Hem...
Non, vous ne rêvez pas ! Cho30 et moi ne sommes pas mortes. Nous nous excusons d'ailleurs pour ce très long temps d'attente, surtout avec la fin du dernier chapitre et l'action que repartait.
Cho30 étant à l'IUFM, elle a énormément de travail (ce qui est un euphémisme...) et ne pouvait pas se consacrer à la fic. Quant à moi, c'est à peu près la même chose, entre mémoire de master et stage.

Je sais que j'ai commencé une autre fic sur un autre fandom, mais étant constitué seulement d'OS et sur un ton bien plus léger, c'est beaucoup plus simple à mettre en œuvre qu'une longue fic travaillée comme celle-ci.

Mais ne vous inquiétez pas, hors de question qu'on abandonne ! Cette fic nous tiens trop à cœur à toutes les deux. ^^ Et promis, les deux prochains chapitres seront moins longs à paraître !

Sinon, ce chapitre est un peu un tournant dans l'histoire générale avec ce qu'on va y apprendre. Je vous mets au défis de tout décoder ! XD J'espère d'ailleurs que vous n'y arriverez pas ou vous saurez exactement comment va se finir la fic. :-P

En attendant... Bonne lecture et encore toutes nos excuses !


CHAPITRE 20 : LA OU LES DIEUX NE SONT D'AUCUNE AIDE

Kakashi évita sans problème deux autres flèches sortant des ténèbres, dont une uniquement grâce à sa pupille. S'emparant de plusieurs shuriken, il les jeta vers l'endroit d'où provenaient les traits. Un cri de douleur. Un ennemi touché.

« Derrière toi ! »

Kakashi sauta en l'air, esquivant de peu une flèche. Il atterrit souplement sur une branche un peu haute. Il scruta les ombres qui jaillirent de la brume comme des fantômes en criant de rage. Des cavaliers...

Kakashi décida d'en finir. Pakkun ne lui serait d'aucune utilité en combat. Il repéra le cavalier le plus proche de son arbre et se laissa tomber sur lui.

Il tenta de le faire tomber de sa monture, mais le cheval rua aussitôt. Kakashi fut violemment désarçonné. Il chuta lourdement sur le sol dur. Sa tête eut la chance rencontrer des fougères.

Il roula sur le côté, des sabots s'enfoncèrent dans la terre à l'endroit où sa poitrine se trouvait quelques secondes plus tôt. Dans sa chute, il avait lâché son kunai. Sa main trouva instantanément un remplaçant. Il ressentait un ancement douloureux au niveau du dos, mais il n'y fit pas attention et se releva, prêt à faire face à ses assaillants.

Dans sa jeunesse, il avait appris à ne pas montrer ses émotions. A l'Académie, on l'avait formé à toutes les situations. Son expérience lui avait appris à ne plus s'étonner de rien.

Mais rien ne l'avait préparé à ça.

Ses yeux s'agrandirent de stupeur. Il ne pouvait même plus croire le sharingan. Devant lui se tenait non un cavalier et son cheval, mais une créature au torse, au bras et à la tête humaine, mais dont tout le reste était celui d'un équidé. Sa seconde d'inattention lui valut d'être jeter à terre par un autre hybride qui lui écrasa la main droite d'un coup de sabot. Il hurla de douleur.

Plus de ninjutsu...

Il jeta un regard instinctif à Pakkun qui était tout aussi perdu que lui. Inutile de compter sur le petit chien, son invocation ne servait pas au combat... Et Dieu sait à quel point il n'aurait pas été contre un peu d'aide en cet instant.

Les yeux larmoyants de souffrance, il donna un coup de pied à un troisième homme-cheval dans le genou de la patte avant. Celui-ci céda dans un craquement atroce. La créature tomba en criant. Un de moins. En s'appuyant sur la main gauche, Kakashi se remit debout et attrapa un nouveau kunai. Ce n'était pas aussi facile de manier des armes de ce côté quand on était droitier, mais ce n'était pas la première qu'il était obligé de le faire. Il s'entraînait toujours pour faire face à cette éventualité.

Il se baissa. Une flèche siffla à son oreille. L'homme-cheval maniant l'arbalète se cabra mais Kakashi fut plus rapide. Il se jeta souplement sur la droite. Les sabots tapèrent le sol avec violence. Le Ninja copieur entailla profondément le torse de l'ennemi. Cela parut rendre encore plus furieux les deux derniers qui n'étaient pas encore blessés.

Alors que l'un d'eux se lançaient au galop sur lui, un nouvel hybride apparut et s'interposa :

« Arrêtez donc ! Vous êtes fous !

-Firenze ? Pousse-toi ! Laisse-nous l'achever ! Tu as vu ce qu'il a déjà fait à...

-C'est vous qui l'avez attaqué, dit le dénommé Firenze d'une voix douce. Et je viens vous empêcher de commettre la pire bêtise de votre vie.

-La pire... Non mais ! Ce n'est qu'un humain ! Tu ne vas encore prendre la défense de ces vermines ?

-Bane... soupira Firenze. Tu ne l'as pas reconnu alors ?

-Et pourquoi aurais-je dû le reconnaître ?

-Des cheveux argentés, un œil magique... C'est un de ceux dont parlaient les étoiles. »

Kakashi et Pakkun se jetèrent un coup d'œil. Visiblement, ils étaient aussi perdus l'un que l'autre. Depuis quand les étoiles parlaient ?

« Ne me dis pas que tu penses à... »

Bane se mit rire ironiquement.

« Il est venu sur notre territoire sans notre autorisation. Ce n'est pas parce qu'on a lu quelque chose d'étrange dans les étoiles à son sujet qu'il a le droit de se promener ici !

-Il est étranger, il ne savait peut-être pas. » insista Firenze.

Ce dernier se tourna vers le Ninja copieur qui croisa son regard d'un saphir délavé, et le dévisagea un instant :

« Kakashi Hatake, pourquoi es-tu venu ici ?

-Eh bien... »

Il regarda à nouveau Pakkun qui lui fit comprendre qu'il ne lui serait d'aucun secours. De toute sa longue carrière d'invocation auprès des Hatake, il n'avait jamais eu l'occasion de parler à une créature mi-homme mi-cheval...

« Eh bien, répéta le juunin, je... J'ai eu l'impression que quelque chose n'allait pas dans cette forêt et j'ai voulu vérifier. »

Et il avait été servi, se dit-il.

« Pourquoi vérifier ?

-Je dois assurer la protection de Potter Harry contre Voldemort.

-Il n'est pas ici, assura Firenze.

-Il m'a pourtant semblé que quelque chose d'étrange se produisait ici.

-Oui, c'est vrai. Nous l'avons nous-mêmes remarqué, d'où l'agressivité de mes congénères. Il y a des ombres mystérieuses qui rôdent dans la Forêt ces derniers temps. Des ombres dangereuses.

-Et les étoiles n'ont rien dit à ce sujet ? »

Tous les regards se tournèrent vers Pakkun. Quelques cris de surprise retentirent parmi les hommes-chevaux. Ils n'avaient sûrement jamais vu un chien qui parlait.

« Es-tu doué de parole ? s'abasourdit le dénommé Bane.

-Faut croire que oui...

-Je n'avais jamais vu cela auparavant... Un simple chien qui parle.

-Je ne suis pas un simple chien ! se vexa Pakkun. Je suis une invocation. »

Il s'approcha de Kakashi et le désigna du museau.

« Et lui, c'est mon invocateur.

-C'est passionnant ! s'exclama Firenze.

-Depuis quand tu parles anglais, toi ? interrogea Kakashi.

-Tu crois que je ne suis pas doué en langue ? soupira Pakkun.

-Je n'ai jamais dit ça. Et...

-Comment te nommes-tu ? demanda Bane au chien.

-Pakkun et vous ?

-Bane, lui c'est Firenze. Celui qui a une patte cassée, Ronan et le dernier, Magorian.

-Excusez-moi de vous demandez cela mais... qu'êtes-vous exactement ? Je n'avais jamais rien reniflé de tel avant.

-Nous sommes des centaures, répondit fièrement Bane. Nous ne tolérons aucune présence humaine sur notre territoire.

-Alors je vais vous laissez tranquille... tenta Kakashi à qui sa main faisait de plus en plus mal.

-Ce n'est pas si simple ! » menaça Bane en bandant son arc vers le juunin.

Firenze posa sa main sur le bras de l'autre centaure et l'obligea à baisser son arme.

« Les étoiles... murmura-t-il. Le destin est en marche, tu ne peux pas t'y opposer. Personne peut s'opposer au destin. »

Kakashi et Pakkun avaient tout à coup l'impression d'entendre parler des Hyûga de la Bunke.

« Les étoiles ne parlaient pas que de lui. Il y avait l'air et le feu qui s'opposaient. Il y avait deux poulains et deux prophéties. Laisse-moi passer Firenze.

-Il est un des quatre qui sont allés là où les dieux ne peuvent pas apporter d'aide, insista le centaure aux yeux bleus.

-Où as-tu été ? chuchota Pakkun au Ninja copieur dans l'espoir de comprendre.

-Je n'en ai pas la moindre idée...

-Et tu sais comme moi, continua Firenze, que les astres disaient que l'un d'eux décidera du sort du monde, que son choix apportera l'âge d'or ou la fin de toute chose.

-Les étoiles parlent d'un temps qui n'arrivera pas avant une dizaine d'années. Elles se trompent souvent sur un tel temps.

-Je ne crois pas pour cette fois. »

Bane dévisagea longuement Kakashi qui se sentait mal à l'aise. Ce sentiment était renforcé par la douleur de sa main brisée. Cette dernière le faisait atrocement souffrir, l'adrénaline du combat étant retombée.

« C'est bon, se résigna Bane à contre cœur. Je crains que cette fois tu n'es raison à son propos. Venez, laissons-le se débrouiller tout seul... Pakkun, à un de ces jours peut-être.

-Qui sait ? »

Bane aida Ronan à se relever. Celui-ci s'appuya sur lui. La blessure de Magorian était sérieuse, mais il pouvait toujours marcher. Tous les trois disparurent, Firenze s'attardant un peu.

« Comment va ta main, Kakashi Hatake ?

-J'ai connu pire.

-Tu dois te demander ce dont nous parlions à propos des étoiles... Nous lisons l'avenir en elles. »

Le regard de Kakashi se fit dubitatif. Firenze sourit :

« Oui, nous lisons l'avenir. Nous ne le disons jamais aux humains, mais je pense que cela peut t'aider. Mars est particulièrement brillante. Une guerre s'annonce.

-Voldemort.

-Non, je ne crois pas. Enfin... Si bien sûr, le Seigneur des Ténèbres aura sûrement un rôle à jouer et mènera sa guerre. Mais je parle d'une autre guerre, plus lointaine, mais plus meurtrière. Une guerre qui ne se passera pas sur ce sol, mais qui sera menée pour le monde. Et puis... Il y a ce qui est dit à propos des quatre qui allèrent là où les dieux ne peuvent pas apporter d'aide. Un choix sera fait par l'un d'eux, Kakashi Hatake, qui déterminera l'issu de la guerre. L'air et le feu s'affronteront, des frères s'affronteront, des amis s'affronteront. Cette guerre sera terrible. Et puis... Il y a deux enfants et deux prophéties. Deux sauveurs. Ils passeront par bien des épreuves qui détermineront quelles seront leurs identités. Ils devront s'allier mais ne pourront rien faire tant que le choix ne sera pas fait. »

Un long silence suivit. Le juunin n'était pas sûr de tout ce qu'il avait entendu. Sa main le faisait terriblement souffrir.

« Adieu Kakashi Hatake, ou au revoir, je ne sais pas. Peut-être nous reverrons-nous, qui sait ? »

Le centaure disparut dans les ténèbres de la Forêt Interdite. Le Ninja copieur fixa un instant l'endroit où il avait disparu. La voix ironique de Pakkun le ramena à la réalité :

« Et les étoiles ne lui ont pas dit si vous vous reverrez ? »

L'invocateur eut un petit rire, vite étouffé par la douleur.

« Pakkun... Je vais encore avoir besoin de toi. Tu vas me guider, je ne suis pas sûr de me sentir assez bien pour retrouver mon chemin à l'odorat tout seul.

-Ah ces Humains... Allez, viens, c'est par là. »

.oOo.

L'adolescente sourit timidement.

« Merci beaucoup Mrs Umino. C'est... C'est moins gênant de parler de ça avec vous qu'avec Mrs Pomfresh.

-Je t'en prie ! Mais la prochaine fois, essaye quand même de prendre quelques précautions...

-D'accord.

-Et...

-Sachiko ! J'ai besoin de toi ! »

La jeune femme et sa patiente se tournèrent vers l'entrée de l'infirmerie. Sachiko poussa un cri de surprise en voyant Pakkun courir vers elle. L'adolescente ouvrit la bouche, certaine de ne pas avoir bien entendu. Etait-ce bien le chien qui venait de parler japonais ?

« Pakkun ?! s'écria la médecin. Qu'est-ce que tu fais là ?

-C'est Kakashi ! Il est blessé.

-Où est-il ?

-Il arrive, je suis parti devant pour te prévenir.

-Vous... Vous êtes un... un chien ? demanda la patiente.

-Oui et non, une invocation, répondit rapidement le carlin. Ton frère est là. »

Pakkun s'était tourné vers la porte. Il avait reniflé son invocateur. En effet, Kakashi poussa la porte. Sachiko resta muette d'horreur. C'était la deuxième fois qu'elle voyait son frère dans un tel état. La première fois, ils se promenaient tranquillement dans Konoha avec Rin et le sharingan s'était tout à coup mis à le torturer et à saigner abondamment, sans aucune raison. Aujourd'hui, c'était sa main qui était en sang, et lui était pâle de douleur. La jeune femme savait qu'il avait eu des blessures bien plus graves, mais il s'était toujours débrouillé pour qu'elle ne les voit pas.

« On en a fini pour aujourd'hui. » déclara Sachiko à l'adolescente.

Cette dernière s'empressa de sortir tandis que la jeune femme s'approchait de son frère.

« Je suis désolé de t'imposer ma présence, mais...

-Comment tu t'es fait ça ? murmura-t-elle.

-Des centaures...

-Des quoi ?

-Des créatures à moitié hommes et à moitié cheval, expliqua Pakkun. L'un d'eux lui écrasé la main.

-Viens par là. » ordonna Sachiko en se dirigeant vers le lit du fond.

Elle le fit asseoir puis alla fouiller dans une armoire. Il s'adossa contre le mur et ferma un instant son œil.

« Ça va ? demanda son chien.

-Ça ira.

-Tu t'es laissé distraire, c'est pas de toi.

-Je sais, reconnut Kakashi. Je m'attendais pas à des êtres aussi bizarres.

-Je dois reconnaître qu'ils étaient étranges. »

Le Ninja copieur rouvrit sa paupière, tandis que Pakkun tournait son regard morose vers Sachiko. Elle venait de poser sur la table de chevet des potions et des bandages. Elle s'assit à côté de son frère et lui prit sa main blessée. Elle grimaça. Elle était dans un sale état... Elle forma quelques signes et apposa sa propre dextre entourée d'une douce lueur verte sur celle de son frère qui eut une moue de douleur. Bientôt, la souffrance s'amoindrit lentement jusqu'à presque disparaître.

Sachiko se releva et partit sans un mot vers le bureau. Kakashi crut qu'elle avait fini et se leva à son tour, avant de se diriger vers la sortie.

« Tu vas où ? s'étonna sa sœur en revenant.

-Je pensais que c'était bon...

-Tu rigoles ?! J'ai juste endormi tes nerfs pour que tu ne souffres plus. Je ne fais que commencer. J'avais besoin de ça... » répliqua-t-elle en montrant un petit objet.

Kakashi fronça les sourcils en se ressayant.

« Une pince à épiler ? J'ai la main cassée, pas...

-Une pince médicale, soupira Sachiko en le coupant. Et pour info, ta main est complètement broyée, pas juste cassée.

-Mais je ne vois toujours pas l'intérêt de la pince.

-Toi et ta manie de porter des mitaines ! s'écria-t-elle. Je t'avais déjà dit combien de fois qu'en cas de blessure à la main ça serait pire que tout ?! Il va falloir que je te l'enlève et le tissu est incrusté dans la chaire. Et je ne te parle même pas du fer constituant une sois-disant protection ! »

Elle sortit sa baguette magique de sa poche et traça un grand rond imaginaire autour d'eux en marmonnant :

« Purus aer... »

L'artefact blanc sembla aspirer les impureté de l'air ambiant pour ne laisser aucun microbe ni la moindre poussière susceptible d'infecter la blessure.

Elle posa la baguette, prit la main de son frère avec délicatesse et entreprit sans un mot d'extraire le tissu et le fer avec la pince. Pakkun observait alternativement le frère et la sœur, percevant parfaitement la tension qu'il régnait entre eux. Kakashi regardait Sachiko qui se concentrait sur ce qu'elle faisait.

« Pakkun ? fit tout à coup la jeune femme.

-Oui ?

-Tu pourrais aller à la cuisine demander aux elfes de maison d'apporter à manger et à boire s'il te plait ?

-Aux quoi ?

-Aux elfes de maison. Kakashi a perdu pas mal de sang, j'ai pas envie qu'il fasse un malaise.

-Je vais bien, protesta le concerné.

-Pour une fois, tu vas faire ce qu'un médecin te dit. En plus, il est plus de quatorze heures et je suis sûre que tu n'as rien mangé. »

Le chien sortit de l'infirmerie. Kakashi se mordilla la lèvre, hésitant à briser le silence qui s'était à nouveau installé. Il finit par se décider, prenant le premier sujet de conversation qui lui vint à l'esprit.

« Et... Et tes premiers cours ? Ça s'est bien passé ? »

Il eut un cri de douleur. Sachiko venait, sans faire exprès, de déraper avec la pince. La main légèrement tremblante en repensant à sa matinée, elle posa l'instrument sur le côté et entreprit de calmer à nouveau la souffrance de son frère. Elle baissait les yeux pour ne pas que Kakashi la voit. Il sentit cependant son trouble plus qu'apparent et demanda :

« Ça s'est mal passé ? »

Elle ne répondit toujours pas. De sa main gauche, il prit son menton et l'obligea à relever le visage pour la voir pleurer en silence. Elle détourna la tête violemment et se recula un peu.

« Que s'est-il passé, petite sœur ? s'inquiéta-t-il.

-Om... Ombrage.

-Elle t'a inspectée ?

-Oui.

-Tu sais, quoi qu'elle t'ait dit, tu ne dois pas y faire attention. C'est un serpent qui ne pense qu'à te cracher son venin à la figure.

-Je la hais, fit-elle soudainement, toujours sans le regarder. Tu n'as pas idée à quel point.

-Plus que moi ? »

Sachiko planta enfin ses yeux dans celui de son frère. Ils s'observèrent un long moment, jusqu'à ce qu'elle se décide à répondre :

« Je ne te hais pas, tu sais.

-Ce n'est pas l'impression que tu donnes en ce moment, répliqua-t-il tristement.

-Je t'en veux pour tout ce que tu ne m'as pas dit. C'est différent. Je ne te déteste plus comme avant. Mais je ne suis pas prête de te pardonner.

-Est-ce que tu pourrais simplement essayer de te mettre à ma place ? Je... Je reconnais que j'ai peut-être été lâche. J'avais terriblement peur de te perdre alors je ne t'ai rien dit de cette promesse. Je savais très bien que tu penserais que je ne m'étais rapproché de toi qu'à cause de ce qu'Obito m'avait dit. Quant à... à la Gazette... C'est peut-être maladroit de ma part. Encore une fois, j'ai eu peur de te perdre. Je... Ça m'a fait repenser à tout ce qui s'est passé dans notre enfance. C'est sûrement stupide mais... J'ai voulu t'épargner. J'ai voulu t'éviter de subir ça à nouveau. J'ai... J'ai eu peur pour toi. Je suis désolé de t'avoir blessée...

-Tu sembles avoir tellement peur de me perdre que tu ne fais qu'empirer la situation.

-Tu sais parfaitement que... que je n'ai jamais été très doué pour les relations humaines. Petite sœur... Quoi qu tu puisses penser, pour tout ce que je t'ai caché, c'est par amour pour toi, même si c'était maladroit et stupide. Et oui, j'ai peur de te perdre parce que je n'ai que toi au monde. Je n'ai personne d'autre. Il n'y a que des gens avec qui j'apprécie passer du temps, rien de plus. De tous ceux à qui j'ai pu tenir, il ne reste que toi. »

Sachiko avait tenté d'arrêter de pleurer : elle détestait qu'il la voit en larme. Mais son discours n'avait fait que la troubler encore plus. Kakashi sentit son cœur se serrer un peu plus. De sa main valide, il essuya avec tendresse ses larmes et attrapa la nuque de sa sœur doucement. Il mit son front sur le sien, geste qu'ils avaient pris l'habitude de faire durant leur enfance, puis lui chuchota :

« Je ne te demande pas de me pardonner... Simplement de me comprendre, petite sœur. »

.oOo.

Pakkun trottinait dans Poudlard, indifférent aux regards étonnés des élèves. Parfois, il s'arrêtait pour renifler à un angle de couloir. Sachiko était bien gentille, mais si elle ne lui indiquait pas où se trouvait les cuisines, il ne pourrait pas aller aussi vite. Heureusement qu'il avait l'odorat fin... Il avait bien tenté de demander à un élève ou deux son chemin, mais ils avaient hurlé de peur à chaque fois. Les sorciers étaient vraiment d'étranges humains ! Ils côtoyaient des centaures, discutaient avec des fantômes, peignaient des portraits vivants, faisaient faire le ménage à des elfes de maison... et ils avaient peur d'un petit chien qui parlait. Ils n'avaient jamais vu d'invocation ou quoi ?!

Ah bien ! pensa-t-il. L'odeur de nourriture et de produit vaisselle s'intensifia encore une peu, ainsi que celle d'étranges créatures qu'il avait décidé d'identifier comme les elfes. Un couloir plus loin, et il débouchait sur une petite salle où était simplement accrochée un tableau représentant une coupe de fruits géante. Il regarda de tous les côtés et ne vit aucune porte. Il fronça les sourcils et s'assit devant la peinture. Les odeurs venaient de derrière... Mais comment faisait-on pour y accéder ? Mystère...

Il tenta de faire pivoter la nature morte, mais elle était bien fixée au mur. Il aboya, espérant se faire entendre, mais personne ne lui ouvrit. Il tenta d'appeler les elfes, mais rien ne se produisit.

Il n'allait tout de même retourner voir les Hatake en leur disant qu'il n'avait pas réussi à entrer ?!

Il se mit sur les pattes arrières et appuya celles de l'avant sur la peinture. Il renifla, essaya de pousser. Tout à coup, il sursauta. Quelqu'un s'était mis à rire. Il se retourna mais ne vit personne. Peut-être avait-il rêvé ? Il recommença son travail d'inspection, jusqu'à ce le rire retentisse à nouveau près de son oreille gauche. Plus étonné que jamais, il se rendit que ça venait du tableau lui-même... Il remua son oreille dessus. Le rire s'intensifia, il vit la poire se tordre de rire puis se transformer en poignée.

Alors c'était donc ça ? Il fallait chatouiller la poire ? Il sauta et agrippa la poignée avec sa gueule. La peinture pivota.

Il s'empressa d'entrer pour se retrouver face à quelque chose qui défiait l'entendement. Quatre gigantesques tables s'alignaient, perpendiculaires au mur où se trouvait la porte d'entrée. Au fond, parallèle à ce même mur, une cinquième table. Une immense cheminée montrait les restes de braises, sûrement avait-elle servi à faire cuire les aliments. Et là, s'affairaient absolument partout des petits êtres aux yeux globuleux et aux oreilles de chauves souris...

Pakkun ne savait plus où donner de la tête. Ça faisait vraiment beaucoup pour lui en une seule et même journée... Puis tout à coup, un elfe de maison le vit et poussa un cri de surprise :

« Un chien ! Il y a un chien qui a réussi à entrer ! »

Plusieurs se précipitèrent pour le faire fuir mais il s'écria :

« Hé ! Mais arrêtez ! Je viens juste chercher à manger pour mon invocateur ! »

Un long silence s'installa puis ils s'éparpillèrent en poussant des petits cris aiguës.

« Un chien qui parle ! Un chien qui parle ! »

Pakkun se demanda un instant s'il n'était pas plus terrifiant qu'un biju... Il se dirigea vers un elfe, ou plutôt une elfe au vu de ses habits. Elle était assise sur un tabouret et n'avait pas réagi, une bouteille d'alcool à la main.

« Excusez-moi mademoiselle, mais... »

Elle fondit en larme. De mieux en mieux...

« Gentil ! Trop gentil avec Wincky le chien ! Trop... »

Un hoquet lui coupa la parole.

« Excusez-la Mr. Chien Qui Parle, fit une petite voix triste. Elle ne supporte pas bien la liberté. »

Pakkun se retourna et vit un elfe recouvert d'habits différents.

« Je m'appelle Pakkun, répondit le carlin.

-Dobby pour vous servir Mr Pakkun ! Ce n'est pas tous les jours que l'on voit un chien qui parle.

-Je suis une invocation, soupira-t-il pour la énième fois de la journée. Dites-moi, j'aurais besoin de nourriture à emporter pour Kakashi. Mon invocateur...

-Dobby connaît Kakasi Hatake ! Kakashi Hatake emploie Dobby pour garder les jeunes maîtres.

-Les jeunes maîtres ?

-Il y a le jeune maître blond, le jeune maître brun et la jeune maîtresse rose...

-Naruto, Sasuke et Sakura, comprit Pakkun. Je peux avoir à manger ?

-Tout ce que Mr Pakkun voudra ! »

Dobby disparut dans le garde manger et rapporta autant de choses que ses petits bras le pouvaient, faisant voler quelques gâteaux au passage. Il alla chercher trois paniers et mit tout dedans.

« Et voilà !

-Merci... »

Le carlin se demanda comment transporter tout ça... Bon, il n'avait plus qu'à appeler une partie de la meute.

.oOo.

« Non, non et non ! Ce n'est plus possible Albus !

-Calmez-vous Minerva, il ne sert à rien de s'énerver.

-Il ne sert à rien de s'énerver ?! répliqua McGonnagall de son air pincé. Pour vous ce n'est rien de faire venir une meute de chiens dans Poudlard ? Et... Et je ne parle même pas de ses retards ! Vous ne pouvez pas laisser passer ça cette fois ! Il n'est pas venu en cours de la journée. Nous avons besoin de sérieux parmi nos professeurs, surtout avec Ombrage.

-Je sais, fit Dumbledore d'une voix douce et apaisante. Mais vous savez aussi bien que moi la véritable raison de sa présence ici. Hiruzen lui accorde toute sa confiance, je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas de même.

-Ce n'est pas une question de confiance, Albus ! Bien sûr que c'est un grand ninja. Mais en tant que professeur, j'apprécierais plus de sérieux de sa part ou nous allons avoir encore plus de problème avec le Ministère.

-Minerva, soupira Dumbledore, je pense que Kakashi est quelqu'un de sérieux. Il aura simplement fait passer sa mission avant son travail de professeur. De mon point de vue, je préfère quelques chiens lâchés dans l'École et un professeur en retard que Harry assassiné par Voldemort.

-La règle la plus élémentaire est d'arriver à l'heure. S'il arrive en retard pour sauver Potter de Vous-savez-qui, vous ne serez pas plus avancé.

-Le sujet est clos. Hiruzen a accepté de se séparer de l'un de ses meilleurs shinobi et de son meilleur professeur de l'Académie pour nous venir en aide. Nous devrions plutôt être heureux de les avoir à nos côtés.

-Ne mélangez pas tout : Iruka a toutes les qualités que j'attends d'un professeur. J'espère tout de même que vous en parlerez à Kakashi. Inutile de vouloir se faire passer pour un enseignant s'il n'est pas capable d'être à l'heure. »

Le directeur ne répondit rien et poussa la porte de l'infirmerie. McGonnagall et lui entrèrent et saluèrent Sachiko.

« Vous venez voir mon frère ? Il est sur le lit du fond.

-Que lui est-il arrivé ? demanda Dumbledore.

-Un... Comment ça s'appelle ? Centaure, c'est ça ? Un centaure lui a broyé la main avec un sabot. »

La sous-directrice poussa un cri indigné : en plus, il se promenait dans la Forêt Interdite...

« Et comment va-t-il ? continua le directeur sans faire attention à son professeur de Métamorphose.

-Il a eu de la chance, beaucoup de chance, d'être à Poudlard. Je lui ai fait prendre une potion de reconstruction osseuse. Demain, il n'aura plus rien. A Konoha, il en aurait pour des mois de rééducation et il n'aurait même pas été sûr qu'il puisse utiliser sa main. Du coup, plus de ninjutsu et donc impossibilité de rester shinobi... »

Sachiko détourna les yeux pour cacher son émotion. Elle avait vraiment eu peur pour son frère. Elle murmura alors :

« Il serait bon que plus de médecins ninjas apprennent votre médecine, elle est bien plus efficace pour certaines choses. »

Ils se dirigèrent tous les trois vers le fond de l'infirmerie. Sachiko poussa les rideaux et dévoila Kakashi, à moitié allongé et en train de lire son livre préféré. Dumbledore eut un léger sourire amusé en voyant le titre et l'auteur. Il parlait couramment japonais, après tout, et avait bien connu les Trois Ninjas Légendaires quand il faisait des recherches avec le Troisième Hokage.

Le Ninja copieur ferma son bouquin et posa son œil sur le directeur.

« Bonsoir professeur Dumbledore.

-Bonsoir ! Comment vous sentez-vous ?

-Prisonnier, grimaça-t-il.

-Si tu étais plus prudent, tu finirais moins souvent à l'hôpital ! répliqua Sachiko qui savait très bien que son frère n'avait qu'une envie : partir.

-Vous savez que vous avez raté une journée de cours ? reprocha McGonnagall qui ne pouvait se taire plus longtemps. Que vos chiens ont effrayé la moitié de Poudlard ?

-Désolé... Je...

-Il ne suffit pas d'être désolé ! s'exclama-t-elle. C'est une honte ! La ponctualité est la règle de politesse la plus élémentaire ! Tout comme prévenir vos élèves que vous ne pourrez pas faire cours ! Ou au moins le directeur ou moi !

-Ne vous énervez pas Minerva ! pria à nouveau Dumbledore. Je suis sûr que Kakashi a une excellente excuse.

-Oh ! C'est à moi que vous parliez ? fit le juunin avec un grand sourire, en relevant le nez de son livre repris quelques instants auparavant. Sachiko, Minerva... Je vais vous demander de quitter la pièce.

-Quoi ?! Je suis dans mon infirmerie !

-Je suis la sous-directrice et parfaitement au courant de votre mission, je...

-S'il vous plait. »

Le ton de Dumbledore, bien que calme, était sans appel. Les deux femmes s'empressèrent d'obéir à contrecœur.

« Alors ? fit le sorcier en s'asseyant aux côtés du shinobi.

-J'ai l'impression qu'il y a une activité étrange dans la Forêt Interdite. J'ai voulu vérifier et j'ai rencontré les centaures. Ils m'ont confirmé après une courte lutte contre eux qu'il y avait d'étranges ombres ces derniers temps qui rôdaient. Mais surtout, elles ne sont pas liées à Voldemort d'après eux.

-C'est-à-dire ? Ce n'est pas Voldemort ?

-Ni le moindre de ses partisans. Elles n'ont rien à voir avec lui.

-C'est inquiétant ?

-J'ai un mauvais pressentiment en tout cas.

-Il y a autre chose, n'est-ce pas ? »

Kakashi croisa le regard bleu de Dumbledore, comme électrisé. Comment le savait-il ? Personne ne lisait en lui si facilement d'ordinaire...

« Oui... laissa-t-il tomber. C'est ce centaure... Firenze. Il a... parlé d'une prophétie. Vous connaissez un lieu où les dieux ne sont d'aucune aide ?

-Où les dieux ne sont d'aucune aide ? répéta Dumbledore sans comprendre.

-Oui, un endroit où ils ne servent à rien. C'est d'un tel lieu qu'il a parlé. Il a dit que j'y étais allé, ainsi que trois autres personnes, et que l'un de nous quatre déciderait du sort du monde durant une guerre. Je n'ai rien compris à son charabia.

-Les prophéties sont faites pour être comprises en temps et en heure, vous savez. Si ça ne tenait qu'à moi, la Divination ne serait plus au programme depuis longtemps.

-Et c'est pour ça que vous protégez Harry, sourit Kakashi. Parce qu'une prophétie parle de lui comme de l'élu. C'est bien ce que vous m'avez dit lorsque l'on s'est rencontré pour parler de la mission, non ?

-Je le reconnais ! Certaines sont vraies, contredit Dumbledore d'un ton amusé. En tout cas, même si elle est fausse, Voldemort la considère comme vraie. Je pense que rien qu'à ce titre, cela fait de Harry l'élu. Il s'est vraiment passé quelque chose de spécial quand il a tenté de le tuer.

-Vous ne connaîtriez pas une deuxième prophétie, parlant d'un deuxième élu, par hasard ? Firenze en a cité une autre.

-Deux élus ? s'étonna le directeur. Deux prophéties ? Je n'ai jamais rien entendu de tel ! A moins qu'il ne renvoyait à Harry et Neville... Les deux pouvaient être l'élu. Mais je ne vois pas pourquoi les deux le seraient ! Je vous l'ai dit : ne faites pas attention à ce genre de discours.

-De toute façon, nous avons le temps de voir arriver les choses : la prophétie ne se réalisera pas avant une dizaine d'année d'après Firenze. Mais cette histoire de dieux qui n'aident pas et de deuxième élu m'intrigue assez... Sans parler des trois autres que seraient allé au même endroit que moi. Je me demande vraiment qui sont ces élus dont il parlait. »

.oOo.

Naruto agrippait le manche de l'Éclair de Feu et était tenu solidement par Harry qui n'avait aucune envie de le perdre. L'enfant riait autant qu'il pouvait tandis que le Gryffondor lui faisait faire le tour du terrain de Quidditch avec toute la vitesse de son balais. Le blondinet adorait voler et l'adolescent lui avait proposé d'assister à un entrainement. Si Sachiko voyait ce qu'ils étaient en train de faire, toute l'équipe était morte. Harry l'avait pris avec lui pour lui faire une démonstration grandeur nature de ce que pouvait être une match. Angélina avait approuvé pour cette fois : peut-être Naruto serait un jour à Gryffondor et serait la relève de l'équipe ?

Iruka n'avait rien trouvé à redire mais avait insister pour assister à l'entrainement depuis les gradins. Après tout, Harry n'était pas le meilleur Attrapeur depuis Charlie Weasley pour rien !

« Regarde ! cria le sorcier en montrant un éclat doré. C'est le Vif d'or ! On fonce ?

-Ouiiiiii ! »

Harry accéléra, faisant rire aux éclats Naruto. Ils se retrouvèrent bientôt au niveau de la petite balle qui filait comme la foudre.

« Attrape-le ! »

L'enfant, un immense sourire aux lèvres, tendit la main, solidement retenu par Harry, et la referma sur le Vif avec un grand cri de joie.

« Je l'ai !

-Bravo !

-On le fait voir à papa !

-Ok ! Accroche-toi bien ! »

Harry vira à cent-quatre-vingts degrés, arrachant un petit cri de terreur à l'enfant qui se réjouit bien vite. Ils évitèrent un cognard, passèrent devant Ron et ses cages, puis s'arrêtèrent dans un grand freinage à la hauteur des gradins. Harry y atterrit en douceur puis fit descendre Naruto. Iruka était assis avec Sakura et Sasuke. Le père suivait avec intérêt les évolutions aériennes de son fils, tandis que la fille était terrifiée par les balais. Sasuke, quant à lui, s'emmitouflait dans sa cape avec une seule envie : rentrer au plus vite et retrouver Sachiko.

« Regarde, regarde papa ! s'enthousiasma Naruto en brandissant le Vif d'or. Je l'ai eu !

-Bravo crapaud ! Harry, c'était fabuleux !

-Bof... J'ai l'habitude. Tu veux essayer ?

-Moi ?!

-Ben oui.

-Papa ! N'y va pas ! s'écria Sakura en s'accrochant à lui. Tu vas mourir !

-Ne t'inquiète pas ma puce... Harry, tu veux pas plutôt continuer avec les enfants ?

-NOOOOOOONN ! hurla la fillette en s'agrippant encore plus à son père, comme par peur que l'Éclair de Feu la kidnappe dans le ciel.

-On dirait que Sakura n'est pas d'accord ! rit Harry. Sasuke, ça te dirait ? »

Le brun détourna son regard du château qu'il fixait depuis un moment en espérant quitter le terrain de Quidditch, observa le Gryffondor et son balais puis fit une légère moue avant de reprendre son activité précédente.

« Tu devrais y aller, encouragea Iruka. Ça te plairait peut-être...

-Aller où ? »

Ils se retournèrent pour voir Sachiko qui venait de les rejoindre. Elle expliqua sommairement qu'elle avait trouvé le mot d'Iruka. Ce dernier se sentit mal à l'aise. Si son épouse avait vu Naruto et Harry, ils étaient tous bons pour le cimetière...

Le blondinet se chargea de répondre à la place de son père, encore tout excité pour sa course dans le ciel.

« Avec Harry ! Sur son super balais trop rapide et trop cool ! Regarde maman ! J'ai attrapé le Vif d'or ! Je suis un attrapeur maintenant ! »

Il montra, fier de lui, sa prise à Sachiko. Celle-ci ouvrit les yeux de surprise et jeta un regard désapprobateur à son mari. Cependant, à la surprise générale, elle se tourna vers Sasuke qui s'était empressé de se coller contre elle :

« Eh bien mon chéri ! Tu ne veux pas essayer aussi ? Je suis sûre que tu vas aimer !

-Tu crois ? chuchota-t-il.

-Mais oui ! Allez, vas-y.

-Tu viens avec moi ?

-Non, chéri, nous n'aurons pas la place avec Harry. Mais je te regarde, promis. »

Ce fut difficile de le convaincre, mais ils eurent le dernier mot. Tandis que le sorcier lui montrait comment se tenir sur le balais, Iruka se tourna vers son épouse :

« Je ne pensais pas que tu serais d'accord.

-Je ne le suis pas vraiment, avoua-t-elle. La prochaine fois, parle-moi en s'il te plait. Mais je me dis que si je pouvais redonner le goût de quelque chose à Sasuke, ça serait un bon départ. Naruto a l'air de tellement s'amuser !

-Et si ça marche, ça t'évite de lui parler puisqu'il voudra apprendre lui-même à voler sur un balais... »

Sachiko se mordit les lèvres. Iruka la connaissait par cœur. Elle ferait tout pour éviter d'aborder une conversation dont elle ne savait pas comment se sortir avec le petit Uchiwa.

Les parents se tournèrent vers Harry et Sasuke, tous les deux sur l'Éclair de Feu, à un pas du vide. Naruto hurlait des encouragements à Fred et George qui venaient juste de passer devant eux en lui faisant un petit signe. Sakura avait enfoui son visage dans la veste d'Iruka, préférant ne pas assister à ce qu'elle jugeait être le suicide de son frère. Sachiko se demanda un instant si l'idée était si bonne que ça... Voir son fils adoptif si près du précipice... Elle en était malade.

Mais elle ne se posa pas plus de question. Harry sauta dans le vide avec l'Éclair de Feu, Sasuke devant lui.