Bonjour à toutes!
Merci pour vos reviews qui me font toujours très plaisirs et désolée de nepas vous avoir répondu individuellement cette fois.
Titine13110, te voir aussi impatiente me laisse penser que tu aimes bien la fic et tant mieux! J'essaye de maintenair un rythme régulier dans la publication et pas de soucis la traduction sera faite jusqu'au bout mais ça prend du temps effectivement.
Bien, je vous laisse avec votre vampire préféré et attention, Mesdames, il se lâche!
la fic appartien à mynxi
Saving Bella chapitre 20
Précédemment dans le chapitre 19
Elle fouillait dans ses tiroirs pour rassembler ses affaires pour la nuit. « Je vais prendre une douche et ensuite nous pourrons parler, ok ? » Demanda-t-elle.
« Bien sur, pas de souci Darlin'. » je me sentais d'humeur démoniaque alors j'ajoutai, « besoin d'aide ? » en agitant mes sourcils et lui faisant un petit sourire. Elle pâlit un peu puis rougit furieusement. Je ris des rapides changements dans son état d'embarras.
« Ca ira merci. » Dit-elle dans un murmure puis s'en alla. Je ricanai pour moi-même je m'allongeai sur le lit et attrapai l'ours en peluche posé là. Elle aimait véritablement ce truc. En fait, j'étais triste que ce ne soit pas un cadeau venant de moi ou même mon idée. Emmett est un grand gamin dans l'âme. Comptez sur lui pour lui prendre quelque chose d'aussi chou. La Saint Valentin était dans deux semaines à peu près. Je me demande si ce serait le bon moment pour un premier rendez-vous ?
J'attendis qu'elle revienne et elle gloussa quand elle vit que je tenais l'ours. Je n'étais pas inquiet qu'elle soit seule dans la salle de bain. C'était étrange comme j'étais beaucoup plus intéressée par le fait qu'elle soit nue que par ce qu'elle pourrait faire pour se blesser. Je pense qu'il y avait une part de confiance là dedans, même si elle devait absolument la gagner. Je me décalai sur le côté et soulevai la couverture pour qu'elle s'installe.
Elle s'avança doucement, pieds nus, vêtue d'un tee-shirt bleu marine défraichi et d'un pantalon de jogging gris. Quelque part, elle était adorable malgré les vêtements amples et usés qu'elle portait. Je n'ai pas manqué de remarquer comme ses seins bougeaient à mesure qu'elle marchait vers le lit elle n'avait pas de soutien gorge. Elle se blottit dans le lit, mais je restais assis, appuyé contre la tête de lit. Je plaçai l'ours en peluche contre sa poitrine et elle referma automatiquement ses bras autour de lui en le serrant fermement. Je soupirai en pensant que j'étais jaloux d'un ours en peluche. Mais elle serait bientôt dans mes bras même si ce n'était que pour dormir. Je crois que je redoutais également notre discussion. Mais nous avions tant de choses à clarifier et nous ne l'avions pas encore fait.
Comme toujours, le gentleman en moi lui permis de commencer, « Y a-t-il quelque chose que tu veux évoquer en premier Bella ? Des questions que tu aurais ou quelque chose qui te préoccuperait ? » Lui demandai-je en baissant mon regard dans le sien alors que je jouais avec une mèche de ses cheveux. C'était tellement bon de voir que ses yeux avaient repris vie en majeure partie. Je ne savais pas si c'était dû aux médicaments, ou son expérience à l'hôpital, moi qui était parti, ou alors tout ceci réuni. Peut-être quelque chose à laquelle je n'avais même pas pensé mais elle revenait à un état normal. Ses yeux avaient cette profondeur et je pouvais commencer à voir la bonté d'âme qui faisait Bella. Je regardai rapidement ses marques noires et bleues qui commençaient à jaunir et le gonflement avait presque disparu, elle revenait à un état normal dans plus d'un sens.
Elle me fixa un moment puis leva un doigt tout en regardant au loin. Ok, elle pensait que je pouvais gérer ça. Après près d'une minute, je la relançai avec un doux « Bella ? » Son regard revint vers moi et elle hocha la tête me faisait comprendre qu'elle était toujours avec moi. Je haussai un sourcil et souris un peu.
« Je suppose, en réalité je ne sais pas par où commencer Jasper. Vas-y-toi s'il te plait. » Dit-elle doucement tout en caressant la fausse fourrure de l'ours avec sa main droite.
« Eh bien, nous avons déjà un peu parlé du fait que je ne peux pas ressentir tes émotions et que ça me rend dingue en fait. Hier, quand je suis venu ici, je ne pouvais pas ressentir celles de ton père non plus et puis, d'un coup, elles se sont abattues sur moi. Tu ne lui a rien dit à propos de moi, si ? » Je devais demander mais je ne pensais pas qu'elle l'avait fait. Ou sinon il serait en train de courir en hurlant s'il l'avait crue.
« Non, je n'ai rien dit. » Dit-elle avec un air pensif.
« Quoi, tu sais quelque chose là-dessus, comment vous êtes capables de faire ça ? » Lançai-je.
« Je suis désolée Jasper, je ne sais pas. Quand je ne veux pas que tu ressentes, je pense "je ne veux pas" et alors tu ne peux pas. quand je veux que tu me ressentes ou je veux t'envoyer quelque chose, j'ai juste l'impression que je le fait sortir de mon corps et tu le sens. Je ne sais pas comment te l'expliquer autrement. » Dit-elle avec un haussement d'épaules.
« Bella, dès que tu es réveillée, je ne peux plus te ressentir. Ca ne marche que quand tu es inconsciente. Je ne crois pas que tu garde tes émotions consciemment. J'en ai parlé à Carlisle et il a l'air de penser que ça a quelque chose à voir avec la façon dont tu bloques E…LE bloques, aussi. » Elle se tendit un peu quand je dis presque son nom ce qui m'alerta aussitôt mais je n'aimais pas qu'elle se crispe comme ça. Elle devait pouvoir entendre SON nom sans faire une putain de crise de panique.
Elle apparut un peu confuse et répondit en haussant les épaules, « Je ne sais pas alors. » Dit-elle avec un sourire qui reflétait son autosatisfaction. Je plissai mes yeux.
« Tu ne sais pas mais ça te plait que ça me court-circuite, hein ? » demandai-je comme si je la grondais. Elle pouffa légèrement et hocha la tête.
« Peut-être. » Couina-t-elle avec un petit sourire. Mon cœur se gonfla encore plus que tout à l'heure. Elle rigolait. Juste un peu. Elle n'était même pas le genre de fille à ricaner. C'était plutôt Alice, pas Bella. Mais elle venait juste de pouffer de rire et j'aimais ça ! Elle est toujours pleine de surprise et c'en était une bonne. Je ne m'étais pas attendu à un sourire alors encore moins à un clair signe d'amusement de sa part. Je lui souris largement en retour, en signe d'approbation. Je voulais la serrer contre moi mais elle était allongée et moi pas.
Il n'y avait plus lieu de la prendre dans mes bras maintenant, le moment était passé, mais je choisis de m'allonger à coté d'elle, comme ça j'aurai une meilleure position si je voulais l'étreindre plus tard. Elle roula sur le côté face à moi, accrochée à son ours, je roulai sur le côté face à elle et laissait ma main glisser jusqu'à reposer sur celle qui tenait l'ours. C'était comme s'il fallait toujours que je la touche mais elle ne s'en plaignait pas. Non pas qu'elle était de ceux à se plaindre. « Bella, est-ce que ça te dérange ? » Dis-je en faisant glisser mes doigts sur le dessus de sa main jusqu'à son poignet puis du poignet à sa main tout en regardant son visage pour voir sa réaction. Ses yeux semblèrent s'assombrir légèrement mais je n'étais pas sur de la signification. C'est pourquoi il était important qu'elle réponde avec des mots. Je ne savais pas vraiment déchiffrer le langage corporel parce que je n'avais jamais eu à le faire je me reposai toujours sur mon don. Je n'ai jamais eu besoin d'apprendre les subtils signaux des autres personnes.
Elle me sourit juste un peu, ça avait l'air presque douloureux et stoppa les mouvements de ma main. « Ca ne me gêne pas, c'est plutôt agréable en fait. » répondit-elle, toujours avec cette expression grimaçante. Je lui fis un petit signe de tête.
« Il semble que je ne puisse pas garder mes mains loin de toi, j'ai la sensation d'avoir toujours besoin de te toucher Bella. Je ne sais que tu n'es pas prête pour un quelconque truc romantique, et je ne te pousserai pas. Franchement, je prendrai tout ce que je pourrai avoir, et si dormir avec toi dans mes bras est tout ce que je peux avoir pour les dix prochaines années, je serai heureux. Je sais que, parfois, je te mets mal à l'aise et je suis désolé. Je ferai de mon mieux pour éviter que cela n'arrive mais des fois c'est difficile pour moi. S'il te plait, tu dois juste toujours me dire s'il faut que j'arrête, ou me repousser quand tu veux et je te promets que je n'irai pas au-delà de tes limites. » Dis-je avec sincérité en la regardant dans les yeux. Elle hocha juste la tête. Je ne dirai rien pour cette fois. Je ne sais pas ce que j'aurais voulu qu'elle dise de tout ça, de toute façon.
« Je sais que c'est dans deux semaines, mais la Saint Valentin approche et je me demandais si tu voudrais bien sortir avec moi ce soir-là ? Tu n'as rien à faire, j'espérais juste que je pourrais peut-être t'emmener diner ou faire quelque chose de sympa. Ca n'a même pas à être un vrai rendez-vous si tu ne veux pas. » Dis-je d'une voix trainante, parlant bien plus à la couette qu'à elle. Je n'arrive pas à croire qu'inviter une jeune femme à sortir me rende nerveux. Ce n'est pas moi. Je n'ai rien d'un crétin soumis qui laisse une quelconque stupide fille diriger sa vie. " Mais Bella n'est une stupide fille" me rappela ma petite voix, " c'est une belle jeune femme qui a, en quelque sorte, littéralement fait un voyage en enfer et qui est de retour maintenant".
J'attendais donc la réponse. Je risquai un coup d'œil à Bella qui elle regardait son ours en peluche. Je souris légèrement devant cette vue si attendrissante. Je soulevai son menton afin qu'elle puisse me regarder. « Tu n'as pas à répondre maintenant. Je suis sur que tu ne t'attendais pas à ça. Je te redemanderai quand la date sera proche. En attendant, souviens-toi simplement que tu peux dire non et je serai toujours là, pour ce que tu veux. » Dis-je tendrement, puis je pris sa main qui tenait l'ours et l'en éloignait avec douceur. Elle ne me résista pas je pense qu'elle savait ce qui allait arriver. Je lui embrassai doucement la main, autorisant mes lèvres à s'y attarder un peu plus longtemps qu'elles n'auraient du.
Evidemment, Bella me surprends continuellement. Je fus presque instantanément gratifié par une chose à laquelle je ne m'attendais pas. Alors que je relâchai la main de Bella, elle prit son ours en peluche et souleva la couverture pour le placer dessous avec elle, c'est alors qu'une odeur flotta, qui n'était que Bella à l'état pur. Pas un concentré de Bella comme prévu. Une Bella excitée. Mes narines s'évasèrent et mes yeux s'assombrir de désir. Je ne pouvais ressentir ses émotions mais je savais qu'elle était excitée par quelque chose qui venait juste de se passer. Elle vit l'expression sur mon visage et ses yeux s'agrandirent. Je pense que pour une fois, Bella avait réellement eu peur.
Je secouai ma tête, me levai du lit et marchai jusqu'à la fenêtre. Je ne l'ouvris pas mais j'avais besoin de distance pour reprendre le contrôle. Je restais de dos, moi et ma furieuse trique face à la fenêtre. Dans mon pantalon de pyjama bleu et blanc à carreaux, ce n'était pas difficile de le manquer. Je me trimballais une tente d'une assez bonne taille dans mon pantalon de flanelle et j'espérais m'être éloigné avant qu'elle le remarque. Il n'y avait pas moyen que mon maillot de corps blanc à manches longues soit assez long pour la couvrir. Sincèrement, je n'étais pas embarrassé, c'était vraiment une réaction normale. Mais je doutais que Bella eut envie d'être confrontée à ce genre de chose et je venais juste de lui promettre que je ferai mon possible pour ne pas la mettre mal à l'aise. Alors, regardant vers le bas comme si je regardais le jardin par la fenêtre, je vérifiai que la partie gênante, et ouais, agitait son drapeau rouge pour attirer l'attention.
« Jasper ? Qu'est-ce qui ne va pas ? » Me demanda-t-elle, soucieuse. Je continuer à "regarder par la fenêtre".
« Je heuuu…Bella. » je bégayai ne sachant pas quoi dire. Si je lui disais la vérité, elle serait mortifiée et gênée. Je ne voulais pas non plus lui mentir. « Ummm…à quoi pensais-tu juste avant ? Avant que je me lève ? » Lui demandai-je, ne sachant pas comment faire autrement pour qu'elle comprenne ce qui se passait et essayant en même temps de me débarrasser de mon érection. Penser à des chiots bouillis, des mamies défraichies en bikini, Rose et Emmett en pleine action sur le piano. Ouais, ça je le voyais bien. Heurk…Ok….Ca allait mieux. Je repassai ces images en boucle, encore et encore, attendant que Bella réponde. Je tentai un regard vers elle par-dessus mon épaule.
Ses yeux étaient énormes, sa bouche formait un parfait "O" et je savais qu'elle avait saisi. « heuuuu….tu as pu ressentir ça ? » Demanda-t-elle. Je ris un peu et secoua la tête.
« Umm…non…mais quand tu as mis l'ours dans le lit… » Je laissai ma phrase en suspens et appuyai mes mains sur le rebord de la fenêtre. Je n'avais vraiment pas envie de lui dire que j'avais pu la sentir. J'espérai qu'elle comprenne. Et je pense que c'est ce qui arriva au moment où elle devint rouge comme un homard. « Crois-moi, il n'y a pas de quoi être gêné. C'est une réaction normale, je n'étais juste pas prêt pour ça, j'ai été surpris. » Dis-je essayant d'apaiser son embarras. Je conservais les images horribles dans ma tête et mon érection disparaissait peu à peu. Quand elle fut à peine visible, je retournai vers le lit, incapable d'être loin d'elle plus longtemps. Elle savait ce qui se passait et nous étions tous les deux adultes. C'est juste une partie de l'anatomie humaine même si, techniquement, je ne suis pas humain, j'ai quand même tout à la bonne place. Je lui fis un sourire tordu et la rejoignis sur le lit.
Je suis qu'elle pensait que c'était plus sur si elle prenait sa position normale pour dormir, sur le côté, et que je me glisse près d'elle. « Désolé pour ça. » Lui murmurai-je à l'oreille, la faisait frissonner. Je souris mais ne dit rien.
« Je suis désolée aussi. » Murmura-t-elle en retour.
« Pas besoin. Tu es une jeune femme tout à fait normale, tout va parfaitement bien, mais je suis un invité dans ta maison, et plus particulièrement dans ton lit. Je n'avais pas l'intention de te mettre mal à l'aise. » Je continuais à chatouiller son oreille avec mon souffle regardant quelques petits poils danser le long de son cou tandis que je parlais et elle frissonna encore une fois. J'aimais pouvoir avoir cet effet sur elle.
« Bon Bella….si on changeait de sujet ? » proposai-je avec un peu d'humour. J'étais en appui sur mon bras, je pouvais ainsi voir son visage à travers le rideau que formaient ses cheveux et je passai ma main dans ma chevelure blonde qui ne devait surement plus ressembler à grand-chose maintenant.
« Mmmmhummm…. » Répondit-elle ayant l'air un peu somnolente.
Pourtant, il n'était seulement qu'un peu plus de 21h alors je voulais au moins aborder autre chose. « Quelle est ta relation avec Jacob ? » Demandai-je, probablement un peu plus brusquement que je n'aurais du. Ca la réveilla. Elle s'assit et me regarda. Je haussai un sourcil.
L'odeur de son désir s'échappait encore à chacun de ses mouvements mais j'y étais un peu moins sensible et je savais que j'avais de forte chance de la sentir encore d'ici la fin de la nuit. J'étais encore plus curieux à propos de sa réaction. « Pourquoi ? » Demanda-t-elle, un soupçon de colère dans la voix. Cette fois, je haussai mes deux sourcils.
« Je me demandais pourquoi il était la seule autre personne que tu autorisais à te prendre dans ses bras, du moins jusqu'à récemment ? » J'essayai de paraitre sans arrière-pensée.
« Pourquoi as-tu dis personne sur ce ton ? Tu as quelque chose contre lui ? » Demanda-t-elle, comme sur la défensive.
Je n'avais pas envie de me disputer, je voulais juste savoir ce qui se passait avec le garçon-loup. Elle ne savait d'ailleurs pas ce qu'il était, apparemment, et je ne pense pas que je devais être celui qui le lui dise, pas maintenant en tous cas. « Cela dit, je n'ai rien contre lui, je sais simplement qu'il est de la réserve et je me demandais pourquoi tu es si proche de lui, vous n'allez même pas au lycée ensemble. » Dis-je d'une voix trainante et en haussant les épaules, feignant l'innocence.
Elle sembla se détendre un peu après ça mais je savais qu'elle s'en prendrait rapidement à moi si je disais quelque chose de mal sur lui. « On avait l'habitude de jouer ensemble quand j'étais petite, lui, moi et ses grandes sœurs. Je me sens juste en sécurité avec lui. C'est toujours si chaleureux et confortable d'être près de lui. Je le vois comme mon propre soleil. » Dit-elle avec un sourire qui ne m'étais pas forcément destiné. Et à ce moment, je réalisai que j'avais peut-être de la concurrence. Je savais, sans aucun doute, que ce n'étais pas Newton, et Fuckward était aussi hors jeu même si nous n'avions pas encore parlé de ce qu'elle ferait s'il lui demandait de revenir avec lui. Mais Jacob, son propre soleil ? Merde ! Elle l'aime, c'est pour ça qu'elle le laisse être proche, être dans sa vie.
Je ne savais pas vraiment quels étaient ses sentiments pour elle puisqu'il ressentait surtout de la colère envers moi. Je remarquai que ni lui ni Sam n'étaient venu hier mais c'était peut-être parce qu'elle venait juste de rentrer de l'hôpital. Je n'en étais pas sur. Je savais qu'ils la soutenaient et je ne voulais faire fuir personne qui pourrait l'aider si possible. Particulièrement parce qu'elle ne savait pas qui ils étaient et qu'elle ne comprendrait pas. Ils sont dangereux.
"Il n'y a que Bella pour déménager dans une ville remplie de créature mystiques et faire ami-ami avec les deux côtés" me dis-je en la regardant et réfléchissant à ce que j'allais dire ensuite. « Alors tu l'aimes ? » Lâchai-je. Ouais, j'aurais du y penser un peu plus avant de dire ça. C'était sorti de façon un peu accusatoire mais ma jalousie avait pris le meilleur de moi-même. Merde. C'est toujours deux pas en avant, un pas en arrière. Tout ce que je peux dire, c'est qu'elle faisait des progrès. Faisait. Je vis ses yeux se troubler un peu et perdre son expressivité. MERDE !
« C'est un ami Jasper. » elle était dans son mode monotone et creux. Pourquoi ? Pourquoi devait-elle se refermer sur une question comme ça ?
Elle roula et s'allongea sans davantage de commentaires. Elle me laissait à l'écart. J'avais foiré. Je savais que c'était un sujet délicat. J'aurais pu être plus sympa. « Bella ? » L'appelai-je penaud. « Bella. » Dis-je un peu plus énergique. Maintenant, elle m'ignorait. Nous n'allions pas aller nous coucher comme ça, ça non. « Bella. » Grognai-je. Figurez-vous qu'un vampire n'arrivait pas à impressionner la minuscule humaine, elle continuer de m'ignorer. J'attrapai son épaule et tentai de gentiment la faire rouler pour qu'elle me regarde. Elle résistait. Bien sur, je pouvais l'y obliger mais je n'avais pas envie. Je voulais qu'elle ait envie de me parler.
« Bella, écoute, je suis désolé. C'était juste une remarque, vraiment. Je peux dire que tu l'aimes. J'ai juste laissé ma jalousie prendre le dessus. S'il te plait, ne me rejette pas. Nous devons parler de ça. » J'insistai sur notre besoin de communiquer. Nous avions encore tant de choses dont nous devions parler. Elle m'ignorait toujours. Bien. Je me levai et allai dans la salle de bain. Je changeai de vêtement et même si je ne partais pas, je n'allais pas la laisser croire que j'allais partager son lit alors qu'elle faisait comme si je n'existais pas. Je pensais que ma tenue attirerait peut-être son attention.
Quand je revins dans la pièce, ses yeux étaient clos et elle n'avait pas changé de position depuis que j'étais parti. Elle était toujours réveille parce que je ne ressentais rien venant d'elle, malgré la respiration tranquille et son rythme cardiaque lent. J'entrai et m'assis dans le rocking-chair en bois sombre qui se trouvait dans le coin de la chambre. J'attendais. Je pense que j'attendais pour rien parce que bientôt Charlie approcha et me demanda pour j'étais assis dans le fauteuil tout habillé. Je lui expliquai que Bella refusait de me parler et je ne l'aiderai pas à dormir jusqu'à ce qu'elle se décide.
Charlie, fidèle à lui-même, n'insista pas, ne demanda même pas pourquoi elle était énervée. Il dit simplement que je pouvais dormir sur le canapé si je voulais et qu'il y avait des couvertures dans le placard du couloir. Sur ce, il disparu dans sa chambre. Il ne dit même pas bonne nuit à moi ou Bella et je pense qu'il croyait qu'elle dormait surement. Elle en avait certainement l'air mais j'en savais plus. Je restai assis et attendis. Bien sur, Bella était têtue tout comme moi. Mais je ne pus y croire quand je commençai à sentir sa peur, sa culpabilité et sa tristesse. Elle s'était endormie ! Cette petite….. ! Ohhhhhhh, je vais la fesser.
Bien entendu, l'idée de lui donner la fessée se transforma en rêve sans que je ne puisse rien y faire. Elle était en travers de mes genoux et je remontais sa petite jupe à carreaux d'écolière pour révéler son cul nu, blanc, arrondi et bombé tout en le caressant et savourant la chaleur qui venait de son corps. Sa tête penchée en avant, ses cheveux balayant le sol. Je tiendrais ses poignets d'une main, derrière son dos pour l'empêcher de se tortiller et de se défendre. Je la claquerais juste assez fort pour laisser une empreinte rouge de ma main sur sa peau laiteuse. Une peau qui n'avait jamais vu la lumière du jour, qui n'avait jamais été touchée par un autre homme. Je frotterai la douleur après chaque tape jusqu'à ce que son cul ait une belle teinte rouge et que la chaleur s'intensifie. L'odeur de son désir s'accentue tandis qu'il coule le long de ses cuisses, attendant juste que je la prenne.
Je revins d'un coup à la réalité, abandonnant mon fantasme, quand je réalisai à quel point mon jean était inconfortable. Ce n'avait pas été le moment idéal pour remettre ce pantalon. Bella dormait. Elle n'allait plus me parler pour cette nuit. Ses émotions n'étaient pas bonnes mais pas horribles. Je décidai que je pouvais aller m'occuper de mon problème dans la salle de bain m'assurant que les deux humains restent bien endormis. Ce ne serait qu'une fois, parce que j'étais foutrement sur que je ne voulais pas que ça devienne une habitude ! J'allai dans la salle de bain et envoyai à Bella et Charlie assez de léthargie pour tenir tout un bataillon endormi.
Je retirai mon pantalon et trouvai que je serai plus à l'aise sous la douche. J'allumai l'eau et la laissai chauffer, je jetai mon t-shirt et mon jean dans mon sac et préparai mes affaires pour la nuit après que ce soit fini. Bien que la température de l'eau importait peu, le chaud était toujours mieux, surtout pour ce que j'allais faire. Son shampoing à la fraise était posé sur le rebord de la baignoire et je ne pus m'empêcher de l'ouvrir et de sentir. Pense à son odeur quand elle masserait ses cheveux avec. Je pensais à elle, nue, dans cette douche, il y a à peine une heure. Et j'avais une assez bonne image de ce que ça pourrait être. Même avec toutes les cicatrices, elle était belle. Après tout, qui étais-je pour juger quelqu'un par apport à ses cicatrices ?
Je versai un peu de son shampoing dans ma main, ça ferait un parfait lubrifiant et l'odeur était incroyable. Je m'imaginais la prendre dans cette douche, moi la penchant en avant, elle tenant ses chevilles, puis je m'enfoncerais lentement dans son centre chaud et serré tandis qu'elle grognerait et gémirait à chaque poussée. J'instaurerais un rythme atrocement lent pour nous deux. Elle me supplierait d'aller plus fort et plus vite mais je ne le ferais pas, je la torturerais juste un peu plus longtemps. Et quand j'accélèrerais, je tiendrais prudemment ses fines hanches blanches en faisant attention de ne pas pousser trop fort. Ce serait délicat, mais dans cette position je n'aurais pas à m'inquiéter de risquer de la mordre quand je viendrais. Elle était trop loin de mes dents. Ses cheveux se balançaient à chaque coup que je donnais, caressant le fond de la baignoire et son visage virait au rouge alors que le sang lui montait à la tête. Elle ne se plaindrait pas, elle pousserait en arrière sur mon long manche dur comme la pierre rencontrant chacune de mes avancées. Je jouis soudain dans un grognement, retenant le grondement qui se formait.
Maintenant, c'était gênant. Je n'avais pas fait ça depuis des années. Je n'en avais pas besoin. Alice comblait mes besoins dans ce domaine, sachant parfois, avant moi, que j'en aurais envie. Avant ça, je m'étais occupé de moi seulement quand je vivais avec Peter et Charlotte. Vivre avec Maria apportait son lot de récompenses aussi. Ces quelques années où je fus seul furent les seules fois où j'éprouvais un tel besoin. Ce n'étais pas comme si je ne pouvais pas aller n'importe où et avoir un large choix de femmes, ce que j'avais fait de temps en temps, mais les humaines finissaient toujours en repas à la fin. Je ne pouvais pas faire ça à Bella. Je n'arrive pas à croire que j'ai même pensé à ça !
Je revins dans la chambre dans les vêtements de nuit, Charlie devait au moins s'attendre à ça demain matin. Et je suppose que ma discussion avec Bella devra également attendre. Mais je ne m'installerai pas dans le lit avec elle, je l'aiderai avec les cauchemars mais juste ça. Je crois que j'étais un peu vexé qu'elle m'ait repoussé comme ça. J'essayais. J'essayais d'être un ami, d'apprendre à la connaitre, et je sais que étais un peu jaloux mais elle s'était complètement fermée à moi et ça, ça n'allait pas. Nous allions devoir définir quelques règles de base si nous voulions traverser ça.
Je passais le reste de la nuit à penser et repenser au règles de base de notre "amitié" et j'envoyais des texto à Emmett. Il n'était pas très content d'entendre qu'elle s'était à nouveau refermée et que j'avais encore perdu le contrôle comme un petit ami jaloux. Il promettait de m'attaquer en douce et d'arracher différentes parties de mon corps si elle n'allait pas mieux demain matin quand il viendrait la chercher pour le lycée. Rose lui avait demandé pour alterner les jours avec Bella, il allait donc lui en parler aujourd'hui pour savoir ce qu'elle en pensait. Si c'était bon, Rose commencerait aujourd'hui en allant la chercher après le lycée. Bien sur, son premier rendez-vous de thérapie avait lieu demain et je l'emmènerai, donc Emmett perdait un jour. Je pensais pourtant que de nous partager les jours pourrait marcher. Emmett prenait lundi et jeudi, Rose, mardi et vendredi, et moi mercredi. Je proposai qu'on en discute. Ils n'étaient pas surs et quelque part, cela dépendait de ces rendez-vous.
A présent, j'attendais le matin, espérant que Bella serait de meilleure humeur et qu'elle serait disposée à passer outre ce problème avant l'arrivée d'Emmett. Je pensais que je pourrais même la réveiller à peu plus tôt puisqu'elle s'était endormie plus tôt que d'habitude de son propre chef. Je savais qu'elle en avait besoin, mais après une semaine, elle avait déjà meilleure mine sans ses yeux noirs. Les poches sous ses yeux avaient complètement disparu, sa peau n'était plus sèche, du au fait qu'elle mangeait et buvait, et ses cheveux devenaient plus lumineux et plus doux. La nutrition est vraiment importante pour le corps humain. Et nous allions parler avant qu'elle aille dans la salle de bain, parce que mutiler à cause de cette dispute n'était pas une option non plus.
"Quelle heure est-il ?" me demandai-je en regardant le téléphone dans ma main, et je soupirai. Seulement 3h du matin. J'avais encore un moment à attendre. Je me connectai à internet, je suis sur que je pouvais trouver un truc qui m'occuperait un peu.
Qui veut une douche "très sympa" avec un vampire sexy?
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre?
A bientôt pour le prochain!
Emilie
