Encore beaucoup de travail mais ça devrait aller mieux maintenant! Le gros est passé!
Je vous conseille d'aller lire la fic de Blackkfeather qui s'intitule Beautiful Killer et qui est juste une tuerie! Niveau écriture, idée, scénario... Bref, courrez la lire!
franchiulla: Je te laisse découvrir si ton hypothèse est bonne^^
Titimaya: Heureuse d'avoir pu vous satisfaire!
justinejannedu0760: Mdr, Daniel connait Cruella, il ne peut donc pas flirter avec elle sur la plage mdr. Henry appelle la "femme de la plage" Daniela parce que c'est le féminin le plus facile pour "Daniel". Pour Emma qui passe le marcher, c'est parce qu'elle est dans une construction de son couple et qu'elle ne veut pas tout foutre en l'air, de plus la mort d'Alice l'a bien éprouvé. Pour le reste de tes questions, je te laisse découvrir la suite ici!
Blackkfeather: Mdrrr! Eh bah! Tu n'aimes pas Peter Pan, toi! J'espère que ce chapitre te plaira autant que le précédent! Encore félicitation pour ta fic, j'ai été plus que ravie de la fin qui est, selon moi, géniallissime! Bravo Bravo Bravo! A très vite dans ta nouvelle fic!
KindOf1: Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire! Ca me touche! J'espère que la suite ne te déplaira pas et que tu continueras de commenter! ^^ Bonne lecture!
moithea: Alors là, ton commentaire est l'un de ceux qui m'ont le plus touché! Le fait que tu n'aies pas eu envie de lire plus loin que le prologue mais que, finalement, tu m'aies laissé une chance... ça me touche. Beau Miroir, je crois que tu es la seule à avoir commenter le nom du cheval, cela montre ton attachement aux détails et franchement merci! Pour les blessures de Regina, il est vrai que j'ai plus de mal parce que j'avoue retenir ma plume le plus souvent... peut-être ne devrais-je pas. Je suis heureuse de t'avoir réconcilié avec Alice ^^. Le personnage de Daniel ne fait pas l'unanimité et j'adore ça et bien évidemment, je savais qu'il ferait cet effet! Après, il élève Henry parce qu'il est plus le fils de Regina que le fils de Léopold... Encore merci pour ce très beau commentaire et merci de continuer à lire, j'attendrai ton avis avec impatience!
Bonne Ame: Eh oui... Emma est une petite inconsciente, mais heureusement, Regina est là ^^ Pour Henry, je te laisse découvrir.
Guest: En quoi Regina est-elle louche?
Elo: Alors toi, merci! Car recevoir un message après une longue journée d'une personne qui attend ton récit avec impatience, ça fait vraiment chaud au coeur! Emma préfère effectivement se mettre en danger pour ne pas perdre son couple... Quant à la punition de Régina, il est vrai qu'elle est particulière! Qu'elles défient toute logique est un peu normal étant donné la teneur du couple: prof/élève et surtout Regina/Emma... Pour George, on verra ça plus tard! Pour Henry... la suite t'attend...
evilhayleyregal: Katherine fout toujours la merde à un moment donné, c'est évident! Le pétrin dans lequel s'est mis Emma aura évidemment des conséquences... Je te laisse découvrir la suite où je ne les épargne pas plus que d'habitude! ^^
Guest: Ahah! J'adore l'hypothèse! J'attends la prochaine!
rozaline38: Pour Emma qui va voir Pan, elle veut maintenir son couple hors de ses problèmes, cela peut se comprendre sans se comprendre mdr. Oh oui! Qui n'aimerait pas ce genre de punition! La suite tant attendue^^
Artemis972: Je te laisse découvrir la suite! Merci d'avoir commenté!
Me and myself: Je suis désolée et j'attends ma punition car la suite a été affreusement longue à arriver, j'en conviens... Pour le débat des salle des profs, on va arrêter effectivement mdrrr, encore merci de me lire et merci de commenter! J'attends ma punition!
Bisous et bonne lecture!
Chapitre 19- La poussière de fée
-Le corps du petit garçon a été repêché ce matin mais son ravisseur court toujours. Le petit garçon avait échappé à la surveillance de…
Emma coupa la télévision, faisant ainsi se retourner Regina.
-Qu'est ce que tu fais ?! s'écria la brune en se levant brusquement.
Son pantalon beige laissait deux ou trois taches apparaître à cause des larmes qu'elle versait.
-Ce n'est pas Henry, Regina ! Ce petit garçon n'est pas Henry ! rassura-t-elle en se rapprochant de sa compagne.
-Je le sais bien !
La brune se releva, évitant ainsi Emma, pour aller se poster devant une fenêtre, regardant le soleil à la limite de descendre derrière les collines. Elle avait noué ses cheveux en une queue de cheval qui laissait s'échapper une mèche plus courte. Où pouvait être son petit prince ? Elle pensait au pire sans réellement oser l'imaginer. Instantanément, les larmes lui remontèrent aux yeux et elle se détourna afin de masquer son angoisse.
-Je sais que tu voudrais courir partout pour le retrouver mais Daniel a dit d'attendre !
Regina se tourna vivement vers elle.
-D'attendre ? d'attendre quoi, Emma ? Que mon fils soit…
Elle ne put finir la phrase, des larmes se précipitant vers ses yeux. Elle reprit une respiration profonde et se mit à tourner en rond. Emma la regardait, impuissante, assise sur le canapé, prête à intervenir à la moindre faiblesse de sa petite amie. Après avoir tourné en rond durant plusieurs minutes, Regina se figea et fit volte-face brusquement.
-Narcissa a dû le retrouver ! Je vais retourner à Saint Augustin !
Cela faisait trois fois que l'idée était évoquée et Emma se leva de nouveau pour barrer la route à sa petite amie.
-Non ! Daniel a dit que…
Regina releva les bras pour qu'Emma ne la touche pas.
-Emma, je me moque de ce qu'à dit Daniel ! Je veux mon petit garçon ! Tu ne peux pas comprendre ! Bien sûr que tu ne peux pas, tu ne sais pas tout ce qu'une mère est prête à faire pour son enfant !
La blonde grimaça en sentant les mots la heurter de plein fouet. Non. Elle ne savait pas, elle n'avait pas eu de maman suffisamment longtemps pour s'en rendre compte. Elle lança un regard de reproche à la brune qui, loin de se calmer, sentit le besoin de se défouler sur Emma.
-Tu ne sais pas non plus par quoi je suis passée pour arriver jusque là alors si tout à été réduit à néant à cause de toi, à cause de notre petite virée là-bas, je te jure que je ne te le pardonnerais pas !
Regina déversait son venin sur la blonde qui encaissait sans broncher. Elle tenta même un mouvement pour se rapprocher mais elle fut aussitôt repoussée.
-Tu crois que tout est facile ! Tu te mets dans des situations impossibles en imaginant que tout ira bien, tu te lances dans des choses qui te dépassent et tu as l'impression qu'on viendra te sauver ! La vie ne marche pas comme ça, Emma ! Henry est peut-être en très mauvaise posture à l'heure qu'il est, tout ça parce que tu as voulu rencontrer la seule personne pour qui je donnerai tout ! tu as voulu voir la seule chose qui m'est arrivé de bien dans ma vie !
-Arrête de t'en prendre à moi, demanda Emma en se sentant vulnérable.
-Je n'arrive pas à croire que j'aie pu faire assez confiance à une gamine comme toi !
Emma sentit l'angoisse derrière ces mots amers mais elle se força à tenir bon. Malgré la morsure des paroles prononcées, elle les laissa ricocher contre elle pour aller se perdre un peu plus loin. Elle espérait de tout cœur que Regina n'en pensait rien, mais quelque part, le doute s'insinua. Régina était de plus en plus violente, elle s'entendit traitée de paumée et d'autres insanités, pourtant, plus Regina la blessait, plus Emma se rapprochait d'elle pour la prendre dans ses bras. Et même si la colère faisait se débattre la brune, sa terreur sortait pendant que la blonde l'entourait d'amour. Lasse de crier et n'ayant plus d'insulte à balancer au visage de la jeune fille, Regina se mit à trembler et sentit ses jambes se dérober. Rattrapée par les bras d'Emma, elle s'agrippa et plongea son visage dans le cou de l'étudiante qui descendit à terre avec la brune.
Elle se ravisa.
-Emma ! J'ai …
Elle ne voulait pas le dire… elle avait peur, elle s'était battue tant d'année pour ne plus ressentir ça un jour, mais elle devait l'avouer, elle avait horriblement peur.
-Pardonne-moi, je…
Emma était son seul appuie, si elle se mettait à la rejeter, elle serait seule et depuis que la jeune fille était rentrée dans sa vie, elle savait qu'elle ne voudrait plus jamais être seule.
-Je sais. Répondit seulement la blonde en lui embrassant le front.
Le silence se fit, et bientôt, le contact physique fut trop insistant pour Regina qui s'écarta de la jeune fille. Elle lui lança un regard étonné. Elle s'étonnait toujours lorsqu'elle se rendait compte de la jeunesse d'Emma et de sa maturité, elle s'étonnait de voir qu'elle appréciait la jeune fille et se voyait même entreprendre quelque chose de plus. Elle secoua la tête, se relevant pour rejoindre le canapé.
-Ecoute, Henry a dit qu'il allait dormir chez un copain et n'y a jamais mis les pieds, la mère de son ami n'était même pas au courant qu'il devait venir, pour moi ça ne me paraît pas être un enlèvement… avança-t-elle.
ELle fut coupée par la sonnerie du téléphone de Regina où le nom de Daniel s'inscrivit après quelques secondes. Le ventre de la brune se tordit et elle ne put s'empêcher repenser au flash info du petit garçon retrouvé mort dans le fleuve.
Henry avait toujours été débrouillard, pas seulement parce qu'il était un petit garçon très intelligent mais parce que la vie avait voulu qu'il soit séparé de sa maman très tôt. Bien que ce ne fût pas une séparation définitive, elle n'en était que plus difficile à supporter. Mais avant ça, il y avait eu ces nuits où sa maman pleurait beaucoup et passait son temps à tourner en rond sans dormir, il y avait eu les fuites précipitées et tout s'était enchainé très vite…
Henry en avait assez de ne plus voir sa mère, alors il avait pris de l'argent à son oncle Daniel pour pouvoir s'acheter à manger et payer le bus. Il avait échafaudé son plan en plusieurs jours, avait rempli son sac à dos de friandise et d'eau et il avait demandé à Grace, sa meilleure amie de dire à la maitresse qu'il était malade. Pour le bus, c'était plutôt facile, il suffisait de passer derrière une famille nombreuse et de s'installer près d'eux en faisant mine de très bien les connaître ; les chauffeurs n'y voyaient que du feu ! Il savait que sa maman serait heureuse de le retrouver. Elle ne le gronderait probablement pas trop parce qu'il avait loupé deux jours d'écoles. Et puis, il y aurait Emma, ils allaient s'amuser comme des fous ! Après tout, il était hors de question qu'il laisse sa place à un autre petit garçon. Il ne restait que dix minutes de trajets avant d'arriver dans le Maine, le chauffeur venait de l'annoncer dans le micro. Là, il savait qu'il devait prendre un dernier bus pour se rendre chez sa mère. Il avait trouvé l'adresse dans le bureau d'oncle Daniel et ses recherches internet lui avaient montrée comment s'y rendre et combien cela allait lui coûter. Il remit son sac à dos en place en voyant la gare approcher derrière le pare-brise. Mais il fut surpris de reconnaître sa mère et Emma qui attendaient sur le quai. Il hoqueta de surprise et ouvrit des yeux ronds. Sa mère ne semblait pas ravie du tout de le voir. Pas du tout.
Le chauffeur ouvrit la porte et le petit garçon descendit avec réticence. Il se dirigea vers sa mère, la tête basse et celle-ci hésita entre courir vers lui pour le prendre dans ses bras ou lui passer un savon dont il se souviendrait longtemps. Emma pressa affectueusement la main de l'ancienne mairesse et se permit de s'avancer la première. Elle s'accroupit devant l'enfant et lui caressa la joue.
-Hey gamin !
-Emma !
Le sourire qui illumina le visage du garçonnet fit fondre le cœur de la blonde mais elle ne laissa paraître qu'une grande inquiétude. Après le coup de fil de Daniel, qui avait finalement découvert le plan d'Henry, Régina et elle avaient foncé à la gare routière pour récupérer le petit garçon mais au moins une dizaine de bus étaient arrivés sans Henry, plus les minutes passaient, plus l'angoisse prenait le dessus sur l'espoir.
-Comment ça va, gamin ?
-Super ! s'écria-t-il.
Il se ravisa au regard que lui lança sa mère.
-Maman est très fâchée ? demanda-il.
-Tu lui as fait très très peur ! Il ne faut plus partir de la maison comme ça Henry !
-Mais je risquais rien ! J'avais ma poussière de fée ! confia-t-il en montrant le bocal de verre qu'il tenait contre sa poitrine.
Emma se renfrogna, elle n'était plus très sûre d'avoir eu une bonne idée en faisant découvrir la poussière de fée au petit garçon.
-Henry… c'est dangereux ce que tu as fait ! expliqua-t-elle.
-Je voulais voir ! chuchota-t-il en cachant sa bouche avec sa main libre.
-Voir quoi, gamin ? demanda-t-elle en se rapprochant.
-Voir si vous aviez un nouveau petit garçon et voir si maman était heureuse sans moi.
Emma lui remit une bretelle en place et écarta ses cheveux venus cacher ses yeux.
-Oh ! bonhomme…
Un petit silence se fit entre eux et Emma sentit qu'elle n'avait rien de plus à dire, ce n'était pas son rôle à présent.
Elle se releva après que le petit ait hoché la tête et ensemble, ils s'avancèrent vers la brune qui avait pris un masque impitoyable sur le visage.
-Henry Miller, tu vas passer un très mauvais moment, prévint la brune en posant sa main dans le haut du dos de son fils.
Durant le trajet qui les mena au manoir, le silence était pesant dans la voiture, Emma était persuadée que Regina attendait d'être à l'abri pour laisser sa colère éclater. Elle regardait sans cesse dans son rétroviseur, comme si quelqu'un allait surgir d'un moment à l'autre sur la banquette arrière, ou alors, elle vérifiait si personne ne les suivait. Ses sourcils, froncés tellement forts qu'ils étaient à la limite de se rejoindre, ne se lissaient jamais. Emma poussa un soupire de soulagement lorsqu'ils entrèrent dans la cour du manoir. Tout le monde descendit de voiture, Henry regarda tout autour de lui et amorça un mouvement pour courir vers les chevaux qui avaient passé leur tête à l'extérieur de leur box.
-Où crois-tu aller, jeune homme ?! gronda la brune, une main posée sur la hanche.
Henry grimaça en rentrant la tête dans les épaules. Lui qui pensait s'en tirer à bon compte n'avait pas prévu que la colère de sa maman fût encore présente après le trajet en voiture.
Une fois qu'ils furent rentrés, Regina enleva le sac à dos des épaules de son fils et le poussa doucement vers la cuisine. Elle retira sa veste de blazer sombre, puis la posa sur le dossier d'une chaise pendant qu'elle faisait signe au garçon de s'asseoir en face d'elle.
Emma savait qu'une punition attendait l'enfant mais elle était confiante quant à sa sécurité. Regina n'était pas Linda ou George, elle n'allait pas lever la main sur son fils, elle n'allait pas lui infliger de sévices corporels ; pour la première fois de sa vie, elle n'appréhendait pas une dispute. Pourtant, Henry eut une phrase qui glaça quelque peu l'étudiante.
-S'il te plait maman, ne crie pas fort! implora-t-il en se hissant sur sa chaise.
Régina, quant à elle, ne savait pas vraiment par où débuter.
-Henry… commença-t-elle avec difficulté.
Le garçon n'osait pas lever les yeux vers sa mère. Il savait qu'elle pouvait se mettre très en colère et il n'aimait pas lorsque cela se produisait. Elle tendit un bras vers lui pour lui faire lever le menton afin que leurs yeux se rencontrent. Emma avait été se mettre dans le salon pour leur laisser leur intimité.
-Je veux que tu m'écoutes très attentivement, jeune homme, parce que nous aurons cette conversation une seule fois ! M'as-tu comprise ?
Henry garda ses yeux rivés à ceux de sa mère.
-Dois-je te rappeler toutes les règles que nous avons établies ?
Furieux, le garçon croisa les bras sur sa poitrine et fronça les sourcils.
-Henry, je suis sérieuse !
-Elles sont nulles ces règles ! s'écria-t-il, la voix remplie de colère.
-Elles sont vitales, Henry ! Tu comprends pourquoi ?
-Je m'en moque, moi je veux pas te laisser toute seule !
Regina comprenait parfaitement… Henry voulait avoir sa famille, comme tous les petits garçons de son école… Elle prit une de ses petites mains dans la sienne et se mit à lui parler à voix basse comme lorsqu'il était petit, comme lorsqu'ils partageaient un secret.
-Chaton, je te promets de tout faire pour qu'on soit de nouveau réunis. Mais tu ne peux pas faire ce genre de choses ! C'est dangereux, inconscient et je suis véritablement déçu de ce comportement !
Le menton du garçon trembla fortement et de ses yeux, deux grosses larmes s'écoulèrent.
-Ne pleure pas, Henry ! Je t'explique seulement la situation.
-Non, tu me grondes ! contesta le petit garçon en essuyant ses larmes d'un revers de manche.
Regina se recula dans son siège ; voir son enfant dans cet état de détresse lui retournait l'estomac. Ce n'était pas juste. Elle attendit qu'il se calme pour continuer la discussion.
-Est-ce que tu imagines la peur qu'à eu oncle Daniel quand il a découvert que tu n'étais nulle part ?!
Le brun haussa les épaules, visiblement, il n'avait pas beaucoup de remords.
-Et tu as pensé à moi ?
Là, elle avait touché une corde sensible car il releva le visage vers elle et ses larmes recommencèrent à couler.
-Ben oui… mais je voulais pas te faire peur, moi !
-C'est pourtant le cas, Henry ! dit-elle sèchement.
Un silence plana sur la pièce, on entendait juste les échos de la télévision qui marmonnait dans l'autre pièce et les reniflements de l'enfant.
-Henry, s'il te plait, ne refait plus ça, j'ai vraiment eu très peur ! souffla enfin Regina.
-Est-ce que tu vas crier ?!
-Non, chaton. Mais tu vas appeler oncle Daniel pour lui présenter des excuses, dans un premier temps et ensuite, on ira préparer ta chambre.
Le petit garçon vint se blottir dans ses bras en hochant la tête. Même si elle aurait dû le punir bien plus fort, elle ne pouvait se résoudre à voir cette mine triste plus longtemps. Elle prépara le repas favoris de son fils, puis après une longue négociation où elle dût s'avouer vaincue, - Emma et Henry étant impitoyables lorsqu'ils faisaient équipe -, ils s'installèrent dans le salon pour manger devant la télévision. Henry était assis entre les jambes de sa mère et engloutissait sa nourriture à toute allure pendant que Regina lui caressait tendrement les cheveux. Elle le couvait du regard alors qu'il tentait de chiper quelques morceaux savoureux dans l'assiette d'Emma.
Au moment d'aller se coucher, Regina ne se fit pas prier pour lui lire une histoire, elle en profita pour lui rappeler que les règles qu'ils avaient établies étaient capitales pour qu'ils vivent le plus heureux possible. La nuit était déjà bien entamée lorsqu'elle sortit de la chambre d'ami.
La fatigue la surprit au moment de rejoindre le salon, Emma s'était endormie devant la télévision, les lunettes tombant sur son nez et la bouche à moitié ouverte. Elle resta quelques minutes à l'observer, appuyée contre l'encadrement de la porte. Après la nuit où elle avait perdu son père, sa vision des choses avait considérablement changée. Les complots malsains de sa mère et les trahisons de Narcissa avaient réussi à la vider de toute foi en l'humanité. Ainsi lorsqu'elle avait rencontrée Chloé, elle s'était interdite d'aimer. Malgré leurs ébats passionnés et tendres, elle refusait de s'accrocher quitte à rendre l'infirmière malheureuse. La seule qui avait réussie à pénétrer dans sa zone de sécurité était Emma. Pourtant, elle l'avait à peine remarquée lors du premier cours, et même si elle l'avait revu dans son bureau le premier jour, elle s'était attendue à devoir gérer une jeune tête brûlée qui allait lui poser plus de problème que d'apaisement. Elle fouilla sa mémoire pour savoir à quel moment elle avait basculé. Ce n'était pas le premier jour qu'elle avait basculé, pas même le jour où elle avait demandé à la jeune fille pourquoi elle ne pouvait pas venir au voyage de fin d'année. Peut-être le lendemain, lorsqu'Emma avait pris de ses nouvelles…La blonde ignorait alors tout de sa vie, elle ignorait qu'elle recevait des menaces permanentes de Sidney Glass, elle ignorait qu'Henry lui avait raccroché au nez la veille… Elle ignorait tout de son sombre passé et justement, elle lui avait demandé si elle allait bien. Non, même pas. Elle avait été touchée mais Emma n'avait pas encore fait s'effondrer ses barrières. L'inconfort de Regina était apparu le soir où elles avaient joué à un jeu d'alcool au Chapelier Flou. Bien qu'elle ait essayé de relever ses barrières, Emma s'était engouffrée dans la brèche et leur jeu avait commencé. Un jeu auquel elle avait décidé de participer, persuadée de pouvoir contrôler les règles. C'était bien avant de découvrir le quotidien d'Emma, c'était bien avant de voir une similitude flagrante avec la jeune femme qu'elle avait elle-même été. Cet écho avait rendu la blonde touchante et facile à comprendre. Après cela, elle avait cru pouvoir devenir une confidente, une amie… mais leur jeu avait déjà laissé des sillons dans leurs cœurs et peu à peu, le jeu n'en avait plus été un. Mais le moment où elle s'était ouverte un peu plus qu'avec n'importe qui, c'était lorsqu'elle avait cru perdre la confiance de la jeune fille. Après, tout avait été très vite, le baiser échanger dans le chapelier Flou, les mois de patience d'Emma, la visite à Saint Augustin… Emma était la compagne qu'elle n'avait jamais pu avoir avant. Elle posa un genoux de chaque côté de la jeune fille et lui retira délicatement ses lunettes, la réveillant par la même occasion.
-Gina ! Humf tu fais quoi ? demanda-t-elle en mettant instantanément les mains sur les cuisses de sa compagne.
-Je t'embrasse.
Elle joignit le geste à la parole en posant ses lèvres contre celle d'Emma qui sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale.
-Et pourquoi ?
-Pour me faire pardonner d'avoir été horrible avec toi… je me sens un peu honteuse.
-Gina, tu avais peur pour ton fils ! la défendit la blonde en balayant l'air d'un geste de la main.
Malgré cela, Regina voyait bien qu'elle l'avait contrariée et s'en sentait sincèrement désolée. Elle entremêla ses doigts à ceux de la jeune fille.
-Emma, s'il te plait, oublie tout ce que j'ai pu dire tout à l'heure je… j'étais terrorisée et comme à chaque fois que j'ai peur, je repousse tout le monde…
-…pour ne pas les détruire, termina Emma d'une voix sombre.
Leurs yeux se rencontrèrent dans l'obscurité ; Emma avait parfaitement saisi la situation.
-Je n'aime pas que tu me connaisses aussi bien, souffla Regina en laissant son front se poser contre celui de sa compagne.
-Gina ?
-Hum ?
-Je peux savoir pourquoi tu n'as pas de pantalon ? s'amusa Emma en caressant les cuisses de sa belle.
-Parce qu'il est resté dans l'entrée ! minauda-t-elle en passant une main dans les cheveux blonds.
Emma pressa son index et son majeur contre la culotte déjà humide, provoquant un grognement léger. La main de l'ex mairesse vint s'agripper à l'arrière de la nuque d'Emma qui en profita pour plonger son visage dans le décolleté de Regina, déposant de doux baisers sur sa peau parfumée. Elle ne mit pas longtemps avant de voir des éclairs de couleurs danser sous ses paupières. Et le besoin vital de sentir la peau de Regina contre la sienne se fit douloureux. Elle quitta son T-shirt pour ensuite s'attaquer aux boutons de la chemise blanche. Elle fut ravie de découvrir un soutient gorge de satin qui laissait transparaitre les petites pointes des seins gonflés de plaisir. Elle ne prit pas la peine d'aider Regina pour enlever sa chemise, collant sa bouche à travers le tissu pour mordiller les tétons sensibles. La brune renversa sa tête en arrière et se dépêcha de retirer sa chemise pour la jeter en boule sur le fauteuil. Emma quitta le tissu humide pour s'attaquer à la fermeture du soutient gorge qui céda immédiatement. Elle laissa Regina se débrouiller avec le morceau de lingerie pendant qu'elle faufila sa main dans sa culotte pour presser son clitoris.
-Emmah !
Regina colla un peu plus son corps contre l'étudiante et se mordit la lèvre.
-Shht ! Je te rappelle qu'Henry peut nous entendre ! susurra-t-elle en embrassant son menton.
La brune se força à rester silencieuse en ancrant ses mains sur les épaules de la jeune fille. Emma pénétra tendrement sa compagne tout en continuant de cajoler son bouton de chair. La langue de la brune s'insinua dans la bouche d'Emma et celle-ci sentit une nouvelle vigueur dont Regina n'avait jamais fait preuve. Elle poussa ses vas-et vient à contre temps afin de déstabiliser sa compagne.
-Qu'est ce que tu fais ?! gronda la brune en se décollant d'elle.
Il y avait dans ses prunelles quelque chose de dangereux, elle la menaçait du regard, ce même regard qu'elle avait lorsqu'un élève faisait une bêtise. La blonde esquissa un sourire qui se transforma en une grimace de surprise lorsqu'elle sentit des doigts experts entre ses jambes. Regina s'était faufilée en traitre dans son sous vêtement. Instinctivement, son bras s'enroula autour du buste de la brune et elle la maintint fermement tandis qu'elle la pénétrait un peu plus fortement, la faisant se soulever sur ses genoux tremblants. Elle veillait à ne pas lui faire mal mais Regina accentuait ses coups de reins pour maintenir un rythme convenable. Emma, de son côté était au bord du plaisir mais elle se concentrait pour continuer d'en donner à Regina.
-Gina ! Gina ! Stop ! Je vais crier ! prévint-elle en se tortillant pour rendre la position inconfortable pour l'ancienne mairesse.
-J'ai besoin de toi, Emma ! souffla la brune en plongeant ses orbes sombres dans celles de la jeune fille.
Elle comprit le message et s'abandonna aux caresses de sa compagne tout en redoublant d'effort pour garder une cohérence dans les gestes qu'elle faisait.
Regina se cambra soudainement contre Emma tout en la regardant dans les yeux en jouissant. Emma l'accompagna en cherchant à l'embrasser pour étouffer son râle de plaisir. La brune resta un moment au dessus d'Emma pour reprendre son souffle, elle eut un léger sursaut lorsqu'Emma se délogea de son entrejambe et elle profita de ce moment pour embrasser encore une fois la jeune fille.
Elles montèrent ensuite à l'étage pour poursuivre leurs ébats.
Henry les réveilla le lendemain en bondissant sur le lit aux premières lueurs du jour. Après de nombreux grognement, Regina finit par l'attraper et le chatouiller férocement, le laissant respirer de temps à autre pour mieux reprendre ensuite sa torture joyeuse. Emma fut réveillée d'un coup de pied dans le flanc et se joignit volontiers à la bataille menée contre Henry. Ils finirent par se lever et prendre un bon petit déjeuner avant qu'Emma ne doive partir travailler et rendre visite à Nathan.
La journée passa trop lentement à son goût, elle qui avait hâte de retrouver la petite famille, regardait les heures défiler à une lenteur provocante. Pour s'ajouter à son calvaire, Jefferson lui demanda de faire deux heures supplémentaires. Elle rentra donc alors qu'Henry venait tout juste de fermer les yeux pour rejoindre les bras de Morphée.
-Il a essayé de t'attendre, murmura Regina en couvrant son petit prince.
-Je suis en repos demain et Nathan m'a demandé de le laisser tranquille, il m'a traité de mère poule ! s'offusqua Emma en s'asseyant doucement à côté de cette petite famille.
-Tu pourras passer la journée avec nous, on va aller faire du cheval ; demande express de monsieur Henry !
-Dans ce cas, ça ne se refuse pas.
Le regard de Regina était embué, le front plissé par une mure réflexion et une main qui enserrait l'autre.
-Qu'est ce qui se passe ? devina Emma en glissant une mèche de cheveux derrière l'oreille de l'ex mairesse.
Après un court silence, Regina fit descendre ses pieds du canapé et maintint son petit garçon pour qu'il ne glisse pas.
-Je vais rendre sa liberté à Daniel.
Emma fronça les sourcils et pencha la tête sur le côté.
-Pardon ?
-Emma, je veux qu'Henry grandisse à mes côtés, je veux qu'il me réveille comme ça tous les matins que Dieu fait ! J'ai passé une journée avec lui dans ma propre maison… Je n'ai pas eu besoin de demander le programme à Daniel, je… c'est trop dur sans lui.
Emma accusa le coup, elle ne savait pas si elle avait le droit de donner son avis sur la situation mais si Regina lui en parlait, c'était probablement parce qu'elle attendait un conseil.
-Gina, tu sais qu'il n'est pas en sécurité ici, et que vas-tu dire à tes amis ? à tes collègues ? « ah oui, au fait, j'ai un fils ! »
-Je ne sais pas, je trouverai ! Ma décision est prise.
Regina se leva pour emporter Henry dans son lit en laissant la blonde décontenancée la suivre du regard. Chaud-froid, c'était le terme qui définissait le mieux leur relation, passer d'une nuit torride à un « tu n'as pas ton mot à dire sur ma vie » était ce qui rythmait leur journée. Quoi qu'il en soit, Emma décida d'accompagner Regina dans la voie qu'elle avait choisi et de ne pas la contredire.
La journée du lendemain passa beaucoup trop vite à son goût et ce fut le même sentiment pour Regina qui adorait regarder son petit garçon se cramponner devant elle. Il savait que sa maman était une cavalière hors-pair, il l'avait déjà vu monter plusieurs fois mais cette fois-ci il fut ravi que ce soit sur la monture de sa mère. Néanmoins, lorsqu'en rentrant de la ballade, il vit la voiture de Daniel garée devant la maison, il se contorsionna pour regarder le visage de sa mère s'assombrir.
-On va devoir se dire au revoir, maman ?
Régina ne répondit pas, elle préféra le faire descendre et donner les rênes à Robin qui emmena Beau Miroir à l'intérieur de son box.
-Tu as fait bon voyage ? s'enquit Regina en ançant un sourire poli à son ami d'enfance.
-Long, mais j'ai hâte de profiter d'une nuit de sommeil chez ma charmante amie avant de repartir.
Emma après avoir saluer Daniel, se chargea d'aider Robin pour desceller les chevaux. Daniel sentant l'anicroche arriver, plissa ses beaux yeux en scrutant le visage de Regina qu'il connaissait par cœur.
-Il s'est passé quelque chose avec Henry ? demanda-t-il.
La cavalière poussa un soupire et lui fit signe d'entrer, elle lui prépara un café devant occuper ses mains pour ne pas trembler. Elle décida cependant de ne pas y aller par quatre chemins et débuta la conversation un peu brutalement.
-Je vais garder Henry.
Daniel reposa sa tasse sans l'avoir touchée et scanna le visage de Regina avec un étonnement et une colère muette.
-J'ai bien réfléchie et je pense que Narcissa a laissé tomber ! poursuivit Regina en évitant de lui laisser le temps de parler. Elle ne peut pas nous poursuivre toute sa vie. Henry aura une vie plus stable ici et il aura sa mère avec lui et c'est mieux ainsi.
-C'est une plaisanterie ?
Elle ferma ses paupières, lasse de devoir se justifier.
-Daniel, s'il te plait, ne rends pas les choses compliquées !
-Je ne « rends pas les choses compliquées », je suis venu pour récupérer Henry et c'est ce que je vais faire !
-Oserais-tu emmener mon fils de force !?
-Je le ferais pour sa sécurité si je le dois ! s'énerva Daniel ne comprenant pas à quel jeu jouait son amie d'enfance.
-C'est mon fils ! hurla soudain la brune en plaquant ses mains sur la table.
-C'est aussi le mien ! rétorqua-t-il sur le même ton.
Soufflée, la brune ouvrit la bouche pour parler mais aucun son ne sortit.
-Il a de ton sang dans ses veines mais ça ne fera jamais de lui ton fils ! Il n'appartient qu'à moi ! dit-t-elle la voix tremblante de colère.
-Tu vas le détruire, Regina ! Tu vas le détruire parce que tu oublies les priorités de ta vie ! Tu couches avec une étudiante, on n'avait dit pas plus de trois ans dans chaque villes et tu prévois de rester plus longtemps ici, tu veux maintenant qu'il vive avec toi ! Autant envoyer un carton d'invitation. Tu sais très bien que Narcissa n'abandonnera jamais sa partie de chasse !
-Je n'en peux plus ! C'est devenu impossible à vivre sans lui !
-Pauvre Regina, tu trouves la vie compliquée dans ton grand manoir, te baladant au bras d'une jeune fille délicieuse avec un poste de directrice adjointe, tu trouves la vie tellement dur, tu ne fais que te plaindre sans arrêt ! Mais regarde autour de toi bon sang ! Tu rends Henry malheureux en lui faisant croire qu'il pourra bientôt vivre avec toi ! Tu sais pertinemment que ce n'est pas vrai et que jamais vous ne pourrez être une famille normale ! Ta famille n'existera pas avec lui et lui-même l'a compris ! Tu aurais pu arrêter ça plus tôt mais tu ne l'as pas fait !
-Arrête!
Les mots de Daniel se perdirent dans son cerveaux et la douleur se déchaina en elle, la vérité la saisissant brutalement.
-Madame le maire, il faut que vous nous parliez pour que nous puissions vous aider ! murmure doucement la policière en posant une main sur la table d'interrogatoire.
Regina ne sait pas vraiment comment elle s'est retrouvée là, son bébé criant dans l'autre pièce et une coupure à la main.
Narcissa s'en était prise à elle quelques heures plus tôt, puis elle lui avait fait l'amour dans la salle de bain. Regina secoue la tête. Avait-elle vraiment fait l'amour ?
« -Narci, non, s'il te plait, arrête ! » avait-elle murmurée de longues minutes.
Une nausée s'empare d'elle et elle menace de vomir. L'officier lui retient la tête et leurs regards se trouvent.
-Elle m'a forcé !
-Elle vous a forcé à quoi ? demande brutalement l'autre policier présent dans la pièce. Il s'appelle Marino et il n'est pas tendre. Il la déteste sans doute parce qu'elle est une femme, jeune, et qu'elle a du pouvoir.
-Je lui ai dit non ! souffle-t-elle.
-De qui parlez-vous, madame ? demande plus doucement la femme qui comprend partiellement pourquoi cette petite brune a débarqué ici avec son fils.
-De ma… de… j'avais dis non et… j'avais mal à la main ?!
Marino dans le coin de la pièce pointe son index sur sa tempe et tapote plusieurs fois.
-Encore une qui a changé d'avis au milieu d'une partie de jambe en l'air.
Les sanglots de Regina remplissent la pièce et elle sent une main sur son épaule, une main qui vient la réconforter mais qu'elle repousse. C'est la seconde fois qu'on ne la croit pas, la seconde fois qu'on néglige ce qu'elle a subi…
De l'autre côté de la cloison, elle perçoit une voix.
-Où est ma femme ?! J'ai vu sa voiture garée devant, elle va bien ?
Regina se lève brusquement et ravale ses larmes.
-Je vais partir ! gémit-elle en s'approchant de la porte.
-Madame le maire ! S'il vous plait ! Restez-là, on peut vous protéger si vous parlez ! Il faut vous confier à nous et…
Regina ouvre la porte, elle ne veut pas entendre leurs paroles. Narcissa est là, elle a mis son manteau de fourrure et son rouge à lèvre rouge écarlate.
-Te voilà…
Elle avait laissé partir la possibilité de se confier, de rentrer dans le système judiciaire, elle avait fermé sa porte de sortie.
Daniel continuait de déblatérer des atrocités ayant pour but de faire réagir son amie.
-Arrête! demanda-t-elle encore.
Mais Daniel la connaissait trop, il savait que sans le coup de grâce, elle n'entendrait pas raison; Au lieu de ça, l'angoisse la saisit et les mots s'entrechoquèrent dans son esprit. Le couteau posé sur le comptoir attira son attention, elle le prit pour découper une tomate qui avait été sortie pour le repas du soir. « Il faut qu'il se taise ! » songea-t-elle en fermant les yeux.
-…peux pas croire que tu penses à ça !
Emma débarqua dans la cuisine à ce moment là.
-Hey! On t'entend de l'extérieur! tempêta-t-elle.
Elle s'avança vers sa petite amie et posa une main sur son épaule, la brune se retourna violemment et Emma sentit la lame lui ouvrir la taille. Une brûlure sèche, forte, douloureuse.
-Oh mon Dieu ! Emma !
-Aïe ! Putain ! Qu'est ce qui te prend ? s'écria la blonde en portant sa main à la tâche de sang qui se formait sur sa chemise.
-Regina ! gronda Daniel en s'approchant d'Emma pour la soutenir.
-Je… je suis désolée ! balbutia la brune en se reculant contre la cuisinière.
Le couteau tomba sur le sol et le bruit qu'il fit passa inaperçu parmi les cris de la plus jeune.
-Oh Putain ! Ce que ça fait mal ! jura Emma en soulevant les pans de sa chemise.
Une large entaille entamait sa chaire au dessus de sa hanche et la couleur rouge contrastait avec la peau si blanche de la jeune fille.
-Il faut des points de suture ! diagnostiqua l'homme en fronçant les sourcils.
-Ah nan ! Je vais pas à l'hôpital !
-Si ! Il va falloir !
-Je… je suis désolée ! répéta Regina en se laissant glisser sur le sol.
-Daniel ! Je ne vais pas à l'hôpital ! Et Regina, arrête ! C'est pas grave ! Y'a pas mort d'homme !
Emma se retrouva allongée sur la table de la cuisine, à serrer les dents pendant que Daniel terminait ses points de suture.
-Tu as déjà fait ça sur autre chose qu'une jument ? demanda-t-elle en tapant sur la table sous le coup de la douleur.
-Non, mais je ne suis pas certain que tu aies vraiment le choix !
-Aïe ! Effectivement ! souffla Emma en se passant une main dans les cheveux. C'était quoi ?
-De quoi tu parles ?
-De Regina qui manque de me planter un couteau de cuisine dans l'abdomen !?
-Elle te l'a dit ! Elle ne l'a pas fait exprès !
-Je me doute bien de ça, mais… le fait est que j'aimerai que ça ne se reproduise pas !
-Ne la touche pas lorsqu'elle panique ! C'est tout !
-Oh… oui ! Franchement très facile ça !
-Ce n'est pas faute de t'avoir prévenue que la vie avec elle ne serait pas facile !
Emma ne pipa mot. Elle se concentra sur la voix de Regina qui rappelait à Henry de ne pas oublier de prendre son livre dans sa chambre.
Suite à l'accident, elle avait pris conscience que Daniel avait sans doute raison. Ou plutôt, elle avait laissé Daniel la convaincre une fois de plus et au lieu de passer la nuit au manoir, Henry et lui allaient trouver un hôtel sur la route; Daniel avait prétexté vouloir qu'Henry retourne vite à l'école, mais ils savaient tous qu'il voulait éviter une autre dispute. Emma n'était pas certaine de savoir qui avait raison et qui avait tort, alors elle avait laissé les choses se faire tandis qu'elle appuyait sur sa plaie pour effacer le sang.
Regina renifla en mettant un DVD à son fils. Henry et elle ne pourraient jamais avoir une vie comme celle des autres petits garçons avec leurs mamans.
-Honnêtement Daniel, comment tu as pu lui dire ça ? interrogea Emma d'un ton outré.
-Pour le bien d'Henry et pour son bien à elle !
-Je suis pas certaine que tu lui ai fait beaucoup de bien !
-Terminé !
Emma regarda sa hanche et souffla profondément. Elle n'était pas passée loin de la catastrophe.
Regina restait sur le pas de la porte et n'osait regarder personne dans les yeux. Elle embrassa son enfant, lui ordonna d'être sage et gentil. Puis, elle le laissa monter à l'arrière de la voiture. Elle attendit qu'il fût attaché avant de fermer la portière. Enfin, elle se tourna vers Daniel qui lui pressa affectueusement le bras en se penchant pour déposer un baiser sur sa joue.
-Je t'appelle quand on arrive! rassura-t-il.
Elle hocha la tête sans répondre. La voiture quitta la cour et par la fenêtre, elles purent apercevoir Henry qui retenait ses larmes tant qu'il pouvait.
Emma entoura le ventre de sa compagne de ses bras et elles regardèrent le 4X4 s'éloigner. Puis, elles rentrèrent, le coeur lourd. Une fois que la porte fut refermée, Regina croisa les bras sur sa poitrine et redevint froide et distante, elle prétexta des copies à corriger et alla s'enfermer dans son bureau. Elle ne sortit même pas pour manger.
Emma la retrouva plus tard, allongée dans sa chambre, déjà prête pour dormir.
-Et moi qui espérais que tu allais te transformer en infirmière sexy pour ce soir ! blagua la blonde.
Regina lui lança un regard noir.
-Ca va ! Je plaisantais ! rit Emma en se laissant tomber sur le lit, elle s'aida d'un de ses coudes pour remonter vers le corps de son amante et posa sa tête sur ses jambes.
-Gina ! Tu peux me parler, tu sais…
-Emma ! J'ai failli te poignarder !
Emma écarquilla les yeux; elle ne saisissait pas vraiment ce que cette discussion venait faire là mais visiblement, cela préoccupait Regina autant que le départ de son fils.
-Me poignarder ?! On se calme, c'est une égratignure !
-Ca aurait pu être pire! s'inquiéta la cavalière.
-S'il te plait, je n'ai pas envie de parler de ça, je veux que tu te détendes et que tu te calme...
La brune passa ses doigts dans les cheveux de sa cadette et cela l'apaisa un peu. De toute évidence, il en fut de même pour Emma qui s'endormit en serrant les jambes de la jeune femme contre elle. Doucement, Régina l'aida à passer sous les draps, puis, après s'être allongée en face d'elle, elle regarda ses traits calmes, apaisés et se concentra sur cette vision de la jeune femme. Sa respiration était tranquille, ses yeux clos bougeaient derrière ses paupières mais la brune le remarqua à peine. Elle parvint à s'endormir avec cette image gravée dans la tête.
Le voyage scolaire approchait à grand pas et Mary-Margaret faisait partie des professeurs qui accompagnaient les élèves, malheureusement, David devait rester car sa mère était tombée gravement malade. Regina envisagea sérieusement de le remplacer mais ses fonctions administratives lui posaient un sérieux problème.
De son côté, Emma prenait toujours autant de nouvel de Nathan, bien qu'il l'ait congédié plusieurs fois. Au fond d'elle, elle devait avouer que l'ambiance de l'appartement d'August lui manquait quelque fois et que le grand manoir silencieux de Regina l'impressionnait souvent. Elle s'était surprise à vouloir qu'Henry soit là, qui sait avec un autre bambin, un camarade de classe ramené de l'école jouant dans le salon, ou dévorant les petits plats de Regina.
Finalement, une semaine avant le départ pour Paris, alors que le générique d'un film défilait à l'écran, Emma se leva pour remettre sa veste.
-Il faut que je rentre, je voudrais pas réveiller les mômes ! expliqua-t-elle.
-Es-tu obligée de rentrer ? demanda la brune en se passant une main dans les cheveux.
-Oui, je n'ai pas pris mon pyjama et surtout mes devoirs ne sont pas terminés !
Regina hocha la tête silencieusement et ses doigts se mirent à jouer avec le bouton d'un coussin.
-Tu sais, commença-t-elle en malmenant l'oreiller, tu pourrais peut-être… laisser quelques affaires ici !
Emma s'arrêta dans son geste et se réinstalla sur le canapé.
-Gina …
Poser ses affaires quelque part était quelque chose de dément pour Emma. Elle n'avait jamais vraiment habité quelque part, elle n'avait jamais été dans un foyer saint. Elle n'avait même jamais imaginé qu'un jour elle puisse s'installer avec quelqu'un.
-… est ce qu'il faut que je te réponde ce soir ?
La brune releva la tête vivement.
-Tu ne veux pas ? devina-t-elle.
-Si ! bien sûr que si mais… est-ce que toi tu en es certaine, je veux dire, toi comme moi, on sait que ce n'est pas juste pour le côté pratique, pas vrai ?
-Oui ! affirma la brune en hochant fermement la tête.
Emma sourit, attendrie par l'air enfantin qu'avait Regina à ce moment précis.
-Je n'ai toujours pas de pyjama et encore moins mes cours pour faire mes devoirs !
Le visage de la directrice adjointe se transforma pour prendre une mine mutine.
-Pour le pyjama, je comptais faire en sorte que tu n'en ais pas besoin cette nuit et puis… pour tes devoirs, on pourrait peut-être profiter de ma position pour t'en dispenser !
Emma écarquilla les yeux et ses lèvres s'étirèrent en un sourire complice.
-Ta position ?
-Hum hum ! acquiesça Regina en lui rendant son sourire.
-Ah ! Alors si on peut faire ça, c'est parfait !
Les jours suivants, Emma ramena quelques affaires et Regina lui fit bien volontiers de la place dans la salle de bain, dans ses tiroirs et elle consacra même une place dans son dressing pour qu'Emma puisse pendre quelques chemises qu'elle mettait rarement.
Le troisième trimestre approchait à grand pas et Emma travailla d'arrache pied pour rendre tous ses projets à temps. Elle voulait partir à Paris l'esprit serein et bien que Belle ne cessait de lui répéter qu'elle devait emmener du travail, elle n'en avait pas envie.
Et puis, il lui fallait régler un dernier problème…
...
-Tu devrais pas m'accompagner ! marmonna Emma en regardant Regina enfiler ses talons hauts.
-Evidemment que si ! D'ailleurs, le shérif ne se posera pas de question puisque c'est moi qui t'ai mise en contact avec lui !
Emma mordilla sa lèvre inférieure. Elle savait que le besoin qu'avait Regina de la protéger pouvait les mener sur des sentiers dangereux et même si elle trouvait cela adorable, elle n'avait pas envie que leur couple soit dévoilé… Se promener dans les locaux de la police côte à côte lui paraissait donc être une très mauvaise idée.
-Mais de toute façon je reviens après !
-Emma, je ne crois pas t'avoir demandé ton avis !
La brune attrapa son sac au vol et éteignit le hall d'entrée avant de composer l'alarme.
Au commissariat, tous étaient sur les dents, ils n'attendaient plus qu'Emma pour passer à l'opération, et tous parlaient de faire un gros coup. Les Devil's Eyes les avaient trop souvent menés en bateau. Pour eux, faire tomber la tête du gang ferait probablement fuir les autres. Bien évidemment, toute une mise en scène avait été prévue et une jeune femme prit Emma à part pour lui expliquer, lui répéter, lui marteler afin qu'elle se rappelle de tous les codes, tous les gestes qu'elle devait faire, et surtout ce qu'elle devait faire dire à Peter…
Pourtant, rien ne l'avait préparé à cette soirée. On n'avait pas évoqué la possibilité que cela ait pu mal se passer…
Aussi, lorsqu'Emma fut saisit violemment par Peter et qu'il sortit un cran d'arrêt de nulle part, elle ne sut pas quoi faire. Lorsque la tête d'un des complices de Pan explosa non loin d'elle en la maculant de sang, elle sentit son cerveau se déconnecter et chaque détail lui parut à la fois très flou et très concret. Tout comme la lame qui s'enfonça dans sa gorge…
To be continued...Review?
