blessé pendant les affrontements. Jusqu'à présent, lui et ses deux nouveaux acolytes avaient mis hors-courses une demi-douzaine d'encagoulés, quatre agents du Ministère (question de prudence, on ne savait pas dans quel camp ils se trouvaient au moins avaient-ils tenté de les neutraliser sans les tuer, avec une majorité de succès), et trois inferi. Pas un mauvais score si l'on prenait en compte les dizaines de combattants qui s'affrontaient dans les couloirs et les escaliers, au grand dommage des sculptures et des vitraux de l'école. La restauration de Poudlard allait être un très long chantier, songea-t-il tout en congelant plusieurs marches sous les pas d'un mangemort trop pressé. Sans prendre le temps d'identifier le malchanceux, il sauta par-dessus la zone gelée pour atteindre l'étage inférieur. Il y avait encore des inferi qui traînaient par là.

Tout en zigzagant d'un côté et de l'autre pour échapper à des sortilèges mal dirigés, il entendit quelque chose qui ressemblait à des sabots claquant sur la pierre. Alors les centaures s'étaient joints à la fiesta, finalement ? Voldemort avait dû mettre le feu à leur forêt pour les décider à bouger. Cela expliquerait aussi la présence des araignées.

Le trio de sorciers s'arrêta dans un dérapage mal contrôle au beau milieu d'un couloir pour éviter de percuter ce qui ressemblait à une marée de torchons sur pattes armée de couteaux et de hachoirs, avant que Harry ne réalisât qu'il s'agissait des elfes de maison soudain sortis des cuisines pour aller dire deux mots aux envahisseurs. Pour un peu, il aurait eu pitié des mangemorts. Ses deux comparses regardèrent le défilé passer avec un mélange d'appréciation et d'incrédulité.

Ils allaient se remettre en route lorsqu'un fracas de verre brisé les fit sursauter avec un bel ensemble. Se penchant par-dessus la balustrade donnant sur le hall d'entrée, Harry se recula juste à temps pour éviter de recevoir sur la tête… une boule de cristal ? Relevant le regard, il aperçut, loin au-dessus de lui, la silhouette scintillante du professeur Trelawney, une de ses précieuses boules de quartz en main, prête à la jeter sur les combattants en cagoule qui s'agitaient en contrebas. Si elle en arrivait à sacrifier son matériel pour participer au combat… Un nouveau projectile passa au ras des rambardes avant de s'écraser sur quelque chose qui ne sonnait pas comme de la pierre.

Hé ! Ça doit faire mal, vu la hauteur...

- Harry ! appela un des deux Russes. Il reste encore malfaiteurs dehors !

- J'arrive, j'arrive !

Il dévala les dernières marches avant d'atteindre le rez-de-chaussée. Les immenses portes de chêne qui fermaient d'ordinaire le grand hall avaient été presque entièrement détruites, ne laissant que quelques morceaux de bois fumants encore accrochés aux gonds, eux-mêmes tordus comme de la pâte à modeler.

Des éclairs lumineux fusèrent par cette issue, avant d'aller fracasser des pierres dans l'entrée, projetant des éclats en tous sens. Harry descendit plus prudemment les dernières marches, avant de se glisser derrière une colonne et de jeter un regard vers l'extérieur. Il résista difficilement à la tentation de se blottir dans sa cachette pour ne plus en sortir.

Ce n'était pas tant la présence de Voldemort, dont la silhouette squelettique se détachait sur la lueur des sortilèges, qui lui mettait ainsi le cœur au fond de la gorge, mais la présence de loups-garous et d'araignées en train de siroter tranquillement les morts et les blessés sans que personne ne levât le petit doigt pour venir en aide à ces malheureux. Finir liquéfié vivant par un des enfants d'Aragog était quelque chose que Harry n'aurait même pas souhaité à Bellatrix. Il resserra fermement la main sur sa baguette et avança jusqu'aux portes détruites. Voldemort se tenait le bras tendu, dirigeant ses monstres tel un chef d'orchestre et le jeune homme remarqua qu'il ne tenait pas sa baguette habituelle, celle qui ressemblait à un os fossilisé, mais la baguette de sureau volée à Dumbledore. Pas de remontée des sortilèges à craindre cette fois-ci.

Prenant une longue inspiration, Harry sortit sur le chemin empierré qui descendait du château.

- Bonsoir, Tom, appela-t-il.

Voldemort se retourna d'un geste presque négligent, confiant qu'il était dans le pouvoir de la baguette de sureau.

- Je commençais à croire que tu avais pris la fuite, Potter.

- Et manquer un pareil spectacle ? Soyons sérieux.

- Viens-tu me proposer ta reddition ? musa Voldemort.

Harry cligna des yeux.

- Vos hommes sont en train de se faire balayer hors du château, vous avez trois écoles de magie liguées contre vous et vous croyez encore que je vais me rendre ?

La perte successive de ses horcruxes avait dû atteindre sa santé mentale bien plus que Harry ne l'avait imaginé. Ceci dit, jamais il n'avait eu l'intention de raisonner avec Voldemort...

# #

A l'intérieur de Poudlard, les affaires prenaient effectivement une très vilaine tournure pour les mangemorts survivants. Il n'en restait peut-être qu'une vingtaine et ceux qui croyaient pouvoir s'appuyer sur les agents du ministère rencontraient parfois de vilaines surprises. Trois d'entre eux avaient ainsi été changés en une sorte de coussin à épingles très déplaisant à regarder (et très mort, accessoirement) après avoir croisé le chemin d'un Percy Weasley particulièrement remonté. Lorsque Rogue l'avait appelé pour lui signaler le début du charivari dans l'école, le jeune homme s'était rué hors de chez lui et avait transplané au plus vite. Enfin, après des mois de travail dans l'ombre, à dissimuler ses véritables opinions, à jouer les serviteurs du ministre Thicknesse, il pouvait laisser libre cours à sa colère. Si seulement il pouvait croiser le chemin de son « patron »… il commettrait un acte qui l'enverrait probablement à Azkaban, mais ce serait sans le moindre regret.

Un groupe d'élèves menés par Neville Londubat le dépassa au tournant d'un couloir, nettoyant tout ce qu'ils trouvaient sur leur passage. Sur leurs talons, ce qui ressemblait fort à un boa du Brésil terminait le travail en serrant les côtes juste ce qu'il fallait aux survivants. Percy laissa passer l'étrange équipage et se remit en chasse. Esquivant un groupe de ses « collègues » en se glissant dans l'ombre d'un pilier, il finit par apercevoir la silhouette du ministre, arrivé on ne savait comment dans le hall d'entrée. Sans doute lui et ses gardes du corps étaient-ils passés par le lac et le débarcadère au pied du château. Percy était surpris qu'Octavius ne se fût pas lui aussi joint au tapage. La tentation fut grande d'utiliser un Avada, mais après tout, pourquoi employer un impardonnable quand il y avait tant de sortilèges potentiellement mortels hors de la liste noire ? Le maléfice dit des Noces de Cana, par exemple, inventé comme son nom l'indiquait par un Né-de-Moldus à l'humour tordu. Il avait pour particularité de transformer toute l'eau contenue dans un corps en éthanol… A ce stade, le coma éthylique n'était même plus une option.

Les aurors qui accompagnaient le ministre le virent soudain sursauter, son teint prenant une couleur rouge brique, puis violacée, ses yeux roulant dans leurs orbites. Puis il tomba par terre comme une masse et ne bougea plus. Sur son palier, Percy fit tournoyer sa baguette entre ses doigts d'un air satisfait… qui se figea lorsqu'il tomba nez à nez avec son frère Bill.

- Mais qu'est-ce que tu fous là ? demanda ce dernier, tout aussi ahuri.

- Eh bien… je crois que je viens de tuer le ministre.

- Ah bon ? Oh, alors ça va. On continue par ici ?

- Avec plaisir.

# #

Harry se jeta à terre pour éviter le premier avada qui fusa dans sa direction. Il utilisa un instant un cadavre d'araignée pour échapper à un autre jet, bougeant sans cesse tout en calculant quel sortilège élémental serait le plus approprié. Pour l'instant il pouvait compter ne pas prendre de maléfice dans le dos, tant les mangemorts restants étaient occupés à combattre les troupes de Durmstrang et les étudiants de Poudlard revenus en hâte, mais il valait mieux, pour autant, ne pas s'attarder. Même avec un septième ou huitième d'âme dans le corps, Voldemort restait encore trop puissant pour jouer avec.

- Cesse de courir comme un lièvre et bats-toi ! aboya le mage noir. Tu m'as fait perdre assez de temps comme cela. La chance ne te servira plus longtemps.

Alors comme ça il était pressé ? Fort bien, Harry avait précisément ce qu'il souhaitait. En espérant que sa pratique des informulés n'avait pas trop souffert de ses diverses escapades…

Dirumpo terra.

Voldemort sauta en arrière juste à temps pour éviter les éclats de pierre projetés par le sortilège, mais ce faisant, perdit sa concentration et le maléfice qu'il expédia manqua sa cible très largement. Emettant un sifflement furieux, il se rua en avant, lançant un avada après l'autre… mais lorsque leurs étincelles se furent dissipées, son adversaire n'était plus en face de lui. Harry avait sauté de côté en profitant du bruit et de la poussière causés par l'éclatement des maléfices contre les pierres du chemin, et se trouvait à présent derrière Voldemort.

Cette fois il ne signala pas sa présence. Si toutes ces années lui avaient appris quelque chose, c'était que vouloir affronter un adversaire face à face était le meilleur moyen de risquer sa vie.

Fēlis cunabula.

Voldemort resta debout, figé au sol par la couche de givre qui s'étaient développée en un clin d'œil sur son corps et ses habits, un bras toujours tendu, la baguette à la main. Des stalactites de glace pendaient aux manches de sa robe et son teint blafard avait pris une nuance bleutée. Prudemment, Harry ne put s'empêcher d'effleurer son ennemi qui bien entendu ne broncha pas. Toute l'eau de son corps avait pris en glace et ses cellules n'avaient pas résisté au traitement.

- C'est fini ! cria Harry. C'est fini ! reprit-il plus fort pour se faire entendre par-dessus le vacarme des combats.

Petit à petit, les assaillants des deux groupes ralentirent, puis cessèrent de se battre, le sens de ses mots faisant son chemin dans leur cerveau. Certaines créatures en profitèrent pour détaler, d'autres pour croquer un morceau de plus, mais les quelques mangemorts survivants furent brusquement mis hors de combat lorsque leur marque s'évapora – ou plutôt, s'arracha de leur bras en laissant derrière elle une plaie fumante. Les priver de leur baguette fut presque un jeu d'enfant après cela.

Tandis que les forces combinées de Durmstrang, de l'ordre du Phénix et de l'Armée de Poudlard nettoyait le terrain, Harry s'approcha de nouveau de son ennemi figé dans la glace. Il rangea posément sa baguette dans son étui et prit son élan. Son poing s'écrasa sur ce qui avait été le visage de Voldemort, pas assez lourdement pour l'endommager, mais la poussée fut suffisante pour faire basculer cette statue gelée de côté. Le corps du « Seigneur des Ténèbres » vola en éclats acérés lorsqu'il heurta le sol. Harry jeta un sortilège après l'autre pour les réduire en fragments de plus en plus minuscules, avant d'incendier le tas de débris ainsi créé, le transformant en cendres noirâtres qui se mirent à flotter dans la brise qui traversait le champ de bataille.

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Non loin de là, une silhouette translucide observait le résultat du combat avec un demi-sourire. Salazar pouvait s'estimer satisfait. Il avait enfin vu la fin des actions du plus malavisé de ses descendants, ce qui laissait le champ libre aux autres. Il était temps pour lui de s'occuper un peu de ses propres affaires. Une autre forme floue se manifesta à ses côtés, la faux sur l'épaule.

- ALORS ?

- Je veux finir ma vie, répondit Salazar. Je refuse de me faire carotter le temps qu'il me reste, non mais !

- FORT BIEN. JE VOUS SOUHAITE UN BON SECOND SÉJOUR SUR TERRE.