Chapitre 17 les enfants! Déjà! Parfois je me dis que j'en suis quand même arrivée vachement loin! Et c'est pas pret d'être terminé! Donc voilà pour le chapitre 17!
Musiques d'inspiration pour ce chapitre:
Save the Wolrd - Swedish House Mafia
Dreaming - Smallpools
Your Body - Christina Aguilera
Bonne lecture! :*
PDV Elena Gilbert
Il y avait déjà du monde. En fait, rectification. Il y avait énormément de monde. Ashley était une des filles les plus populaires du lycée. Et je crois bien que tous les lycéens étaient présents ce soir. Je reconnut beaucoup de mes amis, qui étaient éparpillés partout dans le grand salon. Un brouhaha résonnait dans la pièce, couvert par la forte musique,je crois que c'était la chanson « Save the World » de Swedish House Mafia. Je regardai autour de moi; Tout le monde dansait, buvait, rigolait, s'amusait. Tout le monde était de bonne humeur. Je souris, excitée à l'idée de l'excellente soirée que j'allais passer.
Au milieu de la pièce régnait un gigantesque bar ou étaient disposés toutes sortes d'alcools. Quelques filles étaient debout sur le bar et balançaient leur hanches au rythme de la musique. J'observais un peu tout le monde, lorsque je vis arriver Ashley.
« Hey, Elena! Tu es venue! » Me lança-t-elle, un sourire aux lèvres, s'avançant pour me prendre dans ses bras.
« Oui, finalement. » Répondit la brune, lui rendant son sourire et son embrassade.
« Amuse-toi bien, alors! » Me sourit la brune en brisant notre embrassade avant de s'éloigner, accueillir d'autres nouveaux arrivants.
Je prit une grande inspiration et expirait profondément, un sourire aux lèvres. Cette soirée promettait d'être distrayante. J'aperçus au loin Bonnie et Caroline qui étaient déjà en train de danser aux côtés d'April et de Matt. Je les rejoignit vite, peinant à passer à travers la masse de monde incroyable qui se trouvait dans l'immense maison.
« Bon, moi je prendrais bien un truc à boire, je vous ramène quelque chose? » Demanda Caroline.
« Un shot de tequila pour moi! » Lui répondit-je presque aussitôt.
« Ouais, moi aussi s'il te plaît! » Lança Bonnie.
« La même pour moi! » S'exclama Matt
Caroline nous sourit et s'avança vers le bar. Quant à moi, je restai aux côtés de Matt, Bonnie et April. Nous parlions de tout et de rien, comme avant. Je m'amusais, vraiment. J'étais heureuse. Il ne me fallait rien de plus. Enfin…
Je tournai légèrement ma tête vers la droite, puis la gauche, le cherchant du regard. Je scrutait la pièce remplie de monde, détaillant chaque personne, ayant l'espoir de l'apercevoir mais Caroline revint avec les verres en mains avant que je ne pusse le trouver. Elle nous les donna un par un et prit la parole.
« À…Notre si longue amitié, qui j'espère ne se finira pas de si tôt! » S'exclama-t-elle un large sourire sur son visage.
« À notre amitié! » Répétâmes en choeur, levant nos verres.
Je portai ensuite le verre à ma bouche et en but le contenu jusqu'a la dernière goutte en un instant. Puis Caroline m'en resservit un autre, puis un autre, et encore un autre…
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PDV Extérieur
Les trois meilleures amies commencèrent à se déhancher au rythme de la musique, tout en remplissant leur verre toutes les minutes. Elles ne tardèrent pas à êtres étourdies par les effets de l'alcool et en rigolèrent encore plus. Elles criaient, rigolaient, s'amusaient entre elles, comme trois hystériques sorties d'un asile. Elles voyaient trouble, leur tête tournait, mais elles s'en fichaient. Elles s'amusaient, c'est tout ce qui comptait. Ce n'est pas tout les jours qu'elles participaient à une fête comme celle-ci! Elles décidèrent de se faufiler entre la foule puis elles montèrent sur le bar, attirant l'attention de toutes les personnes aux alentours. Elles dansaient comme des folles, une bouteille d'alcool à la main.
« Enlevez le haut! » Cria l'un des garçons de la foule.
Elena rigola et déboutonna son gilet, mimant un strip-tease sexy, sous les regards de tous les garçons qui avaient désormais tous les yeux posés sur elle. Caroline et Bonnie se marraient à côté d'elle buvant une ultime gorgée de vodka.
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« Oh, une fête de toxicos, génial. »
Damon était entouré d'adolescents qui buvaient, fumaient et rigolaient. Il interpella une jeune femme blonde qui avait une bouteille de gin dans la main, le luit saisit et plongea ses yeux dans les siens.
« C'est à moi maintenant. » Lui dit-il, l'hypnotisant.
La jeune femme lâcha la bouteille et s'en alla. Le vampire en prit une grosse gorgée et continua d'avancer parmi la foule qui l'entourait. Damon s'ennuyait, seul au manoir, Elena n'était pas chez elle, le Grill était fermé pour travaux alors il était parti s'incruster à une fête, au hasard. Il se trouvait à l'extérieur, pour l'instant. Il venait d'arriver et même dans le jardin, il y avait énormément de monde. Il pouvait entendre la musique venant de l'intérieur accompagné par des gloussements de fille, surement saouls. Damon pensait passer, s'amuser quelque peu, puis rentrer. Mais ce qu'il ignorait, c'est qu'il était à la même fête qu'Elena.
Mais il ne tarda pas s'avancer dans la maison, et entrer dans le gigantesque salon. Il prit une gorgée de sa bouteille, observant chaque individu de la pièce. Mais ses yeux s'écarquillèrent subitement et il cracha le contenu de sa bouche lorsqu'il posa les yeux sur la jeune femme qui se déhanchait sur le bar.
« Qu'est-ce que… »
Il fronça les sourcils et écarquilla les yeux, comme pour voir que ce n'était pas qu'une hallucination, mais non. C'était bien Elena, sa Elena, en train de se déhancher devant une trentaine de garçons qui la détaillaient, plus qu'intéressés. Damon serra les dents, voyant chacun des gars l'encourager à se déshabiller. Il crut halluciner. Elena qui était d'habitude plutôt réservée se donnait en spectacle devant une foule de gars en chaleur.
Damon hésita à s'avancer lorsqu'un des garçons monta sur le bar, rejoignant la brune. Damon serra sa mâchoire de plus belle. « Oh non, pas lui, putain… » Pensa-t-il. Il l'avait vu à de très nombreuses reprises trainer avec Elena au lycée. C'était un nouveau, qui n'avait qu'elle comme amie. « Pathétique. » Pensa-t-il à nouveau. C'était à lui à qui il avait fait allusion, lors de sa discussion avec Caroline. Lorsqu'Elena était avec ce gars, elle souriait beaucoup et rigolait aussi.
Le garçon en question chuchota quelque chose à l'oreille de la brune et elle rigola puis lui répondit. Elena rigola avec lui à de nombreuses reprises, elle semblait très bien s'entendre avec lui. « Ignore Damon, Ignore. » Pensa le vampire. Mais rien n'y faisait, il ne pouvait pas ignorer la jalousie si intense qui le consumait intérieurement. Il ne pouvait rien faire face au spectacle plus que déplaisant qui se passait sous ses yeux.
Le jeune homme passa une main sous les genoux de la brune et l'autre derrière ses épaules, puis il la souleva et la porta. Il sauta du bar sans aucune difficulté et la reposa par terre. Damon, mettant une seconde sa jalousie de côté, afficha une expression confuse. Sois ce mec était abonné à la salle de sport, soit il était trop agile…pour un humain. Sauter d'un mètre cinquante avec quarante huit kilos dans les bras, c'était pas à la portée de tout le monde.
Mais cette pensée s'envola vite de son esprit lorsqu'il vit que ce fameux garçon déposa un long baiser sur la joue d'Elena, caressant ses cheveux. Le vampire prit une gorgée de sa boisson, le regard noir. Il aurait bien tout donné pour être à sa place, à ce moment précis. Bon dieu, ce qu'elle lui manquait.
Non, t'as fait ton choix, tu assumes les conséquences, maintenant.
Lui chuchota une voix moralisatrice dans sa tête.
Oh, mais tais toi.
Si tu l'avais pas hypnotisée, ça aurais pu être toi à la place de lui.
J'ai dis la ferme.
Damon se perdit rapidement dans ses pensées lorsqu'Elena, qui cherchait ses meilleures amies du regard, déposa les yeux sur le vampire. Son sourire disparut, elle fronça les sourcils et entrouvrit la bouche. Damon mit quelques instants à réagir, s'étant trop vite noyé dans les yeux de la brune. « Oh, elle me regarde… » Pensa-t-il fasciné. « Attends, elle me regarde, elle m'a vu?! Merde! » Il se réfugia très vite derrière le mur de l'entrée. Il ferma fort les yeux, se rendant compte de son erreur. Elena l'avait vu.
En effet, Elena resta ainsi quelques instants, perturbée. C'était lui, elle en était sûre. C'était Damon, celui dont elle avait rêvé deux fois. Elle vit subitement des images défiler devant ses yeux.
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« Je suis désolé pour hier soir. J'ai eu un… incident avec quelqu'un et… Tu avais raison, j'étais bouleversé. Je ne m'étais jamais forcé sur quelqu'un comme je l'ai fait avec toi et je regrette vraiment. J'étais énervé et saoul, je ne savais pas ce que je faisais et… »
Il me caressa tendrement la joue et replaça une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.
« Si il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour me racheter… »
« Alors je le ferai. » Termina-t-il.
Il me caressait lentement la joue, et inconsciemment, je me rapprochai de plus en plus de lui et de son visage. Mes yeux naviguaient entre ses magnifiques yeux bleus et ses lèvres si tentantes. C'est dingue, ce qu'il m'attirait. Je ne savais même pas comment j'arrivait à lui résister, et sur le moment, j'avais une envie folle de l'embrasser. De dévorer ses lèvres, y gouter, juste une fois. Je pouvais sentir son souffle chaud sur mes lèvres, lui aussi avait les yeux rivés sur les miennes. « Pourquoi résister? » Pensais-je. Je m'avançai alors encore plus de son visage si c'était possible, je fermai mes yeux, attendant le moment où nos lèvres si désireuses rentreraient en contact…
« Elena? » M'interpella une voix.
Mais… je connaissais cette voix!
« Eh, oh, Elena? » Persista-t-il, car oui, c'était une voix masculine.
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Elena bougea enfin les yeux qui depuis tout ce temps étaient fixés dans le vide et les posa sur la personne qui se trouvait en face d'elle.
« Alors, tu veux venir fumer ou pas? » Lui demanda Lucas, amusé de son inattention.
« Euh, non, merci… » Répondit elle simplement, déstabilisée.
« D'accord, on se retrouve plus tard alors! »
Puis il se dirigea vers la terrasse.
Elena cligna des yeux, toujours perturbée. Alors, même éveillée, elle allait avoir des visions? La jeune femme resta ainsi, debout, droite comme un piquet, à se poser un million de questions auxquelles elle n'avait pas la réponse. Elle reposa ensuite ses yeux à l'endroit ou elle l'avait aperçu. Elle était désormais sure qu'il avait bel et bien été là et que ce n'était en aucun cas son imagination. Elle l'avait vu.
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Lucas posa son verre sur le muret, sortit une cigarette de son paquet, la coinça entre ses lèvres et l'alluma à l'aide de son briquet. Il resta ainsi plusieurs minutes, à siroter le reste de son verre et à fumer sa dernière cigarette.
« Il fait frisquet, ce soir, hein? »
Le jeune homme se retourna et se retrouva nez-à-nez avec…Damon.
« Ouais, un peu trop même…» Répondit-il par politesse.
Puis il se retourna pour prendre une gorgée de son verre, pensant qu'il allait partir.
« Tu es nouveau c'est ça? » Continua le vampire.
Le jeune homme hésita quelques instants avant de répondre, trouvant ça un peu bizarre qu'un inconnu vienne lui taper la discute.
« Je viens d'arriver ouais. » Répondit-il sèchement
« Oh, quel impoli je suis, je ne me suis pas présenté, Damon Salvatore. » Dit il en lui tendant la main, exagérant ses manières.
Le jeune homme écarquilla légèrement les yeux, puis dessina un expression confuse sur son visage. Il entrouvrit la bouche, avant de tendre sa main en retour pour lui serrer.
« Lucas…Mardley… » Répondit-il encore confus avant de lui lâcher la main.
Un lourd et embarrassant silence régnait entre les deux hommes mais Damon ne comptait pas lâcher l'affaire.
« T'es plutôt costaud pour ton âge, non? » Sa question ressemblait plus à une affirmation.
« Pourquoi, parce que t'as quarante ans, toi, peut être? » Rigola-t-il.
Damon fit semblant de rire légèrement à son tour puis lui adressa le plus faux sourire qu'il eut trouvé et serra sa mâchoire; il décida d'être un peu plus direct.
« Bon, je vais en venir droit au but, tu vois, la brunette, avec qui t'as dansé? »
« Elena, ouais, quoi? C'est ta copine? » Ironisa-t-il, chercheur.
Damon fit une nouvelle fois semblant de rire avant de faire disparaître son faux sourire en une fraction de seconde.
« Si tu tiens à ta tête, tu ferais mieux de rester loin d'elle. Elle a pas besoin de toi, alors tu ne la touche pas, compris? » Cracha Damon, agressif et protecteur.
« Hey, calme toi mec, j'avais pas l'intention de faire quoi que ça soit, je te la laisse si tu veux, elle est à toi. » Lui répondit Lucas, ne prenant en aucun cas ses menaces au sérieux.
« Elle, elle a un prénom, et elle n'est pas un objet que tu ''laisse'' à quelqu'un, aussi. Donc je me répète, dans tous les cas, si tu veux pas avoir d'ennuis, tu ferais mieux de t'éloigner d'elle. » Lui lança-t-il encore une fois, un peu plus en colère à chacun de ses mots.
Lucas resta muet, il se contenta d'acquiescer et de se reculer, ayant remarqué que le brun s'était dangereusement approché de lui.
Damon lui adressa un dernier regard menaçant puis rentra à l'intérieur.
Quand à Lucas, il quitta son air d'adolescent innocent et ne put s'empêcher de dessiner un sourire en coin sur ses lèvres.
« Damon Salvatore, hm? » Murmura-t-il à lui même.
Il attrapa son téléphone et composa un numéro.
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PDV Elena Gilbert.
Cela devait faire maintenant plusieurs heures que je dansais sans relâche accompagnée de mes deux meilleures amies. J'avais décidé d'ignorer ces visions que j'avais puisque, de toute façons, je n'aurai jamais les réponses à mes questions et je ne pourrais jamais savoir qui il est vraiment. Et je devais l'accepter, vivre avec. Alors je m'amusais, encore et encore. Peut être un peu trop, car je fis vite prise par des bouffées de chaleur intenses, sûrement en raison de l'alcool qui commençait à s'évacuer de mon sang. Je décidai donc d'aller prendre un peu d'air frais et me dirigeai vers la terrasse.
Je m'apprêtais à sortir lorsque j'aperçut Lucas dos à moi, mais je pouvais voir son visage de profil et entendre sa voix. Je m'arrêtai alors dans mes actions, ne voulant pas me déranger, mais quelque chose m'interpella. Il venait de prononcer mon prénom. Je décidai donc de me cacher derrière le mur juste avant la véranda, pour pouvoir écouter la conversation qui apparemment, portait sur moi.
« Oui, pour l'instant j'y arrive plutôt bien. »
…
« Oui elle semble m'apprécier, ouais »
…
« Non, pas encore, je vais essayer avant la fin de la soirée. »
Attends, quoi? Essayer quoi…? Sa voix semblait différente, il semblait plus assuré, plus mature, plus grave et plus… inquiétant.
« Bon écoute, si je t'appelle y'a bien une raison, je viens de faire un rencontre… gênante pour notre plan. »
…
« C'est Damon. Damon Salvatore, le frère de Stefan. Il m'a menacé, il m'a interdit de m'approcher d'elle » Rigola-t-il
Lorsque j'entendit ce nom, de nouvelles images me vinrent en tête, de plus en plus limpides, de plus en plus claires…
« Elena regarde moi, c'est moi, Damon! »
J'arrêtai aussitôt de me débattre et j'ouvrit les yeux puis les posai sur la personne qui se trouvait à seulement quelques centimètres de moi, et je crus halluciner. C'était réel? Ou bien c'était un rêve? J'étais morte, et c'était le paradis, c'est ça?
Je restai ainsi, les yeux rivés sur lui, scrutant chacun des détails de son visage comme si il s'agissait d'un miracle. J'entrouvrit la bouche pour dire quelque chose mais ne trouvai aucun mot. Aucun mot n'existait pour décrire ce que je ressentais, là, maintenant. Je me contentai de me jeter dans ses bras, étant la seule chose qui me fallait pour m'assurer que c'était bel et bien vrai, qu'il était bien là, devant moi, vivant. Un raz de marrée de soulagement me frappa. Je le serais si fort, comme si je n'allais jamais le lâcher.
« Tu es là… J'ai eu tellement peur, Damon… tu es là… » Répétais-je sans cesse.
Des larmes chaudes coulèrent en trombes sur mes joues mais cette fois ce furent des larmes de joie, de soulagement, de bonheur. Jamais auparavant je n'avais ressenti un tel soulagement. Je pensais ne plus jamais le revoir, passer ma vie sans lui et men vouloir pour toujours de ne pas avoir profité un peu plus de chaque seconde avec lui, mais il était là, vivant et en bonne santé. C'était tout ce qui comptait.
« Je suis là. » Répéta-t-il « Tout ira bien, maintenant. » Murmura-t-il dans mon oreille, tendrement. Je n'avait que besoin de ça, de lui, de ses bras. Rien, non rien au monde n'était tel que la sensation de le sentir à mes côtés, son corps contre le mien. Il déposa un doux baiser dans mes cheveux, tout en gardant notre étreinte passionnée, éternelle.
« Je ne sais pas quel lien elle a avec lui, mais je pense qu'il va être un grand obstacle à notre plan. »
…
La voix de Lucas me sortit de ma vision et je sursautai, revenant à la réalité. Cette vision avait été tellement intense, c'est comme si je l'avais vraiment vécu. Comme si il était vraiment là, dans mes bras.
Mais Lucas, de quoi il parlait? Et à qui? Et c'était quoi, ce…plan?
« J'essaye, Klaus! Mais si on veut la kidnapper, il faudra que personne ne se mette dans notre passage, et avec lui, c'est pas gagné, c'est un Salvatore, je te rappelle! »
…
Qu…Quoi? Klaus? Kidnapper? Moi? Je… Je me figeai suite aux paroles que je venait d'entendre. Alors c'était ça. Lucas n'était autre qu'un sbire de Klaus, qui voulait ma peau, pour annuler je-ne-sais quelle malédiction… Il m'avait utilisée depuis le début…Tout prenait un sens à présent… Enfin, presque. Mes visions n'avaient toujours aucune explication. J'étais sous le choc, une larme solitaire coula lentement sur ma joue.
« Ouais, je le ferais. Si elle me rejette, je fais quoi? »
…
« Euh…Y'a pas une autre solution…? »
…
« Bon…Ben, Ok je ferais en sorte qu'elle accepte, alors. »
Puis il raccrocha. Je paniquai légèrement, cherchant quelque part où aller, quelque chose à imiter ou à dire. Je fis mine d'arriver en direction de la véranda en regardant mon téléphone et de croiser Lucas par hasard. Je lui rentrai dedans pour faire un peu plus réaliste.
« Oh, excuse-moi, je… » Je relevais la tête. « Oh! Lucas! » Souris-je, jouant très bien la comédie.
« Hey, je croyais que tu étais encore dedans, j'allais te rejoindre, justement… Il faudrait…Que je te parle. » Il avait reprit sa voix d'adolescent innocent. Je n'étais pas la seule à jouer la comédie, dans cette histoire.
« Oh, euh, oui, je t'écoute » Je mimai une expression confuse.
Il hésita quelques instants, imitant un garçon quelque peu timide, puis il se lança.
« Ecoute, Elena, je te trouve super gentille, tu es une fille bien, drôle et en plus de ça, super jolie… sexy, je dirais même, et je… » Il s'approcha dangereusement de moi et commença à regarder mes lèvres.
Oh, c'était ça, son plan, alors. Me mener en bateau jusqu'au bout puis me tuer derrière. Bah putain, heureusement que j'ai entendu sa conversation, sinon je suis certaine que je serais tombée dans le panneau.
Il se rapprocha de plus en plus, jusqu'a ce qu'il touche pratiquement mes lèvres, mais, au dernier moment, je me reculai et fit mine d'être déstabilisée, alors qu'en réalité, ma main me démangeai; j'avais une folle envie de le gifler.
« Je…je peux pas… » Murmurai-je, toujours en jouant la comédie. « Désolée, Lucas, mais… je peux pas. »
Puis je me reculai de lui et tourna sur mes talons, rentrant dans la maison, un léger sourire triomphant sur mes lèvres; j'étais plutôt satisfaite de moi même, sur ce coup. Un million de choses me trottaient en tête, en ce moment même. Mes visions, Lucas et ce qu'il allait faire vu que je l'avais rejeté, Klaus, le plan…Mais plus que tout, je devais parler à Caroline et Bonnie. Je devais leur parler de ce que je voyais depuis maintenant deux jours, non-stop.
Je le retrouvai en train de rigoler avec d'autres filles, assise à une table, un bouteille encore à la main. Etant, pour ma part, de nouveau sobre, je leur arrachai les bouteilles des mains, les donnai à quelqu'un au hasard et prit les deux filles par les bras.
« Mais! » S'exclama Caroline.
Je les emmenai dans une pièce au calme, au fond d'un couloir. Je m'assurai que la porte soit bien fermée et le fit asseoir.
« Qu'est-ce qu'il y a, Elena? » Me demanda Bonnie, qui, contrairement à Caroline, semblait un peu moins saoul que tout à l'heure.
« Je dois vous dire quelque chose. »
« T'es enceinte!? » S'exclama Caroline.
« La ferme! » Lançâmes Bonnie et moi, en choeur.
Bonnie me regardait attentivement, attendant ce que j'avais de si important à lui dire.
« Je n'arrête pas d'avoir des visions. » Je marquai une pause, prenant ma respiration puis les regardai dans les yeux, l'expression grave.
« Des visions de Damon. »
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