Vous avez joué les timides sur le dernier chapitre ! Il vous a pas plu ? Vous aimez pas l'épisode ? ça faisait un siècle qu'un chapitre n'avait pas reçu plus de 3 reviews...
elisabeth49 : Oui, les gardes sont idiots mais ça nous arrange bien lol
Colinou : Je suis bien d'accord, il est très bien cet épisode !
Abeille : ça arrive de faire des étourderies lol
vinie, LPC, DAM... vous vous cachez ?
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Chapitre 20: Lancelot and Guenièvre ~Partie 2~
Des rires âpres l'entouraient, cette pièce était une parodie barbare des fêtes que les nobles de Camelot tenaient. Hengist était un homme cruel et vicieux. Cela avait été très clair au moment où elle lui avait été présentée. Il était peu étonnant que son acolyte lui ait mis les vêtements de Morgane et l'a fait passer pour elle afin d'éviter sa colère.
Gwen garda les yeux baissés, endurant les regards concupiscents qu'elle recevait et mangeant le peu de nourriture que son estomac pouvait supporter dans cette situation. Même si elle se savait condamnée, elle ne pouvait se laisser mourir de faim. Cela pouvait sembler fou, mais une partie d'elle refusait d'abandonner. Après tout les miracles arrivaient parfois. N'est-ce pas ? N'avait-elle pas déjà fait face à la mort dans le passé, à l'exécution avant d'être sauvée ?
Gwen se maudit intérieurement d'espérer. De prier. Merlin avait été le seul à orchestrer ce miracle avec son refus borné de la laisser mourir. Mais elle était trop loin de Camelot et se tenait au coeur d'un château de mercenaire à la frontière de Mercy. Pour couronner le tout, elle n'était qu'une servante et elle savait qu'Uther ignorerait toute demande de rançon. Mais au moins Morgane était sauve… Elle n'avait pas été trouvée par les hommes d'Hengist, ce qui veut dire qu'elle allait bien. Arthur devait l'avoir trouvée maintenant et ramenée à la maison.
Ses pensées furent brisées lorsque le barbare nauséabond en surpoids couvert de fourrure se leva. Un ton de jubilation, de confiance et de joie dans la voix
"Silence!"
Hengist sourit, féroce et satisfait.
"Notre invitée royale, Dame Morgane commence à s'ennuyer ! Il est urgent de la divertir !"
Un éclat de rire monta de ceux qui assistaient à la fête, tandis que Gwen essayait de ne reculer loin de la prise de l'homme sur son épaule et que tous les yeux se tournèrent vers la cage qui dominait la pièce.
Elle était déposée contre le mur du fond, remplissant presque l'entièreté de la pièce, avec les tables l'entourant sur trois de ses cotés. Il y avait deux entrées. La première était une petite porte sur le coté, et l'autre était un couloir fermé par une porte dans le mur du fond. Cette porte se leva, permettant à une guerrier au crâne rasé d'y entrer. Un guerrier suivant par un opposant, dont la vue stoppa les battements de son coeur de choc.
Lancelot.
Il la vit, elle savait qu'il l'avait fait, mais après le court instant, il détourna son regard. Mais comment pouvait-il être ici ? Et pourquoi avait-il ce regard de défaite dans la profondeur de ses yeux ? La bataille brutale qui suivit sembla y répondre, faite pour le plaisir des canailles goguenards et criant à l'extérieur de la cage. Mais pourtant, un certain honneur en lui se montra quand il refusa de tuer son adversaire. Non pas que cela importait. Le wildorène géant qui ressemblait à un bébé rat chauve qui avait été relâché dans la cage acheva l'autre homme d'une manière bien plus affreuse.
Quand le duelliste recueillit le paiement pour sa victoire, il ne jeta même pas un regard à Gwen quand il répondit à la demande de son nom par Hengist. Mais il y eut un infime tressaillement lorsqu'elle lui fut introduite comme étant Dame Morgane,
Et quand il vint la retrouver dans sa cellule un court instant plus tard pour lui parler en secret, il lui rendit espoir. Ce fut quand elle sut cela, aussi infortuné que cela le semblait, une chance qu'un miracle l'ait retrouvée.
Et quand elle vit le regard d'espoir dans ses yeux, à ses paroles selon lesquelles elle croyait que l'espoir en lui n'était pas parti. Malgré le monde amer qu'il avait découvert par lui-même après avoir quitté Camelot., il avait trouvé son miracle aussi. Une cause pour laquelle se battre.
Sa liberté.
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Ce fut le bruit sourd de son serviteur tombant de la selle de Bitan qui fit qu'Arthur arrêta sa monture et se retourne. Regardant vers Merlin étourdi et désorienté, qui maintenant avait son hongre capricieux et vif qui le poussait vers lui.
"Mais qu'est-ce que tu me fais Merlin !"
"J'ai du m'endormir, excusez-moi. Je suis épuisé ! J'ai du mal à garder les yeux ouverts."
Ses paroles furent étouffées lorsqu'il reçu la moitié du contenu d'une gourde d'eau renversée sur son visage, son ton devenant sarcastique.
"... Merci ! Ça va vraiment mieux !"
Arthur était toujours en train de l'observer.
"La vie de Guenièvre est en danger, nous ne pouvons nous permettre de perdre une seconde !"
Il se tourna et recommença à s'éloigner, ne laissant à Merlin aucun autre choix que de remonter sur Bitan et de suivre.
Le bref repos qu'Arthur permit, quelques deux heures plus tard, s'acheva avec l'autre moitié du contenu de la gourde sur sa tête. Forçant un sorcier secret chancelant et incroyablement de mauvaise humeur à ouvrir les yeux, alors qu'il ne voulait pas les ouvrir. Il voulait sauver Gwen autant qu'Arthur le voulait mais il semblait qu'il était le seul à avoir suffisamment de bon sens pour savoir que s'ils arrivaient trop fatigués pour penser clairement, cela ne lui ferait pas beaucoup de bien.
"Vous vous êtes reposé ?"
Arthur, qui était en train de replacer ses bagages sur la selle de son cheval, ne le regarda pas.
"Je n'ai pas pu dormir."
Merlin fronça les sourcils, exaspéré, et commença à se lever.
"Hum, je ne vous ai jamais vu dans cet état, … pour personne."
Il gagna un regard prudent, comme si Arthur avait quelque chose qu'il voulait cacher.
"De quoi parles-tu ?"
"Gwen."
Un autre regard prudent, se détourna abruptement.
"Elle compte beaucoup pour vous, non ?"
"Ce qui m'importe, c'est de cesser de perdre d'avantage de temps en discussion ! Allons-y !"
Ces paroles furent coupées, ce que Merlin traduisit comme un classique 'Arthur veut éviter ce sujet de conversation parce que c'est un crétin qui refuse d'admettre ses sentiments'. Bien sûr s'il avait été conscient de l'ultimatum qui était livré à Gwen en ce moment, la prévenant que s'il n'y avait aucune nouvelle de la rançon qui devait être payée avant la prochaine aube, elle serait tuée, il aurait partagé la hâte du prince.
En fin de compte il suivit sans dire un mot, gardant les nombreuses répliques qui lui venaient à l'esprit. Il montèrent une autre heure avant qu'Arthur ne s'arrête et n'attache les chevaux pour les empêcher de s'éloigner… Inconscient que Merlin leur ai dit de faire la même chose en leur murmurant des paroles dans l'ancienne langue. Il avait découvert il y avait peu de temps que le cheval d'Arthur avait les même propensions que Bitan à comprendre de tels ordres.
Arthur, bien sûr, fut inconscient du complet échange silencieux entre le sorcier et les chevaux. À la place, il déroula la carte qu'il avait sorti de son sac.
"La rançon devait être déposée dans la vallée de Dénaria, nous pouvons en déduire que Guenièvre est probablement là."
Il pointa vers une château marqué quand Merlin arriva à ses cotés, avant d'indiquer les montagnes devant eux.
"Ce qui implique que nous pouvons gagner une journée en coupant par les galeries d'Andor…"
Leurs deux yeux regardèrent alors la pente en face d'eux, puis vers les trois ouvertures de tunnels qui y attendait. Et saisissant l'expression sur le visage du prince, Merlin commença à secouer la tête.
"Oh non ! Je reconnais cette expression, je vais pas aimer ! Il y a quoi dans ces galeries ?"
" Elles sont infestées de Wildorènes."
Merlin était toujours en train de le fixer.
"Qu'et-ce que c'est ?"
Arthur roula la carte, écartant fort les mains avant de rapidement les rapprocher tandis qu'il parlait
"On dirait de gigantesques… bébés rats."
Merlin haussa les sourcils, commençant à se relaxer.
"Bébés rats ? C'est pas vraiment cruel !"
"Ils adorent la chair humaine..."
"On devrait passer par les montagnes !"
Ignorant cette requête, Arthur regarda aux alentours et se précipita sur quelques buissons tout proche. Attrapant des poignées de petites baies qui se trouvaient dessus, il enduit son visage exposé de leur pulpe ainsi qu'une partie de son armure.
"Les Wildorènes sont totalement aveugles, par conséquent leur odorat les guide lorsqu'ils chassent. Les baies de Gaia devraient masquer notre odeur, nous allons nous en enduire le visage, et peut-être que nous traverserons ces galeries en passant inaperçus."
Merlin ayant décidé qu'il y avait un certain mérite dans cette théorie, attrapa quelques baies pour lui même seulement pour battre en arrière contre l'envie de vomir de dégoût quand il en écrasa l'une d'elles sur le visage.
"Qu'est-ce que ça pue !"
Arthur fit un geste vers les tunnels.
"Tu préfères peut-être être mangé vivant ?"
Cela changea le point de vue de Merlin, le poussant à demander des baies en plus et faisant qu'une poignée de plus soit écrasé sur son visage par Arthur. Quand la corvée fut faite, ils attrapèrent quelques grosses branches et ajoutèrent des torchons pré-enduit d'huile qu'ils prirent dans leurs sacs. Ils en avaient assez pour trois ou quatre heures de lumière s'ils les utilisaient de manière raisonnable.
Les baies fonctionnèrent bien que ce fut seulement prouvé par une visite inconfortablement proche où Merlin se trouva littéralement nez nez avec une de ses créatures avant qu'elle ne décide qu'il ne sentait pas comme de la nourriture et s'en aille. Cela prit un peu moins de trois heures pour atteindre l'autre coté des tunnels, les deux hommes descendant vers la première rivière qu'ils trouvèrent pour nettoyer le fruit nauséabond de leur peau.
La bonne humeur ne dura pas longtemps cependant, pas après qu'un commentaire inapproprié d'Arthur sur le fait que les baies de Gaia fonctionnaient vraiment fit se figer Merlin de complète incrédulité.
"Vous ignoriez qu'elles seraient efficaces ?"
Arthur haussa juste les épaules et se remit sur ses pieds.
"J'en doutais."
Merlin en resta bouche bée, se levant aussi, complètement incrédule, et plus que seulement un peu en colère. Il avait fait confiance aux paroles d'Arthur, été face à face avec cette chose, et il ne savait pas si cela fonctionnerait.
"Et vous le dites maintenant ?"
Il commença à faire des mouvements de mains.
"Oh ! Oh ! Mais qu'est-ce qu'il dévore ce wildorène ! Oh c'est rien ! Ce n'est que Merlin ! Vous nous vouliez morts tous les deux ?"
Arthur n'essaya même pas de cacher son amusement à la tirade, bien qu'il essaya au moins d'être sincère dans ce qu'il dit.
"Excuse-moi ! D'accord ? Je n'aurais jamais du mettre ta vie en péril."
Merlin resta silencieux pendant un moment, décidant de prendre sa revanche avec quelques plaisanteries de son cru.
"Mais… on dit souvent que l'amour… peut nous faire perdre la tête ?"
Le sourire disparut du visage d'Arthur.
"De quoi parles-tu ?"
Ce fut au tour de Merlin de sembler amusé.
"Pourquoi refusez-vous d'admettre votre affection pour Guenièvre ?"
Arthur se tourna et commença à s'éloigner, évitant le sujet, et Merlin l'interpella.
"Oh ! C'est une évidence ! Un aveugle pourrait le voir ! Pourquoi c'est si difficile à admettre ? Vous l'aimez ? Dites-le ! Allez !"
"Je n'ai pas le droit !"
Arthur pivota pour lui faire face, ses yeux plein d'une douleur qui fit taire Merlin sur place.
"Comment pourrais-je admettre que je ne cesse de penser à elle ! Ou encore, que je tiens à elle plus que tout au monde ! Comment pourrais-je admettre que, s'il lui arrivait malheur, je… je ne sais pas ce que je ferais "
L'expression de Merlin s'adoucit de sympathie.
"Pourquoi ce refus ?"
Arthur lui lança un coup d'oeil, sa voix convergeant en un cri avant de graduellement s'effacer en un murmure douloureux.
"Parce ce que rien ne pourra jamais se passer entre nous! Admettre ce que j'éprouve envers elle, en avoir conscience, le savoir me fait bien trop souffrir."
Merlin fit un pas vers lui, défiant ce point de vue.
"Arthur, qui a dit que rien ne pourrait pas se passer entre vous ?"
Arthur se renfrogna presque à cette déclaration.
"Mon père ne veut déjà pas que j'aille sauver une servante, alors tu crois qu'il m'autoriserait à en épouser une ?"
"Vous voulez épouser Guenièvre !"
Arthur vit les sourcils de Merlin se lever à cette déclaration, et fit un geste de vif de protestation.
"Non non ! Je… je sais pas ! Je… je…"
Il soupira, tandis que Merlin levait les mains d'abandon pour détourner le sujet.
"Paroles que tout cela peut-être."
Voyant la douleur de son ami en disant cela, et déterminé à lui donner de l'espoir, Merlin fronça le sourcils.
"Quand vous serez Roi, vous changerez cela !"
"...Je ne saurais espérer que Guenièvre m'attende jusque-là Merlin..."
Merlin commença à sourire, s'approchant du prince.
"Si elle ressent ce que vous ressentez… elle vous attendra !"
Arthur le regarda, pensif, avant qu'il se raidisse et fit face à la réalité de la situation actuelle.
"Nous ignorons si elle est encore en vie."
"Si ! Elle l'est ! Nous la retrouverons !"
Arthur regarda en face cette assurance, cette résolution, et trouva la sienne renouvelée. Se tournant, il s'éloigna le long de la rivière.
"Allons-y ! Une longue route nous attend !"
Merlin commença à le suivre, seulement pour être coupé court quand le prince se tourna soudainement.
"Oh, écoute Merlin, si jamais tu osais raconter, à quiconque, ne serait-ce que par bribes, cette conversation, je te promets que je ferai de ta vie un enfer sur Terre."
Merlin garda un visage impassible, bien que ce fut un défi avec la riposte qui lui vint.
"Pire que celui que vous me faites vivre aujourd'hui ?"
Arthur ne put retenir le mouvement compulsif d'un sourire à cette remarque.
"Oui."
Il s'éloigna, Merlin inclinant la tête tandis qu'il songeait de manière désinvolte tandis qu'il suivait.
"Pourquoi ne pas parler de vos sentiments en cheminant ?"
"Silence, Merlin!"
Tous deux disparurent le long de la rivière, Merlin avec un sourire sur le visage. Tout ce qu'il restait à faire maintenant était de secourir Gwen, et ils seraient au château à la tombée de la nuit.
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