Théalie ; je t'interdis formellement de faire du mal à Snape, tu entends ? grrrrrrrr

Lyly : merci beaucoup

Jwulee : Tu as même le droit de faire de moi ta déesse ! '

Neny : ne t'inquiète pas trop, de grand changements sont à venir des les chapitres suivants

Black-sun : Esclave ! Dans ma très grande bonté, j'accepte de reconnaitre ton existence,
Mes correctrices semblent être en vacances, cette semaine… Je poste le chapitre sans qu'il ait été corrigé (sniff).Depuis qd Harry était-il là ? Bonne question… Je te laisse à tes suppositions. Harry à serpentard ? Pourquoi pas… Ron et Hermione, chiants ? Mais voyons ! mdr
Gros bisous

Jenni 944 : '

Nanie nouche : Horreur et damnation !

Maugreyfiliae : Merci beaucoup pour tes messages. Peu importe qu'ils ne soient pas réguliers, je les adores ! Gros bisous

Amy Keira : Harry à Serpentard… Nous verrons…

Adeline : Recoucou ! Merci pour toutes tes reviews ! Je suis désolée, mais la fic ne reprend pas la discussion avec Minerva… Je me suis dit que de toute façon, on pouvait facilement imaginer ce qui se passe ! ' Bisous

Lulune : Merci beaucoup. Harry arrêtera de se mutiler, ne t'inquiète pas, mais pas maintenant…

Surimigirl : Je garde ta proposition en tête !

Retour à l'infirmerie
Peut-être que je saurai Que tout n'est que mensonge

Mais peut-être ferai-je semblant

D'y croire un peu

(tiré d'une vieille poésie à moi… moquez-vous à votre aise !)

Nathan était presque arrivé à l'infirmerie lorsqu'il entendit des bribes de conversation puis un éclat de rire. Il eut du mal à reconnaître la voix de Malfoy tant ce rire, chaleureux et vivant, différait du ricanement froid et cruel auquel il était habitué. Poussé par la curiosité, il poussa la porte et, là, il resta figé sur place, stupéfait de voir Snape s'occuper du garçon avec… tendresse. Aussi bizarre que cela paraisse, il ne pouvait trouver d'autres mots pour décrire le comportement du professeur et l'inquiétude qui teintait sa voix. Sa gorge devient tout d'un coup sèche et ses yeux humides. La fièvre, sans doute…Il remarqua au bout d'un moment que Malfoy le fixait et il lui lança un regard noir. Son prétendu père se retourna à ce moment et fronça les sourcils.

-Nathan ? Que viens-tu faire ici ?

Cette remarque lui valut d'être foudroyé du regard par les deux adolescents et Draco siffla entre ses dents un reproche ('tu ne pourrais pas être encore moins accueillant ?').Le serpentard se tourna à nouveau vers le fils de son parrain et lui tendit la main.

-Je m'appelle Draco, Draco Malfoy. Enchanté de te rencontrer.

Le nouveau venu regarda fixement la main du blond, se rappelant une scène semblable six ans auparavant, et hésita quelques secondes avant de la serrer.

-Nathan Snape.

-Je parie que Séverus ne t'a pas mis au courant, il a des manières exécrables, mais je suis son filleul. Tu vas effectuer le reste de tes études ici ?

Une drôle de lueur traversa le regard de Nathan lorsque Malfoy lui révéla son lien avec Snape. Voilà donc pourquoi celui-ci le favorisait à ce point ! Lorsque le blond lui demanda s'il allait étudier à Poudlard, il haussa les épaules.

-Apparemment.

Malfoy ne sembla pas déstabilisé par ses réponses courtes et sèches.

-Vraiment ? Tu as peut-être une idée de la maison où tu vas être réparti ? Serpentard, peut-être ?

-Pourquoi je serais à Serpentard ?

-Je crois que la plupart de ta famille a été là-bas, non ?

Snape se contenta de grogner devant l'effort visible de son filleul pour l'introduire dans la conversation.

-Tu vois ! affirma Malfoy en foudroyant son parrain, feignant de prendre son grognement pour un assentiment. Evidemment, ça ne veut pas dire que tu n'iras pas ailleurs, mais ce serait préférable.

-Pourquoi ? Serpentard est la meilleure maison, c'est ça ?

Le ton presque agressif de la réponse surpris le blessé qui fronça les sourcils avant de jeter un regard étrange à son interlocuteur.

-Pas nécessairement… Mais ton père est assez mal vu par les autres maisons et cela ne faciliterait pas ton intégration. Enfin, de toute façon, il ne sert à rien de spéculer. Seul le choixpeau décide en fin de compte.

Au moment où Nathan se demandait s'il devait s'excuser d'avoir été aussi agressif alors que Malfoy cherchait à l'aider, une porte, au fond de l'infirmerie, s'ouvrit et Pomfresh entra.

-Ah ! Vous êtes réveillé, Monsieur Malfoy ! Comment vous sentez-vous ?

-Beaucoup mieux, merci.

-Seigneur, je n'avais plus vu un élève dans un tel état depuis…

L'infirmière s'arrêta en plein milieu de sa phrase et Nathan comprit que c'était à lui qu'elle avait failli faire allusion. Malfoy sembla le comprendre également, puisqu'il répondit :

-C'est vrai, Harry Potter avait un don particulier pour s'attirer les ennuis et se blesser…

Se faisait, il jeta un regard vers Nathan qui semblait absorbé par le sol. Quant à la médicomage, elle hocha tristement la tête tout en continuant à examiner ses blessures.

-Vous semblez en bonne voie de guérison, mais vous devriez être en train de vous reposer, reprocha-t-elle. Je comprends que vous veuillez discuter avec le jeune homme qui vous a soigné, mais tout de même.

Malfoy s'étrangla et se mit à tousser comme un phoque en grimaçant de douleur.

-Il… Nathan m'a soigné ?

Il fixait avec incrédulité l'autre garçon qui venait de passer à une jolie teinte de cramoisi.

-C'est lui qui vous a emmené ici, mais j'étais absente. Il vous a donc soigné dans les limites de ses connaissances, si bien que lorsque je suis revenue, il ne me restait qu'à m'occuper de vos côtes, de votre cheville et des quelques bleus dont il n'avait pas eu le temps de s'occuper.

Sur le visage du serpentard passa une étrange émotion.

-Merci, dit-il tout simplement.

Evitant à Nathan de répondre, madame Pomfresh, qui l'observait avec attention depuis quelques secondes, fondit sur lui comme un aigle sur sa proie et posa la main sur son front.

-C'est bien ce qui me semblait, monsieur Snape ! Au lit ! immédiatement !

Sous les regards étonnés, pour son père, et hilares du serpentard, elle poussa le pauvre Nathan, qui tentait faiblement de lui résister, dans un lit et lui fourra un thermomètre dans la bouche. Tout en grognant des phrases incompréhensibles, il se laissa faire.

-Qu'avez-vous fait pour avoir une fièvre pareille ? demanda la sorcière, en reprenant le thermomètre magique deux secondes plus tard. 39,5. Quand vous avez quitté l'infirmerie vous alliez parfaitement bien. Qu'avez-vous fait depuis ?

Nathan répondit, en grommelant :

-Rien.

-Comment ça, rien ?

-Je me suis assis au bord du lac.

-Et quoi d'autre ?

-Rien.

-Rien ? demanda l'infirmière, estomaquée. Vous n'êtes tout de même pas resté dehors, sous la pluie, jusqu'à maintenant.

Le garçon se tortilla avec malaise dans son lit, avant de lancer un regard noir à Malfoy qui s'étouffait presque en essayant de ne pas rire.

-Euh… si…

L'infirmière, au lieu de l'assommer de reproches, comme il s'y était attendu, se tourna vers son père qui sembla soudain se ratatiner sur sa chaise.

-Séverus Snape ! Il me semblait que vous étiez le père de ce pauvre enfant ! Comment osez-vous le laisser agir ainsi ! C'est honteux ! La pauvre a soigné votre filleul et vous l'avez chassé de la pièce sans lui laisser le temps de s'expliquer et maintenant, vous le laissez passer des heures, dehors, sous la pluie, sans rien dire ! Si j'étais vous, je mourrais de honte !

Bouche bée, Harry regarda son professeur de potion de faire passer un savon par la médicomage. Malfoy, quant à lui, n'y tint plus et éclata de rire.

°°°°°

Lucius Malfoy était dans une colère noire. Tout avait commencé lorsqu'il était rentré, de fort bonne humeur, du village moldu qu'ils avaient détruit. Il était monté dans la chambre de son fils, puis lui faire la leçon, une fois de plus, et l'avait trouvée vide. Jurant, il s'était lancé à la recherche de cet idiot dans toute la maison, aidé par les elfes de maisons terrifiés par ses menaces. Lorsqu'ils ne l'avaient pas trouvé, il en avait torturé deux ou trois, pour être certain qu'ils n'avaient pas aidé à sa fuite ou qu'ils ne savaient pas où il était. Pendant de longue heures, il avait fait les cent pas en ruminant devant le regard froid et inexpressif de sa femme. Où Draco avait-il bien pu fuir ? Il espérait qu'il n'avait pas été à Poudlard…

Puis, au bout de quelques heures, une chouette était arrivée pour sa femme. Celle-ci avait pris la lettre et l'avait calmement parcourue des yeux avant de la lui tendre. La lecture du parchemin suffit à enflammer une nouvelle fois la colère du mangemort. Adressée à son épouse par Dumbledore, elle lui annonçait que son fils, blessé, était soigné à l'infirmerie de Poudlard.

Sa première impulsion avait été de se rendre à l'école de sorcellerie et de reprendre son fils, mais sa femme lui avait calmement rappelé qu'il était un fugitif, recherché par les aurors, et que Dumbledore profiterait à coup sûr de l'occasion pour le faire arrêter. Maugréant, il avait été obligé de reconnaître que son épouse avait raison. Il avait, depuis, échafaudé plusieurs plans, mais aucun n'était applicable. Bien entendu, Séverus était également un serviteur du Seigneur des Ténèbres, mais il était chargé d'espionner Dumbledore et ne pouvait pas risquer sa couverture pour lui ramener son fils. En outre, il avait toujours eu un attachement excessif et ridicule pour le garçon et refuserait certainement de l'aider après avoir vu l'état où il avait mis l'adolescent…