Bonjour à tous !
Dedellia : Pour ta supposition d'une mauvaise nouvelle, un brin d'indice t'attente dans ce chapitre. Oui, tout ne peux pas être toujours drôle, malheureusement il y aura des passages comme celui là...Merci pour tes encouragements ! J'espère que ce chapitre te plaira.
Guest : Je ne peux pas te dire que si c'était Regulus. Je peux t'assurer que d'une chose : Regulus n'est pas un faire-valoir dans mon histoire, bien au contraire...
Mini-Yuya : Oui, pauvre Lily ! Sirius qui rencontre Aquila. Oh ce que j'ai pu rire. Tu penses donc que c'est Sirius. Mais as-tu vu juste ? Oui, Orphen n'est pas infaillible, remarque, c'est tellement plus drôle comme ça (rire). Vive la Métamorphose ! Ne me remercies pas ! Ca me fait plaisir de vous faire partager mes écrits (je rabâches, je rabâche).
Helado-Hime : James à l'esprit mal placé ? A quel moment ? Un des frères Black ? On verra si tu as vu juste. Pour information : Et si, tout les Blacks ont un noms tiré d'une constellation, Regulus est l'étoile la plus brillante de la constellation du Lion (Source Wikipédia). Eheh !
Je commencerai par une petite annonce, qui je précise, n'est pas un poisson d'Avril. La publication risque que passer à un chapitre par mois. La raison ? Eh bien elle est professionnelle. J'attaque ma période préparation aux différents concours que j'ai ou vais passer, sans oublier que je bosse aussi un projet professionnel qui bouffe pas mal de mon temps. Désolée et merci de votre compréhension.
De ce fait, profiter bien des chapitres, ils font se faire rare. Mais comme vous l'avez sûrement déjà remarquer, ils sont aussi plus long ! Les corrections d'Aya sont une pures merveille ! Qu'est ce que j'ai pu rire en relisant ce chapitre ! Bref...
Ne cherchez pas des informations sur le Dragruche qui sort tout droit de mon imagination démesurée. Ouais, je sais...Ne dites rien (rire).
Je vous laisse donc lire, je me suis autorisé à mettre une « NIA » en fin de chapitre, vous verrez ! (rire). Bonne lecture et à la prochaine !
20
LE DRAGRUCHE
La semaine suivit son cours malgré l'absence de Lily. Nul ne l'avait revue après son départ précipité du cours de Métamorphoses, et McGonagall était restée très évasive sur le sujet, quand James avait été l'interroger. C'est donc tout naturellement que les élèves s'étaient retournés sur Alice, sa meilleure amie, qui avait fini par craquer sous la pression et avait finalement avouée que la Préfète avait fait ses valises et avait quittée Hogwarts sans donner de réelle raison, malgré le parchemin laissé à ses camarades de dortoir pour les rassurer. Orha avait haussé les sourcils face à la subite agitation, et aux divers murmures, qui naquit tout au long de la table. James, dont le regard s'était assombrit à ces révélations et qui avait gardé le silence depuis son entretient avec la sous-directrice, lui avoua que cela ne présageait rien de bon, avant de serrer les poings en entendant certains élèves supposés que ses parents s'étaient, peut-être, fait attaquer par « Vous-savez-qui ». La rumeur enfla rapidement, certains ajoutant que ce ne serait même pas étonnant, Evans étant Née-Moldus. Ce commentaire fut la goutte de potion de trop dans le chaudron et James explosa, s'en prenant verbalement à ses camarades à la langue un peu trop pendus. Profitant que l'attention de tous les élèves, et des professeurs – d'ailleurs McGonagall s'était déjà levée, prête à intervenir – soient sur James, Orphen, qui ne savait pas de qui les élèves parlaient, tira doucement sur la manche de Black pour attirer son attention, l'empêchant d'enfourner par ailleurs sa cuillère de purée. Il ferma la bouche et posa un regard interrogateur sur son camarade de dortoir, qui baissa les yeux.
— Que ce passe-t-il ? Lui demanda Black, en reposant son couvert sur le bord de son assiette.
— Eh bien... balbutia-t-elle, embarrassée par son ignorance en se risquant à le regarder dans les yeux. Tu ne te moqueras pas ?
Black cligna des yeux d'incompréhension et lui demanda de quoi il ne devait pas se moquer. Voyant l'hésitation de son camarade, il soupira et l'encouragea à parler. Peter, qui avait surpris se début d'échange fronça les sourcils, suspicieux, quand Orphen se pencha à l'oreille du brun.
— Qui est « Vous-savez-qui » ? Lui chuchota-t-elle avant de s'écarter les joues rouges.
Black resta interdit un moment, puis tourna la tête et contempla le jeune homme les yeux écarquillés. Au vue de sa mine inquiète et de son regard fuyant, Black comprit qu'il ne se moquait pas de lui, sans compter qu'il se souvenait parfaitement de détail, sur son camarade, qui l'avait plus qu'étonné. Comme sa découverte des sucreries chez Honeydukes ou, pire, celle de la Bièraubeurre. Quel sorcier ne connaissait pas cette boisson ? Dubitatif, il observa Cross un instant, puis survola d'un rapide coup d'œil la table. James était toujours occupé à incendier les élèves de leur maison avec un vocabulaire très fleurie pendant que McGonagall lui invectivait de se calmer à grand coup de points enlevés et d'heures de retenues, Remus, quant à lui, l'avait ceinturé et tentait de calmer tous ce petit monde. Seul Peter semblait s'intéresser à leur conversation, quoique son attention se fut relâché un instant, Black soupira et se pencha à son tour vers son camarade de chambre.
— Suis-moi...
Il se leva le plus discrètement possible pour ne pas attirer l'attention de Peter, qui avait tourné la tête pour voir James s'engueuler de plus belle avec deux septième années, vers la sortie. Orha le suivit de près et se retourna en entendant le cri plaintif de James, à qui McGonagall avait finalement attrapé l'oreille pour attirer son attention, Black lui fit signe de le rejoindre avant de disparaître derrière les doubles portes de la Grande Salle. La demoiselle pressa le pas et passa la porte à son tour. Elle tourna la tête cherchant le brun du regard, puis sursauta quand il lui prit la main, l'entraînant à sa suite.
— Éloignons-nous un peu...
Orphen hocha la tête, enserrant un peu plus, sans vraiment s'en rendre compte, la main du jeune homme. Si elle n'avait aucune idée d'où il l'emmenait, la demoiselle se laissa entraîner, optant pour lui faire, un tant soit peu, confiance. Black emprunta plusieurs couloirs, voulant s'éloigner le plus possible des autres élèves. Ils en croisèrent certains sur leurs routes, qui les regardèrent étrangement, tantôt curieux de voir deux garçons main dans la main, tantôt dégoûté. Sirius n'y prêta aucune attention, contrairement à Cross, qui s'empourprait au fur et à mesure qu'elle percutait pourquoi on les désignait du doigt, elle desserra l'étreinte de sa main espérant que Black la lâcherait de lui-même. En vain.
Ils stoppèrent pourtant leur marche au détour d'un énième couloir, après avoir failli percuter quelqu'un. Un élève de Serpentard, au vue de sa cravate. Orphen étouffa un hoquet de surprise, qui passa inaperçu auprès des deux autres qui se toisaient mutuellement du regard. Elle grimaça légèrement en sentant la poigne de Black se faire plus forte sur ses pauvres doigts avant de lever les yeux au ciel. Elle avait l'impression d'être face à un miroir, la ressemblance entre les deux frères étaient saisissante, elle l'avait déjà remarqué mais de les voir face à face ne faisait que confirmer ce sentiment, même si Regulus était légèrement plus petit et avait une mise moins débraillée que son frère aîné. Au final, il n'avait rien à envier physiquement à son frère, il avait du charme et ne devait pas laisser la population féminine indifférente, malgré son air hautain et son regard polaire. Celui-ci releva d'ailleurs le menton dans un air de pur défi – Black se renfrogna un peu plus, se crispant un peu plus sur la main d'Orphen-, avant de reporter son attention sur Orha qui déglutit en croisant son regard. Il la dévisagea un instant et fronça les sourcils, puis ses yeux se posèrent sur leurs mains étroitement liées. Il cligna des yeux plusieurs fois et releva la tête, un air choqué sur le visage. Black blêmit légèrement en prenant conscience du possible raisonnement de son cadet.
— Ce... Ce n'est pas ce que tu crois, Regulus ! Balbutia-t-il, se maudissant de montrer le moindre signe de faiblesse face à son serpent de frère.
— Je... Je ne préfère rien croire... Assura le Serpentard, trop choqué par la situation pour garder son habituel masque d'indifférence.
Ils se toisèrent encore un instant, puis se détournèrent l'un de l'autre, Black le contournant sans même lui adresser un dernier regard, entraînant sans ménagement Orha à sa suite. Elle se retourna vivement vers le Serpentard et constata qu'il n'avait pas bougé, se contentant de serrer les poings. Elle ne put en voir d'avantage que déjà ils tournaient à l'intersection, Ayant perdu Regulus de vue, elle se reconcentra sur l'aîné des Black qui lâcha un « Eh merde ! » agacé, tout en se passant une main nerveuse dans les cheveux. Cross leva les yeux au ciel, il ne fallait pas être devin pour comprendre, aussi après une grande inspiration, elle lui demanda :
— C'est lui, n'est-ce-pas ?... La personne que tu as croisée, ce matin-là ?
La jeune fille sursauta et grimaça quand il la plaqua subitement entre le mur et lui. Elle déglutit difficilement en découvrant sa mine sombre et en retrouvant cet éclat sauvage dans ses yeux gris.
— Oublies ça !
Ils restèrent silencieux quelques minutes, qui parurent à Orha une éternité, puis Black soupira et s'écarta finalement, soulageant la jeune fille. Il se passa une main dans les cheveux, puis jeta un coup d'œil des deux côtés du couloir, ayant la certitude qu'ils ne seraient pas dérangés, il se racla la gorge et sérieusement lui demanda :
— Tu ne sais vraiment pas qui est « Tu-sais-qui » ?
D'abord surprise par ce soudain changement de sujet, elle hocha finalement la tête, évitant de regarder le jeune homme, mal à l'aise.
— J'n'y crois pas... Mais ils ne sont pas un peu cinglés tes parents ? S'énerva-t-il sans se rendre compte du voile de douleur qui traversa le regard de son camarade de chambre. Comment ont-ils pu t'élever dans un trou paumé loin de tout ce qui concerne le monde magique ? C'est impensable ! S'irrita-il en le regardant. Tu es bien un sang-mêlé pourtant... Si encore tu étais un né-moldu, j'aurai pu comprendre, mais là... Non ! C'est irresponsable de leurs parts !
— Black...
— Quoi ? S'agaça-t-il, avant de brutalement se calmer.
Orphen le fixait les yeux brillant de larmes, elle mit quelques secondes pour rassembler tout son courage et lui avouer ne plus avoir de parents. Black, assommé par cette nouvelle, entrouvrit la bouche, ne sachant plus quoi dire, ni quoi faire, il se frotta la nuque puis s'excusa de sa maladresse. Orha se passa les mains sur le visage en prenant une grande inspiration et secoua la tête, un sourire timide sur les lèvres. Elle ne lui en voulait pas, Orphen elle-même ne l'avait « sentit » que récemment. Black soupira en se massant la nuque.
— « Tu-sais-qui », « Vous-savez-qui », « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » ou, comme l'appel ses partisans « Le Seigneur des Ténèbres », est un mage noir, Orha. Ce détraqué, …ce Voldemort, fait du mal aux gens qui n'ont pas le sang « pur »... C'est à dire, les Moldus et Nés-Moldus, les Sang-Mêlés sont aussi pris pour cible mais moins fréquemment et occasionnellement, lui et ses « Mangemorts » comme ils aiment à se faire appeler s'en prennent à des Sang Pur, qui ne sont… pas dignes de lui... Ils les appellent alors « Traître à leur sang ». Expliqua-t-il d'une voix grave. La plupart des sorciers sont terrorisés de dire son nom, persuadés que ça leur portera malheur… Les autres, eux, se traînent à ses pieds, embrassent ses robes et l'appellent « Maître »… Tous des Serpentards ! Cracha-t-il avec dégoût.
Il inspira profondément pour se calmer, ses poings s'ouvrant et se refermant convulsivement. Il fixa son camarade de chambre qui avait légèrement pâlit, la bouche légèrement ouverte. Son air hébété aurait pu faire sourire Sirius, mais le sujet était trop grave pour taquiner Orphen.
— A cause de Voldemort, Orphen, à cause de lui et des malades qui adhèrent à son idéologie, le Monde Magique est en guerre, souffla-t-il avec amertume, avant de rajouter devant l'incompréhension de son ami, oui Orha, c'est la Guerre dehors...
Cross sentit son sang se glacer dans ses veines, la vision du monde qu'elle avait commencé à avoir, depuis le mois d'Août, venait de voler en éclats. Oh, elle n'était pas assez naïve pour ne pas voir que quelque chose se passait, elle ne lisait, certes, pas la Gazette du Sorcier, mais elle avait plus d'une fois surpris certains élèves en parler… D'autres pleurer… Mais jamais elle n'aurait pensé que… Que ça puisse être si grave ! Une boule se forma dans sa gorge, lorsqu'elle se rappela que Dumbledore et le professeur McGonagall ne lui avaient rien dit. Elle ne comprenait pas, pourquoi l'aider à s'intégrer dans ce monde en lui cachant cette cruelle vérité ?
Accablée par ce qu'elle venait d'apprendre et de toutes ces choses qu'elle commençait à comprendre, elle hoqueta de terreur en se rappelant du départ précipité de Lily et des rumeurs qui avaient secouées la table des Rouge et Or quelques minutes plus tôt, elle fit quelques pas en arrière, sentit le mur dans son dos et se laissa glisser au sol, tremblante. Elle secoua la tête pour tenter de se remettre les idées en place mais une peur insidieuse se lovait dans son ventre, glaçant un peu plus ses entrailles.
Surpris de le voir flancher ainsi, Black s'accroupit face à lui, posa ses mains sur ses épaules et le secoua doucement, lui demandant si ça allait, anxieux.
— Je... Je l'ignorais, hoqueta-t-elle, les larmes lui venant aux yeux, je ne le savais pas !
Orphen cacha son visage dans ses mains, camouflant ses larmes qui s'échappaient encore sans qu'elle ne puisse les contrôler. Pleurant silencieusement, elle se demanda si cette Guerre n'était pas responsable de son état et de la perte de sa famille...
— Orha ?
Elle ne répondit pas à l'appelle de Black, dont le timbre de voix, lointain à ses oreilles, indiquait clairement qu'il était de plus en plus inquiet. Mais elle n'en avait cure, le monde venait de s'écrouler sous ses pieds et elle se maudissait de lui avoir posé une telle question. Comme dans un état second, elle remarqua à peine que Black lui avait écarté les mains, et l'obligeait à relever la tête, sa main tenant délicatement son menton.
— Eh...Orha...
La voix de Black n'était plus qu'un vague écho à ses oreilles, elle était seule, seule dans ce monde infini et noir dans lequel elle sentait égarée. Puis il y eu comme un flash... Une impression de déjà-vu, mais sans reconnaître quoique ce soit… Un arrière-goût amer… Le cœur qui se serre. Et les ténèbres de nouveau. Orphen était là, debout, au milieu du néant, terrorisée, seule dans le noir.
— ORHA !
Comme si, soudainement, une lumière intense venait de surgir, Cross revint à elle. Black la secouait par les épaules, le visage grave. Elle cligna des yeux, ses lèvres tremblèrent.
Sirius tomba les quatre fers en l'air, quand Orphen se jeta sur lui, s'accrochant désespérément à sa robe. Ce dernier cligna des yeux, surprit de la réaction soudaine de son camarade, mais à entendre ses sanglots, son chagrin étouffé en partie par le tissu de ses robes de sorcier, le regard du Gryffondor s'assombrit. Il fit alors le même geste qu'Orha avait eu pour lui, quelques jours plutôt, il le serra dans ses bras. Mal à l'aise, il était assez perturbant d'étreindre un homme pour le consoler, il tenta de maîtriser le rouge qui lui montait aux joues.
— Je suis désolé... Si j'avais su l'impact que ça aurait eu sur toi... J'y serai allé avec plus de... tact... bredouilla-t-il, en lui tapotant légèrement le dos.
Il le sentit secouer la tête négativement contre son torse. Black bascula sa tête en arrière observant le plafond. Quel idiot...
En milieu d'après-midi, les sixièmes années de Gryffondor avaient cours de Soins aux Créatures Magiques en compagnie des Serpentards. James était bien remonté depuis le déjeuner, les serpents n'avaient qu'à bien se tenir, autrement il ne donnerait pas cher de leur peau. Peter, jouant le rôle d'état tampon en l'absence de Remus, lui tapotaient gentiment le dos, tentant de l'apaiser en vain. Sirius, qui se tenait près de Cross, lui jetait régulièrement des coups d'œil, ce dernier étant complètement ailleurs depuis leur discussion.
Dès le début du cours et à la grande surprise des élèves, le professeur Brûlopot sépara les filles des garçons, avant de leur jeter un puissant sortilège de protection. Les élèves se regardèrent surpris et certains Serpentards s'interrogèrent sur les raisons d'une telle action. Un bourdonnement de murmures s'éleva rapidement, vite réprimé par le professeur. Une Serpentard posa finalement la question que tous avaient sur les lèvres, « Pourquoi n'avoir lancé un sortilège de protection que sur les filles de la classe ? ». Un silence quasi religieux s'abattit sur le groupe en attente de réponse. Le professeur Brûlopot, - qui bien que sympathique et aimé des élèves, était connu pour son excentricité, sa passion pour les créatures magique et surtout sa capacité à sous-estimer les créatures les plus dangereuses, ce qui lui avait valu de nombreuse blessures, dont la perte d'une partie de sa jambe - , se lissa la moustache et déclara un peu trop joyeusement pour rassurer ses élèves :
— Aujourd'hui, nous allons étudier une créature très rare : le Dragruche. Il est classifié XXXX même s'il est malheureusement en voie de disparition. C'est un spécimen mi-dragon, mi-autruche, - il rappellera sûrement à certains d'entre vous l'Occamy, un de ses lointain cousin - , des plus fascinants à étudier, même si nous devons prendre quelques précautions pour éviter les accidents… D'où le sort de protection autour de vous Miss, commença à expliquer le professeur, qui rajouta devant l'incompréhension de ses élèves, le Dragruche est une créature sexiste, il a l'instinct de tuer le sexe opposé, sauf en période de reproduction. Le spécimen que nous allons étudier est un mâle, ceux-ci sont d'ailleurs connus pour leur agressivité et leur détermination. Mais rassurez-vous, vous ne risquez rien avec ce sort ! Déclara-t-il en invitant d'un geste, ses élèves, à découvrir leur sujet d'étude.
Le Dragruche, qui était enchaîné à quelques mètres d'eux, faisait approximativement quatre mètre au garrot et devait atteindre les trois cent kilos, son corps ressemblait à celui d'une autruche, avec son allure et son long et fin cou sur lequel reposait une tête reptilienne, sur laquelle était installé une sorte de muselière. Son corps était couvert d'écailles ébène qui brillaient au soleil et ses ailes rappelaient celles d'un dragon
James avait relevé la tête à l'explication du professeur. Il avait cligné des yeux à plusieurs reprises, le visage blême. Il fit quelques pas et observa au loin la créature, il sursauta quand elle cracha du feu. Le jeune homme détourna le regard vers son presque frère qui semblait émerveillé par la créature. Peter s'était reculé instinctivement, se demandant s'il était si inoffensif que ça pour les hommes. Orphen, quant à lui, ignorait complètement le cours, trop perdu dans ses pensées pour faire faire attention à ce qu'il se disait. Potter se mordit la lèvre, plongea sa main dans la poche, agrippant sa baguette prêt à intervenir, alors que le professeur faisait s'approcher le Dragruche. Il retira la muselière dont le rôle était de filtrer les phéromones émises par les corps, permettant ainsi au Dragruche de rester calme et continua son cours, ignorant le drame qui était sur le point de se jouer.
James fit un pas en arrière lorsque la créature qui s'était ébroué, ravi de retrouver un semblant de liberté, se stoppa net, et renifla l'air en balançant son énorme tête de droite à gauche. Il put voir ses grosses narines remuer et les pupilles reptiliennes s'étrécirent au moment où il émit un grondement étrange, comme excité. Tout se passa comme au ralenti, James s'était figé en voyant le Dragruche foncer droit sur Orha. Il n'eut pas le temps de faire le moindre geste que Sirius, et ses excellents réflexes, s'était jeté sur Orphen pour lui éviter l'attaque. Le professeur, surprit de cette attaque, tenta de rappeler l'animal en tirant sur la chaîne qui le retenait mais celui-ci fit la sourde oreille, trop intéressé par sa nouvelle proie. Voyant une nouvelle attaque se préparer, James sortit sa baguette et lança un « accio balais ».
Orha, qui s'était redressait entre temps avec Black, avait retrouvé ses esprits et se retrouvait tétanisée face à l'hostilité flagrante de l'animal et par les cris de terreur des élèves autour d'elle. Elle entendit avec horreur Peter déclarer que « Finalement non, les Dragruches n'attaquait pas que le sexe opposé ». Les élèves s'éparpillèrent en paniquant, le Dragruche battant férocement des ailes près à attaquer de nouveau. Orha déglutit difficilement en croisant le regard fou de l'animal et recula imperceptiblement. Et le Dragruche attaqua.
— ORPHEN !
L'espace d'une seconde, elle crue rêver, Potter ne lui tendait pas la main, à moitié couché sur son balai, volant dans sa direction. Non c'était impossible, et pourtant… Tout ceci était bien réel, aussi cette main tendue, elle l'accepta sans se poser de question et sauta derrière James, qui monta en piquet, mettant un maximum de distance entre eux et ce « monstre ». Immobilisant son balai à bonne hauteur, James s'autorisa un soupir de soulagement, il sourit en sentant les bras de son camarade se crisper autours de sa taille, lui rappelant les essais de Quidditch qui lui avait fait passer. Il fronça les sourcils en entendant Orha souffler son prénom une pointe de panique dans sa voix, et jeta un coup d'œil vers le sol. Son visage perdit toute couleur, et ses lunettes glissèrent le long de son nez, en découvrant le Dragruche déplier ses ailes à l'envergure impressionnante, et s'élever lentement de sol en plusieurs battements, arrachant par la même occasion le piquet, qui le retenait, du sol.
— Oh non...Ça vole en plus ! S'exclama James, catastrophé. Orphen, tiens-toi bien, ça risque de secouer un peu...
La demoiselle n'eut pas le temps de répondre que Potter fila à vitesse éclair. Elle s'accrocha comme elle put sans le gêner tout autant, et jeta un coup d'œil en arrière, elle se maudit intérieurement d'attirer les ennuis comme un aimant et d'y entraîner ses amis, en constatant que malgré leur vitesse, le Dragruche ne semblait avoir aucun mal à les suivre. Elle hurla de peur quand Potter effectua une vrille pour esquiver un jet de flamme.
— Et Ça crache du feu en plus ! S'écria Potter qui n'en revenait pas. Mais il est complètement inconscient ce prof ! Il veut nous tuer ou quoi ? Bon sang, comment je dois m'y prendre pour semer un truc pareil ? S'énerva-t-il en regardant par-dessus de son épaule.
— Y'a pas des passages étroits où on pourrait le coincer ? Tenta la jeune fille qui devait crier pour se faire entendre.
— Pourquoi je ne suis pas étonné d'une telle ingéniosité ? Se demanda-t-il dans un grand sourire, oubliant un instant la situation. Le problème, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'obstacles de ce genre dans le coin et la Forêt Interdite est trop dense pour ce permettre ce genre d'acrobatie à pleine vitesse, je suis peut être un bon joueur de Quidditch mais je ne suis pas infaillible... Si seulement, on pouvait détourner son attention...
James pesta tout en effectuant une nouvelle vrille. Il sentit Orha s'accrocher encore plus à sa taille, n'étant pas du tout rassuré. Le brun se mordit la lèvre tout en jetant un œil à la bête qui crachait du feu furieusement, se demandant comme il allait procéder...
Le professeur était dans tous ses états au sol. Il ne comprenait pas pourquoi le Dragruche s'en prenait à un de ses élèves, à un garçon qui plus est ! Sa baguette à la main il l'agita et une volute argentée en sortit, prenant la forme d'un hippogriffe, il murmura quelques mots à l'apparition puis celle-ci s'élança gracieusement vers le château.
— Ils vont encore me mettre à l'épreuve… ça ne fera que quoi… La quarante deuxième fois… Soupira-t-il avant de demander plus fort : Il n'y a pas de blesser ?
Sirius, qui ignora superbement la demande de son professeur, scrutait nerveusement le ciel, cherchant le moindre signe de son presque frère et d'Orha, il les avait perdu de vu au détour d'une des tours de l'école et n'était pas réapparu depuis. L'inquiétude lui vrillait l'estomac. Peter, qui jetait des coups d'œil affolés aux alentours, lui tira la manche en l'appelant, il dut si reprendre à deux fois pour sortit son ami de sa contemplation.
— Sirius...
— Hum ?
— Et si un des Serpentards avait lancé un sortilège de confusion sur Orha ? Ce n'est pas normal qu'il l'ait pris pour cible...
Black fixa son ami sans ciller pendant de longues secondes avant de se retourner vers les Serpentards. Ceux-ci, regroupés un peu à l'écart des autres élèves, scrutaient le ciel, baguette à la main. Leurs mines étaient graves et concentrées, rien à voir avec leurs habituels sourires narquois, se tenant prêts en cas de nouvelle attaque. Son regard fut attiré par Snape, qui feuilletait son livre de cours à la recherche d'information, il ne dut rien trouver car il releva la tête, les sourcils fronçait, songeur avant de se tourner vers les derniers Maraudeurs. Sirius croisa son regard et y lut une incompréhension dans ses yeux onyx. Il soupira… Snape et ses camarades étaient innocent...
Frustré de ne pouvoir rien faire pour aider ses amis, Sirius fronça les sourcils en plongeant ses mains dans ses poches. Si sa main droite se referma sur sa baguette, la gauche entra en contact avec la fameuse petite culotte. Le Gryffondor écarquilla les yeux, relevant subitement la tête vers le ciel. Avec précipitation, il brandit sa baguette et usa du même sort que James, puis sauta sur son balai : un Nimbus offert par les Maraudeurs, lors de sa petite fête d'anniversaire qu'ils avaient organisés à l'infirmerie, Remus étant toujours alité, à l'insu de la maîtresse des lieux.
— M. Black redescendez, immédiatement ! S'écria Brûlopot en voyant son élève prendre de l'altitude.
Mais Sirius l'ignora et partit à vive allure à la recherche de ses amis. Il les aperçut au loin, petits points dans l'immensité azur, et fonça les sourcils quand il vit la créature proche d'eux, trop proche d'eux...
Bien qu'elle fût valdinguée dans tous les sens, Orphen faisait tout ce qu'elle pouvait pour s'accrocher à James. Mais plus le temps passait, plus la créature gagnait du terrain et James pestait contre son balai qui était pourtant le plus rapide vendu sur le marché. Une vrille leur permit d'éviter un nouveau jet de flamme, bien que Potter s'alarma de voir le bout de son balai fumer. A cette allure, cette histoire allait mal finir. Et il n'avait pas tort, le Dragruche, les rattrapa finalement et mit un coup de patte à l'arrière du balai, un coup si violent que James se retrouva suspendu à bout de bras au manche de son balai, après plusieurs loopings. La créature avait, elle aussi fait quelques loopings à cause d'un sortilège lançait par une tierce personne. Il semblait totalement désorienté, ce qui était une chance pour eux de s'échapper, mais le Gryffondor se décomposa en constatant qu'Orphen n'était plus sur son balais, il baissa vivement la tête en l'entendant hurler et le vit tomber.
Heureusement que Sirius arriva à ce moment-là et le réceptionna sur son balai. Orphen se retrouva cette fois, devant, assis sur le manche en amazone. Black qui avait réussi à stabiliser son balai après l'interception de son camarade, enroula un de ses bras autour de sa taille pour l'empêcher de basculer en arrière. Orphen vit Black ranger sa baguette dans sa poche et comprit que c'était lui qui avait lancé le sort d'« Expulso » sur la créature magique.
— Il était moins une... soupira-t-il de soulagement. Ça va, Prangs ? Gueula-t-il à James qui se balançait pour pouvoir prendre l'élan nécessaire afin de remonter sur son balai.
— T'occupe pas de moi ! Dégages, vite !
Black s'offusqua de la réponse.
— Il faut partir, il va revenir ! L'implora Orphen en s'accrochant au col de sa robe.
— Quoi ?
— Black, voles, fais n'importe quoi, mais ne reste pas sur place ! C'est moi qu'il veut ! S'exclama Cross la voix affolée.
— Ok... Ok... Enlaces-moi ! Lui ordonna-t-il en ignorant la toux que James émit au-dessus de sa tête.
— Par... Pardon ?
— Orha poses pas de question, enlaces-moi et surtout... ne me lâche surtout pas…
Sirius leva les yeux au ciel en voyant qu'il ne réagissait pas. Avec une légère moue, il attrapa les bras de son camarade et les plaça autour de sa nuque. Il soupira quand il remarqua le rouge s'étaler sur les joues d'Orphen, qui resserra son étreinte quand Black accéléra.
— Bon sang... Tu me fais vraiment faire des choses bizarres... Orha, tu le sais ? Merlin que je te hais ! Pesta-t-il. Si encore, tu avais été une jolie fille, je n'aurai rien dit, mais là être enlacé par un type... Et mon image alors ? Pleurnicha-t-il en regardant par-dessus son épaule.
Cette tirade permit à Orha de retrouver son sang-froid, elle leva les yeux au ciel et déclara sèchement :
— Je m'en tamponne de ton image ! Je ne veux pas mourir, moi ! Alors arrête de te plaindre et sors nous de là !
— Si on survie, rappelles moi de me tenir le PLUS loin possible de toi !
— T'es pas gentil ! S'offusqua-t-elle alors qu'elle se cramponnait un peu plus fort à lui.
— C'est un mensonge, bougonna-t-il, en esquivant d'une vrille un jet de flamme. Je suis la gentillesse personnifié, protesta-t-il en ignorant superbement le ricanement de son compagnon d'infortune, tiens, pour te montrer ma bonne foi, je te propose un truc. Si on s'en sort, je me propose de faire quelque chose pour toi, pour les cours par exemple. Ça te va ?
— Je croyais que tu devais te tenir le plus loin possible de moi, si on s'en sortait ?
Elle se retint de rire en voyant sa moue désapprobatrice et secoua la tête en se rappelant que ce n'était pas le meilleur moment pour négocier.
— D'accord, j'accepte... De plus ça tombe bien, j'ai besoin d'un professeur particulier pour certaines matières.
Black rit jaune en évitant un nouveau jet de flammes. Orha grimaça en se sentant glisser, aussi resserra-t-elle l'étreinte, se blottissant un peu plus contre lui.
— Ça marche. Mais je serai impitoyable et tu seras obligé de me supporter ! Par contre, j'ai une condition : Je suis ton seul et unique professeur. Ce qui veut dire, que tu ne devras plus accepter l'aide de James ou d'Evans, comprit ?
Cross plissa les yeux. Il se foutait d'elle, là ? Dans un moment pareil en plus ? Ce type ne pouvait-il donc jamais être sérieux ? Elle leva les yeux au ciel et abdiqua en hochant la tête. Étant contre le torse du jeune homme, Orphen ne vit pas le sourire qui s'étira sur les lèvres de Sirius.
— Bien ! Il est l'heure de se faire un Dragruche ! S'exclama-t-il, en riant.
— Attends voir... Réfléchit Orha, en relevant la tête et en lui lançant un regard de reproche. Ne me dis pas que depuis tout à l'heure, tu as un plan en tête ?!
En entendant son rire canin en guise de réponse, elle comprit que oui et que, accessoirement, il s'était effectivement bien fichu d'elle. Il ressortit sa baguette et la pointa sur Cross. Après un informulé bien placé, la demoiselle se retrouva recouverte d'une mixture, boueuse, de couleur mauve et qui refoulait à des kilomètres.
— Orha, c'est quoi ces manières ? On ne t'a jamais appris à faire ça plus discrètement ? Se moqua Black.
Elle lui lança un regard noir en guise de réponse et il éclata de rire. Puis, il jeta un œil derrière son épaule. Le Dragruche sembla ralentir, pour finalement s'arrêter. La créature se mit à renifler l'air quelques secondes avant de repartit à leurs poursuite.
— Je m'en doutais... Je ne me demande même pas pourquoi je ne suis pas étonné, dit Sirius le plus sérieusement du monde.
Il fit demi-tour sous les protestations alarmantes de la jeune fille. Il ne prêta pas attention à ses cris ni au fait qu'elle se serra d'avantage à lui, tremblante de peur. Orphen maudissait ce type, il était fou ! Pourquoi partait-il à la rencontre d'un danger imminent ? Dans un geste rapide, qu'Orha ne remarqua pas, Black plongea la main dans sa poche gauche, à la recherche du sous-vêtement qu'il attrapa. Il accéléra et dévia à la dernière seconde sur la gauche, évitant la collision avec la créature, tout en lança vers la droite, la fameuse petite culotte. Le Dragruche partit en piqué à la recherche de la pièce de lingerie.
Sirius s'arrêta le souffle court. Il avait tout de même eut un peu peur que son idée ne fonctionne pas. Orha tenta de calmer sa respiration alors qu'elle observait la bestiole s'écraser au sol et s'acharner furieusement contre quelque chose. Black baissa la tête quand il sentit son camarade s'accrocher à lui et poser son front contre son torse. Le brun posa une main sur la tête de Cross.
— C'est fini maintenant, le rassura-t-il d'une voix douce.
— ORPHEN ! PADDY !
James arriva tout essoufflé. Il avait visiblement eut du mal à remonter sur son balai. Potter cligna des yeux et baissa la tête, suspicieux. Il observa le Dragruche qui mâchouillait, il ne savait quoi, bien que la bestiole ait l'air contente. Puis, il regarda Orphen blottit contre Sirius. James fronça les sourcils et jeta un regard noir à l'adresse de Black qui le fixait avec un grand sourire innocent.
— Qu'est-ce que...
— Je lui ai donné mon trésor, le coupa Sirius, un peu déçu de s'être séparé de son bien.
James écarquilla les yeux en entrouvrant la bouche, ses lunettes glissèrent sur son nez alors que son regard se dirigea inconsciemment sur Cross. Black le dévisagea, un instant, avant de porter son attention sur Orha, réfléchissant.
— C'est quoi cette odeur... C'est encore plus immonde que l'odeur des chaussettes de Peter, Yeurk ! Déclara subitement Potter, en se pinçant l'arrête du net.
— C'est pas moi ! S'exclama Sirius, en levant les mains au ciel en éclatant de rire. C'est lui ! Accusa-t-il en pointant de son index Orphen, qui lui jeta un regard noir, avant de lui écraser une grosse poignée de boue violette sur le visage.
De retour au sol, les trois adolescents furent accueillit par les autres Gryffondors et le professeur, qui leur passa un savon, les Serpentards, quant à eux, restèrent à l'écart fronçant leurs nez de dégoût. Les autres élèves s'écartèrent finalement, fuyant Orphen et Sirius qui étaient recouvert de leur mixture étrange et putride. Si Orha bouda parce que ce truc visqueux lui collait désagréablement à la peau, Black, lui, s'amusa de la situation, avant de retrouver son sérieux en croisant le regard chocolat de James.
Le Gryffondor se rapprocha de son presque frère, qui s'était mis l'écart dans l'espoir d'échapper à l'odeur nauséabonde, en vain. Sirius s'installa dos à un arbre et tourna la tête pour regarder son ami.
— Dis-moi, Prangs, il n'y aurait pas quelque chose dont tu aurais envie de me parler ?
James haussa les épaules.
— Pas que je saches, Paddy.
NIA (Note Inutile de l'Auteur) : Oui, elle servait à ça la culotte ! (rire).
J'ai également traduit mon titre en français. La traduction était mauvaise, d'ailleurs...
