Titre : L'Héritier (titre qui a été trouvé par une copine)
Auteur : Lady Shadow Cassandra
Rating : T et le restera.
Genre : Action/Adventure/Romance
Couples : HP/DM, SS/SB, les homophobes, du vent !!!!!
Résumé : UA : À l'âge de 6 ans, Harry Potter est négligé par ses parents, Aurors célèbres de leur époque, pour son petit frère Godric, nommé Sauveur par une prophétie. Et quand Voldemort décide de faire de l'enlever pour faire de lui son Héritier, Harry se sentit trahi par le manque de réaction de ses parents et secourut par son seul point de salut : Voldemort. Cependant Harry n'est pas fait pour être le Prince des Ténèbres et il devra choisir, pendant sa 7ème année à Poudlard entre Ténèbres et Lumière.
Disclaimer : Harry Potter et compagnie appartiennent à J.K.Rowling, sauf certains personnages, animaux, sorts et décors de ma composition.Rappel des surnoms :
Harry "Orion" James Potter : a pris le nom "Gaunt" à l'age de 6 ans en devenant le fils adoptif de Voldy. Il se fait rapidement appeler le Prince des Ténèbres par son père adoptif.
Kalia "Cassiopée" Alena Poliakoff : espionne pour l'Ordre de Nemesis depuis ses 12 ans. Elle se fait rapidement surnommer La Louve par Lord Voldemort.
Shadow : espionne pour l'Ordre de Nemesis depuis 19 ans. C'est une sorte de spadassin, qui remplit toutes sortes de missions. Elle déclare être neutre.
Blabla de l'auteure :
Précision : Je ne prends pas en compte les Horcruxes de Voldemort dans ma fic !
Précision 2 : L'Aspirante n'est ni Ginny, ni Luna, ni la mère de Kalia (qui est déjà une Mangemorte très proche de Voldemort), ni une des sœurs Patil, ni Pansy, ni Lily, ni Lavande, ni Hermione.
CECI EST UN SLASH !!!!! PAR CONSÉQUENT, JE DEMANDE À TOUS CEUX QUE ÇA CHOQUE/REBUTE/DÉGOUTE DE BIEN VOULOIR CLIQUER SUR LE LIEN PRÉCÉDENT ET DE QUITTER CETTE FIC MERCI.
J'INTERDIS FORMELLEMENT À QUICONQUE D'UTILISER KALIA POLIAKOFF ! CE PERSONNAGE M'APPARTIENT DU DÉBUT À LA FIN !
« Pensées »
-Fourchelangue si le texte est normal sinon c'est l'inverse
"Télépathie"
-Là, ce sont les aigles qui parlent. Techniquement, c'est par image, mais comme ça, c'est plus compréhensible…
Pi ça, c'est du russe !
Malicia, anonyme, nine, Dayf445, hdfan, gégé, Viviane, merci pour vos reviews. Si vous voulez que je vous réponde, laissez-moi votre adresse mail.
Ah, et il va aussi y avoir des scènes un peu… crues. Pas de lemon, attention, du gore plutôt…
Bonne lecture
Cass'
Malheureusement pour eux, ils se retrouvèrent face au Prince des Ténèbres et La Louve à un croisement.
Ils se regardèrent en chiens de faïence, Lucius et Bellatrix pâlissant violemment sous leurs masques.
Au loin, on entendit des bruits de pas qui se rapprochaient…Chapitre 19 : Sauvetages en série…
Les quatre Mages Noirs se fixaient dans un silence seulement troublé par des bruits de pas de plus en plus proches. Imala réagit rapidement en retournant sur ses pas. Elle disparut à l'angle d'un couloir, et tous purent entendre une voix jeune s'exclama :
-Dame Imala ! Je ne pensais pas vous voir ici…
-Moi non plus, je ne pensais pas te voir dans cette partie du Manoir, jeune humaine.
-Je me suis perdue, je cherchais la bibliothèque, répondit l'Aspirante.
Un soupir animal se fit entendre.
-Reviens sur tes pas. Tu ferais mieux de dormir à cette heure.
-J'ai une mission à accomplir pour le Maître ! s'indigna-t-elle.
-Va te coucher, imposa Imala. La place d'une Aspirante est dans son lit à cette heure-là, pas dans les couloirs… ou dans la bibliothèque.
La jeune fille repartit en maugréant. La louve retourna auprès d'Harry. Ce dernier se pencha vers Kalia et lui murmura quelque chose à l'oreille. Celle-ci acquiesça.
-Suivez-nous, ordonna le Prince des Ténèbres. Et en silence.
Lucius et Bellatrix échangèrent un regard découragé, mais obéirent. Cependant, à leur grande surprise, les deux jeunes ne les emmenaient pas chez le Seigneur des Ténèbres, mais vers la sortie.
Ils arrivèrent devant une petite porte dérobée, qui donnait sur le parc. Kalia ouvrit discrètement la porte, et murmura quelques paroles, en russe, à Harry. Le brun s'approcha, sortit de quelques pas et commença à créer une faille dans la protection de Lord Voldemort. Lucius et Bellatrix sortirent avec le pauvre Severus. Le blond fourra un Portoloin dans les mains du brun et l'expédia à Poudlard.
-Dépêchez-vous de rentrer ! siffla Harry.
Mine de rien, c'est très fatigant de faire une faille dans un sort de protection, et de bien la dissimuler !
Lulu et Bella rentrèrent rapidement. Kalia referma discrètement la porte, tandis qu'Harry refermait minutieusement sa faille.
-Il ne c'est rien passé ce soir, lança le Prince des Ténèbres en retournant vers ses appartements, suivis par La Louve et leurs animaux.
Les deux adultes échangèrent un regard surpris, et allèrent se coucher.
Pendant ce temps, une Madame Pomfresh horrifiée se mettait à soigner un Severus Rogue bien mal en point…
Lundi 2 mars, 7 heures 15, dortoir des 7èmes années garçons de Serpentard, Poudlard, Écosse.
Harry était rentré très tard la veille, et n'avait donc pas pu voir son chéri de tout le week-end. Chéri qui, il faut l'avouer, avait passé le dimanche à l'Infirmerie, traumatisé qu'il était par le retour et les blessures de son parrain et Professeur de Potions.
Donc, quand le réveil d'Harry sonna pour la troisième fois, Théodore décida de prendre les choses en main. Il s'approcha à pas de loup, sortit sa baguette et murmura :
-Aqua !
Un hurlement retentit dans le dortoir. Théo dévala les marches et arriva dans la salle commune en se retenant de rire. Tous les 7èmes années, sauf Harry, étaient là.
-Qu'est-ce qui se passe ? demanda Millicent.
-Et bien, comme Harry avait du mal à se réveiller, je lui ai jeté le sort Aqua, expliqua le blond avec un sourire sur les lèvres. Je pense que ça l'a aidé à se lever…
-C'est pas très sympa, fit remarquer Draco avec un sourire amusé.
-Il n'avait qu'à se lever plus tôt, fit remarquer Blaise avec amusement. Ici, personne n'a besoin d'un sort pour être debout et prêt à l'heure !
-Oui, parce que tout le monde connaît les conséquences d'un retard, lança Pansy au milieu des rires.
Dix minutes plus tard, Harry descendit dans la salle commune, l'air furieux. Il vint se poster devant Théo et déclara en lui enfonçant son index dans la poitrine :
-Tu vas regretter de m'avoir réveiller, Théodore. J'espère que tu as bien profité de tes derniers moments de repos…
Et, sur ces paroles annonciatrices de pépins pour le jeune Sang-Pur, il sortit de la salle la tête haute.
Les Serpentards, toujours riants, se hâtèrent de suivre le nouveau. Draco se mit rapidement à la hauteur de son petit copain.
-Tu as passé un bon week-end mon amour ? demanda-t-il en entrelaçant leurs doigts.
-Pas mauvais, répondit Harry avec un rictus amusé. Pas mauvais du tout, même…
Son rictus s'agrandit. Pourquoi ? Draco hésitait…
-Et toi ? questionna le brun.
-Plutôt bien. Le retour de Severus a rendu le sourire à tout le monde, même à James Potter.
-Quoi ? fit Harry en tournant la tête.
-Oui, il est plus détendu depuis hier… Ça avait l'air de faire beaucoup rire Godric.
Un sourire attendri vint remplacer le rictus d'Harry.
-Mais il aurait été mieux si tu avais été là, conclut Draco en s'asseyant à sa place.
-Qu'est-ce qui aurait été mieux ? interrogea Orion, un peu perdu.
-Mon week-end, idiot ! lança le blond avec un sourire attendri. Tu m'as demandé comment il était, tu te rappelles ? Tu commences à perdre la mémoire, à ton âge, c'est grave !
-Je ne suis pas encore sénile ! rétorqua le brun, un peu vexé.
Le Préfet-en-Chef rit légèrement. Le Prince des Ténèbres, toujours un peu vexé, fit un maigre sourire et commença son petit-déjeuner. Leurs amis, Serpentards comme Gryffondors, les rejoignirent rapidement, et commencèrent à manger en riant gaiement. À la surprise d'Harry, son petit frère était là.
-La suite du trimestre s'annonce sous de meilleurs auspices ! lança joyeusement Ron. Rogue est de retour vivant, et nous, on a une nouvelle prof de Potions !
Des exclamations de joies se firent entendre.
-Une nouvelle prof ? demanda Kalia, arrêtant de manger son croissant.
-Ah oui, vous n'étiez pas encore là quand Dumbledore l'a dit, remarqua Hermione. C'est Lily Potter notre nouvelle professeur, le temps que Rogue se remette de ses blessures.
Les autres élèves acquiescèrent. Harry et Kalia échangèrent un regard, ne sachant pas trop comment prendre la nouvelle.
-En tout cas, ça veut dire qu'il n'y aura pas de favoritismes injustes en Potions ! continua Ron, toujours aussi réjoui. Je vais peut-être finir par trouver ça bien, les Potions…
Tous les Gryffondors se mirent à rire. Les Serpentards remuèrent la tête d'un air faussement désespéré.
-Comme si les Potions n'étaient pas bien avec Severus ! fit semblant de s'indigner Milli. Vous êtes désespérants….
De nouveaux rires retentirent. La conversation continua joyeusement, comme si le retour de Severus marquait un tournant décisif dans la guerre…
Kalia se leva soudainement, faisant sursauter ses amis.
-J'y vais, je dois passer à la bibliothèque avant les cours.
-Je t'accompagne, lança Harry avant que quiconque ait pu réagir.
Les deux amis sortirent rapidement de la Grande Salle, laissant un silence gêné derrière eux.
-Qu'est-ce qui leur prend ? demanda timidement Neville.
-Bonne question, répondit Pansy d'une voix sombre.
Kalia ne se dirigea pas vers la bibliothèque, comme elle l'avait annoncé, mais vers la salle de Potions, car c'était là qu'avait lieu leur premier cours.
La blonde se retourna vers son ami, furieuse.
-Je n'y crois pas ! s'exclama-t-elle. Ils ne nous ont pas vus pendant deux semaines, et ils ne se sont même pas intéressés à nos vacances ! Ils se prennent pour qui, franchement ?
-Peut-être que nous ne sommes pas si importants que ça pour eux, suggéra Harry, le visage fermé.
Kalia renifla, un air méprisant sur le visage.
-Ou peut-être qu'ils se croient trop bien pour nous. Après tout, dans leur petite bande, il y a le Sauveur, des Serpentards qui se sont opposés à Voldemort et de courageux Gryffondors qui les ont accueillis à bras ouverts, dont l'une à survécu à deux passages chez Voldemort.
Harry hocha la tête, vexé du peu d'attention que leurs camarades leurs avaient donnée.
-Il n'y a même pas eu de bonjour, ou de "bien dormi ?", fit-il remarquer. Et tu sais quoi ? Théo a eu la brillante idée de me réveiller avec de l'eau ce matin.
-Peuh ! Ce sont des crétins.
Un toussotement se fit entendre derrière eux. Ils firent volte-face et se trouvèrent face à Remus Lupin, accompagnés de Lily Potter et Alena Poliakoff.
-Vous êtes bien durs avec vos camarades, déclara-t-il calmement.
-Vous nous avez espionnés ! s'indignèrent-ils.
Surpris, le loup-garou cligna des yeux et voulut se défendre.
-Je ne vous ai pas...
-À peine ! s'exclama Harry, furieux. Évitez de nous prendre pour des crétins professeur !
-Harry ! se fâcha Alena. Ne parle pas sur ce ton à ton professeur !
Le brun resta silencieux, mais foudroya les trois adultes du regard.
-Qu'est-ce qui vous prend tous les deux ? continua-t-elle. Vous n'avez pas à parler comme ça à des adultes. Il me semble que vous avez été mieux élevés que ça !
Kalia jeta un regard noir à sa mère, mais ne répondit pas.
Perplexes, les trois adultes les regardèrent. La cloche sonna.
-Et bien, bonne chance Lily, déclara calmement Remus, en se dirigeant vers sa salle de classe.
Alena se contenta d'un signe de tête, et le suivit.
Les septièmes années arrivèrent rapidement, jetant un regard surpris aux deux anciens élèves de Durmstrang, qui avaient un masque impassible sur le visage.
-Entrez et installez-vous par deux, annonça calmement Lily Potter.
Harry et Kalia s'installèrent côte à côte au premier rang, sans un regard pour leurs camarades.
-Puisque je ne connais pas votre niveau, et que le Professeur Rogue reviendra rapidement, je vais vous faire travailler en duo. Aujourd'hui, vous allez me faire une simple Potion d'Apaisement. Quelqu'un peut-il me dire de quoi il s'agit ?
Hermione leva la main à la vitesse d'un boulet de canon.
-Miss Granger ?
-La Potion d'Apaisement a été créée en 1848 par Natasha Dirmitrov. C'est une Potion qui est très utilisée par les Médicomages sur les personnes venant de subir un traumatisme violent et récent, ainsi que sur les personnes trop nerveuses. L'usage de cette Potion est très réglementé.
-Exactement. 10 points pour Gryffondor. Bien sur, c'est une Potion un peu complexe pour vous, mais si vous êtes doués en Potions, ça ne devrait pas être trop dur. Vous avez tout le cours.
Les élèves se levèrent et commencèrent à préparer leur Potion. Ils se rendirent très rapidement compte du niveau de difficulté de la préparation. Un bon nombre d'élèves marmonnaient des jurons à mi-voix, d'autres se mordaient la lèvre et pâlissaient un peu plus à chaque étape, tandis que certains avaient les sourcils si froncés qu'ils formaient presque une ligne unique. Hermione et Draco semblaient s'en tirer le mieux, songea Lily quand elle passa devant eux en leur accordant un signe de tête appréciateur. Mais sa surprise fut totale quand elle vit que Kalia et Harry faisaient leurs préparations en discutant à voix basse, mais en étant un peu pâles.
-Vous vous débrouillez très bien tous les deux, déclara-t-elle après les avoir observés pendant quelques minutes.
Les autres élèves leurs jetèrent des coups d'œil curieux.
Harry et Kalia haussèrent les épaules.
-À Durmstrang, notre Professeur de Potions était Vladimir Dirmitrov. Il était aussi doué que son aïeul, ou presque, expliqua Harry d'une voix égale en versant l'Essence de Murlap dans sa préparation.
-Ce n'est pas une raison pour être aussi doués, fit remarquer calmement Lily.
-Nous avons environ un an d'avance en Potions sur les autres écoles, expliqua Kalia d'une voix neutre en touillant. C'est une simple question de travail.
Elle retourna calmement à sa préparation, sans plus se soucier des autres. Haussant les épaules, l'Aurore continua sa tournée.
Une heure plus tard, la cliche sonna. Tous les élèves sortirent en déposant une fiole contenant leur préparation sur le bureau de leur professeur. Harry et Kalia sortirent dans les premiers de la classe ignorant royalement les 6èmes années qui attendaient devant la porte.
-Crétins prétentieux, siffla Ginny en les regardant passer.
Elle se tourna vers son frère et lui demanda :
-Alors, ce cours ?
-Génial, répondit-il sombrement. Tu sais ce qu'on a fait ? Une Potion d'Apaisement ! Selon Hermione, c'est le genre de Potion qu'on fait en première année de Médicomagie !
-Et bien entendu, ajouta Pansy d'un air furieux, seuls Poliakoff et Gaunt n'ont eu aucun mal à la faire, cette foutue Potion !
-Ils sont doués, c'est tout, leur fit remarquer calmement Godric. Le niveau de Durmstrang en Potion est meilleur que celui de Poudlard, c'est connu.
Les autres élèves lui jetèrent un regard surpris.
-Vous êtes encore là ? s'exclama Lily en apercevant les septièmes années. Vous devriez vous dépêcher, la cloche va sonner d'une minute à l'autre.
Ils jurèrent à mi-voix, et se mirent à courir vers la salle de Défense contre les Forces du Mal.
Harry et Kalia, adossés au mur et discutant en russe, leurs jetèrent un regard méprisant en les voyant arriver rouges et échevelés.
-Allez-y, rentrez, leur permit calmement Remus.
Les élèves s'assirent dans un joyeux brouhaha. Harry et Kalia se mirent côte à côte au premier rang avec un air suffisant, ignorant royalement le regard surpris du Professeur.
-Bien. Aujourd'hui, je vais voir où vous en êtes rendus sur les Patroni.
Il agita sa baguette, murmura la formule et fit apparaître un oiseau argenté. Lupin le fit disparaître au bout de quelques instants.
-Quelqu'un veut faire une démonstration ?
Personne ne bougea. Harry et Kalia échangèrent un regard ennuyé, mais ne bronchèrent pas.
-Monsieur Gaunt, vous pouvez peut-être nous faire une démonstration ? lança Lupin d'une voix sèche.
Le Serpentard poussa un soupir parfaitement audible, secoua négligemment sa baguette en prononçant la formule et fit apparaître un splendide loup, qui courut autour de la pièce et vint se faire flatter par l'adolescent. Kalia murmura quelque chose à l'oreille du brun et tous deux ricanèrent.
-Miss Poliakoff, pourriez-vous faire partager votre réflexion à tous vos camarades ?
La blonde se redressa sur son siège, très digne et répondit avec arrogance :
-Non.
-Non ? répéta le loup-garou avec une pointe d'incrédulité. Et pourquoi "non" ?
Le loup d'Harry grogna en direction du Professeur, tandis que Kalia répondait, toujours aussi imperturbable :
-Ce que j'ai dit à Harry ne regarde que nous, Professeur, et personne d'autre. Et surtout pas un fouineur dans votre genre.
-Miss Poliakoff ! s'indigna l'adulte. Vingt points en moins pour Gryffondor pour insolence envers un professeur.
La Sang-Pur jeta un regard glacial au lycan et déclara sèchement :
-Je n'en ai rien à faire Professeur. D'ailleurs, je n'ai rien à faire dans ce cours pour débutants.
-Cours pour débutants ? reprit l'homme avec agacement. Montrez-moi votre Patronus, alors.
Kalia ne se donna même pas la peine de dire la formule pour faire apparaître l'entité magique, une gigantesque panthère.
-Satisfait ? demanda-t-elle avec mépris. Nous savons créer des Patroni depuis notre cinquième année. Alors ce cours ne nous est d'aucune utilité.
Lupin pâlit de colère.
-Dans le bureau du directeur immédiatement, siffla-t-il. Miss Granger, Monsieur Malfoy, je compte sur vous pour surveiller la classe.
-Je vous accompagne, déclara Harry d'un ton nonchalant. Je suis parfaitement d'accord avec ce que Kalia vient de dire.
Il se leva sans attendre l'autorisation de son professeur. Furieux, celui-ci sortit de la salle en claquant la porte.
-Vous allez regretter votre comportement tous les deux, leur prédit-il d'une voix aigre.
Les deux jeunes haussèrent les épaules.
Ils arrivèrent rapidement au bureau d'Albus Dumbledore, montèrent promptement l'escalier, et entrèrent dans le bureau du vénérable vieillard.
-Il y a un problème Remus ? demanda le fana de glucose citronné.
Lupin lui raconta ce qu'il c'était passé pendant son cours.
-Ah, fit Dumbledore.
Il promena son regard bleu pétillant sur les visages des deux jeunes, qui avaient un air ennuyé, malgré la crispation de leurs mâchoires.
-J'espère que vous vous rendez compte de la puérilité de vos comportements.
Les deux mages Noirs haussèrent le sourcil droit.
-Puérilité ? reprit Harry. Ce qu'a dit Kalia n'était que la pure vérité. Je ne vois pas en quoi sa remarque était puérile.
Bubus soupira.
-Remus, vous devriez retourner dans votre classe, je me charge de ce problème.
Le loup-garou hocha la tête et sortit en jetant un regard déçu aux deux jeunes, qui l'ignorèrent complètement.
-Harry, Kalia, vous devez comprendre que ce n'est pas une manière de s'adresser à un professeur, commença Dumby avec son ton de gentil papi.
Malheureusement pour lui, les deux amis détestaient qu'on les prenne pour des gamins attardés.
-Je ne vois pas ce qui vous autorise à nous appeler par nos prénoms, siffla Kalia. On a pas élevé les hippogriffes ensemble à ce que je sache.
Le chef de l'Ordre du Poulet Grillé cligna des yeux.
-Alors pourquoi vous êtes-vous énervé contre votre Professeur ? Il ne vous avait rien fait, à ce que je sache.
-C'est vrai, concéda Harry d'un air impassible. Mais il n'avait pas à nous demander ce que nous venions de nous dire pendant que je faisais mon Patronus. Sa réaction a été totalement disproportionnée par rapport à notre "faute".
-En fait, ajouta Kalia, Lupin…
-Le Professeur Lupin Miss Poliakoff.
-Oui, si vous voulez. Il a espionné une de nos conversations ce matin et n'a pas apprécié d'être remis à sa place.
-À sa place ? répéta le vieux fou avec perplexité. Quelle place ?
-Il n'a pas apprécié qu'on lui dise qu'il nous avait espionnés, éclaircit Harry.
-Oh, murmura Bubus en caressant sa barbe.
Il réfléchit quelques instants en suçotant un bonbon au citron et en observant les différents degrés de pâleur que prenaient les deux adolescents.
-J'en parlerais avec lui, décida-t-il finalement.
Il jeta un regard perçant aux deux jeunes.
-Vous avez quartiers libres jusqu'à la fin de votre de Défense contre les Forces du Mal, leur annonça-t-il. Bonne journée.
-Bonne journée Monsieur le Directeur, répondirent-ils en chœur, mais avec une voix plus faible que ce qu'ils auraient aimés avoir.
Ils se levèrent et sortirent calmement. Resté seul, Bubus murmura :
-Ils ont été élevés dans la plus pure tradition des Sang-Purs, c'est évident. Sinon, ils n'auraient pas réagis comme ils l'ont fait au petit-déjeuner…
Il resta pensif.
-En tout cas, c'est une bonne chose pour nous qu'Alena soit de notre côté. Ses enfants sont puissants, très puissants…
Il se leva et partit chercher quelque chose dans sa bibliothèque. Quand il revint, quelques instants plus tard, il lisait un passage d'un livre intitulé : Affections les plus Communes des Sang-Purs.
Un sourire satisfait éclaira son visage :
-Je me disais aussi…
Même jour, quelques minutes avant, Infirmerie, Poudlard.
James Potter et Madame Pomfresh discutaient de la situation politique du pays. C'était la routine : disparitions, meurtres, kidnappings, attaques de Mangemorts, incendie de ville, disparitions, meurtres, attaques avec le Prince des Ténèbres et La Louve ou le Seigneur des Ténèbres, kidnappings, incendie de ville, disparitions, etc…
-Je comprends votre inquiétude, Madame Pomfresh, déclara calmement l'Auror. Cette situation devient usante pour les deux camps, mais tant qu'il n'y aura pas d'offensive importante de notre part ou de la leur, nous resterons bloqués.
-Oui, mais tout de même, James, ça ne peut plus continuer ainsi ! On ne peut quand même pas envoyer les élèves sur les champs de bataille dès qu'ils seront sortis d'ici ! Nous avons un bon Professeur de Défense contre les Forces du Mal, je vous l'accord, et l'arrivée d'Alena Poliakoff est un atout pour nous, mais tout de même… !
L'Auror hocha gravement la tête.
-Oui, évidemment. Mais tant que Godric ne sera pas prêt, nous ne pourrons pas l'envoyer sur les champs de bataille. Il manque d'entraînement.
-Mais vous lui en avez donné un, non ?
-Non.
-Non ! Mais pourquoi ?
James avala calmement une gorgée de l'excellent café de l'Infirmière.
-Le Professeur Dumbledore souhaitait que Godric n'ait pas d'entraînement spécial avant d'avoir fini ses études. Il nous a dis que c'était de la triche par rapport aux autres étudiants, et qu'il ne fallait pas le singulariser plus que ça.
Pompom leva les yeux au ciel et déclara d'une voix sèche :
-Tout de même, que se passera-t-il le jour où des Mangemorts attaqueront l'école ? Et si votre fils est prit en otage ? S'il ne sait pas se défendre, je ne donne pas cher de sa peau…
Le Sang-Pur hocha la tête.
-C'est un point de vue comme un autre. Le Professeur Dumbledore voulait que Godric ait une enfance et une adolescence normale. Sur le principe je suis d'accord. Mais je pense qu'il aurait quand même dû lui donner des cours un peu plus poussés. J'ai donc réglé ça à ma manière.
L'Infirmière haussa les sourcils.
-C'est à dire ?
-Je lui ai donné des bases d'Escrime et de Magie sans Baguette.
-Comme ?
-Tous les sorts jusqu'à la quatrième année.
Madame Pomfresh allait dire quelque chose, mais fut interrompue par le bruit de la porte qui s'ouvrait. Surpris, James et elle se tournèrent vers les deux adolescents qui venaient d'entrer, et qui étaient pâles comme un linge.
-Miss Poliakoff ! Monsieur Gaunt ! Qu'est-ce qui vous arrive ?
Les deux amis grimacèrent.
-Pas crier s'il vous plaît, souffla Harry.
La redoutable Soignante se précipita sur eux, les prit par une épaule et les coucha dans deux lits.
-Mettez-vous à l'aise, je vais chercher de quoi m'occuper de vous.
Elle se précipita vers son armoire et se mit à fouiller dedans. James observa les deux adolescents avec surprise.
-Vous n'avez pas cours à cette heure-ci ? demanda-t-il.
-Si, gémit son fils. Défense.
-Pas parler, pitié, geignit Kalia.
James s'approcha de la jeune fille et la mit en chemise, jupe et chaussettes d'un tour de baguette, puis l'installa sous les draps. Il fit de même avec son fils.
-Alors expliquez-moi, lança Pompom en se précipitant sur Kalia, qui semblait être la plus mal en point.
-Mal à la tête, répondit-elle dans un souffle.
-Depuis quand ? Savez-vous quelle est la cause ? Est-ce que ça vous arrive souvent ?
Kalia ouvrit un œil vitreux.
-Depuis ce matin, en arrivant à la Grande Salle. Ça nous arrivait souvent quand on étaient plus jeunes, moins depuis deux ou trois années, répondit-elle dans un souffle en crispant les mâchoires au maximum.
Madame Pomfresh fronça les sourcils et passa sa baguette sur tout le corps de la jeune fille.
James s'assit à côté d'Harry, et lui passa sa main sur le front. Surpris, il sentit la fine cicatrice en forme d'éclair sous ses doigts, et que son fils semblait s'apaiser. Il entendait l'Infirmière ronchonner à côté de lui.
-Je pense qu'ils ont une Migraine Magique, déclara-t-il finalement.
-C'est très probable, répondit l'Infirmière en fronçant les sourcils. Je vais leur chercher une potion pour calmer ça.
Elle revint quelques instants plus tard en tenant deux gobelets contenant une mixture violette exhalant une odeur d'orange.
-Monsieur Potter, faites avaler ça à Monsieur Gaunt, je m'occupe de Miss Poliakoff.
Les deux Mages Noirs avalèrent la mixture en grimaçant.
-C'est immonde, déclara Harry en se dissimulant sous ses draps, imitant Kalia.
-Pouvez-vous me rappeler quand vos migraines ont-elles commencés ? interrogea Pompom d'une voix douce.
-Ce matin en me levant, fut la seule réponse qu'elle obtint. C'était pas encore trop fort au début, mais ça à commencer à faire vraiment mal à la fin du cours de Potions.
-Je vois. Vous allez rester ici jusqu'à la fin de la journée, et je verrais ce soir si je vous renverrais dans vos dortoirs.
-D'accord, marmonnèrent-ils en s'enfonçant encore plus sous la couette.
James se leva et retourna au bureau de l'Infirmière, où se trouvait sa tasse de café.
-Il y a longtemps que je n'avais plus vu des cas de Migraines Magiques, confia Madame Pomfresh à l'Auror.
Celui-ci hocha la tête. Albus Dumbledore toussota légèrement pour faire remarquer sa présence. Les deux autres adultes sursautèrent.
-Albus ! s'indigna la redoutable Soignante en chuchotant. Vous n'avez pas honte de faire des frayeurs pareilles ?
Le Directeur eut un sourire malicieux. Il posa son livre sur la table et s'assit en faisant apparaître une tasse de thé au citron.
- Affections les plus Communes des Sang-Purs, lut calmement James. J'ignorais que vous possédiez ce livre Monsieur le Directeur.
-C'est un livre ma foi fort utile de temps à autre, répondit-il avec son éternel sourire malicieux. Tenez, lisez ce passage.
James et Pompom se penchèrent et commencèrent leur lecture…
De tous les temps, il est une affection sorcière qui ne frappe que les Sang-Purs les plus puissants : la Migraine Magique.
Contrairement à la migraine moldue, qui frappe aussi les sorciers, ne l'oublions pas, la Migraine Magique est caractéristique des sorciers très puissants, et seulement entre 11 et 18 ans, soit le temps d'une scolarité normale.
La Migraine Magique est la caractéristique de l'accroissement des pouvoirs du sujet. Un/Une Sang-Pur ayant une Migraine Magique doit maîtriser rapidement son nouveau niveau magique pour ne pas créer de dégâts.
La Migraine Magique se distingue par sa douleur, beaucoup plus puissante que toutes les migraines moldues ; sa durée, entre une demi-heure et 30 jours ; et le fait qu'elle ne frappe que les sorciers très puissants et devant recréer leurs barrières magiques, qu'elles soient mentales ou pour contrôler le flux magique. Si ces barrières ne sont pas remodelées, la douleur peut causer la mort du sujet.
Il n'existe qu'un moyen de calmer la douleur : une fiole de 33 cl de Potion d'Apaisement et du calme pendant au moins 6 heures.
Ils relevèrent la tête.
-Je suppose que c'est pour cette raison qu'ils sont partis si brusquement ce matin, annonça James.
Dumby hocha la tête.
-Mais il y a une autre raison : ils n'ont pas eu le droit à un simple bonjour ou autre de la part de leurs amis, révéla le vieillard accro au citron. Je suppose qu'ils ont été vexés.
-Surtout que Monsieur Gaunt a été adopté, et qu'il a eu du mal à se remettre avec Monsieur Malfoy, ajouta Pompom.
-Il a un gros besoin de tendresse, et de preuves d'affection, jugea James. Mais il n'y a pas de quoi lui jeter la pierre pour ça.
Dumby hocha la tête en sortant un bonbon au citron de sa poche et décida de raconter ce qu'il s'était passé le matin même avec Remus Lupin. Quand il eut fini, James secoua la tête.
-Pauvre Remus. Il a manqué de tact ce coup-là.
Les deux autres hochèrent la tête.
-Avec ses capacités de loup-garou, il aurait du se rendre compte qu'ils souffraient, continua-t-il.
La porte de l'Infirmerie s'ouvrit doucement en grinçant. Les trois adultes se retournèrent et virent la bouille un peu gênée de Godric Potter, accompagné de Luna Lovegood.
-Que se passe-t-il Monsieur Potter ? demanda Madame Pomfresh en s'approchant.
-Je me suis blessé en Potions Madame, et le Professeur m'a envoyé ici avec Luna.
-Et bien, entrez, qu'est-ce que vous attendez ?
Les deux sixièmes années entrèrent en observant les deux septièmes années qui dormaient, roulés en boule sous leurs couvertures.
-Qu'est-ce qu'ils ont ? demanda Godric en s'asseyant sur un lit.
-Une Migraine Magique, répondit sobrement Pompom qui passait sa baguette sur la main brûlée du Gryffondor.
-C'était eux qui produisaient les vagues de douleur de ce matin, lança Luna en regardant Harry. Et ils souffraient autant l'un que l'autre.
Tout le monde la regarda bizarrement, sauf Bubus qui buvait son thé au citron à petites gorgées avec un air malicieux.
Madame Pomfresh enroba la main du roux avec une longue bande sparadrap baigné d'Elixir de Reconstruction.
-Faites attention pendant vos manipulations Monsieur Potter. Et n'utilisez pas votre main jusqu'à ce soir. Oh, et vous repasserez demain avant de prendre votre petit-déjeuner. Et ne mouillez pas votre main d'ici là.
Godric grimaça, mais acquiesça en silence.
-Comment va le professeur Rogue ? demanda-t-il en apercevant la porte de la chambre privée de l'espion.
-Il dort beaucoup, répondit James. Il a des blessures très grave, et devra attendre avant de réutiliser sa main gauche, puisque ses doigts ont été brisés un à un. Sans compter que la peau de son torse doit se reformer.
Son fils pâlit en grimaçant.
-Voldemort est un beau salaud. Je n'aurais aucun regret à le tuer. Quant au Prince des Ténèbres et à La Louve…
-Les gens ne sont pas souvent ce qu'ils semblent être, déclara Luna d'un ton absent.
Les sorciers lui jetèrent un regard perplexe.
Au loin, la cloche sonna.
-Allons manger, fit Dumby en se levant.
Et oui, malgré tous les bonbons qu'il s'était enfilé, il avait faim. Et le pire, c'est qu'il ne prenait pas un gramme. Pas juste !
Bref, tout le monde sortit de l'Infirmerie en laissant Harry et Kalia se reposer et se soigner grâce à la Potion.
Mardi 3 mars, 9 heures 30, Infirmerie, Poudlard.
Kalia papillonna des paupières en baillant. Elle remarqua immédiatement qu'un : elle n'était pas dans son lit mais à l'Infirmerie, et que deux : Harry y était aussi, mais dormait encore. Donc la blonde et courageuse sorcière se leva en se frottant les yeux et en baillant, et remarqua qu'elle était vêtue d'un des immondes pyjamas de l'Infirmerie. Elle repéra sa baguette sur la table de chevet attenante, accompagnée d'un verre d'eau. La sorcière le prit et le vida cul-sec.
-Miss Poliakoff !
La jeune fille sursauta violemment et foudroya l'Infirmière du regard. C'est vrai ça, on a pas honte de faire une peur pareille aux honnêtes gens !
-Je suis ravie que vous soyez réveillée. Il y avait longtemps que je n'avais pas vu une Migraine Magique aussi puissante.
Elle sortit un énorme flacon de son armoire et le vida à moitié dans un gobelet de 33 cl.
-Voilà qui va vous remettre d'aplomb Miss Poliakoff. Une Potion de Régénération faire par le Professeur Rogue avant qu'il soit kidnappé.
La jeune fille leva les yeux au ciel.
-Vous parlez de lui comme s'il était mort, fit-elle remarquer d'un ton sec en avalant sa Potion cul-sec en grimaçant. C'est répugnant cette Potion.
L'Infirmière lui fit les gros yeux.
-Je n'y peux rien. Le sucre annulerait les effets de cette Potion.
Un gargouillement se fit entendre. Rosissant, Kalia demanda avec une petite voix :
-Est-ce que je pourrais avoir un petit-déjeuner s'il vous plaît ?
Pompom eut un léger sourire et partit en direction des cuisines chercher les deux repas.
-Si Monsieur Gaunt se réveille avant que je revienne, donner lui le reste de la Potion de Régénération contenue dans le flacon.
Et sortit tranquillement. Quand elle revint, les deux sorciers discutaient avec animation en russe.
-Vos petits-déjeuners ! lança Pompom en les plaçant sur les jambes de ses deux patients. Mangez, et après, je vous libère. Toutes vos affaires sont là, des elfes de maison vous les ont amenés.
Ils penchèrent la tête vers le carrelage et aperçurent des vêtements, ainsi que leurs affaires pour les cours.
-Si vous vous dépêchez, vous ne raterez rien de votre cours d'Enchantements.
Et, effectivement, une heure plus tard, les deux adolescents se trouvaient devant la porte de la salle d'Enchantements à attendre le début de leur cours. Mais, à leur grand désarroi, personne ne se soucia d'eux. Blessés, ils décidèrent de snober les autres, puisqu'on les snobait. Il n'y eut qu'avec Godric qu'ils gardèrent leur relation comme avant, ainsi que les cours de Duel et d'Escrime.
Samedi 7 mars, 17 heures, Salle de Réunion I, QG de Lord Voldemort.
Les Mangemorts avaient peur. Pas une petite peur toute bête, qui ne concerne que quelques personnes, non, la vraie peur, celle qui vous fait suer à grosses gouttes, qui vous fait pâlir violemment, qui vous donne envie de vomir, qui vous fait croire que vos intestins se sont transformés en serpents de plomb… Et ils avaient peur, car le Prince des Ténèbres et La Louve étaient en colère. Mais alors, vraiment en colère. Ils étaient dans une colère noire, et ça, c'était non seulement très rare, mais également très douloureux pour les défouloirs. Le dernier défouloir, on l'avait retrouvé éparpillé au quatre coins de la pièce, et le plus gros morceau qu'il restait, c'était un doigt. Le reste, c'était du sang et des matières non-identifiées.
-Mangemorts ! déclara Lord Voldemort. Samedi dernier, le traître Severus Rogue s'est enfui. Après observation attentive de son cachot, j'en ai déduis qu'il avait été aidé.
Il promena son regard écarlate sur l'assemblée.
-Comme j'ignore l'identité de celui ou celle qui l'a aidé, j'ai décidé de faire une punition générale pour tous les suspects.
Il y eut un gros blanc dans la salle. Tout le monde regardait tout le monde en se demandant qui était les suspects…
-Alena, Bellatrix, Lucius, Rodolphus, Rabastan, Avery, Nott, Antonin, MacNair, Crabbe, Goyle, vous nous accompagniez. Les autres, vous resterez ici jusqu'à notre retour.
Il se leva en descendit de son trône en faisant virevolter ses robes à la manière de Severus Rogue. La Louve et le Prince des Ténèbres descendirent avec la grâce, la souplesse et l'élégance d'une panthère. Ils sortirent de la salle et attendirent que les Mangemorts nommés soient tous sortis.
Lord Voldemort referma la double porte d'un geste théâtral en déclamant :
-Lorsque je reviendrais, j'espère que vous aurez trouvé le ou les coupables…
Il se retourna vers ses Mangemorts et lança d'une voix sèche :
-Allons-y.
Ils transplanèrent et arrivèrent dans une petite clairière sombre. On voyait des morceaux du ciel à travers les feuilles des hauts arbres.
-Il me faut un de ces elfes, lança le Plus-Grand-Mage-Noir-du-Siècle d'une voix glaciale. Cassiopée, fais-en sortir un.
La jeune fille acquiesça, s'avança au milieu de la clairière et fit apparaître deux boules de feu dans ses paumes.
-Je souhaiterais parler à l'un d'entre vous, commença-t-elle à l'auditoire.
Personne ne bougea.
-Je vous laisse cinq secondes et après, je m'énerve, continua-t-elle.
Les secondes s'écoulèrent et personne ne broncha. Très calme en apparence, elle jeta ses boules de feu sur deux arbres. Il y eut des bruissements dans les branches et des murmures, mais toujours aucune réponse. Il y eut une lueur étrange dans les yeux de Cassiopée quand elle se retourna vers le Seigneur des Ténèbres.
-Milord, puis-je… ?
-Tu as toutes les autorisations.
Un sourire satisfait vint se placer sur les lèvres de la jeune Mage. Elle cligna des paupières, et les arbres alentours s'enflammèrent. Des cris retentirent, puis une douzaine d'êtres étranges, portants des arcs et des carquois, et vêtus de tuniques aux couleurs de la forêt sortirent des arbres.
-Que veux-tu, stupide humaine ? gronda celui qui semblait être le chef, vu la taille de son arc.
-Savoir où se trouve le Globe de Tétris, répondit calmement Kalia.
Tous les elfes se mirent à rire. Le chef, qui avait de longs cheveux blonds, des yeux de la couleur du lapis-lazuli et un sourire insolent continua ses questions :
-Et qui es-tu pour oser demander ça aux Gardiens des Forêts ?
-Je suis La Louve, répondit impassiblement la jeune fille.
Des sifflements moqueurs se firent entendre.
-La Louve, rien que ça ! s'exclama le chef avec ironie. Prouve-le, alors…
Les yeux bleu foncé virèrent au jaune.
-C'est un défi ? demanda Kalia avec un ton calme qui déstabilisa légèrement le Chef des Elfes.
-En effet. Nous allons vérifier si tu sais maîtriser les Éléments aussi bien qu'on le dit, expliqua-t-il avec sérieux.
Kalia hocha la tête.
-Je suis prête. Quand commençons-nous ?
-Maintenant, répondit l'homme en envoyant des pics glacés sur la jeune femme.
Mais, à sa grande surprise, les pics revinrent vers lui, manquant de l'éborgner. Les rires des autres elfes se turent.
-Nous sommes douze, et tu es seule, lança le chef. Nous maîtrisons les Éléments depuis que nous sommes des bébés, et c'est un don qui se transmet depuis des siècles et des siècles. Qu'est-ce qui te fais croire que tu pourrais nous vaincre ?
Cassiopée eut une moue enfantine et un sourire innocent.
-Ce qui me fait croire que je pourrais vous vaincre ? C'est simple, j'ai juste un ego moins développé que vous, répondit-elle avec candeur.
Furieux, les elfes se mirent à jeter des pics de glace sur Cassiopée, qui les renvoyaient calmement à ses attaquants.
-N'es-tu bonne qu'à renvoyer nos attaques ? lança un des elfes avec mépris.
Elle haussa les épaules.
-Vos attaques sont si pitoyables. Vous croyez vraiment que je vais dépenser mon énergie à les faire fondre ou disparaître, alors que les renvoyer est moins fatigant ?
-Tu vas regretter ton insolence humaine ! siffla le chef en lança des lianes enflammées sur la jeune fille, qui se déplaça jusqu'au centre de la clairière.
-C'est vous qui le dites, mon cher, rétorqua-t-elle en lui lançant des pics de glace enflammés, chose extrêmement complexe à réaliser.
Et, sous les yeux ébahis du Seigneur des Ténèbres, de son Héritier et des Mangemorts qui les accompagnaient, La Louve mit tous ses adversaires au sol grâce à sa formidable maîtrise des Éléments. Elle gela plusieurs elfes, en carbonisa d'autres, en envoya deux ou trois dans les airs très haut sans se soucier de l'endroit où ils atterriraient et en en assommant quelques-uns grâce à des lianes grosse comme le bras d'Hagrid, le tout sans se soucier le moins du monde de l'incendie qui s'était éloigné de la clairière. Ils ressentirent dans toutes leurs particules la formidable dose de Magie Élémentale nécessaire à tous ces actes et, pour ceux qui en doutaient encore, ils eurent la preuve que La Louve était décidément une sorcière extrêmement puissante.
Elle attrapa le chef par le cou et le plaqua contre un tronc d'arbre qui n'était pas encore enflammé. Les yeux lapis-lazuli du chef semblèrent sortirent de leurs orbites.
-Maintenant, je te repose ma question, et j'espère bien avoir une réponse, siffla-t-elle d'une voix glaciale. Où est le globe de Tétris ?
-Pas très loin, à environ 700 mètres. Vous prenez le chemin qui part vers l'Ouest, vous marchez pendant 500 mètres, vous tournez à droite et vous arrivez sur une clairière avec un ruisseau au centre. Il y a un globe de cristal, c'est le Globe de Tétris. Il y aura également quatre jeunes filles, il s'agit des gardiennes. C'est à elles que vous devez demander le Globe, elles sont les seules à pouvoir l'ôter de son socle, expliqua l'elfe dans un souffle. Mais elles sont également très puissantes. Sans vouloir vous offenser, je doute que si vous vous y mettiez tous ensemble, vous les battiez.
-C'est ce que nous verrons, lança Kalia en lâchant l'elfe, qui tomba sur les fesses à ses pieds.
Elle ressentit soudain une incroyable fraîcheur dans son corps, et ce fut comme si toute la tension accumulée depuis ses débuts en tant qu'espionne et Mage Noir s'évaporait de son corps. Elle sentit que sa Magie s'apaisait, qu'elle revenait doucement dans tous les endroits où elle devait être, et que sa Magie était en paix.
Elle se retourna vers les autres et déclara comme si de rien n'était :
-Et bien, qu'attendons-nous pour y aller ?
Seul Harry se rendit compte que son amie maîtrisait de nouveau sa Magie, qu'elle ne risquait plus de l'engloutir…
La troupe se dirigea donc vers la clairière où se trouvait le Globe de Tétris. Ils marchèrent en silence, sans trop se soucier des bruits de la forêt. Ils arrivèrent rapidement à la clairière décrite par l'elfe.
À leur grande surprise, il y avait du monde à la clairière : quatre jeunes filles aux cheveux noirs comme la nuit, vêtues de robes qui leurs tombaient aux chevilles et une douzaine de vampires qui riaient comme des idiots en les maintenant au sol.
-Ça va être un plaisir de montrer à ces gamines qui commande ici ! s'exclama un immense vampire vêtu avec beaucoup de mauvais goût.
Il retroussa la robe grise d'une des adolescentes, qui jeta un regard désespéré à Harry. Ce dernier se rendit compte qu'elle avait des yeux aussi gris qu'un ciel d'orage, de la même couleur que sa robe…
-Après leur mort, à nous le Globe ! s'exclama un énorme vampire qui avait tout du morse, sauf les défenses…
Harry sentit une vague brûlante de Magie déferler dans tout son corps. Il sentit à peine qu'il leva la main vers l'homme vêtu avec mauvais goût, et l'envoyer s'écraser contre un arbre calciné quelques mètres plus loin. Tous les vampires cessèrent de rire et se tournèrent vers le morveux qui venait de jeter leur chef contre un mur.
-Partez d'ici immédiatement, ordonna Orion d'une voix glaciale et méprisante.
-Qui es-tu pour oser nous donner des ordres ? demanda le chef avec mépris.
-Je suis le Prince des Ténèbres, répondit-il avec classe. Et toi, tu es…
-Diego le Redoutable, se présenta-t-il. Que viens-tu faire ici, petit humain ? Tu ne sais donc pas que ce lieu nous est réservé ?
-C'est faux ! s'indigna une des quatre filles, qui avait une robe et des yeux de la couleur du feu. Ce lieu est réservé aux êtres purs, pas aux morts-vivants ou aux mages Noirs !
Les trois autres filles, celle vêtue de gris, celle vêtue de bleu océan et celle vêtue de jade se relevèrent et vinrent se poster aux côtés de leur amie.
-Nous sommes les Gardiennes du Globe de Tétris, révélèrent-elles. Personne ne peut le prendre à part nous.
-Seul un être désespéré, mais au cœur pur, peut l'utiliser, ajouta celle aux yeux bleu océan.
-Maudit soit celui qui voudrait l'utiliser pour son profit personnel, continua celle aux yeux de jade.
-Bénit soit celui qui serait prêt à sacrifier sa vie pour sauver des inconnus, poursuivit celle aux yeux de feu.
-Assez de bavardages ! s'impatienta Diego. Vous êtes peut-être les Gardiennes, mais vous n'êtes pas très puissantes, puisque nous avons failli vous…
Les quatre filles le regardèrent avec indifférence.
-Nous vous avons laissé nous toucher, car nous savions que d'autres humains voulaient ce qui nous a été confié, exposa la jeune fille aux yeux d'argent. Puisque le Prince des Ténèbres souhaite également ce qui est en notre possession vous allez devoir vous affronter. Le vainqueur aura ce qu'il désire le plus. Mes sœurs et moi-même seront les arbitres. Tous les coups sont autorisés. Prince, souhaitez-vous avoir un allié ?
-Je n'ai besoin de personne pour me débarrasser d'une troupe de chauve-souris, rétorqua-t-il.
Les yeux des douze vampires se plissèrent.
-Prépara-toi à mourir, Prince des Ténèbres ! cracha Diego en se jetant sur l'adolescent.
Adolescent qui, il faut l'avouer, se contenta de claquer des doigts pour l'envoyer piquer un somme contre un arbre, qui s'effondra sous l'impact. Mine de rien, c'est vachement lourd un vampire en bonne santé !
Harry sentait la Magie couler librement dans tout son être. Et ce fut un désastre pour les onze vampires restants : deux se prirent un Avada en plein cœur, et tombèrent à une dizaine de mètres, sonnés. Il claqua des doigts et fit apparaître des liens qui plaquèrent les vampires restants au sol. Il s'approcha d'un grand brun et, avec un sourire, lui ouvrit la peau du ventre et en sortit les entrailles d'un simple geste de la main.
-Je ne suis pas n'importe qui, leur annonça-t-il calmement avec un sourire serein. Et s'il y a une chose que je déteste, c'est bien les crétins prétentieux fringués comme des moldus…
Le voisin de celui qui n'avait plus d'entrailles tenta de se jeter sur Harry, mais sentit les liens s'enfoncer dans ses poignets. Un sourire mauvais vint s'installer sur le visage d'Harry, qui s'amusa pendant quelques minutes avec le buveur de sang. Quand il eut fini, il n'en restait qu'une bouillie infâme.
Puis il passa aux vampires restants. Il y eut des bras qui volèrent, de grandes gerbes de sang qui salirent le sol de la clairière, des cris, ou plutôt des hurlements, de douleur, et le tout sans baguette.
Quand Harry eut fini de faire mumuse avec les messants buveurs de sang, il se retourna vers les quatre jeunes filles qui s'inclinèrent devant lui.
-Nous te sommes reconnaissantes de ce que tu viens de faire pour nous, Prince des Ténèbres, déclara celle portant une robe grise.
Elle fit un discret signe de tête à celle qui portait une robe verte. Celle-ci s'avança vers le socle du Globe de Tétris, le prit et retourna vers Harry.
-C'est pourquoi nous t'offrons le Globe, si tel est ton souhait le plus cher, continua celle qui semblait être la chef.
Et là, Orion fit une grosse boulette, du moins du point de vue de Voldy :
-Ce n'est pas mon souhait le plus cher.
Les quatre filles hochèrent la tête, tandis que le Globe de Tétris retournait tranquillement à sa place.
-Tu es sage, Prince des Ténèbres. Mais nous te devons toujours quelques chose, annonça celle à la robe bleue.
-C'est pourquoi nous jugerons nous même de notre payement, continua celle à la robe rouge.
La chef s'avança vers le beau brun amoureux, posa ses lèvres sur les siennes et sa main sur le torse musclé et bronzé du Prince, qui sentit une brûlure à l'endroit où la main avait été posée. Les trois autres filles firent de même, puis se postèrent devant le Globe. La chef disparut lentement dans un souffle de vent, sa peau devenant peu à peu transparente, de la couleur de l'Air.
Celle à la robe couleur verte devint de la couleur de la Terre. Elle se rapprocha d'un arbre qui n'avait pas brûlé et entra dedans.
Celle à la robe rouge s'enflamma brusquement. Seuls ses cheveux restèrent noirs. Elle s'approcha d'une gigantesque flamme et y pénétra, devenant le Feu.
La dernière, qui portait une robe, sembla se liquéfier, littéralement. À chaque pas qu'elle faisait, on entendait de l'eau clapoter. Elle mit les pieds dans le ruisseau de la clairière et jeta un clin d'œil malicieux à Harry, puis se transforma en une gerbe d'Eau qui se jeta dans le petit torrent.
Le Prince des Ténèbres se retourna vers les membres de l'expédition, sa Magie complètement apaisée, et qui ronronnait presque. Il fut surpris de voir l'expression stupéfaite, et encore, le mot est faible, de Lord Voldemort.
-Orion, commença-t-il d'une voix tremblante de stupeur, tu viens d'être marqué par les Gardiennes des Éléments…
Oups…
Dimanche 8 mars, 6 heures, Appartements des Grands, QG de Voldy.
Un bruit sourd de paroles scandées tira Alena du sommeil. Elle bailla, se frotta les yeux et jeta un coup d'œil à son réveil. Elle manqua de s'étouffer en voyant l'heure : 6 heures du matin ! Furieuse d'avoir été réveillée, elle se leva, attrapa sa baguette, enfila une chaude robe de chambre et ses chaussons, puis se précipita dans le couloir. Sa mâchoire se décrocha en voyant la cause de son réveil.
Un bruit sourd de paroles scandées tira Lucius du sommeil. Il bailla, se frotta les yeux et jeta un coup d'œil à son réveil. Il manqua de s'étouffer en voyant l'heure : 6 heures du matin ! Furieux d'avoir été réveillé, il se leva, attrapa sa baguette, enfila une chaude robe de chambre et ses chaussons, puis se précipita dans le couloir. Sa mâchoire se décrocha en voyant la cause de son réveil.
Un bruit sourd de paroles scandées tira Bellatrix du sommeil. Elle bailla, se frotta les yeux et jeta un coup d'œil à son réveil. Elle manqua de s'étouffer en voyant l'heure : 6 heures du matin ! Furieuse d'avoir été réveillée, elle se leva, attrapa sa baguette, enfila une chaude robe de chambre et ses chaussons, puis se précipita dans le couloir. Sa mâchoire se décrocha en voyant la cause de son réveil.
Quelques minutes plus tard, Lord Voldemort déboula dans le couleur, accompagné de Nagini. Il portait une robe de chambre et des chaussons vert émeraude avec des fils argentés. Serpentard jusque sur ses chaussons !
Il jura à mi-voix en Fourchelangue en repérant les perturbateurs : Orion et Cassiopée, en pyjama, avaient fait des banderoles et des pancartes et des inscriptions et étaient en train de scander :
-À manger pour les Mages Noirs ! À manger pour les Mages Noirs !
-Orion, Cassiopée, commença Voldemort d'une voix trop calme pour ne pas être dangereuse, je peux savoir pourquoi vous avez réveillé toute cette aile à 6 heures du matin ?
-On a faim ! lança Orion.
-On veut du chocolat ! continua Cass.
Et ils recommencèrent à scander :
-À manger pour les Mages Noirs ! À manger pour les Mages Noirs !
Une crispation nerveuse agita la bouche de Voldy.
-Bon… On va aller manger alors…
Trois quarts d'heure plus tard, ils sortaient de la Salle à Manger II, celle réservée aux Grands. La I, c'est celle de Tommy, Harry et Kalia. Bon, et des fois, il y a Shadow et Lanyra, mais c'est rare.
Donc, ils ressortaient de la Salle à Manger. Les deux ados sautillaient partout en criant :
-CHOCOLAT POWA !
Tandis que Voldy, Lulu, Bella et Alena se retenaient pour ne pas leurs jeter de sort douloureux pour les faire taire.
-Alena, dis-moi, ils n'auraient pas eu une Migraine Magique récemment ? demanda le Plus-Grand-Psychopathe-Du-Moment.
-Si, répondit sombrement la vénérée prof de Duel et d'Escrime. En début de semaine.
Voldy réfléchit quelques secondes.
-C'est donc pour ça qu'ils étaient si puissants hier et qu'ils sont allés se coucher alors qu'il n'était pas 8 heures…
Ils échangèrent soudain un regard paniqués.
-Ce qui veut dire qu'ils vont être comme ça toute la journée, gémit la blonde. Oh Merlin, au secours !
-Bon, ne paniquons pas, déclara le Plus-Grand-Mage-Noir-du-Siècle. Allons nous habiller, puis réunissons-nous pour mettre au point un plan pour ne pas craquer avant la fin de la journée.
Malheureusement pour eux, ça ne se passa pas du tout comme prévu. Primo, quand les quatre Mages voulurent sortirent de leurs salles de bain, ils se rendirent compte qu'ils avaient été enfermés par les deux ados, qui avaient mis beaucoup de puissance dans leurs sorts. Ils en ressortirent une bonne demi-heure plus tard que ce qui était prévu, les mettant dans une rage folle.
Seconde, lorsqu'ils réussirent enfin à retrouver Orion et Cassiopée, ils s'aperçurent que les deux étaient habillés exactement de la même manière : pantalon noir, chemise noire, pull noir et baskets noires. Ils avaient leurs épées et leurs baguettes accrochées à leurs ceintures, et faisaient du surf sur la rampe recouverte de glace de l'Escalier Principal.
-Salazar, qu'est-ce que j'ai fais de mal avec eux, souffla Voldy, catastrophé.
Bouche bée, ils virent Harry et Kalia, debout, une planche en bois sous les pieds, descendre le gigantesque escalier en hurlant :
-WOUHOUH ! Banzaï ! Chaud devant !
Cassiopée leva ses mains, et toute l'entrée du Manoir fut recouverte d'une épaisse couche de glace, avec des bosses, des montées et des descentes. Les quatre adultes, qui étaient au premier étage, les regardèrent faire du surf dans l'Entrée Principale du Manoir de Lord Voldemort.
Alena se passa la main sur le visage.
-Mais c'est pas vrai, marmonna-t-elle. Qui m'a flanqué des inconscients pareils…
-Bonne question, déclara Bellatrix.
Une bonne demi-heure plus tard, il était 8 heures moins le quart, la plupart des autres Mangemorts sortirent de leurs appartements. Stupéfaits, ils se rendirent compte que le Prince des Ténèbres et La Louve étaient retombés en enfance.
-Qu'est-ce qu'ils ont ? demanda Rodolphus, stupéfait, en voyant les deux ados faire une bataille de boules de neige dans le Hall d'Entrée.
-Ils ont eu une Migraine magique en début de semaine, ont évacué le plus gros hier et maintenant, ils se défoulent, expliqua sa femme d'une voix égale.
Il y eut un bruit de clochette, et on vit le nouveau score de la bataille : 56 pour "King of Pieux" et 57 pour "Lady Chocolat".
-Les surnoms débiles, marmonna Lucius.
Alena, Bellatrix et Voldemort hochèrent la tête.
-King of Pieux et Lady Chocolat, murmura Bella d'un air désespéré. On voit tout de suite les centres d'intérêts…
-On t'a entendu Bella ! s'exclamèrent les deux piles électriques ambulantes en se retournant.
Ils lâchèrent les boules de neige qu'ils avaient à la main, puis montèrent l'escalier quatre à quatre pour finalement arrivés sur l'esplanade qui surplombait l'Entrée Principale.
-Père, on a pensé à quelque chose, déclara Harry avec sérieux, ce qui fit pâlirent les quatre Grands. Pour Pâques, tu sais, la fête moldue française…
-On voudrait des trônes en chocolat, poursuivit Kalia.
Et ils se mirent à décrire leurs futurs trônes en chocolat : chocolat noir fourré à la menthe pour les dossiers, fourré à l'orange pour Kalia, des morceaux de chocolat fourrés au noisette pour le siège, etc…
Une bonne vingtaine d'adultes les regardèrent, bouche bée, tandis qu'Harry et Kalia poursuivaient leur description de chocolat de Pâques. Tommy-chou et Alena secouèrent la tête.
-On verra, lança le plus vieux du Manoir.
Ils se tourna vers ses Mangemorts.
-Retournez à votre travail, vous. Alena, Bellatrix, Lucius, restez ici. Orion, Cassiopée, allez jouer ailleurs.
-OUI ! s'écrièrent d'une voix enfantine les deux Terreurs.
Ils dégainèrent leurs épées et commencèrent à se battre en Duel sur l'Escalier recouvert de glace en poussant des :
-YAHA ! BANZAÏ ! PRENDS ÇA DANS TA TRONCHE MAUVIETTE !
Et autres paroles qui cassaient toute leur crédibilité.
-Allons dans le salon privé voisin, annonça Tom d'une voix lasse. Il y a un sort de Mur Transparent, on pourra les surveiller pour qu'ils ne fassent pas trop de dégâts…
-Oui Monseigneur, répondirent-ils en s'inclinant.
Ils allèrent donc s'installa dans ce salon très pratique à 8 heures un dimanche matin. Des fois, Voldychou avait vraiment envie de trucider son Héritier et le bras droit de celui-ci.
Les animaux des deux adolescents déjantés arrivèrent quelques instants plus tard en souriant, même Scandra, la jolie petite Serpent des Glaces.
Donc, ils observèrent les conneries en tout genre de deux tarés. Il y eut la version remasterisée de Roméo et Juliette, ce qui donna… :
-Oh Orion, pourquoi es-tu Orion ? Renie Dumby, renie la Magie Blanche et fais de moi une vraie Mage Noire !
-Oh Cassiopée, oh ma Cassiopée, je ne peux…
-Pourquoi ?
-T'es trop blonde pour moi !
-Connard ! s'exclama la blonde en lui flanquant une baffe et en faisant disparaître les énormes lianes qui avaient transformé l'Entrée en véritable jungle.
Harry se crêpa par terre en beuglant :
-Et de toute manière, je préfère coucher avec quelqu'un que de faire de la magie Noire, c'est beaucoup plus marrant !
-Je t'emmerde !
Et la bataille de tablette de chocolat, qui retapissa la pièce en un beau brun chocolat, justement.
-C'est du gâchis ! brailla Cass en voyant toutes les plaquettes qui avaient atterries sur le mur. Et donc, les deux morveux se jetèrent sur le mur pour récupérer le maximum de chocolat.
Il y eut aussi la bataille d'eau, qui inonda l'Entrée, les leçons de surf sur les rambardes de l'escalier et sur l'escalier lui-même, ainsi que la nouvelle couleur de la tapisserie : ils l'avaient repeint en rose fluo, grâce à des bégonias de la même couleur que Kalia avait fait apparaître.
Mais le pire fut quand ils placèrent un gigantesque chaudron rempli d'eau bouillante et, dans le fond, de boules glacées et pourvues de piques sous la balustrade. Ils appelèrent un Mangemort qui ne se doutait de rien, Avery pour être précise, et lui demandèrent de sauter de la balustrade pour atterrir dans le chaudron et leur dire ce qu'il ressentait. Et Avery, comme un crétin, fit ce qu'on lui demanda de faire et atterri dans le chaudron. Ses beuglements de douleur faillir faire intervenir tout le monde, mais furent stoppés par un sort des deux Terreurs.
Et la journée continua ainsi.
C'est pourquoi Alena fut vraiment soulagée de voir arriver le dimanche soir, et le retour à Poudlard. Enfin un peu de calme ! Enfin, elle ne serait plus seule à tenter de maîtriser les deux ados bourrés d'hormones…
Samedi 14 mars, 16 heures, Pré-au-Lard, Poudlard.
Harry retint un sourire en se rappelant son arrivée, et celle de Kalia, le dimanche d'avant. Ils avaient réussi, devant toute l'école, à flanquer la honte à Sirius Black, à manquer de faire mourir de rire James Potter, sa femme, Remus Lupin et Alena, ainsi qu'à réclamer leurs petits copains au chocolat. Dumbledore et McGonagall avaient viré au rouge Gryffondor devant la demande faite sur un ton enfantin avec des larmes dans leurs yeux.
Il laissa échapper un ricanement dans la petite bijouterie où il se trouvait avec Kalia, qui lui demanda :
-Qu'est-ce qui te fais rire ?
-Le souvenir de notre arrivée dimanche soir. C'était grandiose !
La jeune fille hocha vigoureusement la tête.
-Oui. Je ne m'étais pas autant amusée depuis longtemps !
Elle lui attrapa soudain le bras en lui montrant un bracelet dans une vitrine.
-Ils sont splendides, murmura-t-elle.
Harry hocha la tête, le souffle coupé par la beauté du bracelet. Il s'agit d'une simple chaîne d'or blanc, où une émeraude et un diamant étaient incrustés. Une minuscule pancarte annonçait : ajouts sur demande.
-Intéressés, Miss, Monsieur ? demanda un petit sorcier avec un sourire affecté.
-Oui, réussit à répondre le brun. Je souhaiterais avoir deux exemplaires de ce bracelet avec des Runes de Protection, un tigre et une panthère en ajout.
Le sorcier caressa son menton d'un air pensif.
-Ce bracelet est l'un des plus coûteux de la boutique. De surcroît, les ajouts que vous me demandez de faire sont assez coûteux…
-J'ai de quoi payer, affirma Harry en plantant son regard vert dans les yeux marrons ternes du sorcier, qui hocha immédiatement la tête en palissant.
-Faites-le instantanément, je dois être rentré avant 18 heures, l'informa Harry.
Le petit sorcier acquiesça et se mit au travail. Trois quarts d'heure plus tard, les deux bracelets étaient prêts. L'homme les montra à Harry, les rangea dans deux petites boîtes en bois, mit les boîtes dans un sac du magasin et annonça le prix. Le Prince des Ténèbres fronça les sourcils, mais régla ses achats.
Il ressortit rapidement de la boutique accompagné d'une Kalia qui se moquait de lui et de ses…
-Monstrueuses dépenses que tu fais pour un mec qui ne t'adresse plus la parole depuis un peu moins de deux semaines !
-M'en fous ! Je vais lui en envoyer un discrètement demain, et je porterais le mien à partir de ce soir. Comme ça, il n'aura pas de doute sur la provenance du bracelet.
-Et tu t'abaisses encore devant lui ! soupira la jeune fille d'un air théâtral, faisant se retourner des têtes derrière son passage.
Ils rirent franchement en apercevant les regards surpris de leurs condisciples qui rentraient en même temps qu'eux.
Kalia chuchota quelque chose à l'oreille de son meilleur ami, et ils explosèrent de rire, tels trois vampires que je m'abstiendrais de nommer… Ah, le latin…
-Tant que c'est pas pour Rogue, réussit finalement à articuler Harry.
Leur fou rire recommença, les faisant définitivement passer pour des tarés aux yeux de leurs camarades.
De brusques éclats de voix firent cesser leurs rires. Ils échangèrent un regard inquiet et se mirent à courir en direction de la source du bruit.
Ils furent stupéfaits en voyant Draco étendu sur le dos, couché dans la poussière, dominé par un Michael Corner méprisant. Autour d'eux, un cercle de curieux s'était formé, constitué des amis des deux anciens amants et de curieux.
-Tu n'es vraiment qu'une putain Malfoy, lança Corner avec mépris. Je me demande comment j'ai fais pour rester aussi longtemps avec toi…
Le Serdaigle releva la tête et vit Harry et Kalia, qui les fixaient avec surprise.
-Gaunt, je suis désolé de la manière dont je t'ai traité l'autre fois. Ça ne se reproduira plus, je te le laisse sans regrets…
Le Serpentard fronça les sourcils.
-De quoi parles-tu ? demanda-t-il avec curiosité.
Corner prit une inspiration et expliqua :
-Tout à l'heure, une bonne dizaine de Serdaigle et de Gryffondor l'ont vu en train de… Se faire faire par Zacharias Smith, tu vois qui c'est ?
-Très bien, répondit Harry avec un masque impassible. Je te rappelle que j'ai sa sœur dans ma maison.
-Effectivement. Donc, quand les amis de ce… de cette chienne l'ont appris, ils ont tout de suite voulu savoir de quoi il s'agissait. Et lui, il leur a dit qu'il ne l'avait pas voulu…
Sa phrase resta un instant en l'air dans un silence pesant.
-Je vois, déclara le brun d'une impassible. Merci pour le renseignement Corner, mais je vais terminer ça à ma manière.
L'autre pencha la tête sur le côté.
-À ta guise Gaunt.
Il fit volte-face et repartit vers le château, laissant Harry, Kalia et Draco seul sur le chemin de Pré-au-Lard. Le blond se releva en baissant les yeux et en ôtant la poussière de ses vêtements.
-Je ne voulais pas, murmura-t-il d'une voix enrouée.
Le bruit d'un soupir le fit papillonner des yeux. Il s'en voulait tellement…
-Explique-moi ce qu'il s'est passé, intima Harry.
-Tu l'as bien entendu…
-Je veux connaître ta version.
Le blond prit une profonde inspiration et expliqua d'une voix brisée :
-Je sortais de la bibliothèque quand Smith m'a littéralement sauté dessus. Il m'a dit que j'allais payer le fait que j'avais servi Voldemort… Là, il m'a donné un violent coup de poing contre la tempe et à commencer à baisser mon… mon…
Il sursauta à peine quand il sentit les bras d'Harry entourer son corps et le presser contre le sien. Draco enfouit son visage dans le cou de son chéri et continua d'une voix enrouée par ses sanglots :
-Il m'a descendu mon pantalon et mon boxer et il a voulu me… me… Quand les autres sont arrivés…
Le souvenir récent de son presque-viol le fit frissonner, et il sanglota de plus belle dans le cou d'Harry.
-Ne me laisse pas, supplia le blond.
-Jamais, répondit le brun d'une voix tendre. Jamais, Draco…
Le Prince des Ténèbres berça longtemps son Dragon dans ses bras en le consolant de ce qui venait de lui arrivé, et de leur séparation d'un peu moins de deux semaines…
Pendant ce temps, Kalia, qui s'était assise sur un rocher pas loin, réfléchissait.
-L'étiquette ? Non, trop sanglant…. L'orange peut-être ?
-Trop salissant Ka, lança son ami qui avait tout entendu. À qui veux-tu faire subir ça ?
-À un crétin de Poufsouffle possédant un ridicule nez en trompette.
-Il est à moi, affirma Harry avec un regard mauvais.
Sa blonde et chère amie haussa un sourcil avec un air moqueur.
-Toi, occupes-toi plutôt de la meilleure manière de réconforter ton chéri, moi, je m'occupe du blaireau.
Ils retournèrent rapidement à Poudlard, Draco niché dans les bras d'Harry et Kalia réfléchissant avec un air sadique.
Ils arrivèrent à l'école alors que Rusard refermait la double porte du Hall d'Entrée.
-Miss Poliakoff ! Monsieur Gaunt ! Monsieur Malfoy, pourrais-je savoir ce qui vous a retardé ? leur demanda le Professeur McGonagall.
-Rien de bien grave, Professeur, ne vous inquiétez donc pas, répondit calmement Kalia qui se dirigea vers l'Escalier menant aux étages supérieurs, suivie par Harry et Draco qui se tenait par la main.
L'Animagus fronça les sourcils mais les laissa passer. Elle se rendit compte, un peu tardivement il est vrai, que Draco Malfoy avait l'air un peu plus pâle que d'habitude…
Les trois sorciers arrivèrent rapidement à la chambre privée de Draco.
-Bon, les garçons, je vous laisse vous faire des câlins, moi, je vais m'occuper de l'autre merdeux.
-Tu reviendras nous faire un compte-rendu ? demanda Harry en ôtant ses chaussures, ses chaussettes et celles de Draco.
-Bien entendu ! répondit Kalia qui fit un clin d'œil malicieux à son ami en sortant.
Harry allongea doucement son amoureux sur le lit.
-Ça va aller ? murmura-t-il doucement.
-Moui, répondit Draco en se pelotonnant contre lui. Mais…
-Mais ? demanda Harry en jouant avec une mèche de cheveux.
-Je suis déçu que Blaise et les autres ne m'ais pas cru quand je leur ai dit ce qu'il s'était réellement passé, expliqua Draco d'une petite voix.
-Moi je te crois, déclara tendrement Harry.
-Mais tu aurais pu ne pas le faire…
-Je serai un amoureux bien indigne si je ne te croyais pas ! lança Harry. Dray, tu sais que je t'aime…
-Je sais, répondit-il d'une voix étouffée. Moi aussi je t'aime, même si, des fois, ça ne se voit pas…
-C'est pour ça que je veux qu'on se tienne par la main tout le temps, quand on sera sorti de cette chambre, suggéra Harry.
-Quand tu veux, chuchota Draco contre l'oreille du brun, qui frissonna. Tu as froid ?
-Chaud plutôt, expliqua le Sang-Mêlé. Mais si tu ne veux pas…
Le blond le regarda avec une moue innocente.
-Et bien, réglons ton petit problème de température…
-Je ne veux pas que tu te sentes obligé…
-Quel est le meilleur moyen pour oublier ce que Smith a failli me faire faire que tu le fasses, déclara le Préfet-en-Chef en ronronnant et en ôtant le pull de son chéri.
Chéri qui se jeta sur ses lèvres pour lui donner un long baiser…
Ils se déshabillèrent l'un l'autre en vitesse tout en s'embrassant, les deux semaines d'abstinence ayant finalement raison de leurs dernières réticences…
Lorsqu'ils furent nus comme des vers, Harry contempla Draco avec adoration :
-Tu es si beau, ronronna-t-il. De l'intérieur comme de l'extérieur…
-Flatteur, rétorqua le blond en faisant glisser mains sur le torse du brun. Tu sais très bien que je peux en dire autant de toi…
Harry lui fit un sourire éclatant, qui émut bizarrement le blond. Il était vraiment accro…
Donc, Harry lui sourit et redescendit du lit pour fouiller dans son sac tandis que Draco se délectait de la vision de sa chute de rein. Notre petit Prince revint rapidement et donna une des deux boîtes en bois à son aimé.
-Ouvre-la, lui fit-il.
Surpris, le blond obtempéra et vit un splendide bracelet…
-Harry… Il ne fallait pas, souffla-t-il, les larmes aux yeux.
-Je suis prêt à tout pour toi, déclara doucement le brun en lui attachant le bracelet.
Draco fit de même avec celui du brun et bientôt, la chambre fut remplie de leurs cris, soupirs et autres gémissements…
Ce qui ne manqua pas de faire rirent Kalia, ainsi que Dumby, McGonagall, Sirius, Alena, Remus et le couple Potter, qui avaient entendu des bruits... pour le moins suspects.
-Je crois qu'on va devoir attendre un peu avant d'interroger Monsieur Malfoy, déclara le vieux sénile accro à la glucose citronné. Nous n'avons plus qu'à prendre nos aises…
Petite, la tranche de citron… Mais bon, au moins, il y en a une !
La suite dans 15 jours, comme d'habitude…
Bisous
Cass'
