Bonjour, bonjour tout le monde !

Alors pour ce nouveau chapitre j'ai eu quelques difficultés à écrire ce que j'avais en tête, c'est la raison pour laquelle j'ai pris plus de temps que prévu pour l'afficher. J'espère qu'il vous plaira.

Maintenant que notre couple est officieusement ensemble, ils commencent à se rapprocher l'un l'autre mais ce n'est pas si facile pour eux.

Leur relation avance aussi peu à peu…vous verrez par vous-même

Je voudrais aussi remercier tous ceux qui ajoutent mon histoire dans leur favori ou dans les histoires à suivre, ça me touche et me motive encore plus. Sans oublier ceux et celles qui me laissent des reviews. Je peux ainsi savoir ce que vous pensez de l'histoire et si je vais dans la bonne direction.

Bonne lecture pour ce 20eme chapitre !

Chapitre 20- Dans ma vie

POV Bella

Je sortais mon portable de la poche de mon gilet pour au moins la dixième fois depuis 4h, soit depuis que j'avais commencé mon service en tant que sage-femme à l'hôpital de Forks.

Pourquoi même quand tu es en blouse d'hôpital, avec un gilet sur le dos, je te trouve toujours aussi sexy ! Tu m'as envouté ma belle…-E

Je souris en lisant le sms qu'Edward venait de m'envoyer. Cela faisait une semaine maintenant que nous formions un couple et j'avais encore besoin de réaliser qu'Edward sexy Cullen était désormais mon petit-ami. Malheureusement pour nous, nous n'avions pas pu passer autant de temps que nous l'aurions voulu pour profiter de notre nouveau statut ensemble. La famille d'Edward était partie depuis seulement deux jours, et nous n'avions pas encore eu de nuit de repos depuis. Et bien que j'aimais nos séances de pelotage dans notre réserve, je voulais faire ce que les couples faisaient normalement : une sortie, un resto, une ballade.

J'attendais donc avec impatience le lendemain soir, Edward m'avait promis notre troisième rendez-vous mais il ne voulait absolument rien me dire sur ce qu'il avait préparé. Il disait vouloir me faire aimer les surprises…j'aurais détesté ça venant de n'importe qui d'autre mais j'étais déjà bien accro à Edward.

N'essaye pas de détourner la conversation, mon espion…je ne peux pas avoir un indice au moins ? S'illl teee plaîîîîît ! Je pouvais toujours essayer de le convaincre.

Bien essayé ! Mais il m'en faudra plus pour me convaincre ) Je souriais à nouveau au sous-entendu. Notre jeu ne s'arrêtait jamais, on aimait bien se taquiner l'un l'autre, se chercher, se provoquer gentiment. C'était notre manière de nous séduire et pour le moment ça nous suffisait.

« Il a un nom le bel étalon ? » me demanda ma collègue Serena en se servant un café avant de s'installer dans un des fauteuils en face de moi.

« Je ne vois pas de quoi tu parles ? » répondis-je d'un air que je voulais indifférent mais qui en était finalement très loin.

« Oh arrête Swan ! On se doute bien que t'as un Jule ! Tu ris et tu souris bien plus souvent depuis quelque temps, et on est content pour toi…sans oublier tous ces sms que tu reçois pendant le nuit…tu peux nous dire qui c'est ! » Savoir que l'équipe avait des doutes et parlaient de moi entre eux et de l'homme avec qui je pouvais sortir m'inquiétais. J'espérais qu'ils ne penseraient pas à Edward comme une possibilité, on n'avait pas besoin de ça maintenant.

« Serena, c'est gentil de t'intéresser à ma vie, mais pour le moment je n'ai pas besoin que toi et les autres vous mêliez de ça…j'ai besoin de temps, alors arrête s'il te plaît ! » je me doutais que nier complétement ne servirait à rien avec cette femme, autant la prendre par les sentiments.

« Ok, mais sache que si t'as besoin d'en parler, je suis là » Je me levais pour serrer ma collègue et amie dans mes bras, la remerciant ainsi pour son geste. Elle et le reste de l'équipe de nuit avec laquelle je travaillais étaient plus que des collègues, ils étaient des amis chers. Ils s'étaient souciés de moi lorsque j'avais rompu avec Jacob. Ils me soutenaient, m'aidaient à me changer les idées et je les aimais pour ça. Même si j'étais plus proche de Justine, ils étaient des amis auxquels je tenais mais ça voulait aussi dire qu'ils avaient remarqué mon changement d'attitude et qu'ils se posaient plusieurs questions. Bientôt ils viendraient me poser des questions. Serena n'était que le début.

« Je sais » lui répondis-je. La séquence émotion avec Serena étant passé, je me remis bien vite au travail. N'ayant pas de patiente, je finalisais quelques dossiers de la semaine.

Cette nuit était calme, comme toutes les nuits d'hiver en obstétrique, enfin ça c'est ce que je croyais…

A 2h du matin, je pris en charge une femme de 28 ans, enceinte de 7 mois, avec son mari. Ils étaient tous deux inquiets par l'absence de mouvement et de coup de l'enfant. La majorité du temps ce n'était qu'une fausse alerte, le bébé était moins réactif que d'habitude et les parents déjà très angoissés craignaient le pire.

« Je vais vous installer, et nous allons voir ce qui se passe avec votre bébé. Je veux que vous essayiez de vous calmer. Je sais que ce n'est pas facile mais il ne sert à rien de s'inquiéter pour le moment. Je vais appeler le Dr Cerbert, notre gynécologue de garde. Il va vous faire une échographie et nous aviserons à partir de là. Déshabillez-vous Mme Sanders, et mettez cette chemise. Je reviens. » Je quittais la salle d'examen et entrais dans celle d'à côté qui était vide pour pouvoir appeler le Dr Cerbert en toute discrétion. J'expliquais donc rapidement la situation au médecin de garde, il ne fut pas ravi d'être réveillé, mais il arriva dans la minute qui suivie. L'absence de coup ou de mouvement chez un fœtus de 7 mois pouvait être grave et c'était parfois une question de minute.

En attendant le médecin, je passais un second coup de fil en pédiatrie.

« Pédiatrie » entendis-je à l'autre bout du fil, en espérant que je puisse parler à Edward rapidement. Si le cas de cette femme était réellement grave je voulais que ce soit Edward qui s'occupe de l'enfant.

« C'est Bella Swan de l'obstétrique, j'aurais besoin de parler au Dr Cullen, rapidement » en espérant que le mot « rapidement » soit le mot clé à comprendre dans cette phrase. J'entendis l'infirmière se déplacer avec le téléphone en main au milieu de son service, elle demandait à ses collègues où était le Dr Cullen. Finalement, elle le trouva vite mais pour moi ça m'avait déjà paru trop long.

« Dr Cullen ! » annonça-t-il de sa voix dénuée de toute émotion, très professionnelle, ça me changeait de celle dont j'avais l'habitude. Soit l'infirmière était encore à ses côtés, soit il ignorait que j'étais à l'autre bout du fil, ou les deux.

« Oui, c'est Bella. J'ai une patiente enceinte de 7 mois qui ne ressent plus de mouvement du bébé. Le Dr Cerbert va lui faire un examen, mais il serait bien que vous vous teniez prêt au cas où il s'agisse d'un cas d'urgence. » Lorsque nous étions à l'hôpital, Edward et moi tenions à être le plus professionnel possible. Alors même si on était au téléphone, je faisais en sorte de le vouvoyer, on ne savait jamais si quelqu'un pouvait entendre cette conversation ou pas.

« Pas de soucis Miss Swan ! Je garde le téléphone de la pédiatrie sur moi en attendant que vous me teniez au courant. » Je le remerciais rapidement et me dépêchais de rejoindre ma patiente, le Dr Cerbert arriva en même temps. Il prit place et fit une échographie, celle-ci n'indiquait plus aucun mouvement de la part du fœtus, et aucun battement de cœur non plus. Après une auscultation ultrasonique, nous avions la confirmation : le bébé était mort. Apprendre la nouvelle aux parents était le moment que je détestais le plus dans mon travail. J'avais décidé de faire ce boulot pour le bonheur que cela apporterait mais il y avait aussi le revers de la médaille, et ça c'était vraiment dure à gérer mais je faisais tout pour rester professionnel et soutenir les parents.

La mère et le père étaient tous deux en larme en apprenant qu'il était trop tard pour que nous sauvions leur bébé. Ce fut d'autant plus dure que nous allions déclencher l'accouchement afin que cet enfant soit mis au monde naturellement, mais mort-né. C'était souvent l'une des épreuves les plus traumatisantes pour les mères, mais faire une césarienne restait une opération, avec ses risques, alors les médecins préféraient la voie naturelle.

Le Dr Cerbert et moi-même étions sortis de la salle d'examen, les parents avaient besoin d'intimité et de se retrouver seuls devant une telle annonce.

« Je déteste cette partie du Job » souffla le médecin de garde

« Moi aussi » répondis-je la voix remplie de tristesse.

« Vous allez pouvoir gérer Bella ? » Je lui fis signe que oui, lui faisant comprendre par un regard que je ne laisserais pas tomber ma patiente. Après tout j'aurais tout le temps de pleurer plus tard.

« Je ne faisais que m'en assurer Bella. Prévenez la pédiatrie, ils doivent être là pour nous assurer de la mort de l'enfant. Prévenez-moi dès que les parents seront prêts pour le déclenchement… j'ai besoin d'un café…la nuit va être longue » me dit-il en fixant la porte de la salle d'examen.

Je soufflais à mon tour pour me donner du courage, et retournait dans la salle d'examen vide pour appeler Edward.

« Dr Cullen » Je pris une grande inspiration et expliquais la situation, mon professionnalisme m'aidait à ne pas pleurer pour cette tragédie. « J'espérais que le temps que vous mettiez à me rappeler voulait dire qu'il s'agissait d'une fausse alerte. Je suis désolé que ce ne soit pas le cas… »

« Moi aussi…Je vais m'occuper des parents, je vous ferais appeler dès que « l'accouchement » commencera. » Et je raccrochais. N'ayant pas d'autre patiente en attente d'un accouchement ou même à surveiller, je passerais le reste de ma garde à m'occuper de Mr et Mme Sanders.

Lorsque je retournais dans la salle d'examen, l'image que j'avais devant moi me brisa le cœur. Mme Sanders ne cessait de pleurer en répétant « ce n'est pas possible », son mari la tenait fermement contre elle, muet devant la souffrance de sa femme qui faisait écho à la sienne.

« Mr et Mme Sanders, je vais vous conduire à une de nos chambres, vous serez plus tranquille. » Je faisais en sorte que ma voix ne vacille pas, je ne voulais pas montrer à ses parents brisés que la perte de leur enfant me touchait à ce point. Ce n'était pas mon rôle de pleurer avec eux, j'étais là pour les soutenir. Je devais donc me montrer professionnelle, leur apporter mon écoute, je pourrais leur expliquer milles fois ce qui se passait s'il le fallait. Je n'avais pas le droit d'être sensible, c'était eux qui avait perdu leur bébé, pas moi, j'étais la sage-femme et non un membre de la famille. Je devais faire mon travail me répétais-je.

« Mon bébé » sanglota à nouveau Mme Sanders qui ne semblait pas m'avoir entendu. Je m'approchais alors du couple, ils étaient enfermés dans leur bulle, ils ne m'entendaient pas.

« Mme Sanders, je suis désolé pour le drame qui vous touche, vous et votre famille…vraiment…Je me doute que vous ne voulez pas bouger, qu'on vous laisse tranquille mais je dois vous installer dans une chambre. Vous y serez tranquille » Mme Sanders posa son regard sur moi, voir cette souffrance dans les yeux d'une femme était la pire des choses que vous pouviez voir. Une mère qui perd son enfant est une douleur atroce pour elle, mais quand il meurt en son sein c'est un traumatisme sans nom. Mme Sanders ne dit pas un mot mais nous réussissions avec son mari à l'aider à se lever pour que je la conduise dans une des salles de travail.

Si j'avais pu j'aurais donné tout le temps nécessaire à ce couple pour intégrer la mort de leur enfant et du fait qu'il fallait que je déclenche l'accouchement. Malheureusement plus on attendait et plus cela pouvait être dangereux pour la santé de la mère. Je savais que l'accouchement serait dur, qu'aucun cri ne serait attendu à l'expulsion de l'enfant mais je devais préparer la mère à cela.

Je pris néanmoins le temps de laisser de l'intimité aux parents, j'allais les voir toutes les demi-heures pour m'assurer de leur état et de celui de la mère. Au bout d'une heure j'expliquais le protocole, comment « l'accouchement » allait se passer, qu'une psychologue viendrait les voir, que le bébé serait habillé, mit dans une couverture lorsque je le lui donnerais. Tout cela, si elle voulait le prendre dans ses bras. Après cela, j'injectais le produit déclenchant les contractions.

Le travail dura en tout et pour tout 9h, ce fut dure et laborieux autant pour la mère que pour le père. J'ai passé la nuit à leur assurer ma présence, alternant entre mon soutien et les laisser seuls. J'avais également appelé et réveillé la psychologue pour la prévenir de la situation, elle arriva au petit matin attendant le moment pour elle d'agir. Edward était toujours en stand-by également, il devait s'assurer que le bébé était mort et annoncer l'heure du décès. Depuis l'arrivée de Mme Sanders je n'avais pas envoyé de sms à Edward, je voulais me consacrer à ma patiente et je savais qu'il le comprenait.

Mon service était fini depuis des heures et pourtant je restais dans le service à m'occuper de ma patiente en plein travail. Justine me proposa de prendre la relève mais je refusais, j'avais été là depuis le début pour Mme Sanders, il était hors de question pour moi de la laisser. Mes collègues du soir me souhaitèrent bon courage comme ils l'avaient fait durant toute la nuit.

A 12h11, le bébé Sanders vint au monde, mort-né, pas de cri, pas de pleurs si ce n'est ceux des parents. Le Dr Langlois vint annoncer l'heure du décès à 12h12. Edward n'étant plus de service il n'aurait pas été compréhensible pour les collègues qu'il soit encore là alors qu'il n'avait pas rencontré les Sanders une seule fois mais je me doutais qu'il devait encore être dans l'hôpital.

Je m'occupais personnellement de nettoyer le petit Noah Sanders, je l'habillais et l'emmaillotais dans une couverture que nous avions dans notre réserve de vêtement. Je pris délicatement le bébé de 1,8 kg dans mes bras, il était si petit que s'il avait survécu on l'aurait placé en couveuse avec d'autres prématurés. J'ignorais la raison de la mort de Noah, il n'y avait pas eu de cordon ombilical autour du cou, les raisons pouvaient être diverse et parfois même introuvables, une autopsie serait faite.

Je donnais le nourrisson à sa mère qui avait décidé de le prendre avec elle, je l'informais que mon service était fini depuis un moment déjà et que je devais rentrer chez moi mais je lui promis à elle et à son mari de revenir les voir.

Je souhaitais bonne journée à tout le monde avant de me rendre à mon vestiaire. Je me changeais rapidement, m'emparais de mon sac et mon manteau avant de prendre l'ascenseur et d'appuyer sur le dernier étage. Je me saisis de mon portable et envoyais un sms à Edward en espérant qu'il était encore dans l'hôpital.

Sur le toit- B

POV Edward

J'étais dans le bureau de mon père. Ma garde était finie depuis 3h maintenant mais je ne pouvais pas rentrer.

Cette nuit avait commencé tranquillement, Bella et moi on s'envoyait des sms comme des adolescents. Elle tentait de me convaincre de lui parler du rendez-vous que je lui préparais mais je voulais lui en faire la surprise, ce qui ne lui plaisait pas.

Je m'occupais d'une patiente de 10 ans qui avait une gastroentérite lorsque l'infirmière Shanks vint m'apporter le téléphone m'informant que l'obstétrique était à l'autre bout du téléphone. Je m'isolais dans le couloir mais l'infirmière ne me lâchait pas, faisant mine qu'elle attendait pour récupérer le téléphone, ce qui m'énervait prodigieusement.

A l'autre bout du téléphone ma Bella, mais je ne pouvais ni sourire, ni paraître heureux de lui parler, je devais rester Mr professionnalisme comme l'on me surnommait. Bella m'informait qu'une de ses patientes enceintes ne sentait plus les mouvements de l'enfant. Une demi-heure plus tard elle me rappelait pour m'avertir de la triste nouvelle.

Je sortais de ma garde lorsque j'entendis par le ouïe dire que Bella était encore dans son service alors je décidais de l'attendre dans le bureau de mon père. Il s'était absenté avec ma mère pour quelques jours, des amis venaient sur Seattle alors ils en avaient profité pour prendre du temps pour eux.

Je ne voulais pas partir en sachant l'épreuve qu'avait à traverser Bella. Je savais que c'était dur de perdre un patient. D'habitude les sages-femmes aidaient des enfants à venir au monde mais par moment elles voyaient le drame qui pouvait toucher des familles de la pire des manières.

Sur le toit- B

Le message de Bella me sorti de mes pensées, je me dépêchais de changer ma blouse pour mon manteau avant de me dirigeant vers l'ascenseur. Le peu de temps qui m'amena au dernier étage de cet hôpital, je repensais au dernier moment que nous avions passé ensemble. Nous étions chez elle, allongés l'un contre l'autre sur le canapé à regarder la télé, puis on s'était endormis.

Je n'avais jamais eu de plus beau réveil. J'avais senti l'odeur de Bella avant tout, elle emplissait mes narines et mon cerveau. Elle m'embrumait mais de la bonne manière, cette odeur c'était celle de ma petite-amie et cette pensée me fit sourire. Ma main vint caresser ce corps chaud contre le mien, je n'osais ouvrir les yeux craignant que cela ne soit qu'un rêve. Puis je senti une main caresser mon visage, passer sur ma barbe qui commençait à piquer, me caresser les joues, le nez, les yeux avant de passer à travers mes cheveux et de caresser mon cuir chevelu. Finalement j'ouvris les yeux et découvrit le visage rayonnant de Bella, ma magnifique petite-amie.

J'avais eu du mal à la quitter cet après-midi-là. Nous venions de nous accorder une chance d'être heureux ensemble, d'avancer et je ne voulais pas la laisser seule pour rejoindre ma famille. J'étais si bien contre ma bella. J'avais dû la quitter après un message de Jasper m'avertissant que mon absence commençait à inquiéter la famille mais depuis je ne cessais de me répéter intérieurement que Bella Swan était ma petite-amie.

J'étais si euphorique depuis cette nuit-là, ma famille ne s'en était pas aperçue. Ils étaient trop occupés à profiter qu'on soit tous réunis avant de partir trois jours plus tard. J'avais passé le plus de temps possible avec eux et ça m'avait fait du bien. Je devais avouer que ma famille me manquait malgré son exubérance et sa manie de vouloir gérer la vie des uns et des autres.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent au dernier étage, je repérais rapidement l'escalier menant au toit. L'air glacial de l'hiver était vif et attaquait ma peau mais je ne m'en préoccupais pas plus que ça, je cherchais Bella des yeux.

« Bella ? » murmurais-je presque en la trouvant assise sur une chaise de jardin, le regard perdu dans l'horizon. Le ciel était couvert de nuage, il allait surement neiger d'un moment à l'autre. Bella ne devait pas m'avoir entendu car lorsque je lui caressais légèrement sa joue glacée, elle sursauta.

Elle me fixa un millième de seconde avant de se jeter dans mes bras. Aucun mot ne fut échangé, je la serrais dans mes bras cherchant à réchauffer son corps glacé et à la consoler du drame auquel elle a dû assister.

« Merci d'être là » Bella se détacha de moi et j'en profitais pour essuyer les larmes qui avaient coulé silencieusement

« De rien. Je sais ce que c'est quand on perd un patient, c'est toujours dur. Je voulais être là pour toi » Je ne me voyais pas rentrer chez moi après ma garde alors que ma petite-amie restait pour s'occuper d'un cas difficile.

« Je déteste ça ! Il…il était si petit, si…si innocent ! Et sa mère…elle…elle souffrait tellement…je pouvais rien faire ! J'aurais tant voulu faire quelque chose ! » Continua-t-elle à pleurer

« Je sais ma belle ! » Je la serrais à nouveau dans mes bras pour lui apporter tout mon réconfort, je ne pouvais rien faire d'autre malheureusement. « Tu es glacé, viens je te ramène chez toi »

« Tout le monde va nous voir ! Je voudrais Edward mais… » Il était si difficile de la laisser maintenant alors que je savais qu'elle avait besoin de moi. Tout ça parce que nous voulions que personne ne se mêle de notre histoire.

« Je n'ai aucune envie de te laisser seule à un moment pareil…sauf si c'est ce que tu veux ?» Elle sorti à nouveau la tête de mes bras, plongeant son regard chocolaté dans le mien. Ses larmes avaient cessé mais il en restait encore des traces sur ses joues et ses yeux étaient rouges. Elle secoua la tête avant d'ajouter :

« Je ne veux pas rester toute seule dans mon appartement, seulement… » Je l'interrompis en l'embrassant. J'y mettais toute ma ferveur, essayant de lui faire comprendre que je tenais à elle. Bella et moi étions encore loin du stade où nous échangions nos sentiments, je ne savais pas vraiment ce que je ressentais réellement mais je savais que je tenais à elle.

« Il est hors de question que je te laisse rentrer chez toi dans ce cas. Peu importe si les autres nous voient et que notre relation est révélée à tous ! Je n'abandonnerais pas ma petite-amie lorsqu'elle a le plus besoin de moi, ok ? » J'avais été ferme dans mon discours, je savais que Bella pouvait être têtue alors autant lui montrer que moi aussi et qu'il n'y avait pas matière à discuter. Je reprenais ma respiration avant de continuer de partager l'idée qui avait germé dans mon esprit mais qui pouvait ne pas plaire à Bella.

« J'ai eu une idée…euh…tu pourrais venir chez moi » cette fois elle se décolla de mon corps afin de prendre du recul tout en me regardant.

« Edward…je ne crois pas que ce soit une bonne idée, tes parents… » je l'interrompis à nouveau malgré moi, ce que j'allais payer à un moment ou un autre.

« Ne sont pas là. Mes parents ont pris plusieurs jours pour rejoindre des amis en visite sur Seattle. Ils ne seront pas…on mettra ta voiture dans le garage au cas où il y aurait de la visite. Je veux juste être là pour toi, Bella, je ne te demande rien d'autre » Sans vraiment m'en rendre compte je retenais ma respiration, appréhendant sa réaction. Soit elle me prenait pour le genre de mec qui voulait seulement coucher avec elle, soit pour un petit-ami.

Bella me regarda pendant plusieurs secondes qui me parurent des minutes puis elle soupira comme résigné. Elle revint se coller à moi avant d'embrasser ma mâchoire.

« Je n'ai plus l'habitude que l'on s'occupe de moi… » me dit-elle en me fixant de ce regard que j'aimais tant

« Il nous faudra du temps, un pas à la fois ? » Je voulais la rassurer. Je savais que ce n'était que le début. Nous venions à peine d'accepter notre rapprochement, note inclination l'un pour l'autre mais ce n'était que le début. Notre couple était encore bien fragile. C'était comme si nous étions des adolescents bataillant avec leur première relation alors qu'en même temps nous avions les craintes et les peurs d'adultes ayant l'expérience de la souffrance que ce genre de relation peut apporter.

« Alors juste un moment ensemble ? » Je pouvais lire l'appréhension dans ses yeux craignant surement de me décevoir ou que je lui en veuille de ne pas aller plus vite.

« C'est promis » je l'embrassais sur le front comme pour sceller ma promesse. Cette fois-ci elle se détacha de moi, nous étions prêts à y aller. J'aurais voulu passer mon bras sur ses épaules ou lui tenir la main pour garder un contact avec sa peau si douce mais nous devions rester discrets. Pour cela nous avions décidé de nous séparer. Elle comme moi avions fini notre garde depuis 3h maintenant, nous ne pouvions pas être aperçu ensemble dans l'hôpital alors qu'on devait être chez nous, les rumeurs fuseraient à vitesse grand V.

Je pris l'escalier pendant que Bella entrait dans l'ascenseur. Je me dépêchais de descendre jusqu'au niveau 0 et sortir par une des sorties de secours derrière l'hôpital, il n'y avait généralement personne de ce côté-là du bâtiment. Je rejoignais ma voiture et dans mon rétroviseur, je pouvais vois Bella dans sa Ford fiesta rouge, attendant de pouvoir me suivre. Je démarrais et sorti du parking de l'hôpital, Bella pas loin derrière.

Heureusement pour nous l'hôpital de Forks était à la périphérie de la ville, ce qui faisait que nous n'avions pas besoin de traverser toute la ville pour rejoindre la villa Cullen. Je n'aurais pu imaginer les manigances que Bella aurait mis au point pour éviter que les commères ne s'interrogent sur le pourquoi la fille Swan suit la voiture du Fils Cullen. Je souris à cette pensée, Bella avait vraiment des idées farfelues quand il s'agissait d'être discret mais j'aimais ça, elle était marrante et un peu folle dans ses moments-là.

Je bifurquais finalement à gauche, prenant un sentier dans la forêt qui me conduirait à la maison de mes parents. J'étais rassuré quand je vis Bella prendre le chemin de terre à ma suite, à partir de là plus personne ne pourrait nous surprendre. Personne ne venait par-là, hormis moi et mes parents, nous avions peu de visite en général et aucun voisin pour poser des questions. J'allais enfin avoir un vraiment moment avec Bella sans être interrompu, sans devoir trouver des excuses à ma famille ou Bella à la sienne. Nous serions simplement un couple qui profiterait de la présence de l'autre.

J'ouvris le garage avec ma télécommande, garant ma Volvo à sa place et Bella à celle que la Mercedes de mon père occupait habituellement.

« Waouh ! On peut dire que les Cullen ne font pas les choses à moitié quand il rénove une maison » s'exclama Bella en sortant de sa voiture avec un sac de voyage à la main. Elle semblait aller mieux que sur le toit de l'hôpital et ça me rassurait. Je lui souris et posais un regard interrogateur sur le sac qu'elle avait en main.

« J'ai toujours un sac avec des affaires propres dans mon vestiaire, heureusement tout le monde était déjà au travail et je n'ai rencontré personne. » répondit-elle. Je me saisis alors de sa main comme j'aurais voulu le faire à chaque fois que je faisais un pas à ses côtés. Nous montions ensemble l'escalier nous conduisant au rez-de-chaussée. Je fis une rapide visite à Bella et chaque fois qu'elle entrait dans une pièce je la voyais s'émerveiller devant la décoration de ma mère. Esmée Cullen n'était pas décoratrice intérieur pour rien.

« Est-ce que tu veux manger quelque chose ? » lui demandais-je en entrant dans la cuisine

« Pas vraiment » son regard redevint triste en un instant, je comprenais qu'aider une femme à mettre au monde un enfant mort était ce qu'il y avait de pire. Gérer la souffrance des parents mais aussi la vision d'un enfant qui venait au monde sans cris, sans pleurs, sans espoir.

« Que dirais-tu d'une bonne douche ? » lui demandais-je à nouveau en caressant sa chevelure brune.

« Oui, ça serait bien » Je m'emparais alors d'une de ses mains et de son sac de voyage en traversant le salon. Je la conduisais à l'étage supérieur.

« Chaque chambre a sa salle de bain…euh…je te conduis à celle des invités. » Je voulais vraiment qu'on y aille doucement. Bella m'avait bien fait comprendre que c'était ce qu'elle voulait et je devais avouer que moi aussi.

Pendant que Bella parti prendre une douche dans la chambre des invités, j'en fis de même dans ma chambre de l'autre côté du couloir. J'avais du mal à ne pas penser à Bella, nue, à seulement quelques mètres, ça devenait même très problématique au niveau de mon bassin. Mon sexe était tellement dur et je ne pouvais pas enlever les images de Bella et moi sous la douche. J'avais beau ne pas vouloir aller trop vite avec elle et prendre mon temps, je ne pouvais malheureusement pas en dire autant de mon corps. Je savais aussi que si je ne faisais rien maintenant ce problème aller durer et je ne voulais pas mettre Bella mal à l'aise, elle ne méritait vraiment pas ça aujourd'hui. Elle avait besoin d'un petit-ami attentionné et présent, point. Je me décidais alors à céder à mes fantasmes.

Bella nue, l'eau coulant le long de sa mâchoire, de son cou, de ses seins et de ses hanches.

Mes mains suivant le parcours de l'eau, touchant ainsi chaque partie de son corps, elle était si douce, si belle et incroyablement sexy.

Moi, l'embrassant avec passion avant de descendre lécher sa clavicule puis ses seins. Mon dieu qu'elle devait être délicieuse, sa peau, son désir…

J'empoignais mon membre avec ma main, la faisant glisser sur toute ma longueur, toujours plus vite. Les va-et-vient me procurèrent de plus en plus de désir, m'imaginant posséder Bella de la plus exquise des manières.

Bella qui gémissait, qui criait mon nom.

Bella me disant d'aller plus vite, plus fort.

Bella me mordant et me griffant

Je ne tins pas longtemps sous la douche, Bella me faisait tellement d'effet même si c'était seulement dans mes fantasmes. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes que je vins dans ma main tout en prononçant le nom de Bella, essayant de ne pas le crier.

Après mon moment en solitaire sous la douche, je m'habillais rapidement d'un bas de pyjama. Je séchais mes cheveux à la va-vite avec une serviette de bain lorsque j'entendis frapper à ma porte.

« Entre » Bella entra dans ma chambre mais s'arrêta au bout de quelques pas. Elle ne portait que le peignoir des invités sur le dos. Je devais avouer que j'avais beaucoup de mal à garder mon sang froid et à déglutir devant une telle vision.

« Je n'ai pas apporté ce qu'il faut pour dormir » m'expliqua-t-elle en se mordant la lèvre inférieure. Edward contrôle-toi me répétais-je.

Je réalisais que j'étais torse nu lorsque le regard de Bella se perdit sur mon corps, la vue semblait lui plaire. Après avoir mis mon propre haut à l'effigie de ma fac de médecine, j'en sorti un second bien plus grand.

« Tiens. Tu peux prendre ma salle de bain » réussis-je à articuler

« Oh, merci Edward. » Je m'assis sur le lit en attendant Bella et profitant de ce moment pour me calmer les nerfs. Elle revint 2 minutes plus tard, habillé de seulement mon tee-shirt, je pouvais voir qu'elle n'avait pas de soutien-gorge à travers le tissu. Bien que mon habit lui arrivait un peu au-dessus du genou, je pouvais voir la finesse de ses jambes…Elle était si belle.

« Tu…tu es très belle » articulais-je avec difficulté. Je ne voulais pas la gêner, mais je me devais de le lui dire. Je remarquais alors la teinte rouge sur ses joues

« Désole, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise Bella, vraiment » Non mais quel idiot ! T'avais dit « un pas à la fois Edward » et voilà que tu lui dis qu'elle est belle alors qu'elle est à moitié nue. Elle va croire que tu penses qu'à ça !

« Non, ce n'est pas ça…J'ai toujours du mal avec les compliments…Je ne vois pas la même chose que les autres…que toi » J'avais remarqué au cours de nos discussions et de nos rendez-vous que Bella n'était pas une femme sûre d'elle, hormis au travail. Elle doutait tellement d'elle, de sa capacité à intéresser, à captiver autrui et surtout les hommes. Jacob Black n'avait pas aidé non plus.

« Tu ne te vois pas clairement, tu es une femme magnifique Bella » Elle rougit encore plus mais son sourire montrait que mon compliment lui faisait plaisir et ne la gênait pas. Elle s'approcha de moi pas à pas, caressa mon visage, puis je senti son corps se coller au mien et m'enlacer. J'avais bien fait de m'occuper de moi sous la douche parce que j'aurais vraiment mis Bella mal à l'aise avec ma trique d'enfer.

« Merci d'être là Edward » me confia-t-elle la tête posée contre mon épaule

« Tu n'es plus seule maintenant Bella » Elle devait le comprendre, maintenant c'était elle et moi. C'était une chose que je devais également accepter.

Nous sommes resté collés l'un à l'autre perdant la notion du temps jusqu'à que je l'entende bailler contre mon torse. Un coup d'œil à mon réveil m'indiqua qu'il était déjà 14h30. Heureusement nous avions trois jours de repos avant de reprendre.

« Tu devrais dormir Bella, la nuit n'a pas été facile pour toi » lui dis-je, bien que l'idée qu'elle puisse aller dormir dans la chambre des invités me contrariait.

« Est-ce que…est-ce que je peux rester avec toi ? » me demanda Bella. Elle avait levé les yeux vers moi, faisant une moue en se mordant la lèvre inférieure. Même si j'avais voulu je n'aurais pu lui résister. On aurait dit une petite fille.

« Tu es sûre ? » Je préférais lui demander, que les choses soient claires entre nous et qu'elle ne vienne pas me le reprocher après.

« On ne fera que dormir Edward…mais je veux être dans tes bras. Alors ? » Bon sang, cette femme était une sorcière, une sorcière sacrément sexy qui lisait dans mes pensées.

« C'est tout ce que je veux aussi : pouvoir dormir avec ma petite-amie dans mes bras…ça me plait » répondis-je avec un grand sourire.

Une fois couché, j'avais le corps de Bella collé au mien. Sa tête était posée contre mon torse et une de ses mains était sur mon ventre. Je la serrais fort contre moi, mon bras gauche enlaçant ses épaules. Alors que je sentais la respiration de Bella se calmer et devenir régulière, que sa poitrine touchait mes côtes à chaque inspiration, je prenais conscience que j'étais vraiment heureux

« Je suis heureux de t'avoir dans ma vie, Bella. » murmurais-je à son oreille

« Moi aussi, Edward » marmonna-t-elle à moitié endormie « tu fais partie ma vie maintenant »

Me revoilà !

Quel est le verdict ? Ça vous a fait plaisir la scène de la douche ? Vous avez vu, il ne m'a pas fallu 20 chapitre pour les faire dormir ensemble, je suis contente de moi, lol.

J'espère que la partie sur le travail de Bella ne vous a pas déçu, je voulais montrer que son métier est un très beau métier mais qu'il est parfois dur à vivre. Ça m'a rappelé une scène dans Urgence.

Donc chapitre moins joyeux que d'habitude…

Pour le prochain, dont j'espère avoir plus de facilité pour l'écrire, il sera question de leur troisième rdv, de l'appartement d'Edward.

Qu'est-ce qu'Edward réserve à sa Belle ?