Beta-reader : Imliel
Galbin fils de démon.
Les deux hommes transplanent dans un vieux château tombant en décrépitude et se retrouvent dans une salle encore en bon état malgré le désordre qui règne ici. Galbin fait venir deux fauteuils confortables et fait signe à Tobiak de prendre place. Celui-ci, désireux d'obtenir des informations, obéit et s'assoit, sans quitter des yeux son vis-à-vis.
-Je vous écoute, Palmorg, dit Tobiak d'un ton qui ne souffre aucune attente.
-Bien ! dit le jeune homme en prenant place lui aussi. J'ai été envoyé à Pré-au-lard pour vous séduire….
-Plutôt manqué ! Le coupe le vampire, en laissant un rictus transparaître sur son visage. Vous m'avez carrément rejeté, si je ne m'abuse.
-Oui bon ! Passons. J'avais pour mission de vous séduire et d'arriver à me faire accepter au sein du clan pour pouvoir approcher d'assez près Harry Potter, le calice de Severus Snape.
-Pourquoi ? Je croyais que l'affaire était entendue entre nos deux peuples et que les démons étaient hommes de parole !
-Naïfs que vous êtes ! s'exclame le jeune sorcier. Vous croyez vraiment que les démons vont laisser le sorcier le plus puissant entre vos mains ? Qu'ils ne vont pas tenter de le récupérer pour leur propre compte ? Mon père veut Potter et il fera tout pour l'avoir à ses côtés.
-Pourtant, Dralok nous a certifié que vous nous laisseriez tranquille !
-Dralok est mort, il a tenu tête à mon père et cela n'a pas plu, mais alors pas du tout, et il l'a payé de sa vie. Enfin, de toute manière, mon père l'a envoyé pour endormir votre méfiance. Il n'a jamais eu l'intention de capituler.
-Je vois ! Et ensuite que doit-il se passer ? Je suppose qu'ils ont déjà mis en place un plan pour mettre la main sur Harry.
-Je suppose, oui. Enfin, j'ai bien une idée de ce qu'ils veulent faire mais je ne sais pas quand ils doivent agir. De plus, j'ai dû accepter cette mission contraint et forcé.
-Une menace ?
-L'enjeu est la vie de ma mère. Je fais ce qu'il dit et il la laisse vivre, voilà le marché. Pas très joli, n'est-ce pas ?
-Pourquoi me dire tout ça ? Si votre père vient à le savoir, il se vengera sur vous et votre mère ?
-Je veux que vous préveniez ceux de votre clan. Et dites au Dhampir de ne pas quitter son calice des yeux, s'il ne veut pas le perdre.
-Il n'y a pas que ça, demande Tobiak. Vous n'avez pas pris tous ses risques pour quelqu'un que vous ne connaissez même pas !
-Détrompez-vous, Tobiak. Je connais Harry puisque je suis allé à Poudlard. Alors qu'il était en cinquième année, je passais mes aspics. C'est un garçon très gentil et doux mais qui a la fâcheuse habitude de s'attirer toutes sortes d'ennuis.
Tobiak ne répond pas, il est perdu dans la contemplation du magnifique jeune homme en face de lui. Celui-ci détourne le regard, gêné. Un hululement retentit dans la pièce, Galbin se lève subitement du fauteuil et exhorte Tobiak à ne pas bouger et surtout à se taire quoi qu'il se passe. Le jeune homme aux yeux noisette lui envoie un sort qui le cache aux yeux des visiteurs qui s'approchent.
Quelques deux secondes plus tard, trois hommes vêtus de longues capes transplanent dans le château devant un jeune homme qui feint l'étonnement. Tobiak de son fauteuil ne perd rien de la scène puisque le sort que le jeune sorcier lui a lancé le laisse libre d'entendre et de voir les nouveaux arrivants.
Le vampire retient son souffle quand les démons enlèvent leurs capuches d'un mouvement ample. Les hommes sont laids, leurs traits sont creusés profondément dans leurs peaux, leurs dents biseautées et terriblement pointues ne donnent pas place à l'imagination pour savoir de quoi ils se nourrissent, leurs yeux donnent froid dans le dos. Tobiak frissonne et se demande comment un tel monstre a pu engendrer un fils si délicat et si beau, c'est à n'y rien comprendre !
-Père ! dit Galbin en s'agenouillant devant le démon le plus imposant. Que me vaut le plaisir de votre visite ?
-Ne soit pas insolent, fichu rejeton, dit l'homme en frappant son fils au visage. Je sais très bien que ma visite ne te fait pas plaisir. Cela fait trois jours que j'attends de tes nouvelles, je veux savoir où tu en es avec ce vampire !
Ledit vampire se retient de justesse de ne pas sauter à la gorge du démon quand il voit la violence du coup. Le jeune sorcier se relève et essuie d'une main nonchalante le sang qui coule de sa bouche meurtrie, sous le regard torve des autres démons.
-J'y travaille, père, ce n'est plus qu'une question de jours. Le vampire est déjà venu au magasin deux fois !
-Seulement deux, Galbin ? clame le seigneur Palmorg. Ton charme ne marcherait-il pas sur cet homme ? Pourtant, il paraît qu'il est dépravé au possible. Veux-tu que mes hommes t'apprennent l'art de la séduction ? Continue le démon d'un ton menaçant. Ou alors peut-être que tes fesses ne le tentent pas après tout ! Écoute-moi bien, rebut, dit l'homme d'une voix tonitruante. Je veux que ce vampire te baise, tu as compris ? Je veux qu'il ne puisse plus se passer de toi, est-ce clair ? Fais tout ce qu'il veut, tout, sans exception !
Le jeune homme soupire puis acquiesce avant de recevoir un autre coup qui l'envoie se cogner contre le manteau de la cheminée avec violence. Dans un rire, les trois démons disparaissent du château pendant que Tobiak libéré du sort par la perte de connaissance du jeune sorcier s'élance vers lui.
Le vampire ferme les yeux et bride son instinct à l'odeur du sang qui afflue à ses narines. Il soulève le corps du jeune sorcier et, sans se demander si ce qu'il fait est bien ou non, il transplane avec le blessé dans ses bras pour le clan des ténèbres.
Slade, assis tranquillement devant son bureau, finit la signature de quelques parchemins importants lorsque l'alarme résonne dans le manoir. Baguette à la main, il se précipite vers la source de l'invasion quand il s'arrête net en voyant Tobiak dans le salon, portant un corps inanimé.
-Bordel, qu'est-ce que tu fais ? Tu es fou ! Ramène-le tout de suite où tu l'as trouvé, Tobiak.
-Non ! Je vais le soigner, ensuite nous parlerons si tu veux.
-Personne ne t'a suivi ?
-Slade, je ne suis pas un novice, je sais brouiller des pistes. Depuis le temps, tu devrais le savoir.
-Qui est-ce ? demande le chef du clan en désignant Galbin du menton.
-Plus tard ! Je dois soigner ses plaies.
-Tobiak, réponds ! Gronde son oncle.
-Il s'appelle Galbin Palmorg, dit le plus jeune des vampires en transplanant pour se rendre dans sa chambre.
-Palmorg ? Tobiak ! hurle Slade. Tu es devenu fou ! Tu sais de qui il s'agit ?
Le chef du clan, furieux, se rend immédiatement dans les appartements privés de son neveu. Sur le lit, le corps pâle du fils du démon tranche étrangement avec la couleur des draps bordeaux. Le jeune homme n'a pas encore repris connaissance. Le jeune vampire applique un onguent sur la grosse bosse située sur la tempe et passe une serviette mouillée sur son visage pour essuyer les traces de sang.
-Dis-moi ce qu'il fait là, Tobiak !
-Je vais parler. Mais d'abord, appelle Severus, il est concerné. Tout de suite, Slade, c'est urgent !
L'homme fait appel à la magie des vampires pour faire venir à lui le maître des potions dans la minute. Ils n'ont pas longtemps à attendre que Severus apparaît déjà dans l'embrasure de la porte avec inquiétude.
-Que se passe-t-il ? C'est la première fois que tu fais appel à ce genre de magie pour me faire venir.
-Devine qui est dans le lit de Tobiak ?
Severus en effet remarque un jeune homme allongé sur les draps, et blessé de surcroît.
-Qui est-ce ? demande le maître des potions.
-Si je te dis que cet homme, qui se dit intelligent, dit Slade en désignant Tobiak, a ramené ici le propre fils du seigneur Palmorg. Tu en penserais quoi, Severus ?
-Ben d'abord, je lui demanderais qui a fait ça à ce garçon ! Et puis je demanderais aussi comment il le connaît. Slade, tu sais que tu peux faire confiance à Tobiak. Il n'a jamais fait quoi que ce soit pour nuire au clan.
-Je dois vous parler à tous les deux, les coupe le jeune vampire, alors écoutez-moi. Ensuite, je répondrai à vos questions. Cette après-midi, je suis allé à Pré-au-lard pour me changer les idées, j'étais dans une ruelle et je…..
-Ah, c'est là que tu vas tous les après-midi ! s'exclame le chef du clan. Tu surveilles ton petit-ami.
-D'abord, apprends que je ne le surveille pas. Et puis, on ne parle pas de ça, là !
-Moi je crois que si, dit Severus en regardant Galbin. Je pense que l'homme qui t'a rejeté se trouve dans ton lit en ce moment, Tobiak. Alors si tu nous expliquais ?
-Si vous me laissiez en placer une aussi, on dirait de vraies pipelettes. Donc il m'a surpris, dirons-nous, et nous avons entamé la conversation sur certains sujets. Enfin pour faire court, son père l'a obligé à rechercher ma présence afin de plus facilement approcher Harry.
-Quoi ? Hurle Severus, et tu l'as amené ici. Mais tu es inconscient ou quoi ? Tu vas me le renvoyer tout de suite d'où il vient, Tobiak.
Slade lance un regard ironique envers Severus qui perd son sang-froid. Mais devant la froide détermination du Dhampir, il décide d'intervenir afin d'éviter que le jeune vampire ne se face écharper.
-Stop ! Severus, arrête de hurler, on ne s'entend plus penser. Tobiak, continue, j'ai dans l'idée que ton histoire n'est pas finie.
-C'est son père qui l'a frappé parce qu'il met trop de temps à me tomber dans les bras. Et puis, il doit protéger sa mère qui vit avec lui, ils tiennent un magasin de friandises à Pré-au-lard. Le seigneur Palmorg a juré de la tuer s'il ne réussit pas sa mission.
-Très bien, là je comprends mieux, se radoucit le maître des potions en se rappelant la mort de ses deux mères par son propre père. Que vas-tu décider Slade ?
Le chef du clan ne met pas longtemps à décider de ce qu'il va faire. Ses ordres claquent et personne ne songe à discuter ou à rouspéter.
-Quelqu'un va aller chercher cette femme et la mettre à l'abri avec son fils, je pense qu'ici serait le mieux. Le seigneur Palmorg et ses démons n'oseront jamais nous attaquer de front. Le temps que tout se tasse, Severus, je te suggère de rester au clan avec Harry. Vous y serez plus en sécurité. Tobiak, tu devrais êtres déjà parti et l'avoir ramenée, file !
-Severus, je veux que tu ailles au manoir Malfoy sur le champ et que tu ramènes Jamie et Lucius, ils pourraient s'en prendre à eux. Passe prendre Draco, s'il te plait, ils doivent savoir ce qu'il représente pour moi.
-J'y vais, j'avertis juste Harry en passant.
-Laisse un message au vieux fou, tu veux. Il pourrait croire qu'on a kidnappé un de ses serpentards et je ne tiens pas à l'avoir sur le dos. Ne traîne pas et reviens ici tout de suite. Nous devons trouver un plan au plus vite pour éviter un bain de sang. Moi, je m'occupe du blessé.
Tobiak entre dans le magasin tout en jetant un coup d'œil dans les alentours, probablement que la boutique est surveillée. Une sorcière d'une quarantaine d'années l'accueille avec un grand sourire aux lèvres et lui souhaite la bienvenue.
-Mon fils n'est pas là, dit-elle mais je peux lui dire que vous êtes passés, monsieur.
-Heu ! Comment savez-vous que je viens voir votre fils et que je ne viens pas acheter des bonbons ?
-Galbin ne sait pas cacher ses sentiments et il se trouve que vous plaisez à mon fils. Ceci dit, je déplore son entêtement à ne pas vouloir de vous dans sa vie.
-Vous a-t-il donné ses raisons ?
-Non, je n'ai pas réussi à savoir pourquoi.
-Ma demande va vous paraître étrange mais j'aimerais que vous m'accompagniez chez moi. Votre fils s'y trouve déjà et j'avoue que s'il ne vous trouve pas près de lui quand il se réveillera, il se sentira obligé de revenir ici et il vous mettra en danger tous les deux.
-Galbin est chez vous ? Pourquoi doit-il se réveiller ? Qu'est-il arrivé ?
-Son père l'a frappé, je l'ai ramené chez moi pour le soigner et surtout pour le mettre à l'abri.
-Oh, par Merlin ! Le seigneur Palmorg s'en est pris à son fils ? Il va bien ?
-Quand je l'ai quitté, il n'avait pas repris connaissance, mais un ami veille sur lui. Allons-y, madame, le temps presse.
La sorcière attrape sa cape et, sans un mot, saisit le bras de Tobiak, totalement confiante dans le jeune vampire. Ils disparaissent de la boutique et réapparaissent dans le salon du manoir de Slade.
Dans un magnifique manoir qui se trouve être celui de Lucius Malfoy, deux hommes se chamaillent sur la couleur que doivent avoir les fauteuils de la salle à manger. Severus qui transplane à ce moment-là reçoit bien malgré lui un coussin jeté par Jamie qui atterrit sur sa tête. Lucius ricane de la maladresse du jeune homme qui se venge en redonnant la couleur rouge cher à son cœur aux superbes fauteuils du maître de maison.
-Bon, quand vous aurez fini de jouer, messieurs, nous pourrons passer à des choses plus importantes !
-Comme quoi ? demande le chasseur d'enfants en faisant une grimace à Lucius qui lui répond par un coup d'œil narquois.
-Slade vous attend au clan et ceci ne souffre aucun délai, même toi, Lucius ! Et dépêchez-vous, je dois prendre Draco en passant.
-Pour quelle raison, Severus ? demande un Lucius Malfoy hautain qui n'aime pas qu'on lui donne des ordres.
-Les démons n'ont pas abandonné l'idée de faire d'Harry leur nouveau chef. Slade craint que vous ne soyez en danger et il préfère que vous reveniez au clan, vous y serez plus en sécurité.
-D'accord, on prend quelques affaires et nous partons pour le clan, dit le blond. Va chercher Draco, Severus, et dis-lui de ne pas emporter toutes ses affaires !
Aussitôt arrivé, Tobiak se précipite dans sa chambre voir si son protégé a repris connaissance. En entrant, il a la surprise de voir un jeune homme bien réveillé qui discute avec le chef du clan. A son arrivée, le fils du démon se tourne vers lui quand ses yeux rencontrent ceux d'une autre personne.
-Mère ! Vous êtes là, je suis content que vous l'ayez suivi.
-J'ai fait comme tu m'as dit, Galbin.
-Vous voyez, j'avais raison. Il est digne de confiance, n'est-ce pas ? ajoute le jeune sorcier en s'adressant à sa mère.
-Heu, j'ai loupé quelque chose ? demande Tobiak devant le regard des personnes présentes dans la chambre. Parce que là, j'avoue que je suis un peu perdu. Si vous m'expliquiez ?
-Heu ! Un jour, lance le sorcier, j'ai dit à ma mère que si vous veniez la chercher, elle devait vous suivre sans poser de questions.
Slade se lève de la chaise où il était assis et souhaite la bienvenue à la mère du jeune homme qui récupère de sa blessure à la tête. Tobiak regarde bizarrement le blessé qui rougit légèrement. Se peut-il que finalement, il ne lui soit pas indifférent ?
Un bruit dans le salon l'avertit que Jamie et Lucius sont arrivés. Slade les entend jusqu'ici se chamailler comme des gosses. Bah ! Franchement, ils ont quel âge, ces deux-là ! On dirait deux morveux qui se battent pour un jouet. Cette fois-ci, il est curieux de savoir pourquoi !
-Je suis assez grand pour transplaner tout seul, Malfoy. Pas la peine de me tenir, je ne suis plus un gosse ! entend Slade en arrivant dans le salon.
-Pas la peine de faire votre tête de véracrasse, je me suis dit que peut-être vous étiez encore trop faible pour le faire seul. J'ai juste voulu vous aider ! La prochaine fois, je vous laisserai vous étaler par terre.
-Rooh ! Je ne sais pas ce qui me retient de vous mordre, grogne le jeune homme aux magnifiques yeux mauves.
-Peut-être ma baguette !
-Laquelle ? Celle qui vous gêne la nuit quand vous dormez, Malfoy ?
-Vous pouvez parler, vous, monsieur douche-froide ! Ironise Lucius devant un jeune vampire furieux.
-Messieurs, quand vous aurez fini de comparer le nombre d'érections que vous avez la nuit, je vous suggère de réfléchir à un plan qui nous sorte de cette impasse et je ne saurais trop vous recommander de mettre vos petits… heu différent de toutes sortes de côté. Ceci dit, Monsieur Malfoy, il m'étonne que vous répondiez aussi puérilement à Jamie.
-Quoi ! Je n'ai pas le droit de m'amuser ? Ce n'est pas de ma faute si à la moindre provocation, il monte sur ses grands hippogriffes, ricane le blond.
-Je ne monte pas sur mes grands hippogriffes, moi, monsieur je-suis-mieux-que-les-autres. Et à votre place je me dépêcherais de trouver quelqu'un pour assouvir mes besoins physique, sinon ça risque de vous monter au cerveau, Malfoy !
-Espèce de sale petit suceur de sang ! Je vais vous….
Lucius ne peut finir sa phrase, Severus et Draco transplanent dans la pièce dans une envolée de cape qu'une légère brise fait bouger.
-Ah vous voilà tous les deux, très bien ! Severus, va chercher Harry et reviens de suite, il faut absolument mettre au point une tactique de défense.
Bien installés dans la salle à manger, tous les participants sont assis autour de la table, les langues allant bon train d'un côté comme de l'autre. Slade commence la réunion en faisant taire tout le monde dans un claquement de langue agacé.
Un magnifique petit jeune homme aux yeux noisette regarde d'un œil hagard cette assemblée braillarde. Jamais, ô grand jamais, il n'aurait pensé qu'une réunion de vampires se déroule ainsi. Ce qu'il ne sait pas, c'est que d'habitude, elle se déroule dans les sous-sols. Pour le moment, ils n'en sont qu'aux préliminaires et le prochain rassemblement se fera dans la salle prévue à cet effet.
-Alors, demande Harry. Ils veulent toujours faire de moi leur source de magie ? Je croyais qu'avec Severus comme Dhampir, je ne craignais rien !
-Oui, c'est ce que nous avons cru, Harry, lui répond le chef du clan. Je me demande pourquoi Palmorg tient tant que ça à te récupérer. Si nous avons une réponse à cette question, alors peut-être trouverons-nous une solution.
-Je crois que je peux répondre à ça, messieurs !
-Vraiment monsieur Palmorg ? dit Severus ironiquement.
-Disons qu'écouter les démons entre eux peut-être très instructif, professeur Snape, et je vous rappelle que je ne suis pas votre ennemi.
-On vous écoute dans ce cas, dit le chef du clan d'une voix sèche et claquante. Et ne négligez aucun détail, monsieur Palmorg, nous voulons tout entendre.
