Yo ! Désolée de poster si tard, j'ai mes règles et étais donc en train de décéder cette nuit. Là, j'arrive à rester assise donc ça va mieux !

Merci beaucoup à Syln, Saphir, Hylliy, Laemia, Loir et Ima pour avoir commenté ! Je vous réponds au plus vite mais sachez déjà que je vous envoie tous de l'amour et que lire vos reviews me fait vraiment beaucoup de bien !

Bonne lecture !

Day 20 : A Beautiful Sight (Une Belle Vue)

Genre : Hurt/Comfort (?)/Romance

Focus : Larxène

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.Day 20.

Quelle. Putain. De journée. De merde.

Dehors une sale pluie glacée, même pas foutue d'être de la neige et Larxène, en ouvrant la porte de l'immeuble pesta par avance contre l'ascenseur qui promettait d'être en panne – et peu importe qu'elle habite au premier étage, elle avait une trop longue journée dans les pattes, elle était fatiguée, et elle était en colère par principe. Entre le hall de l'immeuble et le palier de sa porte elle eut le temps de pester contre les pubs dans la boîte aux lettres, le chien de la voisine qui avait laissé dans la cage d'escaliers une sale odeur de chien mouillé, ses abrutis de voisins de pallier qui n'avaient visiblement toujours pas capté qu'en gardant leur paillasson dans ce sens leurs invités ne pourraient lire « Welcome » qu'en partant – et puis c'était quoi cette glorification de l'Anglais, partout ? Ce n'était pas comme s'ils n'avaient pas de mot pour ça en Français – contre la pluie qui gouttait grâce à ses cheveux jusque sous son écharpe et rendait glissant son jeu de clés et elle n'en pouvait juste plus, merde oui.

Elle finit par fourrer sans délicatesse les clés dans la serrure, pousser un peu trop fort sur la porte en l'ouvrant et jurer plus fermement contre cette chienne de pluie, chienne de vie. Elle s'était levée à cinq heures pour aller faire l'ouverture du bar à six heures, et du moment où elle était arrivée au boulot à son dernier shift de la journée, jusqu'à dix-sept heures, elle avait à peine eu trois pauvres pauses cigarettes et jamais cinq minutes pour s'asseoir. À midi moins le quart, Axel avait appelé pour pointer aux abonnés absents et elle avait déjeuné un microscopique sandwich debout au comptoir, une bouchée entre chaque table à servir pour pallier au manque de personnel. Du métro au RER, elle était restée debout, serrée entre l'odeur des aisselles du grand type à côté d'elle et celle de la bouffe chinoise d'un autre type sur sa droite. En marchant elle avait désespéré de faire marcher son briquet trempé et arrêté d'essayer de se protéger de la pluie. Elle n'avait pas vu le soleil de la journée, elle avait l'impression de vivre au Pôle Nord, les jolis paysages en moins.

Rageusement, elle délaça ses rangers, foutant bien évidemment de l'eau polluée partout dans l'approximative entrée serrée, et démêla difficilement ses écouteurs de la lanière de son sac, de ses cheveux et de son écharpe avant qu'ils ne se coincent dans la fermeture éclair de son manteau qu'elle faillit arracher tant son poids glacé l'insupportait. Défaite de ses habits d'extérieur qu'elle abandonna là sans même faire mine de les ranger, elle se passa une main dans les cheveux en marchant vers le salon, ne souhaitant rien de plus que s'affaler dans le gros fauteuil de velours qu'elle avait récupéré à la mort de sa grand-tante parce que tout le monde dans la famille à part elle le trouvait moche – et elle était là.

Et elle était là, sur le fauteuil en velours, éclairée par une lampe juste au-dessus d'elle, parfaite pour la lecture et elle tenait dans sa main un livre à la couverture bleue et à côté d'elle en équilibre sur une pile de lourds ouvrages théoriques une tasse de thé vert de Noël diffusait un délicat parfum de chocolat et de marrons. Deux yeux d'un bleu calme voguèrent jusqu'à Larxène, qui, même si la bouche de la femme n'avait pas été visible, auraient suffi à dire le sourire simple de cet instant.

« Comment s'est passée ta journée ? »

La journée de Larxène avait été horrible, et elle ne demandait qu'à s'en plaindre, vraiment, mais – elle savait qu'Elle serait là. Avec ses cheveux bleus ramenés au sommet de son crâne dans un chignon cafouillis et son index coincé entre deux pages du livre qu'elle avait refermé pour écouter Larxène. Elle savait qu'Elle serait là et pourtant elle était encore surprise. Surprise de la constante que cette femme représentait. Surprise d'à quel point la voir, juste, la voir, pas lui parler, pas lui demander du réconfort, pas la serrer contre elle, surprise d'à quel point juste la voir pouvait lui faire tant de bien. C'était comme si un éclair était passé, aussi rapide que la lumière atteignait le cerveau, d'un coup. Aussi, elle ne mentit pas quand elle répondit :

« Bien. Très bien. »

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Voilà. Du fluff. Et du Laqua parce que why not (on en a parlé vite-fait avec Lae et du coup ça m'a donné envie d'en écrire alors que ce pairing m'avait jamais effleuré avant).

C'est vraiment pas pour me jeter des fleurs ou quoi, mais je crois que cet OS est un de mes préférés du calendrier, sinon mon préféré. En vrai, le premier début d'idée qui a mené à ça c'était après que je me sois posé la question « qu'est-ce que c'est un calendrier de l'avent ? », et là je me suis dit, un chocolat par jour, en fait, c'est la garantie d'avoir au moins dix secondes de ta journée consacrées à manger une friandise, soit à un simple plaisir, et du coup j'ai pensé que ce calendrier c'était un peu ça aussi, se dire que tous les jours on prend un petit temps pour juste se faire plaisir et partager un moment cool. Et en moment cool des temps d'hiver, j'ai pensé à un livre et une tasse de thé, et au final j'ai rajouté des choses autour, je l'ai pas du tout formulé comme j'avais pensé le faire au début et je sais pas du tout si j'ai réussi à faire passer ce que je voulais. En tout cas j'ai eu beaucoup de plaisir à écrire ça, à imaginer cet instant un peu magique où ta journée bascule d'horrible à chouette sans gros événement, juste parce que tu te retrouves face à quelqu'un qui profite d'un plaisir, et tu te rappelles que c'est possible et … Bref, j'arrête de diverger. Tout ça pour dire que j'espère vraiment que vous avez passé un bon moment à lire ce 20 décembre, que j'ai hâte d'avoir vos retours là-dessus, positifs ou négatifs.

Je vous souhaite toute la joie du monde !

Des bisous !