Salut salut !
En ce moment je suis plutôt fière de moi, je n'ai pas trop de mal à poster plus ou moins régulièrement.
Pour ce chapitre, une surprise vous attend ) mais je n'en dis pas plus.
Je remercie encore et toujours les lecteurs et revieweurs, et plus particulièrement les revieweurs anonymes car je ne peux malheureusement pas leur répondre mais je tiens à ce qu'il sache que leurs reviews me font également plaisir.
Bonne lecture et à très bientôt =)
Ceycey
Rappel :
« Je ne vais quand même pas me mêler d'un règlement de compte entre serpentards ! Mais quand l'un d'eux se décale légèrement sur la gauche je vois qu'en fait il y a trois serpentards qui s'acharnent sur un autre élève qui, lui, est au sol, très mal en point. C'est avec horreur que je me rends compte qu'il s'agit de Sirius ! Alors que le plus grand des trois serpentards s'apprêtait à lui lancer un sort particulièrement violent, j'oublis mon idée de fuir et me précipite sur eux avec ma baguette prête à être utilisée. »
Chapitre 20 : Dérapage « incontrôlé »
-Arrêtez ! Criais-je.
Ils se retournent vers moi et je peux alors reconnaître Douglas, mon très cher demi-frère accompagné de Wilkes et, oh, mon préféré : Rosier ! Quelle charmante compagnie !
-Ah ah ! Voila que ça devient amusant ! S'exclame Wilkes, l'armoire à glace.
-Laissez-le, ordonnais-je en l'ignorant.
-Voyons sœurette, me dit Douglas sur un ton mielleux et condescendant, tu ne crois tout de même pas nous faire peur ?
-Tiens, tiens, le petit dougy à sa maman à enfin trouver où se cachait sa « virilité » ! Comment ça se fait ? Ironisais-je.
-La ferme !
-C'est pour impressionner deux imbéciles congénitaux qui te prennent pour leur toutou ? Demandais-je sur le même ton moqueur.
-Davis ! Aboie Rosier. T'attends quoi ? Ferme-lui son clapet qu'on en finisse avec l'autre !
-Hin hin hin hin ! Fis-je en voyant mon frérot approcher vers moi d'un pas hésitant. Si tu ne veux pas que ta mamounette n'apprenne tes débordements de violence je te déconseille de faire quoi que ce soit ! D'ailleurs vous devriez tous filer, vous avez alerté Rusard avec vos conneries et il est déjà en route. Hum – je regarde ma montre magique – il devrait arriver tout essoufflé dans … deux, non … une minute.
-Bon, on s'tire ! Dit Wilkes.
-On se reverra, me dit Rosier avec un mauvais sourire.
-C'est ça, dans tes rêves !
-Là aussi ma belle, me chuchote-t-il (pour que personne d'autre n'entende) en passant tout près de moi et amusé par ma grimace de dégout.
Il me lance un regard pervers tandis que je le fusille du regard en attendant que lui et sa clique disparaisse. Je déteste ce type ! Je mets certains mauvais souvenirs qu'il me rappelle de côté et me précipite sur Sirius qui est vraiment mal en point.
-Sirius ! Tu vas bien ? M'inquiétais-je.
-Oui, … enfin non, pas vraiment, avoue-t-il en grimaçant.
-Je t'emmène à l'infirmerie, déclarais-je en essayant de le remettre sur pieds.
-Non ! Surtout pas !
-Pourquoi ? M'étonnai-je. Enfin, tu as vu dans quel état tu es ? Tu es couvert de sang!
-Oui … et j'ai surement … une côté cassée.
-Quoi ? Bon, arrêtes de faire le héros, ça ne m'impressionne pas du tout ! On va voir Pomfresh.
Quel genre de fille je serais si je le laissais comme ça, sans soins et avec une côte cassée ? Sans compter que c'est peut être encore plus grave que ce qu'il n'y paraît…
-J'ai dis non ! S'emporte-t-il en me repoussant. C'est … c'est moi qui les ais provoqués, elle voudra des explications, je serais sanctionné … ou pire : cloué à l'infirmerie pendant des jours ! Non merci !
Je fini par céder, je ne peux pas le forcer à y aller et puis même blessé, je ne suis pas assez forte pour le porter contre son gré vers l'infirmerie.
Je l'invite donc à s'appuyer sur moi et je m'efforce de le diriger vers le seul lieu sur et désert auquel je pense en cet instant : la salle fondatrice ! Seulement elle est assez loin. La « ballade » est donc difficile, entre Sirius qui m'écrase, moi qui lui fait malencontreusement prendre des murs et les professeurs à éviter. Ce sont les escaliers en colimaçon, qui mène à la salle fondatrice, qui sont les plus difficiles à descendre. Mais finalement nous y voila. Je le traîne jusqu'à la scène que nous avons aménagée à peine hier avec l'aide de Dumbledore. Les rideaux rouges, caractéristiques du théâtre, ne sont même pas encore accrochés. J'en profite donc pour l'allonger dessus, faute de mieux.
-Franchement Kate, je n'ai pas besoin de tout ça, ce ne sont que quelques bleus !
-Ca se voit que l'on n'a croisé aucun miroir en chemin, rétorquais-je.
-Hééé ! En toutes circonstances je suis beau ! S'exclame-t-il.
-Et modeste avec ça, marmonnais-je plus pour moi. Bon, tiens-toi tranquille !
Sa chemise blanche de l'uniforme est maculée de sang. Heureusement je ne suis pas de ces personnes qui ne supporte pas la vue, ni l'odeur du sang. Je prends alors conscience que si je dois vraiment le soigner ou au moins faire un minimum pour que cela ne s'infecte pas, je vais devoir lui retirer sa chemise. Chouette ! J'imagine déjà ses commentaires !
-Et pourquoi tu les as provoqués ? Lui demandais-je pour donner l'impression qu'il est tout naturel que je lui enlève sa chemise et que ça ne me gêne pas du tout.
Effectivement, il y a des dégâts ! Quel idiot quand même ! Son torse est recouvert de plaies, d'entailles. Toutes de taille différentes et cela se voit qu'elles ont été faites à l'aide de la magie. Ces sales serpentards n'attendent même plus d'être sortis de Poudlard pour utiliser la magie noire ou quoi ?
Je fais aussitôt apparaître des compresses que j'imbibe d'eau avec le sort adéquat. Heureusement qu'on a appris les sorts d'apparition cette année. Et puis je me dis qu'un peu de désinfectant ne feront pas de mal. J'essaie alors de désinfecter toutes ces plaies en continuant de feindre l'indifférence.
-Tu sais à quel point je suis immature, me répond-t-il alors en toussant et en riant à la fois. Et puis c'est de ta faute! … Aieuh ! Mais fais attention !
Il se tort de douleur mais j'ai presque envie d'appuyer encore plus fort tellement il l'a mérité. Comment ça c'est de ma faute ? Pour une fois que je n'ai rien fait !
Je le dévisage en me mordant les joues pour m'empêcher de m'énerver davantage. Ce n'est pas bon pour mon karma et mon cœur (paraît que je suis trop hystérique !).
Malgré la faible luminosité et le sang coagulé sur sa peau, on devine très bien les muscles qui se dessinent sur son torse. Comment fait-il ? Il ne joue pas au Quidditch et je sais très bien qu'il ne fait pas d'autres sports en dehors de Poudlard.
Oh merlin ! J'aurais préféré soigner Pettigrow, surtout en ce moment ! Surtout après avoir imaginé des choses pas très catholiques avec Remus et après m'être sentie aussi gênée face à l'attitude plus tactile de Sirius envers moi ces derniers jours. Pettigrow au moins, n'est pas attirant. Même pas pour mille gallions. Et oui, Sirius l'est. Je serais bien bête de croire que je peux berner tout le monde en disant le contraire ! Je l'ai déjà dit, il est beau au point de pouvoir convertir n'importe quel hétéro en homosexuel affirmé ! C'est dire ! Beurk, j'essaie d'éviter de penser à Sirius avec un garçon. Ca casse un peu le mythe, comme on dit.
Enfin, pour ce que j'en ai à faire, hein ?
Par contre, Pettigrow avec un garçon ça ne me dérange pas du tout !
-Ma faute ? M'énervais-je pour faire taire mon cerveau débile.
-Tu es arrivée avec plus de trente minutes de retard ! Me reproche-t-il. Je m'ennuyais et ils passaient par là …
-Alors tu t'ais dis : « tiens pourquoi pas les provoquer en duel pour faire passer le temps ? Peu importe s'ils sont trois fois plus nombreux que moi ! », me moquais-je.
-Si c'est pour que tu me fasses la morale, j'aurais peut être mieux fais d'aller voir Pompom !
-Tais-toi et ne bouge plus !
Ayant fini de désinfecter les plaies sur son torse, je m'attaque maintenant à son visage tuméfié. Il reste enfin silencieux. Incroyable ! Ca me laisse le temps de désinfecter tous ça tout en me perdant encore dans mes pensées. Il ferme les yeux pour ne pas que le produit s'y infiltre et cette vision est très étrange. En fait, ça me fait tout drôle de le voir les yeux fermés, comme s'il dormait. Il a l'air d'un ange prétentieux comme ça, mais d'un ange tout de même. Je peux regarder son visage à loisir, remarquer la fine cicatrice qu'il a au coin de la lèvre - certainement due à une vieille punition de Madame Black - ainsi que sa peau et son nez parfait. Je ne sais pas combien de minutes passent le temps que j'en ai fini avec son visage, mais c'est assez reposant.
-T'as quand même une sacrée autorité sur ton frère ! S'exclame-t-il soudainement.
Ca y est, le calme reposant est fini ! On ne peut pas faire taire Sirius Black bien longtemps. J'ai l'impression que ces yeux bleus-gris grand ouverts me brûlent maintenant que je m'étais habituée à les voir fermés.
-Ouais, visiblement ! Répondis-je avec un sourire fier.
-J'aimerais en dire autant, marmonne-t-il.
-Peut être que votre éducation un peu plus stricte y est pour quelque chose, répondis-je calmement. J'avoue que ma belle mère n'est pas un ange mais elle surprotège quand même ses petits rejetons, du coup ils ont moins de caractère que toi et ton frère. Ils sont même assistés !
Il a l'air pensif pendant que j'applique une pommade cicatrisante sur toutes les plaies déjà désinfectées.
-Ca doit être ça … Merci, souffle-t-il alors.
-Attends, j'ai pas fini de te soigner ! Protestais-je.
-Non, je voulais dire … merci d'être intervenue et de ne pas m'avoir lâché entre les mains de Pompom.
-De rien, répondis-je avec un sourire, je n'aime pas non plus être enfermée à l'infirmerie sous les sermons de Pomfresh.
Je fais disparaître les traces de sang de sa chemise avec un coup de baguette. Il me regarde faire attentivement.
-Et puis, tu as de la chance, je suis aussi bonne infirmière qu'elle, plaisantais-je sans grand sérieux.
-Hum ! Kate Davis mon infirmière personnelle ! J'aime assez l'idée, dit-il avec un regard lubrique.
-Pervers débile ! M'écriais-je en lui frappant l'épaule mais avec tout de même un sourire amusé.
Et je ris carrément quand je le vois afficher une autre grimace de douleur pour aussitôt m'inquiéter ! Je m'applique à le soigner et quand j'ai presque fini je le frappe. Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Et puis j'en ai ras le bol de me poser cette question !
-Ca va ? M'inquiétais-je alors en me penchant davantage vers lui.
-Oui, chuchote-t-il.
-Tu as du mal à respirer, remarquais-je en culpabilisant.
-Non, ment-il.
-Si !
-Et comment tu peux le savoir ?
Je le sais parce qu'à présent nos visages sont tellement proches que je peux sentir son souffle chaud et très irrégulier sur ma joue gauche.
-C'est ton haleine d'hyppogriffe qui me l'a dit ! Plaisantais-je.
Il lève simplement les yeux au ciel. Je l'ai déjà vu en meilleur forme. Mais cela lui arrache une nouvelle grimace de douleur car ce mouvement à fait bouger ses blessures à l'arcade droite. J'applique alors un coton humide et froid dessus pour soulager la douleur et c'est là que je vois qu'il me regarde bizarrement.
-Quoi ? Demandais-je sur la défensive.
-Tu n'aurais jamais fais ça il y a quelques mois, répond-t-il simplement.
- C'est-à-dire ? Demandais-je distraitement tant je m'acharne maintenant à appliquer la pommade sur les quelques bleus qui ornent son torse.
-Au lieu de me défendre, tu te serais surement écrié « Oh chouette » et tu te serais jeter avec joie dans la mêlée pour participer à mon massacre, répond-t-il sérieusement.
J'explose de rire en imaginant la scène, et il fait mine d'être vexé avant de sourire aussi.
Il est beau comme ça. Simple, vulnérable, adorable. Je me surprends à être attendri par … Sirius Black ! Nan mais je rêve !
En même temps, n'importe quelle autre fille de Poudlard le serait devant l'image qu'il renvoi en ce moment même. Sans oublier que, la chemise ouverte, son sourire toujours enjôleur accroché au visage et ses « blessures de guerre » le rendent diablement sexy !
-Tu exagères ! Je n'aurais peut être pas été si insensible ! Repris-je pour chasser mes pensées malsaines.
-Qu'est-ce qui a changer alors ? Reprend-t-il avec sérieux.
-Toi ? Suggérais-je.
-Quoi ? Tu insinues que si on ne s'est jamais entendus avant c'est uniquement de ma faute ? S'offusque-t-il comiquement.
-Bon d'accord, c'est en partie ma faute aussi, concédais-je. Alors j'imagine que beaucoup de choses ont changées, c'est tout.
Il acquiesce sans répondre. J'en ai fini avec le désinfectant et la crème cicatrisante. Une fois que j'ai appliqué des pansements là où je juge que c'est utile, je pense qu'il y a plus grand-chose que je puisse faire d'autre. Je fais donc disparaître cotons, compresses, fioles et pommades avec un joyeux « J'ai fini ! ».
-Mais il te faudra quand même demandé quelques potions à Pomfresh. Au moins pour ta côte cassée, ajoutais-je pour le raisonné.
-Elle n'est pas cassée.
-Mais tu as dis …
-J'ai dramatisé ! Je ne sens plus rien maintenant.
-Je ne te crois pas ! Ne me dis pas que tu as la phobie des hôpitaux et tout le tralala quand même, me moquais-je encore.
La moquerie, c'est tous ce que je sais faire apparemment. Je me déprime toute seule des fois, je vous jure !
Il ignore complètement ma petite vanne. On dirait que je ne peux plus rien faire pour l'énerver maintenant, c'est frustrant et triste à la fois. Il fut un temps, c'était quand même mon activité préférée.
-Touche si tu veux, me dit-il avec une lueur de défi dans les yeux. Tu verras si c'est cassé.
-Comme si je pouvais deviner juste au toucher, répondis-je en levant les yeux au ciel.
La situation à l'air de l'amuser ! Il prend ma main de force pour la poser sur ses côtes.
-Tu vois ? Demande-t-il avec un sourire amusé qui ne présage rien de bon. Tu sens quelque chose de bizarre ? … A part une peau douce et chaude ?
-Euh … je … non.
Bravo Kate ! Tu ne passes pas du tout pour une débile !
-Tu sais ce que ça veut dire ? Demande-t-il en m'empêchant toujours de retirer ma main.
-Non … pas vraiment.
-Ca veut dire que j'ai toujours un corps sublime et en parfaite santé ! Réplique-t-il avec un large sourire charmeur.
Je déglutis malgré moi.
Bravo Kate ! Tu ne passes pas non plus pour une adolescente pré-pubert !
Il le fait exprès cet idiot ! Il est surement en train de jouer à je ne sais quel jeu depuis quelques jours ! Peut être est-ce même un nouveau plan pour me faire enrager, ou encore un pari !
-Ca me fait de belles jambes ! Répliquais-je en retirant vivement ma main.
Ravie de voir que même dans une situation gênante et quelque peu troublante, mon sens du sarcasme réussit toujours à remonter à la surface. Je me sens sauvée !
-Tout à fait d'accord, répond-t-il alors.
Hein ?
-Même blessé tu es chiant, me lamentais-je.
-C'est parce que je sais que ça te plait, répond-t-il toujours avec autant d'aisance.
-Et comment peux-tu savoir ce qui me plait ? M'énervais-je, plus à cause de mon manque d'assurance évident que par son comportement. Et puis pourquoi tu …
-Chut ! Dit-il en posant son index sur ma bouche. C'est toi qui es chiante, là.
-Mais je … Pourquoi ?
-Parce que tu gâches ce moment, déclare-t-il avec le plus grand sérieux.
Alors là, il commence à me courir sur le haricot. J'ai passé l'âge de jouer aux devinettes et puis maintenant qu'il va mieux, on a du pain sur la planche. L'échéance du projet Dumby approche plus vite que je ne le voudrais !
-Mais quel moment ? M'emportais-je, excédée par ses gamineries.
-Celui-ci, répond-t-il en encadrant mon visage de ses mains et en plaquant doucement ses lèvres sur les miennes.
En faisant quoi ? Mais je ne lui ai pourtant pas donné de potion anesthésiante ou euphorisante qui aurait pu lui faire perdre la tête ! Ou alors il souffre d'un choc post-traumatique, allez savoir !
Mes pensées s'emmêlent, on dirait que c'est la guerre civile dans ma tête ! Malgré tout, ça ne m'empêche pas de constater que le contact aves ses lèvres, chaud, doux et humide me donne l'effet d'un électrochoc ! Mais que fait-il à la fin? Il ne se demande même pas ce que j'en pense ? Si j'ai envie de l'embrasser ? Mais au fait … est-ce que j'en ai envie ? Depuis la soirée d'halloween je me suis efforcée de ne pas y penser, tentant d'oublier le moment agréable (eh oui je ne peux décemment pas me mentir à moi-même éternellement) qu'on avait passé tous les deux. Tout simplement parce que je n'arrivais pas à me dire que le garçon tendre, gentil, attirant et loin d'être condescendant qui se trouvait face à moi était bien Black.
Voyant que je ne le repousse pas (pourquoi d'ailleurs ? ais-je perdu la tête ?) il m'attire un peu plus contre lui et son baiser se fait plus insistant pendant que moi je perds de plus en plus la boule. Je ne sais même pas pourquoi je n'ai aucune réaction normale. Je devrais soit le repousser, soit être capable de dire si je veux qu'il continu. Sa main gauche se perd dans mes cheveux tandis qu'il se sert de l'autre pour m'attraper par la taille et me coller complètement contre lui. Collée contre son torse nu et sentant son parfum entêtant m'enivrer comme la dernière fois, je crois bien que je n'ai pas envie qu'il arrête et même que j'ai envie de participer. Bin oui, va bien falloir que je fasse quelque chose avant qu'il ne croit que je me suis évanouie. Roh et puis loin de moi l'envie de me faire passer pour une « Lena », mais il faut avouer que ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu le droit à ce genre de … euh tendresse ?
Alors que je me décide à bouger pour prendre une position plus adéquate, je sens son corps se contracter sous la surprise. Quoi ? Il n'était pas sur de lui ? Il est vraiment capable de se jeter sur une fille sans être sur qu'elle ne le repousse pas ? Il pensait peut être qu'il me fallait plusieurs secondes avant de réaliser qu'un certain Sirius Black avait pris possession de ma bouche ?
Il arrête de m'embrasser et pendant une demi seconde, me regarde avec des yeux a moitié surpris (il n'a pas pris un coup sur la tête en faite ? Nan parce que … faudrait pas qu'on m'accuse d'avoir abusé de lui !) mais dans lequel je crois pouvoir lire … une lueur d'envie ? En tout cas c'est un regard qui me fait craquer littéralement et perdre le peu de réserve qu'il me reste. J'ai une envie irrésistible de l'embrasser aussi, parce que (soyons honnête) il EST irrésistible ! Il me presse alors encore plus (si possible) contre son corps ce qui a pour effet de me donner chaud tout à coup ! Comme si subitement on s'était retrouvés projetés dans le désert du Sahara à l'aide d'un portoloin ! Je ressens une certaine satisfaction en voyant qu'il a autant de mal à respirer que moi et en sentant tous ses muscles se contractés pendant que nos langues dansent sensuellement. Lentement, mais aussi avec insistance, il passe ses mains sous mon chemisier pour caresser le bas de mon dos. Et là, c'est plus particulièrement mon bas ventre qui vient de se réveiller brulant. Je ne peux empêcher un soupire de satisfaction et à la fois de frustration s'échapper. Ses lèvres quittent les miennes pour déposer des baisers parfois tendres et parfois plus intenses le long de mon cou. Ne résistant plus j'enfoui mon visage dans son propre cou, inspirant avec plaisir ce délicieux parfum pendant que mes mains explorent son torse chaud et d'une douceur exquise. Puis ma main sent une irrégularité sur sa peau et le souvenir de ses blessures me reviennent alors de plein fouet. Je retire mes mains de son torse, de peur de lui faire mal et par la même occasion de briser cet instant.
-Continues, m'implore-t-il d'une voix rauque et haletante.
Oh Merlin ET Morgane ! Comment est-ce possible de résister ? Comment ais-je fais pour ne pas remarquer à quel point sa voix était sexy ?
-Je … non je ne veux pas te faire mal, murmurais-je légèrement perturbée.
J'évite de le regarder dans les yeux, j'ai peur que cela casse tout et que l'on se sente subitement embarrassés avant de s'éloigner loin de l'autre. Mais serait-ce si grave ? Maintenant oui, je me sentirais tout de même frustrée si on s'arrêtait là et surtout si je lisais dans ses yeux des regrets de s'être laissé emporter.
-Kate, murmure-t-il d'une voix apaisante, ne t'inquiète pas tu m'as très bien soignée, je ne sens plus rien.
Il relève mon menton vers lui et me sourit tendrement. Tendrement ? Mais qu'est-ce qu'il se passe au juste ? On a tous les deux le chaudron fêler ou quoi ? Il émet un rire discret et peut être aussi attendri, surement en voyant mon air légèrement paniqué. C'est vrai que je ne sais pas trop cacher mes émotions quand je perds les pédales. Comme maintenant face à ses yeux bleus-gris magnifiques qui – et je pense pouvoir le dire sans prétention – me dévorent carrément.
J'allais lui répondre mais il ne m'en laisse pas le temps, m'embrassant à nouveau. Avec agilité il nous fait rouler sur le côté, se retrouvant cette fois au dessus de moi. Je réalise alors que malgré ce bref échange, qui aurait dû nous ramener sur terre, il continu, ce qui veut bien dire que c'est ce qu'il veut vraiment. Non ?
Je n'arrive pas à croire que je suis sur le point de coucher avec Sirius Black ! C'est impossible, ce doit être un rêve débile que je fais en plein cours d'Histoire de la magie (un fantasme plutôt, ouais !). Bon et alors ? Ca arrive même aux plus faibles d'entre nous.
Je n'arrive pas à croire que j'ai couché avec Sirius Black. Sirius, moi, dans la salle fondatrice, sur la scène fraichement installée ou plus précisément sur les rideaux pas encore accrochés. Si je n'y avais pas pris autant de plaisir, je serais submergée par la honte. Bon je me suis quand même sentie honteuse au réveil mais c'est tout ! Et aussi en discutant normalement du beau temps avec Lena ce matin. Et aussi quand j'ai culpabilisé pour cette super soirée alors qu'elle était en train de déprimée suite à sa rupture avec James (parce qu'il ne faut pas se leurrer : sitôt de retour dans son dortoir elle recommence à broyer du noir). Ah et aussi quand je me suis réveillée à côté de Sirius ce matin.
Raaaah okay ! Je me sens honteuse tout court ! Enfin je n'ai jamais été de ce genre moi ! Les seuls avec qui je l'avais fait c'était Léo et un autre de mes ex. Enfin le terme plus exact était « faire l'amour » puisque j'étais en couple avec eux depuis un petit moment et ça n'avait rien à voir avec du simple sexe. La c'était purement …. Bon d'accord pas tout à fait, c'était même plutôt passionné : parfois tendre et parfois plus fougueux. Comme un couple qui se serrait quitté pendant quelques années parce que l'homme avait été appelé au front pendant que sa charmante femme s'occupait de la marmaille tout en s'inquiétant pour lui !
Ouais, vous l'avez compris, depuis que c'est arrivé, plus aucune pensée cohérente ne me traverse l'esprit. Je suis devenue débile. Un vrai légume. Mais un légume qui sourit parce qu'on a beau dire que le sexe ne fait pas tout dans la vie, ça aide quand même pour avoir bonne mine et être de bonne humeur. Oh mon Dieu ! Et si ça se lit sur mon visage ? Qui a déjà vu Kate la harpie arboré un sourire serein sur les lèvres ? Personne, c'est évident !
-Han ! Kate !
-Qu … quoi ? Demandais-je à Lena avec une boule de stresse logée dans le ventre.
-Ne me dis pas … Comment j'ai pu ? Je devais vraiment être dans mon monde pour ne pas … Oh la la !
-Mais … quoi ? Demandais-je, très peu sure de vouloir savoir ce qu'il lui prenait en faite.
-Toi ! T'as fait l'amour ! S'écrie-t-elle avec un demi-sourire.
-Hein ? … Non mais CHUT ! N'importe quoi en plus ! M'énervais-je.
Et ouais ! Grillée ! J'avais oublié a quel point Lena me connait ! C'est malin ça. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire pour ma défense ? Elle sait très bien avec qui j'étais hier soir et ce serait inutile de nier en bloc maintenant.
-Oh ça va ne t'inquiètes pas ! Je ne te sermonne pas, j'ai plutôt envie de te serrer dans mes bras, de te féliciter !
-Hein ? Attends du calme c'est rien, c'est pas comme si j'avais gagné à la loterie !
-Non mais c'est encore mieux, depuis le temps que tu avais besoin de ça pour te dérider un peu !
Je rêve ou c'est une critique ça ? Une vilaine critique ? Je la regarde sidérée mais elle ne remarque rien, tellement elle à l'air heureuse … pour moi ? Cette fille est folle, c'est officiel !
-Merci, ça me touche beaucoup, lui dis-je avec une voix hypocrite.
-Alors c'est qui ? M'ignore-t-elle.
Quoi ? Elle n'a pas déjà deviné ? Waouh ! Enfin la chance est de mon côté. Oui bon, je m'emballe pour très peu de choses je sais mais avouez que c'était inespéré.
-Personne !
-Ouh la menteuseuh !
-Lena s'il te plait, on n'est pas seules là, chuchotais-je.
-Mais dis-moi !
-Non !
-Oh mais pourquoi ? Pleurniche-t-elle. A part si tu me dis que c'est Jam euh … Potter je t'assure que tu n'as rien à craindre de moi.
Je ne sais même plus comment j'ai réussi à me débarrasser d'elle sans le lui avouer. Tous ce que je sais c'est que j'ai réveillé Lena la détective. Inutile de préciser dans quelle potion nauséabonde je suis tombée !
Comme si j'avais besoin de ça ! Contrairement à la dernière fois, je n'ai pas vraiment envie de faire comme si de rien n'était, d'ignorer ni même de fuir Sirius. J'assume ce qui s'est passé mais ça ne veut pas dire que la situation ne m'embarrasse pas. Jusqu'à maintenant je n'ai eu aucune raison de m'angoisser pour ça. Ce matin Sirius est parti plus tôt pour son cours de Soin aux créatures magiques. Il n'avait même pas le temps de déjeuner alors que moi il me restait encore une bonne heure pour dormir. Il m'a donc semblé normal qu'il parte précipitamment et puis c'était même mieux, moins gênant. Malgré tout il n'a pas réagit comme un goujat, il a déposé un baiser sur ma joue avant de partir. Mais maintenant j'angoisse parce que je ne sais pas ce que cette marque d'affection voulait dire. « C'était bien, merci à la prochaine » ou « J'ai attendu ça toute ma vie et maintenant je ne peux plus me passer de toi ». Ouais, la deuxième me semble ridicule. Ca ne peut être que la première. Voila. Kate Davis est un nom que Sirius Black peut ajouter fièrement à son tableau de chasse. Un nom de plus, c'est tout. Je me suis fais avoir comme une idiote quand même !
Tant pis, je dois maintenant rester fière. Et pourquoi pas lui faire croire qu'il en est de même pour moi ? Que la situation est cool, sous contrôle et que lui aussi n'est qu'une conquête de plus pour moi. Pas très convaincant, mais bon c'est mieux que de me lancer dans une tirade honteuse qui montre que je crois lui faire de la peine en mettant les points sur les « i » alors qu'en fait il s'en contre fiche. Quelle horreur !
J'ai passé la journée à tourner le problème dans ma tête car je sais qu'après le diner je dois le retrouver pour le projet Dumby. Comme nous le faisons maintenant tous les soirs. Mais au moins après ça, ce sera fini.
Tiens, le voila qui entre à son tour dans la grande salle pour le diner. J'ai pris soin de m'installer à l'autre bout de la table, là où il n'y a plus de places, pour éviter une situation gênante et en public en plus. Lena râlait parce qu'elle n'aime pas quitter SA place mais nos places habituelles sont trop près de celles des maraudeurs. Bien entendu, ça lui a mis la puce à l'oreille. Elle essaie de scruter tous les visages qui se trouvent à proximité de ces places en question. Espérant y trouver celui avec qui j'étais hier soir.
-C'était Remus ? Me demande-t-elle.
-De quoi ? Demandais-je innocemment.
-Ne fais pas l'idiote ! C'est avec Lupin que tu as …
Je plaque ma main sur sa bouche avec de gros yeux menaçants. Moins discrète c'est difficile à trouver.
-Non, chuchotais-je, mais je te prierais de parler moins fort avant que quelqu'un ne le pense.
-Et pourquoi pas ? Il est pas mal tu sais.
-Lena, je t'en prie, tu me fatigues.
Lorsque Sirius s'installe auprès de ses amis, Lena se met soudainement à sautiller. Ne me dites pas qu'elle a déjà fait le lien ? En même temps, pourquoi il arrive en dernier lui ? Pour se faire remarquer, encore ! Mais contrairement à ce que j'aurais pensé, Lena ne se jette pas sur moi pour me demander si c'était Sirius.
-Tu dois encore travailler avec Sirius pour le projet Dumby ce soir ? Me demande-t-elle en entamant enfin ça soupe aux potirons.
-Bin oui, comme tous les soirs.
-Ah, alors c'est pas Black ! Se renfrogne-t-elle.
-Quoi ?
-Bin oui, si t'avais couché avec Black, à l'heure actuelle tu échafauderais je ne sais quel plan tordu pour ne pas le voir ce soir.
Bin c'est qu'elle ne me connait pas si bien alors ! Ouf, tant mieux ! A moins que ce ne soit un piège ?
Je me contente d'hocher la tête, tout en me servant généreusement de la soupe. Je me demande quand même comment elle en est venue à cette conclusion. Je ne lui ai toujours pas raconté ce qui s'est passé à halloween alors elle ne sait même pas que la dernière fois j'ai tout fait pour éviter Sirius.
Parfois j'ai honte. Je proclame haut et fort que Lena est ma meilleure amie mais je ne lui raconte même pas ça. Je ne lui raconte pratiquement rien d'ailleurs. En même temps, si je l'avais fait, je sais qu'elle se serait moquée de moi.
La fin du diner approche, trop vite pour moi. Mais je ne dois pas montrer l'état dans lequel je suis, sinon Lena comprendra tout.
Je sors en première de la grande salle et me dirige déjà vers la salle fondatrice. Prête à affronter les heures difficiles qui m'attendent. Je dramatise peut être un peu mais bon, il n'y a pas que la discussion inévitable qui me gêne. Vous rendez-vous compte que je vais devoir passer la soirée, et les prochaines, seule avec lui, dans cette salle précisément, à travailler tout en oubliant qu'hier soir a peine nous y étions nus ?
A cette pensée j'ai la nausée. Non pas que ça me dégoute soudainement mais … Je sens que les prochains jours vont être une torture. Car je vais devoir oublier qu'il embrasse mieux que personne cet idiot !
Ah ça y est ! Je sais maintenant que c'était une erreur ! Je ne peux pas me montrer aussi faible fasse à Sirius Black, si ? Je me l'interdis !
Mes pas m'ont gentiment conduit jusqu'à la salle fondatrice, sans que je n'y prête attention. Je m'installe sur la grande table envahie par des livres, croquis, listes d'acteurs et autres objets qui prouvent que nous travaillons dur. D'habitude.
Au bout d'un bon quart d'heure le bruit de ses pas me pétrifie. C'est le moment.
-Salut, dit-il simplement, les mains dans les poches.
J'espère que j'ai l'air aussi décontractée que lui. Ou plutôt je prie pour avoir l'air aussi décontractée que lui. Après avoir inspiré discrètement, je me retourne lentement vers lui avec un air neutre sur le visage.
-Tiens salut ! Toi aussi tu es en avance ? Ca tombe bien on a pleins de choses à faire ! M'exclamais-je d'une voix enjouée tout en glissant dans ses mains une tonne de papiers.
J'essaye d'ignorer son visage surpris en reprenant mes propres notes en main. Du coin de l'œil je le vois poser doucement les bouts de papiers sur la table et enfin se planter devant moi. Il replace une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, surement pour traquer la moindre expression sur mon visage et ainsi comprendre ce que je suis en train de faire. Je reste impassible, croyant qu'il comprendra qu'il me dérange plus qu'autre chose. Mais au lieu de ça, il passe le revers de sa main sur ma joue, dans un geste tendre. Il est trop imprévisible ! Ca me rappel son baiser furtif sur ma joue ce matin. Qu'est-ce qu'il cherche à faire avec ce genre de gestes ? Il croit peut être que je vais accepter de coucher avec lui dés qu'il en aura envie ? Que je suis sa groupie maintenant ? A sa merci ? Ca me sidère totalement !
-Hé ! Qu'est-ce que tu fais ? M'exclamais-je.
Il retire tout de suite sa main et me dévisage plusieurs secondes de plus. Puis je lis dans ses yeux le sentiment que j'y ai le plus vu depuis qu'on se connait: la colère !
-C'est quoi cette fois ton excuse ? Tu es tombée ce matin et depuis tu es amnésique ?
Ouh c'est qu'il à pas l'air content le petit gryffondor. Okay j'arrête de faire l'idiote.
-Absolument pas.
-Alors tu compte faire comme si de rien n'était ? S'emporte-t-il. Encore ?
-Non ! Répondis-je sur la défensive.
-Je ne te comprends pas ! Il faut bien qu'on en parle.
Euh … je ne vois pas ce qu'il y a de plus à dire. Il est vraiment bizarre quand il veut. Je soupire puis lui montre que je cède en m'asseyant directement sur la table.
-D'accord, alors parlons-en ! Quelles ont été tes impressions ? Lui demandais-je sérieusement et en faisant vraiment mine de m'y intéresser.
-Bin, si je devais te donner une note en me basant aussi sur ta réaction, je dirais : « peut faire mieux ».
Un ange passe, puis deux, puis Dieu lui-même. J'aurais tellement de chose à répliquer et pourtant tout mon corps refuse de répondre en cet instant. Je suis comme … figée. Et en même temps, je le déteste ! Je le hais ! J'ai envie de lui arracher les yeux ! Parce que bizarrement, sa réponse me vexe. Pire : elle me blesse ! Je lui en veux et je m'en veux de réagir aussi vivement. Du moins à l'intérieur, car lui, il attend toujours de voir une quelconque réaction. Je suis sure qu'à ce stade, un simple clignotement d'œil lui suffirait.
Ca doit être inquiétant car son visage change d'expression, il à l'air soucieux et il s'approche de moi.
-Kate ?
C'est son parfum qui me ramène à la réalité. Ce foutu parfum ! Si ça se trouve, c'est une sorte de filtre d'amour mais à l'état gazeux. Je l'imagine se vaporiser avec ça tous les matins en se disant qu'il va toutes les faire tomber comme des mouches. C'est ridicule mais en tout cas ça expliquerait pourquoi chaque fois que je le sens, j'ai une irrésistible envie de me coller à lui. J'ai honte !
Merlin, mais ressaisis-toi idiote ! J'ai l'impression d'avoir reçu une gifle. Je le repousse vivement pour m'aider à retrouver des idées claires.
-Voila pourquoi je ne veux pas en discuter avec toi ! M'emportais-je. Si c'est pour me rabaisser, te moquer ou me comparer avec les autres pouffes que tu traînes dans ton lit, excuses-moi mais j'aimerais mieux passer à autre chose et me mettre à travailler.
-Je n'avais pas l'intention de faire ça ! Se défend-t-il, outré.
-Alors quoi ? T'attends que je te dise que je ne pourrais pas m'en remettre tellement c'était fabuleux ? Ricanais-je.
-Non, je voulais juste savoir ce qu'il en était. Mais maintenant c'est bon, je suis fixé, merci ! Répond-t-il sèchement.
Il part en direction de la scène pour enfin y accrocher ces fameux rideaux. Bon, je devrais être contente, il arrête d'en parler. Pourtant, y a un truc qui me chiffonne. Je ressens … de la culpabilité.
Je m'élance à sa suite, soudainement radoucie.
-Sirius, attends !
J'arrive enfin à côté de lui et il s'évertue à m'ignorer. Je ressens le besoin de me justifier.
-Excuse-moi, dis-je le plus sincèrement du monde. Je ne voulais pas m'énerver c'est juste que … je ne vois pas l'utilité d'en parler puisque nous savons tous les deux que c'était une erreur qui, de toute façon, ne se reproduira plus.
-Une erreur ? Répète-t-il en se tournant enfin vers moi.
-Bin … oui, répondis-je en perdant toute confiance en moi subitement, pourquoi c'est pas … ce que tu penses ?
-Si, bien sur.
Et il me tourne à nouveau le dos pour enfin accrocher ces satanés rideaux ! Bien sur ? Bien sur que je suis une erreur ! Bin merci, c'est très gentil !
Sans savoir pourquoi ça m'énerve de l'entendre dire ça, mais je lui ai bien dit la même chose moi.
Nous n'avons plus échangé un seul mot de tout le reste de la soirée. Chacun faisant ces petites affaires dans son coin.
Malgré tout, je persiste à croire que dés demain tout sera oublié. Du moins je l'espère, car avant cette « erreur » notre « amitié » était en bonne voie et ça m'embêterai quand même un peu de revenir au stade de nos petites guéguerres ridicules !
