Comme promis, la suite! Bonne Lecture...
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Chapitre 19 D
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Je m'assieds sur mon lit et me frotte les tempes. Mon mal de tête provient de ma séance avec Voldemort lorsqu'il est entré dans ma tête. L'examen était extrêmement complet, ce matin, quand je me suis présenté avec la tête de Finnigan.
Mais j'ai réussi à cacher tout ce que je voulais, et c'est tout ce qui compte.
Il m'a appris un nouveau truc, ce matin. Je vais probablement devoir l'utiliser sur des prisonniers dans un jour ou deux. Oh, ça risque de ne pas être amusant ! J'ai pris une herbe du jardin et la maintient sous mon nez. Naree m'a dit que c'est censé aider pour les maux de tête.
Putain d'herbe, ça ne me fait rien.
Je sais que je devrais être plus patient, mais je jette l'herbe sur la table en face de moi et pousse un soupir.
Granger a intérêt à ne pas être prise dans la lutte à Nottingham. La connaissant, elle a dû refuser de rester seule au siège. Elle n'est pas vraiment héroïque, mais elle ne restera pas de côté et ne laissera pas les autres faire tout le travail à sa place. C'est une qualité admirable, mais cela veut dire qu'elle met sa vie en danger, ça m'agace au plus haut point.
Mes poings sont crispés. Pourquoi diable cela me dérange ?
Je tire le charme de sous ma chemise. Si je la veux loin de ce combat, j'ai juste à lui demander de venir ici, la distraire avec quelques informations.
Mais je ne dispose d'aucune information nouvelle à lui donner. Merveilleux.
Je suppose que je pourrais plaider le fait que je voulais lui parler de la nuit dernière. Juste la pensée de déguster ses lèvres à nouveau, je frisonne.
Mais si elle est vraiment dehors sur le champ de bataille, la distraire avec ce charme est la dernière chose que je veuille faire. Et puis, avec toutes les protections que j'ai jetées sur ce collier, elle devrait être en sécurité.
Non, je ne veux pas prendre ce risque.
Et merde ! Si je ne peux pas arrêter de penser à elle, je suis condamné. Je vais être inquiet à son sujet tout le temps. Je voudrais juste qu'elle soit là. C'est tout.
Mais alors même que ces pensées traversent mon esprit, je sais que je ne peux pas la laisser seule.
Mon poing s'enroule autour du pendentif.
Plusieurs longues minutes passent, et je commence à m'inquiéter de savoir si ou non elle va venir. Je me lève et commence à arpenter la pièce. J'ai bien envie d'aller directement à Nottingham et de la mettre en sécurité hors des combats qui font rage.
Elle apparaît en face de moi, et j'entre presque en collision avec elle, m'arrêtant juste à temps.
« Granger ».
Elle fronce les sourcils. « Tu as l'air surpris. Je pensais que tu m'avais dit de venir ».
Je hoche la tête, incapable de faire sortir un bruit de ma bouche. Je me maudis silencieusement. Son apparition soudaine m'a pris de court, et je me retrouve à la regarder, la fixer plutôt. À en juger par son apparence, elle n'était pas sur le champ de bataille, son regard est imperturbable, et ses cheveux sont relativement dociles.
Et puis je me rends compte que j'aurais pu ne pas lui demander de venir ici, j'aurais pu simplement utiliser le charme d'espionnage que j'ai mis sur son collier. Putain ! C'est officiel : je suis un homme pathétiquement crétin, doublé d'un abruti de première.
« Eh bien ? » dit-elle dans l'expectative en me regardant attentivement.
J'arrête mes lamentations pour mon manque d'intelligence en ce qui concerne cette... femme et me démène à penser à quelque chose à lui dire. Je ne trouve rien.
Un petit sourire étend ses lèvres. « Ce n'est pas vrai, j'y crois pas, je n'aurais jamais pensé que je verrais un jour le grand Drago Malefoy complètement sans voix », dit-elle.
Pourquoi fait-elle cette putain de remarque ? Où va aller ma confiance après cela ?
Je me détourne d'elle et vais m'asseoir sur le canapé. Si je ne peux pas retrouver ma confiance, le moins que je puisse faire est de la secouer un peu. Et je sais exactement quoi faire.
De mon siège sur le canapé, je lève les yeux vers elle et lui donne un petit sourire.
« Que veux-tu ? » elle demande. « La bataille se passe en ce moment, et je ne veux pas perdre de temps ici si je n'ai pas à le faire ».
« Tu n'avais qu'à ne pas venir si ton temps est limité, je ne t'ai pas forcée », je dis. Avant qu'elle ne puisse protester, je lève ma main et continue : « Je promets que je ne prendrai pas trop de ton temps ».
Ses yeux étroits sont soupçonneux. « Que voulais-tu me dire ? »
« Je voulais juste m'excuser pour hier soir », dis-je.
Elle semble avoir du mal à cacher son état de choc. « Attends, tu... tu es en train de t'excuser ? ».
« Oui, c'est ce que j'ai dit ».
« Mais... mais pourquoi ? ».
Je rigole. « Pourquoi quoi ? ».
Elle exhale profondément. « Je peux m'asseoir ? ».
« Bien sûr ».
Elle se déplace et s'assoit sur le canapé, en restant à une distance raisonnable de moi.
« Pourquoi t'être excusé ? Tu es un Malefoy ».
Je fronce les sourcils.
« Désolé, ma langue a fourché, c'est sorti tout seul », dit-elle en secouant la tête.
Je commence à répondre à sa question. « Je me suis excusé pour t'avoir embrassé ». Je laisse glisser un sourire sur mon visage. « J'étais curieux de voir comment tu réagirais ».
Elle me fusille du regard. « De la même manière que tu m'as « testée » au square Grimmaurd ? ».
« Ouais. Quelque chose comme ça ».
« Je suis un être humain, pas un petit rat de laboratoire. Tu ne peux pas juste... ».
« Je sais, je sais, » dis-je en l'interrompant. « C'est pourquoi je suis en train de m'excuser en ce moment même ».
« Oh, et c'est censé me faire me sentir mieux ? Tu m'as tenue éveillée tout le reste de la nuit, bordel, j'ai essayé de comprendre ce que tu avais voulu me dire avec ce baiser ! ».
Je jette un œil sur elle. Éveillée toute la nuit ? Vraiment ? Je préfère profiter de savoir que j'arrive quand même à lui faire éprouver des choses pour la garder éveillée toute la nuit. Ses joues ont une légère nuance de rose. Elle ne voulait probablement pas le dire à haute voix, au moins, pas tout cela.
Je choisis de ne pas commenter. « Que puis-je faire pour toi alors ? ».
De son expression, je peux dire que je l'ai à nouveau surprise. J'attends patiemment qu'elle se mette à parler.
Enfin, elle demande : « Qui êtes-vous, et qu'avez-vous fait de Drago Malefoy ? ».
Je ris. De toute évidence, elle n'a aucune idée à quel point elle me touche. Eh bien, que cela continue.
« Je suis sérieuse », dit-elle.
« Cela va prendre énormément de temps pour gagner cette guerre », dis-je. « Je n'ai pas l'intention de mourir de sitôt, et tant que nous restons tous les deux en vie, je transmettrai des informations tout au long de cette putain de guerre à l'Ordre. Je suppose... aussi longtemps que nous allons travailler ensemble, nous pourrions aussi bien essayer de s'entendre ».
« Et le baiser c'était... ? »
« C'était juste... une bêtise de ma part, j'ai été stupide ».
Elle a l'air choqué que j'ose me traiter de stupide.
« Je m'excuse... écoute... ».
Je soupire. Il est vraiment difficile pour moi de m'excuser auprès de quiconque. Je regarde son visage, et cela devient plus facile. Putain de merde, je ne peux pas dire combien elle me touche !
« Regarde-moi et écoute-moi Granger, je suis désolé. Que veux-tu de plus de ma part ? ».
Mon regard se pose sur ses lèvres sans le vouloir, et j'ai soudain envie de l'embrasser, de nouveau. Non, non, non, non.
« Tu as raison Malefoy », dit-elle enfin en secouant la tête. « Ce sera beaucoup plus facile si nous sommes plus civils l'un envers l'autre ».
Je hoche la tête.
« Est-ce tout ce que tu voulais me dire ? » demande-t-elle.
« Exactement ». Et je voulais m'assurer que tu allais bien... mais elle n'a pas à le savoir.
« Je devrais y aller, alors. Les membres de l'Ordre peuvent être revenus du champ de bataille blessés, je dois les aider », dit-elle en se mettant sur ses pieds.
« Toujours aussi altruiste. N'as-tu jamais rien fait pour toi ? », je demande.
Elle me regarde bizarrement. « Nous faisons tous des choses pour nous-mêmes, tu ne crois pas ? ».
Je hoche la tête. Elle soulève sa baguette magique pour transplaner.
« Granger, attends, » je dis.
Elle se tourne vers moi.
« Fais attention à toi ».
« Merci Malefoy ».
Elle transplane dans un plop caractéristique.
Deux sentiments contradictoires se disputent à l'intérieur de moi, soulagé qu'elle soit hors du combat et en vie, et dégoûté qu'elle m'ait vu si faible devant elle. Je ne vais pas être capable d'accomplir n'importe quoi si je suis toujours à me soucier de sa sécurité.
Et avec cette pensée, je suis de retour à la case départ.
En soupirant, je me penche en arrière sur le canapé et ferme les yeux, essayant de penser à quelque chose qui n'a rien à voir avec cette fille hirsute.
Il y a probablement un traître au sein de l'Ordre.
L'embuscade au Chaudron Baveur semblait presque trop facile à arranger, mais je suppose que c'était faisable sans aide de l'intérieur. Cependant, je suis sûr que Voldemort ne pouvait pas savoir où Finnigan allait être la nuit dernière, sans un informateur.
Oui, les membres de l'Ordre ont dans leurs rangs un traître.
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Alors? Il est pas trop chou ce Drago? Enfin, ça déprend des moments.
A demain pour un nouveau chapitre
Bizzzzzz
Niv'
