Disclaimer : L'univers HP appartient à JKR, il n'y a que la présente histoire et les OC qui soient sortis de mon petit cerveau.

Rating : M

Correctrice : Love Gaara of the Sand

Petit mot de moi : J'ai pas mal hésité avant d'écrire et de publier ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture.

Note : Dans cette fic je prends en compte ce qui s'est passé à la fin du tome 6 et je donne des explications à ma sauce parce que c'est moi qui écris donc je fais ce que je veux ! muahahahaha ! PAS DE SPOILER DU TOME 7.

- Illusion ? -

CHAPITRE 20 : VIOLETTE

Le soleil de juin, encore assez haut dans le ciel, étendait ses rayons sur les petites maisons bourgeoises alignées de chaque côté de la rue étroite. Une légère brise agitait les feuilles des arbres qui émergeaient de derrière les clôtures de pierres.

La rue était déserte, Violette s'arrêta devant le n°47. Elle sortit un morceau de parchemin de sa poche :

Mr Peter Banks 47, Mermedia Road Londres

C'était bien là. Depuis le temps qu'elle attendait ce moment...pourtant ses pieds restaient vissés au macadam. Et si ce n'était pas la bonne personne ? Et si ce n'était pas ce à quoi elle s'attendait ? Et si toute cette attente la menait à la plus grande déception de sa vie ?

...

Violette s'obligea au calme. Elle respira profondément, se traita d'idiote avant de gravir les quelques marches qui la séparaient du perron. Une fois devant la porte, elle respira de nouveau puis sonna. Après quelques secondes d'attente qui lui parurent une éternité, la porte s'ouvrit sur une femme d'une soixantaine d'années. Ses cheveux blancs étaient maintenus dans un chignon assez strict qui accentuait la dureté de son regard bleu très clair. Elle se tenait droite et fière, de la posture d'une femme qui avait tout perdu, mais qui restait digne malgré tout. Violette fut si impressionnée qu'elle ne put parler la première.

- Bonjour, Mademoiselle. Que désirez-vous ?

- Bonjour, Madame, se reprit Violette. Vous êtes bien Mrs Banks ? (La femme acquiesça.) Je souhaiterais voir votre fils.

- Vous devez vous méprendre, je n'ai pas de fils.

- Vous êtes bien Mrs Banks ? Vous résidez bien, à ce que je peux voir, au 47 Mermedia Road, banlieue est de Londres ? dit la jeune femme en montrant le morceau de parchemin sur lequel elle avait écrit l'adresse.

- Oui. Mais je vous assure que vous vous trompez, je n'ai pas de fils.

Mme Banks était en train de refermer la porte lorsque Violette se décida à tenter le tout pour le tout.

- Mrs Malefoy je vous en supplie laissez moi voir votre fils.

Violette s'attendait à ce que la porte lui claque définitivement au nez, mais au lieu de ça, le panneau stoppa net. Au bout d'un certain moment, le visage de Mrs Banks réapparut. Une expression indéchiffrable parcourrait ses traits.

- Comment le savez-vous ? Comment savez-vous qui nous sommes ?

- Par hasard, alors que je faisais des recherches pour trouver le nom et l'adresse d'un certain Drago. Ne vous inquiétez pas, je ne dirais à personne que je sais où vous habitez. Je sais que c'est pour vous protéger que vous avez changé de nom. Mais est-ce que je peux le voir s'il vous plaît. Il était d'accord pour que l'on se rencontre, lorsque je l'ai eu au téléphone mardi.

- B…bien, entrez, je vais le prévenir.

- Est-ce que je peux l'attendre dehors ? Votre jardin semble magnifique.

- Oui, allez-y.

Après avoir refermé l'entrée, Mme Malefoy disparut dans un escalier étroit aux marches grinçantes. Violette remarqua qu'elle ne s'était pas présentée, un manque de politesse que sa mère lui aurait fait remarquer. Elle traversa un petit salon douillet et sortit sur le perron arrière par la porte-fenêtre. Violette descendit les quatre marches et observa le jardinet.

Il faisait beau, et pas trop chaud. Le jardin n'était pas extraordinaire, mais il y régnait une simplicité et une douceur apaisante. Il y avait deux arbres, un bouleau, et un cerisier. Et aussi des rosiers, et…et un parterre de violettes, qui entouraient un banc de pierre. Elle sourit. Il était peu commun d'en trouver d'aussi belles et à la couleur si lumineuse. Sa mère avait raison, les violettes étaient les plus belles fleurs. Bien entendu, lorsque sa mère disait cela, elle parlait avant tout de sa fille, qui était sa plus grande fierté. Mais loin de toute considération égocentrique, Violette aimait sincèrement ces fleurs...peut-être parce qu'à chaque fois que sa mère en parlait une lueur d'amour qui n'était pas destinée à sa fille éclairait ses yeux. Violette avait toujours été intriguée par cette lueur, et aujourd'hui elle allait peut-être avoir l'explication.

- Ju…June, murmura soudain une voix derrière elle.

Elle se tourna vivement, surprise. Un homme, grand et mince, aux cheveux blonds presque blancs, et aux yeux acier, se tenait au bas des marches. Il détaillait la jeune femme, le souffle court. Elle s'avança vers lui, incertaine, et se présenta enfin en lui tendant la main.

- Bonjour, Mr Banks, je m'appelle Violette. C'est moi qui vous ai téléphoné l'autre jour.

- Bonjour.

Il lui serra la main. Sans autre préambule, Violette dit :

- Je ne me trompe donc pas, vous connaissez ma mère, June Lackluster.

Drago reçut une gifle.

- Vous…vous êtes sa fille ?

- Oui.

Il avait l'air de plus en plus mal, il suffoquait presque. Il finit par s'asseoir sur le banc. Il mit un certain temps pour se calmer. Il finit par lever les yeux vers Violette. Des yeux aux prunelles gris clair, aux reflets bleus et argent. Les yeux de cet homme étaient magnifiques. Pour la jeune femme, ils étaient tout à la fois: majestueux et inquiétants, glacials et séduisants, pâles et flamboyants... parce qu'elle savait maintenant qu'elle ne s'était pas trompée. Violette, gênée, s'assit timidement à ses côtés.

Il l'observa un long moment, il était subjugué. Totalement envoûté par ce visage. C'était à la fois celui de June et celui d'une étrangère.

- Vous lui ressemblez tellement, reprit Drago comme hypnotisé. Je croyais que c'était elle. Vous avez les mêmes cheveux, le même visage… . C'est fou ce que vous lui ressemblez. Tout…tout sauf vos yeux. Vos yeux sont comme…

- Les vôtres..., dit Violette dans un souffle.

- Oui, murmura-t-il.

La vérité le gifla de nouveau. Mais c'était impossible. À moins que…Il ne pouvait en arriver qu'à une seule conclusion.

- Est-ce que vous…vous êtes ma…ma…fille ?

- C'est ce que je pense, avoua Violette, soulagée qu'il ait deviné. C'est pour cette raison que je voulais vous rencontrer, pour savoir. Je vous recherche depuis si longtemps.

- Vraiment ?

- Oui. En fait, un jour, j'ai trouvé par hasard une photo, qui datait du temps où maman était à Poudlard. Au dos il y avait écrit : Drago, Luna et Noun. Parc de Poudlard. 2006. Maman ne parle presque pas du temps où elle était à Poudlard. Et tout ce qu'elle m'a dit de mon père se résume à « Tu as les mêmes yeux que lui » et « Ton père a été un de mes seuls amis et mon seul amour ». Alors j'en ai déduit que le jeune homme de la photo devait être mon père. J'ai fini par vouloir retrouver l'homme qui faisait vibrer sa voix, à chaque fois qu'elle l'évoquait. J'ai commencé mes recherches, et alors que je désespérais de le trouver, je suis tombée sur le nom de Peter Banks. J'ai découvert que sous ce nom se cachait en fait quelqu'un d'autre. Vous. Et je suis là aujourd'hui.

Voyant qu'il n'avait aucune réaction, elle se dit qu'elle avait fait une erreur en venant, que cela ne se faisait pas de bouleverser la vie d'un homme de cette manière.

- Mais je ne veux pas vous imposer ma présence, je n'aurai pas dû venir, après tout ce temps, excusez-moi.

Elle se leva, et s'apprêtait à grimper les petites marches pour partir:

- Non, attendez !

Il la retint.

- Restez. S'il vous plaît.

Violette lut, à cet instant, un mélange de sentiments dans ses yeux. De la sincérité. De la joie. De la peur.

- Pardonnez-moi, je suis juste surpris, reprit-il. Moi qui n'attendais plus rien de la vie, je découvre que j'ai une fille de la personne la plus merveilleuse que j'ai eu la chance de connaître. Comprenez que je sois… « inexpressif ». C'est la surprise qui me rend comme cela.

- Je ne veux en aucun cas vous déranger, dit Violette. Ce n'est pas très courtois de ma part de venir chez vous et de m'imposer auprès de votre famille.

- Ne vous inquiétez pas, ma mère comprendra.

- Je ne veux surtout pas vous créer d'ennuis, avec votre femme.

- Ce n'est pas un problème. Je n'ai pas de femme dans ma vie, en dehors de ma mère et de la vôtre.

Ils s'étaient rassis.

- Violette, dit-il alors songeur plus pour lui-même que pour la jeune femme, j'aime ce prénom, il vous va bien. June adorait le parfum à la violette.

- Je le sais. Et elle l'aime toujours.

- Quel âge avez-vous ?

- Dix-neuf ans.

« Dix-neuf ans », songea-t-il. « Dix neuf ans que je ne l'ai pas vu… Et il a suffi d'une nuit pour que… »

- Vous étiez à Poudlard ? demanda Drago.

- Oui, j'ai eu mon diplôme il y a deux ans.

- Quelle maison ?

- Serdaigle.

« Dix-neuf ans… », Repensa Drago.

- Vous savez, dit-il passant du coq à l'âne, une des dernières choses que j'ai promise à votre mère était de lui rester fidèle toute ma vie, je ne pourrais jamais aimer une autre femme que June.

- Elle aussi vous est restée fidèle, avoua Violette. Je sais qu'elle pense à vous souvent. Je le vois. Quand elle pense à vous, elle est plus belle encore, même si, en même temps, cela la rend triste. Elle porte toujours un anneau d'argent serti d'émeraude, je sais qu'il lui est très cher. C'est vous qui le lui avez offert, n'est-ce pas ?

- Oui.

Ils discutèrent un certain temps. Drago lui expliqua notamment pourquoi il avait choisi de se couper (ou presque) du monde de la magie.

Puis une question qui taraudait Drago finit par lui échapper:

- Êtes-vous une Désespéride, comme votre mère ?

Violette fut surprise.

- Vous…vous êtes au courant ?

- Oui, elle m'a tout dit avant que l'on ne se quitte.

- Je…non, je ne suis pas une Désespéride. (Le regard de Violette se perdit dans les feuilles du bouleau.) Ma mère est une femme courageuse, vous savez, je l'admire beaucoup. Elle s'occupe des autres, mais elle est toujours là pour moi… Elle pense plus à moi, aux autres et à vous qu'à elle-même.

Après un silence Drago allait dire quelque chose, mais la jeune fille reprit la parole à cet instant.

- D'ailleurs, je préfère ne pas être une Désespéride. Je crois que je ne supporterais pas le fait de n'être, pour les autres, qu'une sorte d'illusion.

FIN

oOoOoOoOoOoOo

Çaaaaaaa y est ! je coupe la vanne à guimauve. La torture est finie ! Et pour ceux qui - Ô par Salazar est-ce possible - aurais aimé, je vous dis merci d'avoir suivi. Encore une fois merci à Love Gaara of the Sand pour ses corrections et son cours de grammaire ! ^^

Une nouvelle fic arrive la semaine prochaine.

Bises à tous et toutes.

W.