1. Appartenance: Les personnages présents dans cette fiction ainsi que son univers appartiennent à Toby Whitehouse (Being Human) et à James Griffin (The Almighty Johnsons).
2. Rating: Je la note "T+", car l'univers sera à peu près identique à ceux des deux séries (ce qui reste correct tout de même). Mais certains chapitres pourront être "M" en raison de certaine scène de violence ou de sexe (comme dans les deux séries en fait xD).
3. Autre: Dommage de ne pas avoir eu de reviews sur le précédents chapitre, mais j'avais qu'il n'avait rien de palpitant :) Et puis faut dire ce que cette fiction est une des rares en français et donc difficile à trouver ( et tout le monde ne ship pas le britchell aussi...) ENFIN ! Je vous poste comme prévu la suite ! J'espère qu'il vous plaira ! :)
Chapitre 19
Point de vue d'Anders.
Deux jours s'étaient écoulés depuis que mes frères étaient au courant du secret de Mitchell. Rien ne semblait avoir changé, car après tout, si nous sommes des dieux, pourquoi n'y aurait-il pas d'autre créatures ? C'était ce que je m'étais dit lorsque Mitchell m'avait avoué ce qu'il était, ainsi que ses amis d'ailleurs... Mais son état rendait Axl très curieux, et sa naïveté sur le monde surnaturel le rendait quelque peu envahissant et irritant. Il ne cessait de lui poser toutes sortes de questions, et Mitchell n'arrêtait pas de lui dire que les films sur les vampires n'avaient rien à voir avec la vraie vie. Qu'il n'y avait rien à lui envier, et...que ça pouvait être terrifiant...
Un silence prit place et Mitchell, qui était assis sur le canapé, tourna la tête dans ma direction. Machinalement, j'avais arrêté de ranger les courses dans le réfrigérateur pour les écouter, mais lorsque ses yeux croisèrent les miens, je me sentis tout à coup mal à l'aise et détournai le regard pour retourner à mon occupation.
Depuis la discussion que j'avais eu avec Ty, le jour du rituel, je ne cessais d'être tourmenté par toutes sortes de pensées négatives... Il savait pour moi et Mitchell. Je n'avais rien à dire pour ma défense quand il m'a prit à part de nos autres frères pour en parler... Il m'a reproché de jouer avec le feu, que j'avais une femme, une fille... Une famille dont je devais prendre soin. Selon lui, je ne devrais plus céder à Mitchell, je devrais arrêter cette relation et reprendre le contrôle de ma vie.
Or c'est impossible... Depuis cette discussion, j'évite Mitchell comme la peste... et plus je m'éloigne de lui, plus il me manque. Je ne sais pas comment faire... Certes j'ai une famille, mais...mais il y a Mitchell... Et Mitchell...c'est l'amour de ma vie. Je ne peux pas lui claquer la porte au nez. J'aurais beau avoir toute la volonté du monde pour le fuir, que je ne pourrais pas tant ce sentiment est si puissant. Il fallait qu'on discute.
« Mitch ? Fis-je en refermant le réfrigérateur. Je peux te voir deux minutes ?
— Bien sûr... »
Il se leva du canapé alors que je me dirigeai vers le jardin pour nous rendre près du cabanon. Une fois derrière, je m'appuyai sur un des murs et plongeai mes yeux dans les siens.
« Je me demandais bien quand tu serais décidé à m'expliquer quelque chose, fit-il en croisant les bras. C'est bien pour m'en donner que tu m'as fait venir ici, n'est-ce pas ?
— Oui...Tyrone sait pour nous deux. Il veut que j'arrête mes conneries et que je pense à ma famille.
— Et...fit-il en inspirant bruyamment, que vas-tu faire.. ? »
Je m'avançai dans sa direction et m'arrêtai seulement à une trentaine de centimètres de lui. Je relevai la tête pour plonger de nouveau mes yeux dans les siens et d'enfin sceller mes lèvres aux siennes.
Je sentis une montée d'adrénaline me foudroyer de bas en haut, et entendis Mitchell soupirer d'aise avant qu'il n'enroule ses bras autour de ma taille et ne réponde au baiser.
« J'aurais beau avoir toutes les raisons du monde de lutter contre cet amour, fis-je contre ses lèvres, que je ne pourrais jamais y parvenir... C'est trop puissant... Je t'aime beaucoup trop Mitchell...
— Oh Anders...dit-il en me serrant davantage. Je pensais que tu allais me dire que tu ne voulais plus que ça continu...
— Il y a trois nuits, je t'ai reproché d'avoir voulu me quitter... Je ne vais pas à mon tour tenter de le faire... Ça ne serait pas logique...Ou alors je ne saurais pas ce que je veux. Or, je sais parfaitement. (Je l'embrassai une nouvelle fois.) C'est toi Mitchell... C'est toi que je veux... Dès notre retour à Bristol, je parlerais à Amanda... »
Nous restâmes ainsi pendant de longues secondes avant de nous séparer.
« Mais il y a quelque chose qui m'embête...
— Quoi donc ? Fit Mitchell en fronçant les sourcils.
— Tyrone pense que...c'est trop dangereux que tu sois si proche de Jean...
— Pardon ? Qu'il se mêle de ses affaires ! Il sait peut-être ce que je suis, mais il ne sait plus QUI je suis. Jamais je ne ferais de mal à un enfant. Pendant ces douze années j'ai toujours eu assez de jugeote pour ne pas m'en prendre à eux. Ta fille est adorable, je ne lui ferai jamais de mal. Jamais.
— Je sais Mitchell, je sais...fis-je pour le calmer un peu. C'est pour ça qu'il faut que vous vous parliez... Il s'agit de ma fille, certes, et je te fais confiance à ce sujet-là. Mais tant que tu n'auras pas convaincu Ty, il n'arrêtera pas de te jeter ces regards froids.
— Très bien ! Allons régler ça tout de suite ! »
Il commença à partir d'un pas décidé, mais je plaquai ma main sur son torse pour l'arrêter. Je lui expliquai que les choses étaient un peu trop tendues pour le moment, que nous ferions mieux d'attendre ce soir pour discuter. Mitchell soupira pour se calmer et hocha la tête. Il nous ramena derrière le cabanon et m'enlaça de nouveau.
« Je n'aime pas quand il y a un mal aise entre nous Andy...
— Il n'y en aura plus... Je t'aime Mitchell. »
En guise de réponse, il déposa ses lèvres contre les miennes et les happa délicieusement avant d'y faufiler sa langue. Je répondis au baiser, mais j'avais peur que nous nous fassions surprendre par quelqu'un. L'adrénaline monta rapidement, par l'angoisse et le début d'excitation, mais Mitchell brisa notre baiser et plongea son regard dans le mien.
« Quoi.. ? Fis-je troublé.
— Je crois que quelqu'un...nous observe. »
Nous tournâmes tous les deux la tête vers une petite bouille qui se cachait à l'angle de la cabane.
« JEAN ! Criai-je de surprise.
— Ah ah ! Maintenant, vous pouvez pas mentir ! Fit-elle en tirant la langue ! Vous êtes vraiment amoureux !
— Que.. ? N-Non ! Me rattrapai-je.
— Inutile Andy, ta fille est bien trop maligne pour lui cacher un tel truc. Elle sait beaucoup de choses. Elle nous a vu sur le muret le soir de l'anniversaire d'Axl, et...et le lendemain, j'ai été contraint... d'avouer... »
Je tournai la tête vers Jean qui nous regardait avec un large sourire et son petit poing refermé sur sa bouche. Un petit air de malice se lisait dans son regard, et nous pûmes l'entendre ricaner avant qu'elle ne s'avance vers nous, et réclame mes bras. Je ne me fis pas prier et attrapai ma fille contre moi.
« Et tu en penses quoi.. ? Demandai-je à Jean.
— C'est trop cool, dit-elle en souriant. Mitchell, c'est comme mon deuxième papa maintenant ! Et puis je sais qu'il m'aime beaucoup, et je l'aime beaucoup aussi ! Et qu'il me protégera du monsieur ! »
Je jetai un regard à mon amant, qui fronçait les sourcils et qui haussa les épaules. Ce n'était pas la première fois que Jean parlait de ce genre de choses... Et à chaque fois, il y avait une allusion à Mitchell dedans... ou à quelqu'un que Mitchell connaissait.
« Quel monsieur Jean ? Demanda-t-il.
— Je ne le connais pas... Mais tu m'a protégé de lui...en lui dévorant le cou. Mais tu faisais peur... Tu avais les yeux tous noirs...
— Jean, reprit-il, je t'ai déjà dit que ça n'était jamais arrivé... Et je ne mange pas les gens...et n'ai pas non plus les yeux noirs...
— Est-ce que...commençai-je les sourcils froncés, est-ce que tu saurais où ton souvenir à eu lieu ?
— J'étais assise sur un petit lit et...il faisait nuit mais la fenêtre était ouverte alors il y avait un peu de lumière. C'était une grande chambre sans meubles et... la porte était fermée à clé. »
Mitchell et moi nous jetâmes un regard. Nous ne connaissions pas un endroit pareil. A vrai dire, ça pourrait être n'importe où. Dans une maison, dans un garage, un hangar, un hôpital... Mitchell se risqua à demander si cet homme était celui aux cheveux blonds, mais Jee secoua la tête à la négative. Alors elle rêvait, ou pas, de deux hommes différents.
Un long silence prit place et un petit malaise s'installa entre nous. Mitchell le brisa en proposant d'aller vers la baie, qu'une fête foraine semblait s'y être installé depuis hier. Jean leva les bras au ciel de joie et nous tira presque par la main pour nous rendre sur la baie et s'amuser. Ça nous permettra de nous détendre un peu avant de discuter avec Tyrone. Il fallait mettre les points sur les i.
Nous retournâmes alors rapidement dans la maison pour prendre nos affaires, mais Mikkel fit irruption dans le salon et croisa les bras sur le chemin de la porte d'entrée.
« Il faut qu'on parle Anders.
— Je sais, j''y comptais aussi. Mais pas maintenant, Jee veut aller à la fête foraine qu'i la baie. Nous parlerons ce soir.
— Sans faute Anders.
— Ouais ouais. »
Je soupirai tout en passant mon chemin et nous sortîmes de la maison. Une fois dans la rue, je pus souffler bruyamment d'agacement, tout en insultant mes frères de tous les noms.
« Bon sang, il s'agit de ma vie ! Je comprends qu'ils s'inquiètent pour Amanda et Jean, mais c'est mon choix. Ils n'ont pas leur mot à dire là-dessus.
— Je sens que ça va être une partie de plaisir ce soir...
— Oh ouais ! Carrément ! »
Nous marchâmes alors dans la rue tout en longeant la côte, et alors que nous profitions de cette balade, Jean qui s'amusait un peu plus loin devant, se mit à chanter.
« Senn vorv æsir
allir a þingi
ok asynivr
alla a mali,
ok vm þat ræðv
rikir tifar,
hvi væri Balldri
ballir dravmar »
Aussitôt qu'elle s'était mise à chanter, je m'étais arrêté net. C'était du vieux norrois. Je ne comprenais plus cette langue, mais Olaf le pouvait. Je marchai alors rapidement jusqu'à Jean, et lui attrapai doucement le bras pour lui faire face. Après m'être accroupi pour être à sa hauteur, je lui demandai où elle avait entendu cette langue et ce que cette chanson voulait dire.
« C'est ma langue, rien de plus normal !
— O-Oui, mais...que veut dire cette chanson Jean ?
— Elle parle des Ases qui s'inquiètent des mauvais rêves de Baldr... »
Je me mordis la lèvre inférieure, réalisant que ma fille devait certainement faire encore une absence dû à sa réincarnation. Elle avait raison... Avant sa mort, Baldr faisait justement des cauchemars sur cette dernière, et comme il était aimé de tous les dieux et déesses d'Asgard, tous s'inquiétèrent pour lui.
Mais je ne comprenais toujours pas une chose. Si Jean était effectivement la réincarnation d'une déesse...pourquoi y avait-il des prémices maintenant ? Jamais ça ne m'était arrivé, pas avant mes vingt-et-un ans... Pareil pour Ty et Axl...
« Il va venir me chercher...fit-elle tout à coup le regard dans le vide. A cause...(elle releva les yeux vers Mitchell) de toi. »
Je la vis tout à coup basculer vers l'arrière. Je me précipitai pour l'attraper dans mes bras et la coller contre moi.
« Jee ! Jee, ma chérie, réponds-moi !
— Bon sang mais qu'est-ce qu'il lui arrive !? Se mit à paniquer Mitchell.
— Une absence. Elle fait un malaise je crois ! »
Mitchell m'aida à l'allonger au sol et à positionner correctement sa tête sur mes jambes. Ça ne semblait pas très grave, mais c'était très impressionnant, et je pouvais voir les mains de Mitchell trembler comme des feuilles mortes.
« Ça va aller Mitchell, ce n'est pas la première fois...
— Qu'est-ce que tu as dû ressentir lors de cette première alors, fit-il nerveusement. Bon sang, et si jamais cette personne que Jean voit va vraiment l'enlever ? Et par ma faute ?
— Mitchell, calme-toi...
— Comment veux-tu que je me calme, Anders ? Dit moi qu'avant que nous nous revoyons, elle voyait déjà cet homme, et là je me calmerais ! (Mon regard dévia du sien) Tu vois ! Tu vois que c'est à cause de moi !
— Peut-être qu'il y a quelque chose en lien avec toi, effectivement, mais le poème de Baldrs Draumar dans le vieux norrois, ça, c'est pas toi. Ça vient de moi. Et probablement d'Amanda... »
Il se calma un instant en passant ses mains sur son visage, puis vint poser un genou à terre près de moi afin de voir comment Jean allait. Et justement, elle commença à se réveiller lorsqu'il fut plus près.
« Hey...ma chérie...fis-je en lui caressant la joue. Comment tu te sens.. ?
— Bah en pleine forme ! Fit-elle en se redressant rapidement.
— Hé ho, doucement, tu vas retomber dans les pommes si tu t'actives trop. »
Et cet instant, elle plaqua sa main sur sa tête et se laissa retomber en arrière sur mes jambes. Elle était toujours consciente, mais elle avait été prise de vertiges. Je lui ordonnai de rester allonger quelques minutes ainsi, alors que je lui caressai doucement les cheveux.
« Je pense que nous devrions retourner chez Olaf, tu ne penses pas ? Fit Mitchell.
— Je suis d'accord...
— Oh non...Je voulais aller à la fête foraine...fit Jean à demi-mot.
— De toute façon, nous devons préparer nos affaires, car nous rentrons demain... »
Je pris alors Jean dans mes bras et nous fîmes demi-tour pour retourner à la maison. C'était plus raisonnable, car après un malaise on a rarement envie de monter dans des attractions.
Lorsque nous franchîmes le pas de la porte, je vis mes trois frères assis dans le canapé, coupés en pleine conversation. Je fronçai les sourcils, et eux se regardèrent embarrassés.
« Vous faites un Bergerbar sans moi ?
— Euh...non, pas vraiment dit Mike dans un sourire pincé.
— C'est quoi un Burger Bar ? Demanda Axl innocemment.
— Non, pas un Burger Bar, un berger...oh laisse tomber, fit Mike en se levant du canapé. Pourquoi rentrez-vous si tôt ?
— Vous parliez de moi c'est ça ? Fis-je sur les nerfs. Bravo à vous tous ! Parler sur le dos des gens, est déjà ignoble alors sur le dos d'un frère encore plus !
— Anders, reprit Mike, c'est juste pour savoir de quoi nous pouvions parler ce so-
— En invitant Axl ? Bon sang, Mike ! Admet que c'est toi qui en a parlé à Tyrone !
— Anders, nous connaissons tous Aman-
— Et alors quoi ? Ça te permet de crier à toute la famille que j'ai une relation avec Mitchell ? Non ! Ça, c'est mon affaire, pas la tienne ! Il s'agit de ma vie ! Fis-je en regardant mes frères un à un. Alors ne vous en mêlez pas ! »
Je me dirigeai vers ma chambre, toujours avec Jean dans les bras et après l'avoir allongé sur le lit, Mitchell me suivit et referma la porte.
« Je suis désolé, fis-je en réalisant ce que j'avais dit devant lui. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise...
— Pour le coup, c'est raté, fit-il en s'asseyant sur le lit. Mais ce n'est pas de ta faute. Tu as raison... Il s'agit de ta vie, ça ne les regarde pas. »
Un petit silence s'installa et je réalisai que cette petite discussion avec Mike avait mis mal à l'aise Mitchell. Pour éviter de trop tergiverser en présence de l'un et de l'autre, je dis à Mitchell et Jean de commencer à rassembler les affaires. Si je me souvenais bien, nous devions prendre l'avion à sept heures et demi demain, pour arriver à Los Angeles à sept heures et demi également, mais du soir, enfin...pour nous il sera trois heures du matin... Ah...Les joies du décalage horaires... En tout cas, il ne fallait pas tarder.
Mon amant disparu dans sa chambre, alors que je commençai à rassembler les affaires de Jee.
« Pourquoi tu t'es disputé avec oncle Mike ?
— Oh...je...ce sont des histoires de grandes personnes, Jee... Tu es trop jeune pour comprendre...
— Mais on dirait que tu es énervé ou que tu es triste...Alors je voulais juste savoir pourquoi tu allais pas très bien... »
Je soupirai et m'avançai vers Jean avant de m'asseoir sur le matelas. Je commençai à tordre nerveusement les bras de sa peluche, que je tenais.
« En fait... Mitchell et moi nous sommes rencontrés bien avant que je sois avec ta maman... On était très amoureux l'un de l'autre. Mais un jour, il a eu un accident très grave, et j'ai cru qu'il y avait perdu la vie...
— Tu as été très triste alors...
— Oh oui...fis-je en soupirant. Mais après plusieurs années sans lui, je me suis dit qu'il fallait que je l'oublie, et que je fasse ma vie. Une vie sans Mitchell.
— Et tu as rencontré maman !
— C'est un peu ça, dis-je en souriant, et nous sommes tombés amoureux, et on a eu une jolie petite fille.. !
— Ça, c'est moi.. !
— Exactement ! Mais même si j'aimais énormément ta maman, une part de moi,au fond, voulait Mitchell... Lorsque je l'ai revu, mon cœur a fait boum ! C'était plus fort que tout ce que j'avais pu ressentir jusqu'à présent avec n'importe qui.
— Mitchell est ton amoureux de toujours et pour toujours alors...
— J'en ai bien peur...
— Peur ? S'étonna-t-elle. Pourquoi ? Mitchell est pas méchant ! Ça se voit qu'il nous aime tous !
— Oui, je ne voulais pas dire peur dans ce sens-là... C'est juste que je ne peux pas aimer deux personnes en même temps... Soit je reste qu'avec Mitchell, et...et je quitte ta mère, soit...(je soupirai longuement) soit je pars...et je ne garde aucun des deux... »
Je vis alors le regard de ma fille se teinter de tristesse et un sourire pincé prit lentement place sur son visage. Elle se mit à quatre pattes sur le lit et s'approcha de moi avant d'attraper sa peluche et de la serrer contre elle.
« Tu sais... si tu quittes maman... elle sera triste, toi aussi et moi aussi... Mais ça arrive de plus s'aimer...et après on sera plus si triste que ça.. ! Mais si tu pars sans dire pourquoi, ou en disant que c'est fini à maman et aussi à Mitchell, alors on sera tous très tristes... et ça durera très longtemps... Et c'est toi qui en souffriras le plus...
— Tu es en train de me dire de quitter ta mère et de rester avec Mitchell ?
— Hmhm.. ! Pour toi, moi et maman ça sera un peu triste au départ, mais ça ira mieux avec le temps ! Toi, après tout ce temps, ça n'a pas allé mieux sans Mitchell... Faut profiter qu'il soit pas mort finalement ! Mais faut pas faire traîner les choses... Jouer la comédie c'est pour les acteurs, pas les policiers...les policiers veulent la vérité, c'est tout... »
Je ne pu m'empêcher d'esquisser un sourire attendri et se prendre ma fille dans mes bras afin de l'enlacer longuement. Elle était si jeune, et pourtant, elle arrivait à raisonner comme une adulte... Je ne comprends pas qu'elle sache tant de choses à cet âge... Mais même s'il s'agissait de ma petite Jee, j'étais content de lui en avoir parlé... Elle m'avait fait prendre conscience de certaines choses, et je savais un peu ce qu'elle en pensait. Elle m'avait redonné du courage pour affronter mes frères ce soir.
« Et toi, fis-je en la regardant droit dans les yeux, comment tu le vie.. ?
— Bah je suis un peu triste que tu aimes plus maman, mais Mitchell est super cool aussi ! Alors je serais, je pense, encore plus triste si je le voyais plus...parce que tu voudrais plus le voir... »
J'enlaçai de nouveau ma fille, et ajoutant que même si je n'aimais plus sa mère, elle, ma Jee, je l'aimerais toujours. Quoi qu'il advienne de ma vie, ou de la sienne. Et cela sembla la rassurer un peu plus sur ce point.
Nous continuâmes alors de rassembler nos affaires, de faire nos sacs, et lorsque tout fut terminé, j'entendis des petits coups retentir contre ma porte de chambre. Je ne fut pas surpris, en ouvrant cette dernière, de voir Mike, le regard un peu dur, m'adresser ces quelques mots.
« Il faut qu'on parle maintenant Anders...
— J'arrive... Mais sans Mitchell ni Jean. »
Il acquiesça et reparti. Je pris alors ma fille avec moi et allait frapper à la porte de chambre de Mitchell et lui dit que c'était l'heure de la discussion. En revanche, je lui dis de rester ici, avec Jean, car je voulais éviter le mal aise de mon amant. Il finit alors pas accepter, et je repartis dans le salon, où mes frères s'étaient réinstallés sur le canapé.
« Bon ! Parlons-vite, parlons-bien ! Fis-je en m'asseyant sur le canapé également. Qui commence ?
— Tu as l'air de prendre ça à la rigolade ! Ajouta sèchement Tyrone.
— J'essaie de détendre l'atmosphère, Freeze. Et non, je ne prends pas cette histoire à la légère. Au contraire, la situation est très compliquée.
— Bon, fit Mike pour nous calmer, on va procéder par des questions fermées. On pose une question, et toi, Anders, tu réponds par oui ou par non. Et si jamais tu juges qu'il est important de développer ta réponse, vas-y.
— Bien. Commençons, fis-je en croisant les jambes. »
Ils se regardèrent tous un à un avant que Mike soit le premier à se lancer dans le yes/no questions.
« Tu as bien une relation avec Mitchell, actuellement ?
— Oui.
— Et c'est parce que vous avez des sentiments l'un pour l'autre ?
— Oui.
— Est-ce que tu aimes toujours Amanda ? Demanda Tyrone.
— N-Non.
— Tu comptes rompre avec elle à notre retour ?
— Oui, c'est mauvais de jouer un double jeu. Pour elle, pour Mitchell, et pour moi.
— Tu es prêt à sacrifier le terme de 'Famille' pour être avec Mitchell ?
— Non. Parce que quoi qu'il advienne, Amanda est la mère de Jean, elle n'est pas insignifiante pour autant. Elle fait partie de ma famille, et le fera toujours.
— Parlons de Jean, ajouta Mike. Il est possible qu'elle ai la garde de ta fille. Tu continueras de la voir ou tu oublieras à cause de Mitchell ? Tu sais, les jeunes couples ont tendance à se faire tourner la tête mutuellement.
— Oui je continuerais de la voir. Elle est ma fille, et je l'aime plus que tout.
— Tu as pensé à Amanda ? À ce qu'elle ressentirait ? Ajouta Ty.
— Oui, fis-je agacé. Mais mieux vaut tout mettre au clair maintenant que la prendre pour une idiote. Je m'en voudrais de continuer de faire ça. Je me sentirais d'autant plus coupable.
— Alors tu es sûr de ta décision ? Continua Mike. Tu veux rester avec Mitchell et quitter Amanda ?
— Oui... »
Un silence retomba dans la pièce. Un silence qui commença à me peser sur la poitrine quand Mike intervint une nouvelle fois en disant que, finalement, nous se saurons jamais qui est Amanda, sur la question de sa réincarnation. Il est vrai qu'elle était certainement une déesse... mais comment savoir si elle-même l'ignore ?
« Je doute que ce soit intelligent d'aller la voir et lui demander qui elle est, intervint Axl. C'est vrai, je n'ai pas très bien réagis quand vous m'avez parlé de dieux nordiques...
— Il n'y a qu'une seule façon de le savoir...fis-je en jetant un œil à Olaf qui était dehors.
— Anders, Olaf ne pourra pas venir avec nous à Bristol. Pas demain en tout cas, ajouta Mike. Mais... Je peux toujours lui demander conseil avant de partir... »
Je me mordis la lèvre inférieure, réalisant que c'était enfin officiel avec mes frères. Il ne manquait plus qu'à rentrer à Bristol, et d'annoncer la mauvaise nouvelle à Amanda...
Mais quelque chose m'intriguait, depuis que mon interrogatoire avait commencé. Tyrone ne cessait de sourire dans son coin. A quoi pensait-il ?
Ah ah ? Mais à quoi pense-t-il ?
Eh bien j'ai bien peur que ce ne soit jamais révélé dans la fiction (étant donné que tout se déroule au PDV de Mitchell et Anders) alors je vais vous l'annoncer ici :) Comme Dawn n'est pas directement dans l'histoire (et peu relié à Anders), Ty n'a pas de sentiments pour elle (contrairement à la série). Donc Amanda prend ce rôle ! Tyrone a des sentiments pour elle mais n'a jamais tenté de lui avoué, ni à qui que ce soit d'autre d'ailleurs. D'où les petits regards étranges devant l'église le jour de l'enterrement de Karen, ou encore là, Ty qui est finalement content qu'Anders quitte Amanda...
C'était certainement pas clair et impossible à deviner, car peu de personne on remarquer ces petits détails. Alors je l'annonce ici ! :)
Sinon, pour la chanson que chante Jean, c'est un véritable poème norrois pour Baldr :) Au départ, je voulais trouver un poème de Bragi, que ç'aurait bien fait bizarre à Anders de l'entendre sortir de la bouche de sa fille, mais j'ai rien trouvé :/
Bon, cette conversation s'imposait, désolé, c'est lourd, mais maintenant c'est fait, et les frères doivent se faire à l'idée qu'Anders quitte Amanda. Et puis, perso, quand on fait un tel choix, ça ne regarde que soit, en vrai... On peut demander des conseils, oui, mais les autres ne peuvent pas intervenir...
BREF ! On se retrouve au prochain chapitre ! :)
(Où Mitchell va encore faire un écart...)
Byyye ! :)
