Bonjour à tous !

J'ai reçu vos nombreuses reviews de protestations. Je sais que j'aurais dû publier avant, mais j'ai des périodes où je n'arrive même plus à toucher à la moindre fic...

Enfin sachez quand même que le format que j'ai des chapitres est vraiment pas top, du coup je dois toujours les retoucher avant de les publier sinon ça serait illisible. J'en profite aussi pour corriger les fautes quand j'en vois, c'est pour ça que ça n'est pas si facile de publier les chapitres même si j'avoue que j'ai abusé...

Enfin voilà, j'ai quelques chapitres de prêt et je vous promets de faire des efforts niveau publication !

Bonne lecture (et n'oubliez pas que cette fic n'est pas de moi, je ne fais que la publier avec l'accord de l'auteur).


Chapitre 19 : Punitions

Le match n'a pas encore commencé, les capitaines des deux équipes sont en train de parler avec l'arbitre.

Je m'installe au fond des gradins, les yeux rivés sur Potter qui parle avec l'arbitre.

Je me demande bien qui est leur remplaçant… est-ce qu'ils en ont un au moins ?

Rogue s'assoit à côté de moi, il a décidé de me pourrir ma journée ?

« Qu'est-ce que tu fous là ?

- Il faut bien que je te surveille au cas où t'essaierais de jeter un sort à l'équipe pour gagner ton pari, répond-il.

- Mais j'ai pas besoin de ça pour gagner, dis-je. C'est toi qui a tout intérêt à lancer un sort sur l'équipe de Gryffondor.

- Je ne suis pas comme ça, dit-il imperturbable.

- T'es pas quoi ? Manipulateur, rusé, tricheur, sournois ?

- Exactement, répond-il.

- Alors en fait t'es pas un Serpentard », dis-je pour conclure.

Il devient rouge de colère, ça me fait vraiment marrer de le faire enrager, c'est tellement simple !

« Tu n'as énoncé que les défauts, dit-il.

- Pour moi c'est des qualités, dis-je.

- Et après tu t'étonnes que personne ne veuille de toi, réplique-t-il.

- Question solitude tu peux parler, dis-je. Seulement moi contrairement à toi je cherche pas le grand amour c'est trop débile, à quoi ça sert de se morfondre pour des conneries pareilles ?

- Tu parles, t'as pas apprécié de t'être fait piquer Lupin par une fille digne de ce nom, répond-il.

- Qui ça ?

- Quoi, tu ne sais pas ? Demande-t-il avec un sourire méchant. Tout le collège est au courant qu'il sort avec Wilson.

- C'est officiel ou c'est juste des rumeurs?

- Comment ça ? Demande-t-il.

- Fais un peu marcher ton petit cerveau atrophié de sang-pur, dis-je. Est-ce que t'as des preuves de ce que t'avances ?

- Foster, Evans et Wilson traînent avec les maraudeurs, répond-il comme si ça expliquait tout.

- Et alors ? C'est pas suffisant pour dire que Lupin et Wilson sortent ensemble !

- Foster sort avec Black, continue-t-il.

- C'est pas pour autant que les autres font pareil, dis-je.

- Pour une « fille » qui n'en a rien à foutre des mecs je te trouve quand même bien concernée, remarque-t-il.

- Non, je … » dis-je sans pouvoir continuer.

Le match vient de démarrer, le remplaçant de Black est une fille, la seule de l'équipe en plus. Et pas n'importe quelle fille, dès que je la vois entrer sur le terrain je comprends que mon pari est foutu.

Mais qu'est-ce qui leur a pris de prendre Amy Wilson en remplaçante dans leur équipe ?

« Je crois que tu vas pouvoir commencer à faire les magasins pour te trouver un joli petit ensemble rose, dit Rogue comme si il lisait mes pensés.

- C'est pas elle l'attrapeuse, dis-je. Et l'équipe qui gagne est celle dont l'attrapeur attrape le vif d'or. Et l'attrapeur c'est quand même Potter, le meilleur attrapeur de Poudlard.

- C'est aussi le plus dragueur, tu crois pas qu'il va essayer de se faire bien voir auprès de sa sang-de-bourbe en protégeant sa copine », répond Rogue.

Ce qui m'énerve le plus c'est qu'il a raison, Potter en est tout à fait capable.

Mais une chose me frappe très rapidement, Wilson joue bien.

Pas aussi bien que Black, mais elle se débrouille quand même très bien

Pour une fille qui a d'habitude une peur panique de se casser un ongle, elle manie très bien sa batte, même si elle envoie de temps en temps le cognard dans le public côté Serpentard.

Wilkes donne un coup de batte dans le dos de Wilson.

Joli coup, mais elle reste accrochée à son balai.

L'arbitre siffle un penalty.

« Elle se débrouille bien la petite Wilson, remarque Rogue. Je comprends que tant de mecs lui courent après.

- Ils lui courent pas après parce qu'elle sait voler sur un balai mais parce qu'elle se balade en mini jupe dans les couloirs de l'école, dis-je.

- Tu vois bien que t'es jalouse, tu la critiques, fait remarquer Rogue.

- C'est toi qui me provoques, je fais que répondre franchement ce que je pense, dis-je.

- T'es de mauvaise foi », dit-il.

Je ne réponds pas, frappée de stupeur.

Un petit truc volant me frôle la cheville, pas besoin de me baisser pour savoir ce que c'est.

C'est un coup de chance inespéré, le vif d'or est à portée de main.

Mais si je hurle pour alerter Potter, il va s'enfuir, et je crois pas que les spectateurs aient le droit de prendre le vif d'or.

Et puis si je l'attrape quand même pour le refiler à Potter, ça sera considéré comme de la triche.

Alors je fais quoi ? Si je fais quoi que ce soit je risque de le perdre ou alors d'alerter Rogue.

Les Gryffondors sont en train de perdre, il faut dire que les poursuiveurs Serpentards sont très bons.

Pour l'instant Serpentard mène 120 points à 90.

Il faut que Potter se grouille de récupérer ce vif d'or avant que les Serpentards ne prennent trop d'avance.

Je baisse les yeux pour vérifier que c'est bien le vif d'or qui est à mes pieds.

La petite balle est toujours à mes pieds, prête à partir au bon moment.

Sans que je comprenne pourquoi, les Serpentard se mettent à hurler de joie.

Rogue me regarde, triomphant.

Lestrange décrit des cercles dans les airs tout en brandissant le vif d'or.

Les Serpentards ont gagné… je vais de voir porter une tenue rose bonbon pendant un mois…

Rogue n'a pas l'air très surpris, bizarre.

Mais ça n'a plus d'importance, j'ai perdu.

Je sens encore le vif d'or qui vole à mes pieds, comme une petite bestiole qui veut prouver son affection.

Le vif d'or ?

« C'EST DE LA TRICHE ! »

Je me suis levée en faisant bien attention d'écraser le vif d'or pour pas qu'il s'échappe.

Je me baisse pour prendre le vif d'or prisonnier de ma chaussure.

Rogue me regarde, livide.

Je lève le vif un peu esquinté qui tente de s'enfuir.

Plus personne ne parle, il règne un silence de mort.

Lestrange et les autres joueurs de Serpentards me regardent haineusement.

La plupart des joueurs de Gryffondor regardent les Serpentards haineusement, mais Potter me regarde stupidement, il n'a pas l'air d'avoir compris.

Wilson quant à elle, me regarde avec méfiance. Elle doit pas comprendre pourquoi une Serpentard empêche son équipe de gagner.

L'arbitre, Mr Gilks vient me rejoindre.

Je lui donne le vif d'or amoché qu'il examine attentivement tout en le comparant au vif d'or de Lestrange.

« Les deux sont de vrais vifs d'or », finit-il par conclure.

Il pourrait pas nous dire quelque chose qu'on ignore ?

« Mais comment ? Demande McGonagall, indignée.

- C'est pas compliqué, dis-je. Quelqu'un a volé un vif d'or et l'a donné à Lestrange pour qu'il fasse mine de l'attraper.

- Mais on aurait trouvé le vrai vif de toute façon ! Me contredit McGonagall.

- Pas si le voleur s'était débrouillé pour le subtiliser pendant le match, dis-je.

- Dis donc, t'as l'air bien au courant, fait remarquer Rogue. Qu'est-ce qui nous prouve que c'est pas toi qui as échangé les vifs ?

- Réfléchis un peu, Servilus, dis-je. Si j'avais fait tout ça, tu crois que j'irai crier à la tricherie ?

- T'es assez tordue pour changer d'avis, répond-il.

- Bon, calmez-vous tout les deux, nous ordonne Carter. On va mener une enquête, pas la peine d'accuser tout le monde. Je vous veux dans mon bureau immédiatement !

- Et qui a gagné ? Demande Rogue à Gilks.

- On le saura à la fin de l'enquête, répond Gilks. Les tricheurs seront éliminés du tournoi. »

Je crois que depuis la première fois depuis le début du pari, Rogue se rend compte de l'ampleur de son geste.

Mais ce n'est pas Rogue que les autres Serpentards regardent méchamment, c'est moi.

OoOoOoO

Une fois que nous sommes installés dans son bureau, la prof perd son calme.

Je l'ai jamais vue comme ça, elle a l'air hors d'elle.

« Vous êtes fiers de vous ?

- Professeur je ne… commence Rogue.

- Taisez-vous ! Ordonne la prof. Je sais que c'est vous deux qui êtes à l'origine de tout ce bazar ! Comment je le sais ? Vous êtes tous les deux venus me demander l'accès à la réserve. - Et puis je ne suis pas aveugle ni stupide, contrairement à ce que vous pouvez penser.

- Vous allez nous dénoncer et dire que c'est Rogue qui a triché pour aider Serpentard ? Dis-je pleine d'espoir.

- Non, Jones, répond-elle avec un sourire sadique. Si je fais ça vous ne serez pas punie. Je crois que j'ai une meilleure punition pour vous deux.

- Une retenue ?

- Non, je crois me souvenir que si vous perdiez votre petit pari, le perdant devait porter du rose pendant un mois et se teindre en blond ?

- Comment vous savez ça ?

- J'ai mes sources, Jones, répond la prof. Très bien, on va dire que vous avez tout les deux perdu votre pari.

- Ça veut dire qu'on va devoir porter du rose et se teindre en blond ? Demande Rogue horrifié.

- Exactement, répond la prof avec un sourire méchant.

- Vous êtes pas sérieuse ?

- Je suis très sérieuse, Jones, et croyez-moi vous n'avez pas intérêt à prendre ma punition à la légère », répond-elle froidement.

On sort du bureau de la prof, encore choqués par la punition.

Je vais devoir porter du rose ! Et me teindre en blondasse ! Je veux pas ressembler à Williams !

Le pire, c'est qu'on a été trahis. Un ou une élève est allé tout balancer à la prof.

J'en ai parlé qu'à Remus… je pense pas qu'il m'ait trahi, ça doit venir de Rogue c'est sûr.

« Tu devrais apprendre à choisir tes amis, me dit-il.

- Ça te vient pas à l'esprit que c'est peut-être un de tes amis qui t'a trahis ? Et puis de toute façon je te rappelle que j'ai pas d'amis.

- Mes amis ne m'auraient jamais trahis ! On ne se trahira jamais, on restera toujours soudés, dit Rogue.

- Tu parles, tu leur sers de bouche-trou, dis-je. Ils t'ont accepté parce que les mangemorts recrutent.

- Je ne suis pas un mangemort, nie-t-il.

- Mais bien sûr, et moi je suis une sang-pur, dis-je.

- Une semi-cracmol alors, commente-t-il.

- Je sui une meilleure sorcière que toi, Rogue, dis-je.

- Alors comment ça se fait que j'ai des meilleures notes que toi en classe ?

- C'est pas à ses résultats scolaires qu'on juge une personne, dis-je.

- Ah ouais ? C'est à quoi alors ? Demande-t-il.

- A sa capacité à juger les autres d'après leurs résultats scolaires ou leurs origines », dis-je en m'en allant.

Je repense à ce que Rogue a dit et je me rends compte qu'aucun de ses copains ne l'auraient trahis. Pas pour une histoire d'amitié pure et dure, non c'est juste qu'ils ne veulent pas attirer d'ennuis à Serpentard, et puis aller cafter à une sang-de-bourbe…

Je vais aller dire deux mots à Remus…

Je sais pas combien de temps la prof nous donne pour commencer la punition, ça presse pas je préfère aller voir Remus d'abord.

En chemin je reçois une grosse décharge électrique dans le crâne, je suis comme foudroyée.

J'ai l'impression que mon crâne se fend en deux, sans m'en rendre compte je tombe dans les pommes.

OoOoOoO

J'ai été déplacée.

J'émerge pas au même endroit que celui où je suis tombée.

Je suis dans le couloir qui mène à la tour d'astronomie, mais c'est pas ça qui me dérange.

Mes cheveux.

Je suis devenue blonde !

Et mon sweat, mon jean troué….

Je porte un pull rose ultra moulant et une minijupe rose fluo !

Argh ! Je suis devenue une Barbie !

« C'est quoi ce nouveau déguisement ? » Demande une voix derrière moi.

Pourquoi a-t-il fallu que je me transforme en pouf devant Sirius Black ? Il est assez fou pour croire que c'est pour lui plaire !

« Une punition, dis-je.

- Une punition pour quoi ? Demande-t-il.

- Pour avoir foutu un match de Quidditch en l'air avec l'aide de Rogue.

- Attends, tu veux dire que Rogue est comme ça aussi ? Demande-t-il.

- Je suis pas allée vérifier mais je pense, dis-je.

- Et t'es pas virée pour avoir perturbé le match ? Demande-t-il déçu.

- Eh non, dommage pour toi tu vas devoir supporter de voir une blondasse qui ne te courre pas après pour une fois, dis-je.

- Encore heureux, j'ai eu assez d'horreur sur le dos pour le restant de mes jours, réplique-t-il.

- Ouais, à commencer par ta copine, dis-je.

- T'es jalouse ?

- Tu sais pas répondre autre chose ? A chaque fois que je fais allusion à Foster tu répliques « t'es jalouse ? » ! C'est quand même pas une nouveauté que je déteste Foster et sa copine Wilson !

- T'énerves pas, Jones, dit-il amusé. Comme Kate est mieux que toi, c'est normal que tu sois jalouse.

- C'est vrai qu'elle est mieux que moi, elle est belle et moche, elle est intelligente et conne, elle est sympathique et méprisante… en gros c'est une girouette tellement parfaite !

- Tu deviens mesquine en plus, remarque-t-il.

- Je suis pas mesquine, je suis réaliste, dis-je. L'amour est aveugle, la connerie l'est aussi.

- T'avais aucune raison de la frapper, dit Black. On frappe pas une fille sans défense.

- Je suis une fille, j'ai le droit de casser la gueule à qui je veux ! C'est quand même un de nos meilleurs privilèges.

- T'as intérêt à faire gaffe à toi, Jones, dit-il. Je te ferai payer ce que tu lui as fait.

- Tu sais, les êtres humains n'ont pas tous le corps et le cerveau atrophiés, ils sont donc capable de se défendre tout seuls sans l'intervention d'un pauvre mec prétentieux qui se prend pour un demi-dieu », dis-je.

La bestiole de Rusard s'incruste, on va devoir couper court à la discussion.

Black me regarde encore un moment, il a envie de me menacer, mais il sait que menacer quelqu'un devant la chatte de Rusard c'est comme avouer un meurtre à la télévision.

On finit par s'en aller chacun de notre côté.

Avant de partir, prise d'une idée soudaine je lui demande.

« Est-ce que tu as parlé de mon pari à quelqu'un ?

- J'en ai parlé à Kate et Amy, répond-il.

- Pas à Evans ?

- Non, mais Kate et Amy ont dû lui en parler », répond-il.

Je suis sûre d'une chose, c'est que si une personne m'a trahie ça n'est sûrement pas Remus, mais peut-être sa collègue si charmante et si coincée.

J'arrive chez les préfets-en-chef.

Je martèle le tableau comme d'habitude, le personnage se met à m'insulter.

« Vous ne pouvez pas être un peu plus délicate pour mon tableau, jeune fille ?

- Vous avez qu'à me laisser entrer », dis-je.

Remus finit par m'ouvrir.

Il reste figé de surprise pendant quelques secondes, puis il se met à éclater de rire.

Je lui donne un coup de pied avec mes nouvelles sandales ultra-fashion super adaptée au mois de novembre.

« T'as perdu ton pari mais t'étais pas obligée d'en faire autant ! Dit-il entre deux éclats de rire.

- Tu crois que ça m'amuse ?

- Mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est bien Serpentard qui a perdu, non ? Demande-t-il en me faisant entrer.

- Laisse-moi te raconter toute l'histoire. »

Je lui raconte tout, l'entretien avec Carter, le sort qu'elle m'a lancé, les soupçons que j'ai pour Evans ou une des trois Gryffondor.

A la fin de mon récit il reste quelques secondes sans bouger, comme pour tout assimiler.

« Alors, si j'ai bien compris quelqu'un t'a dénoncé, dit-il.

- Ouais, sinon comment la prof pourrait le savoir ?

- Je ne crois pas que Lily t'aurait dénoncée, je lui fais confiance et je pense pas qu'elle en serait arrivée là.

- Dans ce cas ça doit être Wilson ou Foster, dis-je.

- Il suffit de les interroger.

- Je vais aller rendre une petite visite à Foster », dis-je avec un sourire méchant.

En sortant de chez les préfets-en-chef je pique le gros manteau de Remus. Ce truc est 10 fois trop grand pour moi, il sera parfait pour cacher mes fringues affreuses.

Par contre pour ce qui est des cheveux… je crois bien que je vais devoir me mettre au chapeau.

L'infirmerie n'est pas fermée, j'ai encore le temps d'aller parler à Foster.

J'entre dans la salle, Black est là en train d'écouter Foster tout en lui tenant la main.

Elle parle avec animation, elle a pas vraiment l'air mourante.

« Eh, Foster faut que je te parle », dis-je.

Les amoureux se retournent d'un même mouvement, ils sont vraiment faits l'un pour l'autre.

Foster devient tout d'un coup livide et très faible, elle tombe mollement sur l'oreiller.

« Fais pas la mourante, Foster, dis-je, ça fait bien 5 minutes que je suis ici.

- Tu nous espionnes ? Demande Black.

- Non, j'ai besoin de parler avec Foster, seule à seule, alors tu dégages s'il te plaît.

- Je n'ai rien à lui cacher, dit Foster. Tout ce qu'il fait il me le raconte, tout ce que je fais je le lui raconte. »

A mon avis il y a des choses qu'il ne t'a pas racontées, pétasse.

« Je m'en fous, tu lui diras tout après si tu veux, mais là je veux te voir toute seule.

- Et pourquoi ? Elle n'a aucun secret pour moi, dit Black.

- Très bien ! Dis-je exaspérée. Foster, est-ce que t'es allée raconter à un prof que j'avais fait un pari ?

- T'es en train d'accuser ma copine d'être une balance ? Demande Black.

- Tout juste, dis-je avec un sourire. Ça m'étonnerait pas d'elle.

- Je ne t'ai pas dénoncée, dit Foster.

- Et t'as une preuve ?

- Pourquoi elle aurait besoin de preuves ? S'énerve Black. Elle n'a rien fait !

- Pour prouver qu'elle n'a rien fait.

- T'es parano ma pauvre Jones, continue Black. Ton pari débile a dû faire le tour de l'école, tu crois que les Serpentards sont discrets ? Tout le monde doit être au courant, personne n'aura eu à te dénoncer, si les élèves sont au courant les profs aussi.

- OK, impossible de parler tant que ton avocat est dans les parages, dis-je. J'abandonne, mais t'inquiètes pas, Foster, je reviendrai. »

Je sors de l'infirmerie encore plus énervée. Ce Black a le don de me mettre dans une rage folle, mais couplé avec la tête de bouledogue de Foster sous mes yeux, c'est plus de la rage mais une folie meurtrière !

OoOoOoO

Il est l'heure de dîner, je sais pas si Remus sera dans la Grande Salle. Au pire j'irai maltraiter mon copain le tableau ce soir pour le voir.

J'entre dans la Grande Salle, elle est inhabituellement silencieuse.

Tous les élèves ont les yeux rivés sur Remus qui parle avec Wilson au milieu de la Salle.

« Mais enfin Mumus, commence-t-elle.

- Ne m'appelle pas comme ça, la coupe-t-il.

- Désolée, répond-elle confuse. Mais enfin pourquoi tu ne veux pas sortir avec moi ?

- Parce que je ne t'aime pas et j'ai déjà une copine », répond-il.

Silence religieux dans la Grande Salle.

Je sais bien ce qu'ils se demandent tous : « qui sort avec Remus Lupin le grand Maraudeur ? »

Si seulement ils savaient !

Je crois bien être arrivée juste à temps pour savourer les têtes choquées, surprises qu'ils vont faire à la fin de sa révélation.

« Et qui est cette garce ? Demande Wilson avec mépris.

- C'est Tania, Tania Jones, répond-il. »