Shiro Akakuro: Bon, d'accord, alors on continue comme ça ;) Aha, Reno en yaoïste? x) Ah, moi, le lycée, c'est huit heures x) Bouarf, château, manoir, c'est un peu pareil xD Hey, mais t'as l'esprit aussi pervers que le mien! x) Un Rufus docile, c'est très très louche x) Merci beaucoup pour ta review, ça me fait super plaisir! Merci aussi de suivre cette fiction! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira, bisous!
Hello tout le monde!
Voilà le chapitre 19 et j'espère qu'il vous plaira!
Par contre, je dois vous prévenir, il peut peut-être choquer. C'était pas censé se passer comme ça, mais je suis partie dans mes délires après avoir vu le troisième Saw avec des potes. En tout cas vous êtes prévenus.
Euh, qu'est-ce que je peux encore dire? Bonne lecture?
Chapitre 19: Me voir devenir mort quand la chaire est à vif (Embrasons-nous – Damien Saez)
Lorsque Tifa réussit enfin à ouvrir les yeux, elle ne distingue rien dans l'obscurité qui l'entoure. Même lorsque ses yeux se font un peu aux ténèbres, elle ne sait identifier que de vagues formes de mobilier. La douleur qui irradie son crâne ne s'est pas calmée depuis son aventure dans la boîte de nuit, et elle ne sait pas si c'est dû au coup qu'on lui a donné ou à ses trop nombreux verres d'alcool. Elle n'entend rien non plus. Elle s'agite un peu sur sa chaise, puis se rend compte qu'elle est attachée. Elle tente de se défaire de ses liens en tirant dessus avant qu'une voix ne l'arrête:
-Ça ne sert à rien. J'ai déjà essayé.
Tifa se fige et un frisson glacé lui traverse l'échine.
-Qui... Qui êtes-vous?
Elle entend la voix soupirer puis reprendre:
-Devinez.
-Je ne sais pas, je...
Mais Tifa se tait. Bien sûr qu'elle connait cette voix.
-Rufus? Rufus Shinra?
Un faible «Mmh» d'approbation lui parvient.
-Mais qu'est-ce que vous faites ici?
-Aucune idée.
Soudain, des pas retentissent dans le couloir.
-Mais je suppose qu'on va bientôt le savoir.
Une porte au fond de la pièce grince violemment et la subite lumière leur agresse la rétine, les obligeant à détourner la tête. La porte refait le même vacarme en se refermant puis les néons blancs sont allumés.
-Eh bien. Maintenant que vous êtes tous les deux réveillés, nous allons pouvoir commencer les festivités.
La voix est grave, et profondément sadique.
Même sous la torture de la lumière crue, Tifa se force à ouvrir les yeux et à les porter sur l'homme qui leur fait face, mais il se tient derrière les lampes, et elle ne peut pas distinguer ses traits.
-Qui êtes-vous? Dit-elle.
-Moi? Personne. De toute façon, ça ne vous avancerait à rien de le savoir.
La brune jette un coup d'œil à Rufus, à côté d'elle. Il fixe l'ombre derrière la lumière comme s'il essayait de percer l'obscurité qui entoure leur bourreau et découvrir son visage. Une longue entaille déchire son flanc, et Tifa retient de justesse une exclamation de surprise en la voyant. Elle se secoue puis pose à son tour ses yeux plus ou moins habitués sur l'ombre aux formes vaguement humaines.
-Je suppose que vous n'avez pas encore remarqué à quel genre de chaise vous êtes attachés.
Les mots de l'homme mettent un temps avant d'arriver aux cerveaux des deux prisonniers qui froncent les sourcils puis lèvent la tête en même temps.
Une armature de fer attache leurs bras sur des accoudoirs de bois et leurs jambes contre les pieds de la chaise. Dans leur dos, un morceau de métal est collé, ainsi qu'un sur leur mollet et un autre sur leur tempe. Derrière les chaises massives, deux tuyaux sont reliés; un noir, pour l'électricité, et un vert, pour la Makô.
Cette fois, Tifa ne retient pas son cri. Quant à Rufus, il est devenu plus blanc qu'un mort.
-Je vais vous poser des questions, annonça l'ombre. Si vous refusez d'y répondre, l'autre recevra une décharge électrique. Cela ne vous tuera pas, évidemment, ça ne serait plus drôle. Non, je suppose que vous avez vu l'arrivée de Makô? Elle vous empêchera de succomber, tout simplement, mais en augmentant la douleur. Les deux électrodes sur votre tempe et votre mollet sont réservés à l'électricité. Le troisième dans votre dos est destiné à la Makô. Elle s'infiltrera dans votre corps et vous brûlera l'échine, tout en usant de ses propriétés pour empêcher l'électricité, envoyée en même temps, de vous tuer et vous empêchera de sombrer dans l'inconscience. Le principe du jeu est-il bien compris?
Comme ni Tifa ni Rufus n'est en mesure de répondre, tétanisés, l'homme enchaine:
-Une petit démonstration, peut-être?
Deux petits clics retentissent. Tifa devient sourde. Son crâne se scie en deux, ses jambes sont percées inlassablement par des dizaines de pics acérés. Mais le pire, c'est la sensation horrible de sentir sa colonne vertébrale s'écraser sur elle-même, de sentir ses poumons brûler et ses omoplates vouloir sortir de son corps. Elle a à peine conscience de son hurlement qui fait écho à celui de son voisin.
Et soudain, après ce qui leur parait une éternité de ce traitement, la douleur disparait, les laissant haletants sur leur chaise.
-Trois secondes. C'est le temps que cette petite torture a duré, à la plus faible puissance. C'est compris, à présent?
Les deux prisonniers hochent la tête de concert, les larmes aux yeux.
-Bien. Commençons, alors. Rufus?
La voix de l'homme jubile lorsqu'il prononce le prénom de sa victime. Lorsque le blond relève un peu la tête, il continue:
-Où sont les cartes de tous les puits de Makô du monde que vous avez construits?
Rufus fixe l'ombre sans comprendre, et lorsqu'il percute de quoi parle son bourreau, c'est celui-ci qui répond:
-Trop tard...
Et pour la seconde fois, Tifa sent son corps s'arquer vers l'avant, l'électricité le figeant et la Makô la brûlant de l'intérieur. Mais cette fois, c'est pire; le liquide aujourd'hui interdit semble lui remonter dans la nuque, jusqu'à lui donner l'impression de pulvériser sa mâchoire.
-Dans mon bureau, troisième tiroir. Il y a une copie dans un fichier caché de l'ordinateur de Reeves.
Tifa entend les mots de son voisin avec une précision incroyable, mais les décibels lui vrillent les tympans. Mais Rufus n'a fait que murmurer sa réponse.
Enfin, tout s'arrête.
-Quatre secondes, informe la voix. Vous avez tenu quatre secondes.
Tifa, à présent en larme, laisse retomber sa tête sur le bois de sa chaise avec un bruit sourd. Les sons s'estompent bientôt et elle retrouve son ouïe d'avant.
-Désolé... soupire Rufus.
Elle secoue la tête en voulant répondre, mais l'homme l'interrompt:
-Tifa?
La brune ouvre les yeux.
-Quels plans avez-vous mis en œuvre pour nous arrêter?
Rufus lui fait brusquement signe de se taire, mais le clic de mise en marche de la chaise le coupe. Tifa, impuissante, regarde son corps s'arquer vers l'avant sous l'impulsion de l'électricité, puis ses mâchoires se décrisper pour hurler, ses ongles arracher le bois des accoudoirs et entendre le ronronnement de la machine.
-Une... Deux... Trois... Quatre... se met à décompter l'ombre. Je serais vous, je répondrais.
Tifa se met alors à chercher la réponse, mais impossible de se souvenir. Elle ne se souvient même plus de la question.
-Sept... Huit... Neuf...
Les plans? Mais quels plans? La réunion de... Mais... Quelle...?
Tifa n'arrive plus à ordonner ses pensées alors que son regard reste fixé sur Rufus dont le corps est secoué de soubresauts. Son hurlement meurt dans sa gorge alors que la peau de ses doigts se déchire sur les échardes de bois. Sa plaie à son flanc se rouvre, poissant à nouveau sa chemise blanche de sang.
-Onze... Douze... Treize...
A ce stade, c'est un éclair de lucidité qui fait souffler à Tifa:
-Sephiroth!
Et enfin, le corps de Rufus heurte le dossier de sa chaise dans un bruit mou. La respiration erratique du blond se coupe de sanglots alors qu'il se met à cracher du sang.
Incapable de se retenir, Tifa fond en larme.
-Désolée... Désolée... répète-t-elle entre plusieurs sanglots.
C'est au tour de Rufus de secouer la tête.
-Quatorze secondes, informe la voix en riant. Et tout ce que vous avez réussi à me dire en quatorze secondes, c'est ''Sephiroth''? Voyons si votre ami en sait plus que vous. Rufus? Vous comprenez ce qu'elle a voulu dire?
-Ne le dis pas... Ne le dis pas... sanglote Tifa.
Elle entend que Rufus essaye de parler à travers ses propres sanglots et ses poumons touchés, et leur bourreau lui laisse un peu plus de temps.
-On... On... On va ressusciter Sephiroth... Et créer des clones...
Pour la première fois depuis le début de ''l'interrogatoire'', l'homme semble perdre de sa superbe.
-Et la façon dont vous allez le faire, elle est écrite? Il y en a une trace?
-Non... Aucune... Seule une de mes scientifiques est au courant...
-Son nom, exige l'homme en posant sa main sur le bouton d'activation.
-Harper... souffle Rufus.
-Bien... roucoule l'homme. J'ai tous les renseignements qu'il me faut.
Visiblement, l'homme ne semble même pas imaginer que ce qu'a dit Rufus puisse être un mensonge, et il enchaine:
-Je vous laisse vous remettre de vos... émotions?
Les néons s'éteignent, la porte grince par deux fois et puis plus rien; le silence, seulement brisé par les sanglots des deux prisonniers qui tentent de se calmer.
Après un bon quart d'heure, ils osent enfin se regarder.
-Désolée, commence Tifa. Quatorze secondes... Désolée...
-Ce n'est rien, répond Rufus. Ça va mieux, maintenant.
Mais comme pour contredire ses paroles, son corps se plie en avant pour le faire cracher du sang, à nouveau.
A son flanc, la profonde entaille saigne plus que jamais.
Ils restent encore quelques minutes à essayer de se rassurer mutuellement, avant de se murer chacun dans un silence profond. Par chance, chacun d'eux a eu la présence d'esprit de ne pas parler du mensonge de Rufus, au cas où leur bourreau pourrait encore les écouter.
Après quelques heures de silence, ils plongent tous les deux dans un sommeil comateux.
C'est le même grincement de porte qui les réveille. Sans aucun repère, chacun des deux suppose que ce doit être le matin, mais personne ne le sait vraiment avec précision. Sur l'instant, les lumières s'allument, mais ne les aveuglent plus. Leur bourreau se tient assis sur une table poussiéreuse en face d'eux, un sourire au lèvre.
-Bonjour. Ou bonsoir, souligne-t-il. Nous avons décidé de répondre à vos questions, dans la mesure du possible, évidemment, puisque nous avons aussi décidé de vous éliminer purement et simplement sur votre chaise.
Le sourire de l'homme élancé, aux cheveux noirs et drus et à la barbe naissante sur son menton volontaire s'étire.
-Nous sommes une organisation qui n'a pour seul et unique but de rendre à cette planète le clinquant et le confort qu'elle possédait de votre temps, dit-il à Rufus. Nous vous admirons beaucoup.
Le blond hausse un sourcil ironique au dessus de ses yeux bleus profondément cernés.
-Seulement, nous, contrairement à vous... Nous ne voulons pas la célébrité. Seulement le pouvoir. Nous agissons donc dans l'ombre, et nous ne révélerons nos noms que lorsque toute vie sera soumise à notre toute puissance.
-Voyez-vous ça, un nouveau mégalomane, se moque Rufus.
La main de l'homme s'avance doucement vers le bouton d'activation de la chaise et le blond s'écrase et baisse les yeux. Tifa, quant à elle, se pince les lèvres pour ne pas lui hurler à la tronche ce qu'elle pense vraiment de sa toute puissance.
Enfin, la main de leur bourreau, suspendue au dessus du bouton, revient sagement se poser sur son genou.
-Nos plans immédiats consistent à éliminer les seuls éléments capables encore de nous opposer une résistance farouche.
L'homme esquisse un sourire et continue:
-La Shinra, qui n'a jamais vraiment voulu lâcher son pouvoir et qui pourrait bien profiter encore une fois de la situation.
Les yeux de l'homme vont alors se poser sur Tifa:
-Et AVALANCHE, qui a déjà fait tomber la Shinra et qui risque fort de recommencer avec nous. Voilà, vous savez tout! Clame l'homme, théâtral, en levant les bras au ciel. Alors? Par lequel d'entre vous deux commencerons-nous?
Ses petits yeux porcins passent de Rufus à Tifa, porteurs d'une flamme sadique.
-Allez, finit-il par s'exclamer, soyons galants! Les femmes d'abord!
Sa main baguée se dirige vers le tableau de commande de droite et il pousse un levier au maximum avec de désactiver l'arrivée de Makô. Enfin, son index vient se poser sur le bouton d'activation.
Avant de fermer les yeux, Tifa regarde une dernière fois Rufus qui secoue la tête, désolé. Elle, elle est plutôt désolée pour lui, et assez heureuse pour elle. Elle n'aura pas à voir la mort du blond.
Une dernière fois, la voix de leur bourreau lui parvient:
-Adieu, mademoiselle Lockhart.
Oui, j'aime assez bien les cliffhangers (merci emokami ;)).
Sinon, eh ben, merci d'avoir lu ce chapitre, j'espère que vous êtes toujours entiers/entières et puis, bah.. Vous êtes libres de laisser vos avis?
A la semaine prochaine!
