CHAPITRE 20 : Jeux de l'amour.

« Bonjour. » ai-je dit, irritée. Tous deux se sont retournés pour me regarder.

« Mon cœur, te voilà enfin. » s'est exclamé Edward en me prenant la main et il m'a embrassé. La fille nous regardait maintenant avec des yeux ronds. « Je te présente Valérie, une vieille amie, Valérie, voici Isabella Swan, ma fiancée. »

« Enchantée. » a-t-elle dit, un sourire figé sur le visage alors qu'elle me foudroyait du regard. J'étais peut-être plus surprise qu'elle par la présentation.

« Pareillement. » ai-je répondu d'un ton sec.

« Ce fut un plaisir Eddy » a-t-elle souligné, le regardant et lui souriant, charmeuse. « Appelle-moi quand tu veux, tu sais où me trouver. » a-t-elle ajouté, lui donnant un baiser sur la joue.

J'étais sidérée. C'était le comble du sans-gêne, peu lui importait qu'Edward lui dise que je suis sa fiancée, elle l'aguichait sous mon nez ! Mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai fait un pas dans sa direction mais Edward m'a arrêté, me bloquant le passage.

« Bella, tu ne veux pas faire de scandale dans un lieu public. »

« Non mais quel culot ! Et toi, tu te laisses embrasser sans rien dire ! » me suis-je exclamée, furieuse. Si je ne pouvais pas me défouler sur elle, je le ferais sur lui.

« Un baiser sur la joue, ce n'est pas embrasser, Bella. » a-t-il expliqué, souriant.

« Mais je vous ai vu quand je suis arrivée et son intention n'était pas de te le donner sur la joue. »

« J'adore quand tu es jalouse. » a-t-il dit, m'enlaçant et collant son front au mien. « Tu crois sincèrement que j'allais laisser cela arriver ? »

« Eh bien, tu lui souriais plutôt chaleureusement. » ai-je répondu. Ma colère se dissipait quelque peu tandis que son souffle venait chatouiller mes narines.

« Ce n'est pas mon style de me montrer grossier et encore moins envers les femmes. Cependant, j'allais la repousser, subtilement. Bien sûr, le mieux était que tu arrives. » a-t-il clarifié, caressant ma joue du revers de la main.

« Mais, elle t'aguichait effrontément. » ai-je répliqué sur un ton plus tranquille.

« Et elle aurait pu s'être déshabillée, ma réponse aurait été la même. » La main sous mon menton, il m'a regardé dans les yeux. « Bella, il y a bien longtemps que j'ai cessé d'aller avec d'autres femmes et je veux que tu t'en souviennes ici. » Son doigt effleurait ma tempe. « Et ici. » Son doigt touchait à présent mon buste, à hauteur de mon cœur. « La seule femme qui m'importe, c'est toi. La seule femme que je veux, c'est toi. » Il m'a embrassé. « La seule femme avec laquelle je veux partager mon lit, c'est toi. » a-t-il chuchoté à mon oreille, m'étreignant avec force.

Il m'a à nouveau complètement désarmé, je n'ai pu formuler aucun mot. J'étais émue et honteuse à la fois d'avoir pu penser pendant une seconde qu'il me trompait et qu'il ne cherchait qu'à se moquer de moi. Il n'y a pas de doute, la jalousie obscurcit la raison mais jamais je ne l'avais senti avec autant de force, pas même avec Jennifer.

« Mais pour être tout à fait sincère, ce qui vient de se passer me fait plaisir. » s'est-il exclamé et je me suis écartée pour le regarder. « Parce que ta jalousie me démontre combien tu m'aimes. »

« Tu oses encore en douter ? »

« Non, mais j'adore en avoir la confirmation. » a-t-il dit et il m'a donné un autre baiser.

« Tu n'allais vraiment pas la laisser t'embrasser ? »

« Bien sûr que non, je te le jure, Bella. Je comprends ta méfiance mais si il y a bien une chose dont tu dois être sûre c'est que jamais je ne te tromperais, je n'ai aucune raison de le faire. Allons manger maintenant. »

Il a reculé ma chaise pour que je m'assoie puis s'est assis face à moi. Nous avons tous deux commander une salade et pendant qu'on nous les apportait, Edward me caressait la main. Je me suis alors sentie plus tranquille mais je lui ai tout de même rapporté ce que Scott m'avait dit sur lui et il m'a réaffirmé que je n'avais pas de quoi m'inquiéter, qu'il ne nierait pas qu'il avait été ainsi dans le passé mais qu'il avait changé.

« Bella, je n'ai même plus le cellulaire sur lequel tu m'appelais. »

« Comment ça ? » ai-je demandé, surprise.

« Ce numéro était exclusivement pour ces rendez-vous mais je l'ai déjà jeté parce que je n'ai aucunement l'intention de rester impliqué dans cela. »

« Vraiment ? »

« Oui, tu es apparue dans ma vie et maintenant tout est différent. » a-t-il dit et il m'a baisé la main. « Note le numéro de mon blackberry. » a-t-il ajouté et il me l'a dicté. Je n'ai néanmoins pas effacé l'autre, je voulais m'assurer qu'il me disait la vérité.

Je me suis sentie heureuse comme jamais en sachant qu'il n'était plus dans cette société. Il m'a accompagné au bureau et je lui ai donné la clé de mon appartement. Nous avons échangé un baiser et je suis entrée dans l'édifice, m'attelant alors à préparer tout le nécessaire pour la réunion avec Monsieur Jackson à quinze heures trente. Scott est parti à sept heures et il m'a dit que je pouvais également y aller. J'ai donc éteint l'ordinateur, pris mon sac et je suis sortie du bureau. Edward m'attendait devant le bâtiment, il m'a accueilli d'un baiser et nous sommes partis.

Quand nous sommes arrivés à l'appartement, une agréable surprise m'attendait. La table était dressée pour deux personnes et au centre trônait un magnifique bouquet d'arums. Je l'ai regardé, bouche bée et avec effusion, je l'ai serré dans mes bras après l'avoir embrassé.

« Edward, comment sais-tu que les arums sont mes fleurs préférées ? »

« Je sais beaucoup plus de choses te concernant que tu ne l'imagines. » Un clin d'œil souligna sa remarque.

« Ah oui ? Et comment ça se fait ? »

« C'est un secret. Assis-toi, le repas est prêt. »

« Veux-tu de l'aide ? »

« Non mon cœur, tu reviens du travail, tu dois être fatiguée mais pas trop, j'espère, pour le dessert. » a-t-il dit, d'une voix sensuelle.

Il m'a servi un verre de vin et a rejoint la cuisine, revenant avec du poisson et de la salade. Il m'a présenté le poisson dans une assiette et la salade dans une autre et s'est ensuite servi. Il a mis une quelconque musique, s'est assis en face de moi et nous avons tranquillement dîné. Il m'a rapporté qu'Alice l'avait appelé pour confirmer ma présence au mariage et qu'il lui avait assuré que je ne le manquerais sous aucun prétexte.

« Au fait mon cœur, peux-tu demander la permission pour être absente ce vendredi, s'il te plait ? J'aimerais être présent à la répétition, je suis le témoin, tu sais ? »

« Vraiment ? Je vais en parler à Scott et si je ne peux pas, j'arriverais seule samedi, ainsi tu ne manqueras pas la répétition. »

« En aucune façon, tu dois arriver avec moi. »

« Certainement, je suis ta ''fiancée''. » me suis-je exclamée, piquante. « Il serait mal vu que j'arrive seule. »

« Exactement, cela donnerait l'impression que nous nous sommes disputés. »

« Edward... sérieusement... pourquoi avoir dit à cette fille que je suis ta fiancée ? »

« Tu ne l'es pas ? »

« Je le suis ? »

« Tu ne veux pas l'être ? »

« Et toi, tu le veux ? »

« Tu vas continuer de me répondre avec des questions ? »

« Tu vas continuer de les éviter ? »

« Et toi, tu vas continuer de les éviter ? »

« Edward, je suis sérieuse, ce n'est pas un jeu. » ai-je dit, quelque peu irritée.

« Ça ne l'est pas non plus pour moi, Bella. » Il a soupiré. « Je sais que je ne te l'ai pas demandé explicitement, mais je te considère comme telle. »

« Tu n'avais pas à me le demander, c'est juste que te l'entendre dire m'a pris au dépourvu... Tu me présenteras de cette façon à ta famille ? » ai-je demandé avec une certaine crainte.

« Naturellement, l'idée ne te plait pas ? »

« Ce n'est pas ça. »

« Bella, qu'est-ce qui te préoccupe en réalité ? »

« Je ne suis pas de ta classe sociale Edward , tu as étudié dans les meilleures écoles privées quand moi j'ai toujours été dans le public et si j'ai pu financer mes études c'est parce que j'ai travaillé. »

« Tu ne connais pas les Cullen, ma famille n'est en rien prétentieuse, crois-moi, ce qui leur importe le moins est bien ton statut social. Tu as fréquenté Alice, t'a-t-elle dédaigné ? »

« Non mais il était question de travail. Là, il s'agit de son frère et on voit qu'elle t'adore, que se passera-t-il si elle apprend que nous n'avons pas été ensemble à l'université ? »

« Rien. Premièrement, elle sera trop heureuse et emballée par son mariage et deuxièmement, elle n'est pas du tout rancunière. En plus, elle t'apprécie beaucoup. »

« Je n'aime pas les mensonges et je crois qu'elle non plus, personne ne les aime ! »

« Du calme, elle ne se rendra compte de rien mais si ça peut te rassurer, nous lui dirons la ''vérité''. »

« Quoi ? » ai-je demandé, paniquée.

« En déformant un peu les choses... Nous nous sommes rencontrés au bar de l'hôtel Rose Impériale, le jour de ton anniversaire, je t'ai offert un verre et nous avons discuté. Nous nous sommes alors revus plusieurs fois dont cette fameuse fois par hasard, au défilé. Qu'en dis-tu ? »

« C'est plausible mais je me sens tout de même honteuse. »

« Tu n'as pas à t'inquiéter, ma famille t'adorera parce que tu es adorable et charmante, tu verras. » Il m'a fait un clin d'œil.

Nous avons terminé notre repas et Edward s'est aimablement offert pour faire la vaisselle. Je suis donc allée dans ma chambre et j'ai sorti l'ensemble que j'avais acheté la fois où je suis allée au magasin de sous-vêtements et que je n'avais pas encore porté. J'avais pensé le mettre à notre prochain rendez-vous à l'hôtel mais ce-dernier n'a pas eu lieu étant donné que nous avions alors officiellement fait connaissance. C'était aujourd'hui le bon moment pour le revêtir, l'harmonisant d'un petit jeu qui m'est venu à l'esprit. Je l'ai ainsi enfilé, me couvrant ensuite d'un manteau. J'ai pris mon téléphone et ai composé son nouveau numéro.

« Allô. » a-t-il répondu d'une voix sensuelle.

« Es-tu libre cette nuit ? » ai-je demandé, usant du même ton que lui.

« À vrai dire, non, je suis chez ma fiancée. » a-t-il dit, jouant le jeu.

« C'est vraiment dommage... Je brûle d'envie de te voir, de te caresser, de t'embrasser, de te déshabiller, de parcourir ton corps... »

« Tu ne pourras toutefois rien me faire contre ma volonté. »

« Si tu t'inquiètes pour ta fiancée, il n'est pas nécessaire de la mettre au courant... En plus, ce qui est interdit est d'autant plus excitant, tu ne crois pas ? »

« Définitivement. »

« On m'a dit que tu étais un dieu au lit et j'adorerais m'en assurer... Bien que je crois que ce ne soit pas exagéré, tu as une voix des plus sensuelles et mon désir pour toi n'en est que plus fort. »

« Tu penses sérieusement que ma voix est sensuelle ? » s'est-il exclamé, l'accentuant davantage.

« Terriblement sensuelle... Mon corps commence à... réagir rien qu'à t'entendre parler. »

« Ta voix est très sexy également... L'es-tu ? »

« Pourquoi ne viens-tu pas le vérifier par toi-même ? »

« Okay, comment te reconnaitrais-je ? »

« Je porte juste un manteau noir. » ai-je répondu et j'ai raccroché.

Il est sorti de la cuisine et m'a trouvé immobile à l'entrée de ma chambre, appuyée contre l'encadrement de la porte, lui souriant, charmeuse. Edward me détaillait de la tête au pieds.

« Bonsoir étranger. » ai-je dit et je lui ai fait un clin d'œil.

« Bonsoir ma belle, tu es en réalité aussi sexy que ta voix le laisse présager. »

« Et j'espère l'être également en pleine action. » ai-je ajouté et je l'ai tiré par sa chemise.

Je l'ai sauvagement embrassé tandis qu'il collait son corps au mien et que nous entrions dans la chambre. Je nous ai fait tourné et l'ai fait asseoir sur le lit. J'ai retiré mon manteau, lui faisant découvrir ma tenue qui consistait en un magnifique ensemble nuisette et string à l'allure Baby Doll en satin rouge et dentelle noire.

« Je savais bien que tu étais sexy. »

« Cette nuit sera consacrée à ton seul plaisir. »

Je me suis approchée et j'ai arraché sa chemise, faisant voler les boutons dans la pièce. Un soupir lui a échappé et je lui ai rapidement retiré son pantalon. Mes mains ont effleuré son érection bientôt rejointes par mes lèvres et ma langue qui entamaient alors leurs mouvements de vas-et-viens, lentement, doucement, contrastant avec la rapidité dont j'avais usé pour le déshabiller. Ses mains ont agrippé le matelas et il a rejeté la tête en arrière, gémissant. Je ne cessais de caresser et lécher son membre alors qu'il lançait des petits cris de plaisir. Il me suppliait de continuer et je lui ai obéi jusqu'au moment où je l'ai senti sur le point d'atteindre l'orgasme et je me suis arrêtée.

Je me suis levée et me suis éloignée de quelques pas. J'ai mis un peu de musique et j'ai commencé à danser sensuellement tout en retirant le peu de vêtements que je portais. Ses yeux, comme les miens, brûlaient de désir. Je me suis rapprochée et l'ai embrassé. Ses mains sur ma taille m'ont fait asseoir sur lui et enfin, nos corps se sont unis, se déplaçant avec calme. Je me suis alors mise à gémir plus fort que lui.

« Tu me rends fou comme personne ne l'a jamais fait Be... »

« Shh, règle numéro un, pas de noms. » ai-je dit, posant un doigt sur ses lèvres.

« Charmante et séduisante inconnue. »

« C'est encore plus excitant ainsi, bel inconnu. »

D'un mouvement, il nous a fait rouler pour se retrouver sur moi. Nous ne cessions de nous embrasser alors qu'il continuait de me pénétrer, chaque fois avec plus d'intensité. Sa langue explorait mon cou et mes seins pendant que mes mains parcouraient son dos, s'attardant parfois sur ses fesses. Il accéléra encore le rythme de ses pénétrations et j'ai senti comme, ensemble, nous avons atteint l'orgasme, criant à l'unisson.

« Au diable les règles, tu me fascines Bella, tu me rends fou et j'ai à chaque fois plus envie de toi. » a-t-il chuchoté à mon oreille, la respiration toujours irrégulière.

« Toi aussi, tu me rends folle comme personne Edward, je t'aime. »

« Je t'aime encore plus. » a-t-il répondu et il m'a embrassé.

Sa tête reposait sur mon épaule, mes mains caressaient ses cheveux et je n'ai pas su à quel moment nous nous sommes endormis. Le réveil a de nouveau fait des siennes le matin suivant, me ramenant à la réalité. J'aurais pu rester toute la journée au lit avec lui mais le devoir m'appelait. Edward l'a éteint et sa main s'est ensuite faufilée jusqu'à mon ventre, l'effleurant tandis qu'il me gratifiait d'un magnifique sourire.

« Bonjour belle demoiselle... Je crois qu'une violente dispute avec ma fiancée sera la conséquence pour être resté dormir avec vous plutôt qu'avec elle. »

« Je suis sûre que vous trouverez une façon de vous faire pardonner et on dit que les réconciliations sont ce qu'il y a de meilleur dans les disputes. »

« Et je l'ai vérifié, merci de me donner un prétexte pour me disputer avec elle. » Il a délicatement fait glisser une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Je crois qu'il est l'heure de prendre une douche. Toi, tu me laisserais te frotter le dos ? »

Bonsoir les filles !

J'espère que tout va bien de votre côté ! Je tiens encore à vous remercier pour tous vos commentaires et à souhaiter la bienvenue au nouvelles lectrices !

Un grand merci également à celles qui recommandent cette fiction, l'auteur est vraiment ravie de son succès ! Cette-dernière m'a appris que certaines d'entre vous lui avaient envoyé quelques commentaires concernant cette histoire et qu'en plus vous alliez découvrir ses autres fictions et je tiens à vous dire qu'elle en est vraiment heureuse !

Je vous souhaite à toutes une bonne fin de semaine et je vous dit à bientôt pour le prochain chapitre ! Gros bisous !