Une bonne douche chaude pour se détendre... La salle de bain de la chambre d'ami de Malefoy était magique ! Les produits s'adaptaient directement à tes besoins, j'héritais donc d'un shampooing anti mèches rebelles, d'un gel douche d'une marque inconnue, un produit magique vu que le mannequin sur le flacon bougeait et me fit même un clin d'oeil ! Je sorti de cette salle de bain, frais, requinqué et me dépêcha de m'habiller avec les vêtements choisis par Draco. Ils sentaient son parfum, un mélange d'abricot, une senteur douce, de menthe, une odeur plus piquante, aggressive mais radoucie par une note de basilic fraichement coupé. Je ne pu m'empêcher de respirer discrètement ce parfum en me remémorant le sourire en coin que Draco avait eu plus tôt ce matin et la sensation de ses bras autour de moi, cette nuit... Aouch ! Les claques psychologiques que je me donne à moi-même sont un peu trop violentes parfois !
Je me regarde en coup de vent dans le miroir pour vérifier que rien ne dépasse avant de partir superviser ma deuxième journée de stage avec Malefoy. Rien ne dépasse, mes cheveux sont plus ou moins corrects, pour une fois. Ça me donne l'air plus adulte, moins gamin qui a oublié de se coiffer le matin. La chemise verte me va vraiment bien, ça met mes yeux en valeur et fait ressortir légèrement la couleur rosée de mes pomettes que d'habitude je ne supporte pas. Le jeans est bien coupé et à ma taille. Je me retiens de penser au caleçon, je dois être prêt dans 5 minutes, je n'ai pas le temps de fantasmer, ça m'apprendra à traîner sous la douche ! Je reprend mes affaires et scrute la chambre une dernière fois pour vérifier que j'ai bien tout et que tout soit bien remis en ordre. Tout a l'air ok. Je referme la porte derrière moi et descend les escaliers quatre à quatre.
En bas de ceux-ci, m'attendent Oscar et Malefoy. Ce dernier a mis la même chose qu'hier soir à la réunion, un jeans tout simple et une chemise blanche sauf qu'il a agrémenté cet ensemble d'une veste de costume grise assortie à ses yeux et de chaussures en daim légèremet plus foncées que la veste. Oscar me tend une veste de costume noire assortie avec mes chaussures aussi. Malefoy m'a à peine effleuré du regard. Vive l'ambiance ! Ça promet ! J'enfile la veste noire et me place à gauche de Draco. Je sais que c'est bête à dire mais depuis cette nuit, je ne l'ai pas touché et rien que savoir que je vais devoir transplaner avec lui, je sens déjà mon estomac se tordre... Oscar est parti, nous laissant seul. Apparemment, Draco a les yeux fermés, il respire profondément et se concentre (je me souviens qu'il n'était effectivement pas un as en transplanage). Après quelques minutes, il relève la tête me regarde et me briefe :
« Alors, Potter, que ça soit clair, tu viens avec moi en temps qu'observateur externe. Je ne veux pas t'entendre prononcer un seul son. Nous allons transplaner vers le CMSH, comme tu ne sais pas où c'est, nous allons utiliser le transplanage d'escorte. Je te préviens, je déteste ça. Reste bien accroché à moi, je ne veux pas me retrouver avec des morceaux du survivant démantibulé. Ok pour tout ? Le silence et le transplanage ? » Je l'observe avec sérieux et reste professionnel tout en ironisant légèrement en répondant :
« Bien sûr, Monsieur Malefoy. » Mes crampes à l'estomac ont été refroidies d'un coup.
« Bien, allons-y ! » J'attends, la tête dans la lune, la sensation de crochet au ventre qui me prend à chaque fois que je transplane.
...
« Par Merlin, Potter ! Prends mon bras ! » Ah oui... Son bras... Je reprends légèrement mes esprits et attrape le bras de Malefoy sans un commentaire. Je n'en pense pas moins. Ce serpent qui se montre comme un hôte plus qu'agréable la veille, la nuit et au petit déjeuner et qui redevient froid et distant l'instant d'après. Décidément, comprendre Malefoy ne va pas être facile.
J'étais tellement concentré sur le comportement étrange de l'autre cloche que je n'ai presque pas ressenti la sensation désagréable qui d'ordinaire me retourne l'estomac.
Je lâche le bras de Malefoy dès que mes pieds touchent le sol. Nous sommes dans une petite ruelle vide, un cul-de-sac propice au transplanage, dans une grande ville moldue. Le blond à ma gauche, respire profondément, lisse son col dans un geste machinal qui prouve un certain souci du détail et de la perfection, sors un joli sourire poli sur son faciés d'ange et disparait de mon champ de vision dans la rue à droite.
Je lui emboite le pas, nous sommes en plein Camden, ce quartier qui ne dort jamais, fourmille autour de nous, les moldus s'affairent, comme à leur habitude. La plupart sont des passants ou des touristes, pour ceux qui restent, des commercants, des vendeurs, des baratineurs... Ce quartier est vraiment typique de Londres et en même temps, on a l'impression d'être dans un autre monde quand on y débarque. Ici, les gothiques se promènent pour acheter leurs nouveaux accessoires, les nostalgiques d'une époque qu'ils n'ont pas connue viennent dans les boutiques vintage, les restaurateurs thailandais te font goûter des morceaux de poulets tous les deux mètres, ici, les vendeurs discutent des prix et si tu es doué tu peux faire baisser d'une moitié ce que tu veux acheter, ici, les gens n'ont pas peur de montrer qui ils sont, les artistes s'expriment librement, que ça soit par la musique, la peinture, la craie sur le trottoir, la vente de cd qui se fait de la main à la main de l'artiste à l'acheteur, directement. J'adore ce quartier et je crois comprendre pourquoi le CMSH l'a choisi pour y implanter son quartier général, nous venons de croiser un groupe de sorciers pas très discret mais qui, en même temps, se font dans le décor du quartier. Parce qu'ici, porter une cape, n'est pas excentrique et digne d'intérêt comme tenue.
Je suis mon guide, il se fraye un chemin facilement parmis les échoppes, il faut dire qu'il a cette aura qu'il avait aussi à Poudlard qui dit aux autres « je suis bien plus important que toi et ta vie misérable alors écarte toi ». Les filles moldus qui le croisent ne peuvent s'empêcher de le suivre du regard, derrière lui, j'ai quasi l'air invisible. Moi qui ait cherché à me faire le plus discret possible pendant une bonne partie de ma vie... Malefoy vient de s'arrêter devant un mur dans une ruelle vide, le mur est plein de tags très colorés. Le tag devant lequel se trouve Malefoy représente deux hommes nus enlacés, seuls, autour d'eux, le vide, un grand ciel étoilé. Le dessin est vraiment magnifique, si je retrouve le tagueur je lui demande de rendre le mur de ma chambre aussi beau ! Je reste silencieux et tourne mon attention vers mon « client » celui-ci murmure tellement bas que personne d'autre que moi n'aurait pu l'entendre :
« Je respecte l'intégrité et la liberté de tous les êtres moldus et non-moldus et m'engage à faire preuve d'une tolérance et d'une ouverture d'esprit à toute épreuve. »
Je n'aurais jamais cru entendre Malefoy dire une telle phrase ! Je reste pourtant silencieux, muet comme une tombe même si dans ma tête, on peut presque entendre des rouages tourner.
Je regarde le tag s'animer quelques secondes, je jurerai avoir vu un des deux hommes me faire un clin d'oeil... Les contours d'une porte apparaissent sous les deux corps, Malefoy pousse sur celle-ci délicatement, elle s'ouvre et je m'engouffre à sa suite dans le bâtiment.
Jusque là, je n'ai pas eu à me plaindre de Potter, je suis presque étonné, être silencieux doit être vraiment dur pour lui ! Parfois j'ai l'impression d'entendre ses neurones se transmettrent des signaux électriques, ça m'aide à garder mon sourire de diplomate. Je suis tendu depuis ce matin, après le déjeuner, je me suis rendu compte qu'amener Potter avec moi au CMSH était dangereux, si je croisais un ex-partenaire là-bas, l'élu saurait, même si, dans un sens, je sais que ça arrivera un jour. Je me montre donc froid et distant parce que je suis stressé et j'avoue, je redoute un peu ce rendez-vous.
J'arrive à l'accueil, une jolie sorcière (sûrement une fille de Beauxbatons, j'ai l'œil pour repérer la beauté des gens et si elle avait été à Poudlard, je l'aurais remarquée) nous fait un beau sourire et dit d'une voix chantée avec un fort accent français (je ne me suis donc pas trompé) :
« Bienvenue messieurrrs, vous êtes attendu par le conseil générrral, deuxième étage. Voici vos badges d'accès. La CMSH est fièrrre de vous rrrecevoirrr, bonne journée ! »
« Merci beaucoup, Lara. » Elle rougit à cause du ton séduisant que j'ai pris et du clin d'oeil discret que je viens de lui faire.
J'entends Potter étouffer un grognement derrière moi, n'importe qui ne connaissant pas le balafré n'aurait pas reconnu ce son, n'y aurait même pas prêté attention. Je souris intérieurement. Je sais qu'il grogne parce qu'il ne me trouve pas professionnel alors que je lui demande de l'être.
Non mais ! Pour qui il se prend, lui ? Il va pas s'y remettre quand même ! La fille du Koya, puis cette fille là... Je savais que Malefoy était un grand séducteur, même si, apparemment, personne n'avait encore réussi à l'apprivoiser pour un bout de temps plus long qu'une nuit (ou devrais-je dire, plus long qu'un vidage de couilles, ça serait plus correct) mais il pourrait rester professionnel quand même ! Je le suis, et pas seulement dans le sens ou je marche derrière lui, je le suis aussi avec un regard désapprobateur et une expression maussade.
Nous entrons dans un grand ascenseur vide. Les portes se referment sur nous.
« Pas un mot, Potter, quoi qu'il se dise. Sauf si bien sûr, on s'adresse directement à toi. J'ai ta parole ?» Je hoche la tête. La fouine blonde a vu mon mouvement d'approbation, je le sais. L'ascenseur est recouvert de miroirs. J'en profite pour nous observer. Malefoy est plus que beau, même si ça me coûte de l'avouer, ses cheveux blonds lui donnent un air irréel de dieu grec. A côté de lui, j'ai l'air banal, bien foutu, mais banal. J'observe les traits de son visage, il est tendu, oui, il l'est toujours, mais là, c'est différent. Si je ne le connaissais pas comme je le connais, je ne l'aurais même pas vu tellement c'est presque imperceptible.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent sur un hall d'un blanc immaculé, Malefoy y entre, d'une démarche plus raide que la démarche intensément fluide à laquelle je suis habitué. Il est bel et bien tendu, je dirais même stressé. Qu'est-ce qui peut le stresser autant ? Ce rendez-vous est important, ok, mais il croit en son projet, donc ça devrais bien se passer, il n'y a pas de raison pour que ça se passe mal...
Le blond se place devant la seule porte du hall, sort sa baguette, la présente devant une sorte de détecteur, la récupère et se reconstruit un sourire. La porte s'ouvre.
« Entrez Monsieur Malefoy ! » Je le suis dans la salle, c'est une petite salle de réunion chaleureuse, au centre se trouve une table ronde autour de laquelle sont assis 5 personnes : une sorcière au cheveux roses, une jolie sorcière aux longs cheveux châtain, un sorcier d'une quarantaine d'année, que j'ai déjà vu quelque part, un grand sorcier black et... Cormac McLaggen.
Cormac, ce débile que j'ai eu l'idiotie de prendre comme batteur pour remplacer Ron et qui nous avait fait perdre un match contre Poufsouffle. Cormac, bi ou gay ? En y réfléchissant, tant qu'il est au-dessus, parce que c'est clair que c'est lui qui serait dominant dans toutes les situations, il se sent tellement supérieur aux autres, dans tous les domaines... Il est devenu vraiment trop musclé à mon goût en tout cas. Il faudra que je raconte ça à Ron, lui qui déteste Cormac !
Ce dernier m'adresse un sourire hésitant, je lui fait un signe de la tête.
Malefoy a l'air légèrement plus détendu. Il présente son projet, distribue les questionnaires et puis il répond à quelques questions.
L'une d'entre elle me fait tiquer : « Monsieur Malefoy, pourquoi vous intéressez vous particulièrement au bien-être de la population magique homosexuelle ? Je veux dire que, ce projet me semble particulièrement risqué et ambitieux, il est vrai que le sujet des relations entre deux sorciers/sorcières du même sexe est encore particulièrement tabou en Angleterre. Pourquoi prenez vous ce risque, quelles sont vos raisons personnelles ? »
« J'ai un ami proche qui se trouve être gay et il m'a raconté par quel questionnement il était passé à l'adolescence, quelles difficultés il avait traversé... Et le fait qu'il n'existe aucun endroit où deux personnes dans le même cas, qui partagent les mêmes questionnement et qui doivent passer par les mêmes épreuves, puissent se rencontrer dans une ambiance détendue m'a frappé. C'est le but de ce projet ! »
Ensuite, le sorcier le plus âgé se lève, serre la main de Malefoy et lui dit avec un grand sourire :
« Merci Monsieur Malefoy, nous ferons tout pour vous aider dans votre projet et le voir aboutir. Je suis sûr que vous arriverez à en faire un succès ! La communauté magique a bien besoin de jeunes gens comme vous. » Je dois avouer que la présentation du blond avait été bien préparée et qu'on sentait vraiment qu'il voulait donner de son temps et de sa personne dans le projet.
Ensuite, le sorcier s'adresse directement à moi :
« Pensez-vous que ce projet ait quelques chances d'être accepté par le Ministère de la Magie, Monsieur Potter ? »
« Et bien... Je ne vois pas d'objection au projet de mon 'client' pour l'instant, je vous l'avoue. Donc pourquoi pas ! »
Il me serre la main à moi aussi et rajoute :
« J'espère que vous vous rendez compte de ce que représenterai l'existence d'un tel endroit pour beaucoup de sorciers et sorcières... Je vous souhaite une bonne journée Monsieur Potter. »
Je sens le regard de Malefoy sur moi, il parle avec la jolie sorcière aux longs cheveux châtains un peu plus loin, je veux aller l'attendre dans le hall, je refuse de rester planté là à le regarder draguer. Mais je sens une pression désagréable et innatendue sur mon épaule.
Je me retourne, pour me retrouver nez à nez avec McLaggen.
« Salut Harry ! » Je grommelle :
« Salut Cormac. »
« Ça fait un bail ! Quelle est ton implication dans ce projet ? »
« Je dois superviser Monsieur Malefoy, au nom du Ministère. »
« Ah ! Je pensais que peut être... Tu étais personnellement concerné par son idée... Que tu avais peut être changé de bord... » J'ai du mal à avaler ma salive, est-ce qu'il me drague ?
« En tout cas, si c'était le cas ou que tu voulais des infos supplémentaires sur ce dossier, hésite pas, contacte-moi ! » Je ne sais plus où me mettre, je prends la carte que me tend McLaggen d'un geste automatique. Une voix traînante répond à ma place à McLaggen sur un ton ironique :
« Je suis sûr qu'il te contactera, McLaggen. En attendant, une conférence de presse nous attends. Je te l'emprunte. » McLaggen est pris au dépourvu et avant qu'il ait pu répondre quoi que ce soit, Malefoy et moi sommes déjà dans l'ascenseur.
« Prends mon bras, on retourne au Manoir. » Je ne réfléchis même pas au fait que je sais où est le Manoir et que je n'ai pas besoin du transplanage d'escorte. Je prends le bras que me tend Malefoy. Quelques minutes plus tard, nous voilà dans sa salle à manger.
« On peut transplaner à partir de l'intérieur du CMSH une fois qu'on y est entré par la porte principale. Et je suis le seul à pouvoir transplaner directement à l'intérieur du Manoir, d'où le transplanage d'escorte, au cas ou tu te poserais la question. »
« Okay. Je peux parler si tu t'adresses directement à moi ? » Dis-je ironiquement. Malefoy se détend considérablement.
« Bien sûr. Au fait, je crois que tu me dois des remerciements, non ? Je t'ai sauvé de McLaggen. »
« Qui te dis que j'avais besoin ou envie d'être sauvé ? » Malefoy me jauge du regard et répond avec un grand sourire :
« Au pire, tu as sa carte, non ? » Je suis partagé entre l'envie de me cacher sous terre et celle de rire. Je choisis la deuxième solution, moins dramatique et difficile à mettre en oeuvre. C'est de bonne guerre ! Malefoy se met à rire lui aussi. Ça fini de le détendre complètement, il en avait besoin vu son stress du matin !
« J'arrive au bon moment, on dirait ! » On se retourne tous les deux, surpris mais encore hilares.
« Blaise ! Tu mangeras bien avec nous, hein ? » Malefoy a dit ça avec un grand sourire à son meilleur ami légèrement déconcerté, ça ne ressemble pas vraiment au Draco qu'il connait.
« Avec plaisir, Dray ! Ça change de l'acceuil de ce matin ! »
« Dray ? » Je n'ai pas pu m'empêcher de relever.
« C'est le surnom de Draco... » Ce dernier rougit légèrement et fusille du regard son meilleur ami qui prend un air innocent, ça c'est le Draco qu'il connait !
« Je vais résumer, ce matin, tant que c'est frais dans ma mémoire, je vous laisse ! » J'aurais bien voulu en savoir plus sur Malefoy mais je ne veux pas que Zabini se fasse trucider tout de suite et il faut vraiment que je fasse ça au fur et à mesure sinon la masse de travail sera trop grande.
« Okay, on t'appelleras quand le repas sera prêt ! »
Une fois Potter partit, le grand black se tourne lentement vers son meilleur pote, un sourire mutin au lèvres.
« Alors ? »
« Alors quoi ? » Draco avait très bien compris ce que signifiait le sourire de Blaise et il ne voulait pas lui faire le plaisir de tout déballer aussi facilement.
« Fais pas semblant Draco ! Alors, explique moi ! Te fais pas prier ! » Devant la curiosité de Zabini, Draco était tout-puissant, il aimait bien cette position de supériorité, pire que ça, c'était sa signature. Mais devant la situation présente... Il n'avait pas le temps de faire mijotter son ami. Il se dirige donc vers son salon, s'assied dans son canapé, attend que Blaise se soit assis dans son fauteuil habituel, soupire, puis lâche :
« Potter a dormi ici. Il ne pouvait plus partir à cause de la protection automatique, je lui ai donc prêté la chambre d'ami. Mais au milieu de la nuit, comme il gueulait dans son sommeil, je suis allé dans sa chambre voir ce qu'il avait. Il s'est réveillé, m'a expliqué qu'il faisait souvent des cauchemard et que la seule façon pour lui de dormir bien, c'était de dormir avec quelqu'un. Donc j'ai dormi avec lui. »
Là, son meilleur ami c'était pas foutu de lui, ça c'était de l'info ! Blaise enchaîna néanmoins.
« Et comme tu es le roi des cons, le lendemain matin, tu t'es enfui et tu es venu dans la cuisine pour ne plus y penser et t'occuper les mains. »
« Non, je lui ai laissé un mot. »
« Woooooh ! Quoi ? Le grand Malefoy, spécialiste de l'évitement et de la fuite a assumé pour une fois ? »
« Que voulais tu assumer ? Il s'est rien passé ! »
« Tu veux dire que tu t'es retrouvé dans le lit du grand Harry Potter et que tu n'as rien tenté ? »
« J'étais trop crevé et puis, pour lui, je suis hétéro. »
« Ce sont les excuses les plus pourries que j'ai jamais entendues ! Dis moi au moins que t'as ressenti quelque chose !? » Il pourrait révéler à son meilleur ami à qui il a dit des choses bien pires, qu'il s'était réveillé avec la trique de sa vie et qu'il avait du prendre une longue douche pendant laquelle, oui, il lui était arrivé de penser au balafré. Mais faire ça, voudrait dire qu'il assume son attirance pour Potter et ça, c'était hors de question. Potter était beau : d'accord. Mais il n'était pas différent des autres. Enfin... Il essayait de s'en convaincre.
« Que veux tu que j'ai ressenti ? A part du dégout ? C'est de Potter dont on parle, là, Zabini ! »
Eh ben... C'était pas encore gagné, pensa Blaise en soupirant. Malefoy devait choisir : s'impliquer ou ne pas le faire, jouer ou fuir. Il était temps de faire bouger un peu la situation, pensa le black, un sourire en coin aux lèvres.
Cette fois-ci, c'était un chapitre un peu plus long que d'habitude :) ! J'espère que le fait qu'il soit plus long et que les changements de point de vue ne vous ont pas trop perturbés ^^ Je trouvais ça intéressant d'avoir le point de vue de Malefoy de temps en temps! Dites-moi ce que vous en avez pensé!
Bisous !
