Bonjour bonjour !

Après un peu d'absence dûe aux vacances, me revoilà avec le chapitre 20 ^^

Je voulais remercier - un peu en retard certes XD - Hongo En, kassaya365 et chibi-kotori pour leurs reviews, ça me fait très plaisir de voir que ma fic plaît ! N'hésitez pas à commenter de nouveau pour me donner vos avis ;)

J'espère que l'histoire continuera à plaire jusqu'à sa fin !

Bonne lecture :3

Chapitre 20 : Garder ce type de chose secret, c'est totalement stupide !

Une semaine était passée. L'heure était aux demi-finales.

Aelita arriva un peu avance, et attendit seule les autres durant quelques minutes. Aujourd'hui, les demi-finales allaient se jouer. Et même si Aelita était déterminée à aller en finale – et la gagner ! – avec son équipe, ils étaient tout de même sûrs de pouvoir participer au championnat du Kantô. C'était le cas de tous les demi-finalistes, d'ailleurs. Cependant, une autre équipe allait également y participer, la gagnante du mini tournoi entre les quarts de finalistes. Intérieurement, la jeune fille priait un peu pour que St Rudolph perde. Certes, ce n'est pas très gentil, mais elle désirait plus que tout que Mizuki se prenne encore une raclée, ne serait-ce que pour voir sa tête déconfite. Pitié.

Après quelques minutes d'intense prière, le premier à débarquer fût Tezuka, bientôt suivi d'Oishi, qui la saluèrent tous les deux.

- C'est bon, tu n'as pas l'intention d'étrangler Mizuki, aujourd'hui ? Lança Kikumaru d'un air malicieux en arrivant.

- Roh, ça va hein !

Toute l'équipe rentra dans le parc, et se dirigea vers les courts de Tennis. Aelita, elle, n'eut pas le temps de faire un pas que déjà on posait une main sur sa tête.

- Tiens, revoilà la folle !

Mizuki. Elle allait vraiment le taper, ce mec, hein ! Et l'étrangler pour de bon. Mais elle ne fit pas un geste, se contentant de lui adresser un sourire éblouissant qui le fit la lâcher. Puis elle s'inclina, lâcha un petit « bonne chance », et fila sans demander son reste. Hors de question qu'elle se retape une semaine levée à cinq heures du mat' pour avoir frappé un idiot.

- Eh, t'es à la ramasse, Aelita ! L'apostropha Kikumaru. Dépêche, faut aller se placer sur le terrain pour saluer !

Les deux équipes se mirent en ligne face à face. Les Ginka semblaient être déterminés… Et montrèrent leur détermination… en abandonnant.

Ouais, apparemment ils avaient mal au ventre. Aelita se garda bien de rire, mais en mourrait d'envie intérieurement. C'était pathétique ! Alors que l'équipe défaitiste sortait du court, un gars aux cheveux blancs les interpella. Aelita le reconnut, mais ne fit pas de commentaire. Momo la dépassa : l'albinos venait de traiter les Seigaku de « tapettes ». Alors que Momoshiro s'apprêtait à foncer donner un coup d'boule à l'imprudent, Aelita lui sauta sur le dos.

- Momo-senpaiiii, calme toiii !

- Oh, t'es la première à avoir sauté sur Mizuki, j'te rappelle !

- Oui bon ça va, mais là contente-toi de te calmer ! Et toi, la ferme ! Lança-t-elle à l'albinos, qui s'en alla sans un regard de plus pour eux.

Franchement, y a vraiment certains joueurs exécrables ! En sortant du terrain à son tour, Aelita vit quelque chose… Ou plutôt ne le vit pas, puisque Sakuno, qu'elle cherchait du regard, n'était pas parmi les spectateurs.

- Eh, Sakuno est où ?

- Sais pas.

- Tss, elle s'est sans doute encore perdue. Je vais la chercher !

- Ok, mais n'oublie pas que tu joues le simple 3 ! Ne sois pas en retard.

- Ouaip !

Et, comme à son habitude, la fillette partit en vitesse retrouver son ami. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'elle percuterait de plein un garçon, presque aussi petit qu'elle, et tout aussi chétif. Les deux tombèrent au sol sur les fesses, et se relevèrent d'un même mouvement, avant de s'incliner pour s'excuser en se heurtant de nouveau, au niveau de la tête cette fois-ci. Deux gros boulets, en somme.

- Ah, ah, ah, je suis désolée ! Soupira le petit, qui avait des cheveux noirs et un bandeau vert lui enserrant le crâne.

- Non, non, c'est moi qui m'excuse ! Je… euh, pourquoi tu me regardes comme ça ? Marmonna Aelita, gênée.

Elle avait l'impression d'être une bête de foire, il la regardait bizarrement, et ne semblait pas arriver à décoller ses yeux d'elle.

- Oh, tu m'entends ? Demanda la fillette en agitant sa main devant ses yeux.

- Ah, euh, oui, désolé ! Bon, euh, je dois y aller !

Et il s'était esquivé, en dissimulant son visage tout rouge derrière son cahier de notes. En voilà un qui était bizarre. Pourquoi est-ce qu'il se comportait comme ça, hein ? Elle n'avait fait que le percuter, pas la peine de s'en sentir gêné. « Y a vraiment, vraiment des gens étranges, par ici », pensa la fillette en haussant les épaules. Puis elle repartit en courant pour trouver son amie. Après quinze minutes de course, dix minutes de lamentations, une demi-heure de course, et de nouveau dix minutes de lamentations à tenter de la joindre sur son portable, elle la trouva enfin, près des toilettes, face à un plan, pour essayer de trouver son chemin.

Alors qu'elle s'apprêtait à la rejoindre pour la ramener près des courts, deux mains se posèrent sur ses yeux et une voix enjouée retentit. « Qui c'eeeeest ? »

- 'sais pas, lâche moi.

- Roh, t'es méchante, lâcha l'inconnu en enlevant ses mains.

Aelita se retourna et le dévisagea.

- Ah ! Tu es le pervers de la dernière fois, qui flânait autour de Seigaku en regardant les joueuses de Tennis ! Celui qui s'est pris une balle en pleine tête de la part de Ryoma-kun, c'est ça ?

- Sen-go-ku. Je suis Sengoku, de Yamabuki. Oublions donc cette malencontreuse aventure, fillette ! Marmonna le roux.

- Ouais, ouais, okay. Tu veux quoi ?

- T'annoncer les résultats de ton équipe. Et te rappeler que t'as intérêt de te grouiller si tu veux pas louper ton match. Tu joues contre moi !

- Eh… EH ?! Les deux doubles sont déjà fini ?! Je joue contre toi ?! AAAAAH ! SAKUNO ! hurla Aelita. Dépêche-toi, on va sur les terrains, viiiite !

Saku, qui venait juste de réaliser la présence d'Aelita, fonça vers elle, et sans plus un regard pour le roux, elles foncèrent ensemble vers les courts.

- Merci de m'attendre, marmonna le dénommé Sengoku.

- Mais de rien! Cria Aelita en filant.

Derrière elle, elle entendit le gars grogner et la suivre en vitesse. Heureusement que les courts n'étaient pas très loin, comme ça, ils ne risquaient pas d'arriver en retard ! De toute façon, même si c'était le cas, ça ne ferait pas grand-chose : le match serait tout bonnement annulé avec les deux joueurs absents. Mais la jeune fille voulait jouer, tout de même, alors elle filait à toute vitesse tout en souriant. Sengoku suivait, de même que Sakuno, qui avait perdu un peu de terrain. Quand ils arrivèrent près du court, elle vit Tezuka qui l'interrogeait du regard, et répondit par un pouce levé vers le ciel : oui, elle était échauffée !

Sengoku et Aelita rentrèrent sur le terrain, se placèrent face à face et se serrèrent la main. Il avait la peau douce, pour un mec, et un gentil sourire sur le visage. Mais probablement que même si elle faisait sa tête de chiot battu, il ne la ménagerait pas : Yamabuki, tout comme Seigaku, était là pour gagner. D'ailleurs en parlant de gagner, quels étaient les résultats des matchs précédents ? Discrètement, elle lança un œil vers le tableau d'affichage des scores... La golden Pair avait gagné, mais le double Kawamura-Fuji avait perdu 6-3 ! Si elle perdait ce match, il y avait tout de même une chance pour que son équipe remonte la pente. Mais... elle n'avait pas du tout l'intention de perdre. Oh non, pas du tout. Alors qu'elle s'apprêtait à aller se placer de l'autre côté du court, Sengoku l'interpella :

– Eh, tu paris quoi que je gagne ?!

– Parier ? Pourquoi donc veux-tu parier ?

– N'est-ce pas plus amusant ainsi ?

– Pas faux. Très bien, parions.

– Celui qui gagne a le droit de donner un gage à l'autre ! Okay ?

– C'est débile… Mais ça me va !

– Eh, vous deux! Allez-vous placer sur le court ! Lança l'arbitre, qui commençait à se demander ce qu'ils fabriquaient.

– Oui, monsieur. Répondirent en chœur les deux protagonistes de ce match.

Le service était à Aelita. Hm, service oscillant ou service utlra puissant ? Service flottant ? Elle était décidée à en finir vite, et opta donc pour un service flottant histoire de monter en attaque rapidement. La balle partit lentement dans le camp adverse, laissant tout le temps à la jeune fille pour monter au filet. Sengoku n'avait pas anticipé, et tenta de renvoyer la balle dans le coin droit. Voyant que la jeune fille allait la rattraper, il fonça vers le fond du terrain, persuadée qu'elle allait smasher... et eut une expression déprimée en voyant qu'elle venait d'effectuer une jolie volée amortie qui lui permit de récupérer le point.

Aelita menait 15-0 face à Sengoku, et elle se sentait en pleine forme, bien partie pour lui mettre la raclée de sa vie. Elle gagna ainsi rapidement le premier jeu, le deuxième, et le troisième. Ce fut à ce moment-là qu'elle commit une grossière erreur : elle relâcha son attention l'espace d'un instant. Son adversaire s'en aperçut, et profita de cela pour se remettre en marche. En l'espace d'un éclair, il remonta, et le score était désormais de trois jeux partout. La gamine était acculée. Le match durait depuis plus d'une demi-heure, et le soleil tapait fort. Elle était en sueur, sa jupette volait, son t-shirt lui collait au corps. Elle étouffait un peu. Après que Sengoku ait gagné son quatrième jeu, les joueurs purent aller s'asseoir quelques minutes sur leurs bancs respectifs Aelita en profita pour boire un coup, sous le regard attentif de sa coach.

– Ca va, Aelita ?

– Oui, Sensei. Je vais gagner.

– Tu es à bout de souffle. Tu es pâle. Tu n'es pas obligée de finir le match. J'ai peur que tu ne fasses un malaise.

– Ca va aller. J'arrêterai si je me sens vraiment mal, Sensei, lança Aelita avec un sourire rassurant.

Mais au fond d'elle, elle n'était pas sûre de pouvoir tenir jusqu'à la fin. Mais elle ne voulait pas abandonner. Elle voulait gagner. Prouver qu'une fillette pouvait gagner. Alors elle se démena, renvoya coup pour coup, sans faiblir. Elle suait, étouffer, avec la sensation de ne plus pouvoir parler. Elle ouvrait la bouche pour aspirer le plus d'air possible. Le score était de 4-4. Elle devait finir avant le Tie-Break. Si elle arrivait au Tie-Break, elle ne gagnerait jamais. Alors comme dans un rêve, elle se laissa aller, laissant les sensations guider ses réactions, laissant son corps bougeait tout seul, de sa propre volonté. Ca y est, elle était dans son mode à elle ! Certes pas imbattable, mais sa détermination ne faisait que renforcer tout cela. 6-4. Elle avait gagné !

Gagné, gagné, elle avait gagné. Elle pouvait se laisser aller.

Et fit, effectivement, un malaise. Aelita heurta lourdement le sol. Une seconde passa. Deux secondes. Trois secondes. Et l'arbitre se précipita vers elle, suivit par la coach et Sengoku.

– Eh, Aelita !

– Fillette !

– Aelita Anderson, vous m'entendez ?!

Non, triple andouille, elle ne t'entend pas, elle est dans les vapes.

– Elle respire ?

– Oui, mais très faiblement.

– Les symptômes... n'est-ce pas une crise d'asthme ?!

– Elle aurait de l'asthme ? Mais pourquoi ne nous avoir rien dit ?

– Pour ne pas qu'on l'empêche de jouer, sans doute...

– Il faut l'emmener aux urgences !

– A l'hôpital !

– Que quelqu'un lui prenne les pieds, j'attrape ses bras !

– Laisse tomber, je vais la porter seul !

– Mais que quelqu'un appelle une ambulance, bon sang !

Aelita n'entendait rien de ce qui se passait. Elle n'était pas totalement évanouie, ressentait différentes choses, mais ne pouvais bouger son corps ou parler. Elle avait du mal à respirer, cette horrible sensation d'étouffer et de mourir de chaud. Elle savait qu'elle aurait dû tenir la coach au courant, elle savait qu'elle aurait dû prendre sa ventoline. Ses pensées se mélangeaient, mais celle qui revenait le plus souvent était « Le capitaine va me faire la peau. »