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Chapitre 20
- Debriefing -
Edward
"Etait-ce ici?" Je l'ignorai, et continuai à ranger mes affaires dans mon casier comme s'il ne me collait pas aux basques.
"Ici?" Je ne tomberai pas dans son piège, j'éteignis mon portable et fermai mon casier.
"Ce n'était pas le mien, n'est-ce pas?" Il semblait sérieusement excité par l'idée que Bella et moi ayons baisé contre son casier et finalement je le regardai.
"Em, pour l'amour de Dieu quel est ton problème? Pourquoi veux-tu savoir?" Il me fallait une volonté de fer pour ne pas poser mes yeux sur cet endroit, parce que, bon sang, ce casier serait toujours sacré pour moi. Je devrais peut-être ériger un petit sanctuaire face à ce casier, comme ce gars dans la Ligue Majeure. Bien qu'utiliser un Bouddha pour célébrer le sexe n'était peut-être pas l'idée la meilleure. Je parie que ce Jobu le ferait.
"Parce que, mec, c'est énorme!" Ses yeux bleus étaient presque comiquement grands. "Nous avons besoin de marquer l'endroit et de l'honorer pour l'éternité. Tu as vécu le fantasme! Ne garde pas tout pour toi! " Le fait que nos pensées étaient presque identiques me dérangea. De toute évidence, je traînais avec lui depuis beaucoup trop longtemps.
Avant que je puisse dire quelque chose, Jasper passa devant nous, torse nu avec un spray désinfectant. Il pulvérisa rapidement son casier avant de l'ouvrir et de prendre ses vêtements. Emmett éclata de rire et je restai sans voix.
"C'est quoi ce bordel, mec?"
Il me jeta un sourire par-dessus son épaule avant de prendre un maillot d'entraînement. "Au cas où mon casier aurait été l'endroit choisi."
Je soupirai et passai ma main dans mes cheveux. "Même si c'était le cas, je n'ai pas giclé sur ton casier."
"C'était le sien!" s'écria Emmett triomphalement, poussant Jasper et approchant son visage contre le métal. Il fronça le nez quand l'odeur du désinfectant agressa son nez. "Tu l'as ruiné," l'accusa-t-il, démoralisé.
"Ce n'était pas le casier de Jasper! Pouvez-vous cesser d'être des trous du cul?" demandai-je. Pourquoi, exactement, étais-je venu m'entrainer avec eux pendant notre semaine de congé? J'aurais pu travailler à la maison et éviter tout ça. Aucun de nos coéquipiers n'était là. Manifestement j'étais masochiste.
Jasper poussa Emmett avant de fermer son casier maintenant désinfecté. "Mieux vaut prévenir que guérir, mec."
"Désolé? Emmett veut que ce soit son casier je pense. Je suis surpris qu'il n'ait pas apporté une loupe et un kit de prélèvement."
Emmett fronça les sourcils et se laissa tomber sur le banc. "Je voulais. Rosie m'a dit que j'allais trop loin et m'a interdit de les apporter." Je levai les yeux au ciel et il me sourit. "Allez, Locker Lothaire, tu sais que je veux juste t'emmerder. Je suis jaloux comme un pou."
Je lui jetai un regard noir avant de secouer la tête. "Je ne sais pas pourquoi je te dis des trucs."
Emmett rigola. "Tu ne m'as rien dit, j'ai deviné." Il rayonnait de fierté. On pourrait penser que nous avions remporté le Super Bowl ou un truc comme ça.
"Parce qu'il y a quelque chose de très malsain avec vous. Qui peut immédiatement supposer que j'ai eu des rapports sexuels avec Bella en entendant qu'elle m'a interviewé ici?"
Jasper ricana. "Tous ceux qui ont du sang rouge dans les veines et qui font du sport et fréquentent un vestiaire? Allez, Edward. Si Alice était journaliste et que tu apprenais qu'elle m'a interviewé après le match, à quoi penserais-tu en premier? " L'image de Jasper poussant Alice contre les casiers me remplit immédiatement le cerveau. Merde lui! Il avait vu juste!
"Pourtant," murmurai-je alors qu'ils riaient tous les deux comme des hyènes.
"Hey, tu as du bol qu'Emmett veuille juste trouver l'endroit. Je pense que ce sera la seule fois où je mettrai de côté mes sentiments fraternels… sans demander tous les détails." Je le foudroyai du regard et il leva les mains. "Je ne demande pas, je dis juste. C'était chaud, non?"
Emmett se pencha en avant avec impatience. Ils me regardaient comme des chiens mendiant pour un os. Je ris. "C'était le moment le plus chaud de toute ma vie."
Em et Jas me tapèrent dans la main et avant que je m'en aperçoive je me retrouvai dans l'étreinte d'ours d'Emmett. "Je le savais! Tu es un chanceux, Casanova."
"Tu crois que je ne le sais pas? Repose-moi, Emmett. J'ai des trucs à régler."
Il me déposa par terre. "Qu'est-ce que tu as à faire? Je pensai que nous étions ici pour nous entrainer?"
Je soupirai. "Oui aussi, mais je dois aller voir l'entraîneur et lui parler de Bella. Je doute qu'il dira quelque chose mais il faut qu'il sache avant les supporters. Ensuite, je dois appeler Victoria." Je souris rien qu'en imaginant sa réaction. "Elle va être furax. Je ne peux pas attendre de lui dire."
"Ha, ouais, terminé le pion célibataire qu'elle veut faire miroiter à tous les magazines, hein? Même si elle ne semblait pas s'en préoccuper quand tu étais avec la diablesse." Jasper secoua la tête.
"Tanya était célèbre. Bella ne l'est pas. Dans son esprit, il n'y a que ça qui compte."
"Et merde avec ça!" cria Emmett, nous surprenant. "'Cul chaud' vaut bien un milliard de Staline. Si elle t'emmerde, vire son cul stupide!"
J'y ai déjà pensé mais pour l'instant il fallait que je me concentre sur d'autres choses.
"Tu ne vas pas l'appeler 'Cul chaud' devant elle? Ton texto la faite enrager hier soir, mais elle s'est retenue jusqu'à ce qu'on parte." Pas que ça m'embêtait. Une Bella enragée est une Bella très sexy et je l'avais aidée à calmer son agressivité de façon satisfaisante pour nous deux.
Le sourire d'Emmett s'agrandit. "Oh non, j'ai d'autres choses à l'esprit pour elle. D'ailleurs, je suis sûr que tu as tort. Mon texto a dispersé la tension au bon moment."
"La tension? Le seul qui était tendu c'était moi. Ma mère n'a pas arrêté avec des commentaires sexuels, c'était comme mon enfer personnel. Je ne sais pas ce qui lui a pris." Ma mère est amusante mais elle était montée d'un cran hier soir.
"Comment diable sais-tu à propos de 'Cul chaud' ?
Emmett sourit. "Comme je suis ton meilleur ami, ses copines du journal m'ont coincé quand je partais hier. Elles m'ont demandé qui était ta brunette avec le 'cul chaud'."
"Et qu'est-ce que tu as dit?"
Il roula les yeux. "Que penses-tu que j'ai dit? Je leur ai dit que j'étais ton 'cul chaud'. Ne sois pas surpris quand ça sortira demain."
Eh bien, cela explique au moins une chose. "Imbécile! Pourtant, pourquoi diable ma mère se comportait comme dans une émission de téléréalité? "
Jasper se racla la gorge. "Eh bien, je lui ai dit que Bella a pour l'habitude de dire des choses gênantes quand elle est mal à l'aise…" J'en restai bouche bée et il se hâta d'ajouter : "J'avais le sentiment qu'elle le ferait hier soir et je voulais que tes parents soit préparés de sorte qu'ils ne la regardent pas comme si elle était folle et qu'ils la fassent partir en courant."
Eh bien, cela explique pourquoi à présent j'étais marqué à vie. Bibliothèque, bals masqués et doigts. Seigneur! Pourtant, je suis reconnaissant. Je préfère avoir des images mentales terrifiantes de mes parents que Bella mal à l'aise et malheureuse avec ma famille. "Merci mec." Il me regarda avec méfiance. "Non, vraiment, je veux dire, je ne te remercie pas pour le traumatisme subi d'avoir entendu des sous-entendus lourds de mes parents et le sexe en public... "
"Hey!" cria Emmett, en couvrant ses oreilles. "Je ne veux pas entendre de telles choses sur Maman et Papa. C'est déjà assez mauvais de savoir qu'ils ont dû le faire une fois pour t'avoir…" Ouais, je passais vraiment beaucoup trop de temps avec Emmett. C'était inquiétant.
Je ris. "Si j'ai dû l'entendre, alors toi aussi. Mais aussi fou que c'était, cela a fait que Bella s'est sentie moins fofolle quand elle a raconté des bêtises. " Je souris me rappelant la mortification sur son visage après qu'elle ait complimenté les doigts de mon père.
"Comment c'était?" demanda Jasper.
"Super. Mes parents l'aiment et je pense qu'elle les aime après qu'elle ait fini de dire des bêtises." Je hochai la tête vers Emmett. "Maman a appelé papa Maître du Steak de nouveau. "
Emmett se mit à rire si fort qu'il serait tombé du banc si Jasper ne l'avait pas stabilisé. "Oh, merde, j'aurais payé un million de dollars pour voir le visage de Bella."
Je souris à ce souvenir. "Ça n'a pas de prix. Elle s'est étouffée avec son eau mais contrairement à d'autres, elle a réussi à garder la flotte dans sa bouche."
"Hey! Je ne peux pas entendre ton vieux s'appeler Maitre du Steak sans mourir de rire!" se défendit Emmett. "J'étais là, rencontrant innocemment la famille pour la première fois et ta mère pond ce truc. Est-ce étonnant que maintenant elle soit ma maman aussi? "
Je ris. "Bella a demandé à ma mère si elle t'avait donné naissance sans le savoir."
Jasper renifla. "Elle t'aurait senti passer tu es tellement… géant."
Emmett lui boxa le bras, choqué et Jasper s'inclina vers l'avant, se rattrapant à peine pour ne pas tomber. "Elle aurait été ravie de m'avoir. J'étais un bébé parfait."
"Ouais? Qu'est-ce qui t'est arrivé?" Ils commencèrent à se bagarrer et je m'abstins de m'en mêler.
"Avez-vous besoin d'intimité? Si vous souhaitez profaner vos casiers je serais heureux de vous laisser." Ils arrêtèrent leur bagarre et me regardèrent surpris.
"Combien de fois dois-je te le dire? Si j'étais gay, je te prendrai toi?" demanda Emmett, tendant une main pour aider Jasper à se relever.
"Eh bien, c'était sur lui que tu avais tes mains. On pouvait facilement se tromper."
Emmett se précipita vers moi et je reculai. "Hey, si tu es jaloux, je suis sûr que je peux te donner un peu d'attention aussi, Journée de la femme. Je pourrais voir ce que Bella te trouve de si irrésistible…"
"Garde tes mains pour toi, Em. Je suis l'homme d'une seule femme."
Il sourit. "Je ne suis pas une femme."
"Ce qui est encore mieux, crétin!"
"Peut-être que je vais t'acheter pendant la vente aux enchères, toutes ces nanas vont en avoir pour leur argent." Ses yeux brillaient de joie à cette idée et je ne doutais pas qu'il serait heureux d'enchérir sur moi juste pour faire le spectacle.
"N'y pense même pas! C'est Bella qui va m'acheter."
"Quoi? Tu as réussi à la persuader?" Jasper secoua la tête. "Alice a essayé mais la dernière fois elle a encore dit qu'elle ne le ferait pas."
"Pas moi. Maman. Elle a juste balayé tous ses arguments et souligner toutes les raisons pour lesquelles c'était une bonne idée. Bella n'avait aucune chance." Je voulais me sentir mal à ce propos mais je n'avais pas demandé à ma mère de le faire. Elle l'avait fait d'elle-même. Et je voulais vraiment que Bella soit la seule à me gagner. Et bonus pour moi… ne pas avoir à passer la soirée avec une étrangère et me pavaner avec ma fille dans cette salle, et la montrer au reste du monde. J'étais incroyablement excité simplement de tenir sa main en public. C'était probablement pathétique mais je ne pouvais pas m'empêcher.
"Très bien, si Bernstein t'achète alors je suppose que je ne vais pas enchérir sur toi." Emmett avait l'air un peu triste que sa nouvelle blague soit contrecarrée. "J'achèterai Jasper."
"Oh que non!" répondit un Jasper renfrogné.
"Alice ne le fera pas, n'est-ce pas?"
"Non, elle est avec Rose. Elle pense que ce sera drôle de me voir passer la soirée avec une autre femme."
"Pourquoi devons-nous avoir des femmes qui sont si sacrément sûres de nous? J'espère qu'une bombasse m'achète." Emmett fit la moue.
"Personne ne sera jamais aussi sexy que Rose pour toi," dis-je.
Il fit un soupir géant. "Je sais. Elle le sait aussi. Elle pense que c'est drôle. C'est de ta faute de toute façon."
"Ma faute? Si je me souviens bien, quand elles ont parlé de ça, tu étais en première ligne, après avoir appelé Rose." Ce n'était pas mon idée, merde.
"Eh bien, je pensais que ce serait cool que les nanas se battent pour moi." Son visage s'illumina. "Elles vont le faire!"
"J'espère que tu seras coincé avec la vieille Mme Fuller," lui dis-je.
"Mec, c'est cruel!" Abigail Fuller avait au moins 90 ans et elle aimait régaler les gens avec des histoires sur ses enfants, qui se trouvent être ses chiens. C'est une grande philanthrope et nous la croisons souvent dans les œuvres de bienfaisance auxquelles nous sommes invités.
"Je suis sûr qu'elle te racontera comment Muffy a donné naissance à ses chiots au milieu de son lit," dit Jasper, sans prendre la peine de contenir sa joie à l'idée que Mme Fuller enchérisse sur Emmett.
"On verra, elle pourrait enchérir sur toi. Tu es celui avec qui elle a pleuré le plus la mort de Butch." Je rigolai avec Emmett, me rappelant de Jasper qui lui tapotait le dos maladroitement quand elle avait posé sa tête sur son ventre et essuyé ses yeux avec un mouchoir. Je soupçonne que c'est une vielle dame très coquine, qui utilise ses larmes pour être près des jeunes mecs qui l'entourent.
"Ça sera chiant," dit Jasper, secouant la tête. "Quelque part, je crains que les filles sexy qui ont la carte de crédit de papa ne nous gagnent pas."
"Parle pour toi. Ma copine sexy me gagnera."
Ils me foudroyèrent du regard tous les deux. "Si elle ne se dégonfle pas," fit remarquer Jasper. "Peut-être que je devrais l'appeler... "
"Fais-le et tu es mort!" lui dis-je.
Jasper leva les mains en l'air. "Je plaisante, mec. Je ne peux pas attendre de voir Bella te revendiquer devant tous ces gens."
Mon Dieu, c'était chaud. "Moi non plus."
"Vous êtes ici pour travailler ou vous venez juste pendant vos congés pour papoter? Parce que je suis sûr que je peux trouver quelque chose à vous faire faire."
Nous nous tournâmes vers le Coach Clapp, qui nous souriait. "Nous venons juste d'arriver," dis-je.
"Il me semble que ça fait au moins une demi-heure maintenant. Que diriez-vous de travailler jusqu'à être trempé au lieu d'échanger des recettes?"
Emmett et Jasper se levèrent et se dirigèrent vers la porte, Emmett saluant rapidement Coach tout en marchant.
"Euh, Coach, je dois vous dire quelque chose."
"Quoi Cullen? Je dois visionner la vidéo sur Bears."
"C'est juste que je pensais que vous devriez savoir que je sors avec une journaliste de La République."
"Cullen, ai-je l'air d'avoir un vagin?"
Je restai abasourdi. C'est quoi cette merde? "Euh… non!?"
"Alors, je m'en fous avec qui tu sors. Tant qu'elle ne te demande pas la stratégie du match et que tu ne la lui donnes pas, tu sors avec qui tu veux. Je te demande juste de ne pas foirer dimanche."
Et il partit. Ça avait été facile. Je pense que ça ne sera pas tout à fait la même chose avec Victoria mais je m'occuperai d'elle plus tard.
oooOOOooo
Bella
Je frappai à la porte et Ted leva les yeux de son ordinateur. Son visage était illisible quand il me fit signe d'entrer. "S'il te plaît ferme la porte, Bella." Je le fis et m'assis dans le fauteuil noir, faisant de mon mieux pour ne pas montrer ma nervosité, même si Buddy m'avait dit que j'avais encore un job.
Ted se rassit, croisant ses doigts. "Je te dois des excuses."
Mes yeux s'agrandirent mais heureusement, ma mâchoire ne tomba pas. Ted Gass, s'excuse? Je ne dis rien parce qu'honnêtement, je ne savais pas quoi dire.
"J'ai dépassé les limites hier, en te suggérant de choisir entre ton job et ton petit-ami." Je hochai la tête, parce que, bon sang, oui, il les avait dépassées! "J'ai été surpris par ton annonce et au lieu de réfléchir avant de parler, j'ai dit tout ce qui me traversait la tête. J'espère que tu sais que je ne faisais pas du chantage. J'étais juste en train de réfléchir à voix haute, me demandant si tout ça était du sérieux pour toi."
Je me penchai un peu en avant, finalement retrouvant ma voix. "Tout cela est très sérieux pour moi. Ce travail est mon gagne-pain et je suis l'une de celle qui ont de la chance d'aimer réellement son travail. J'aime venir travailler tous les jours. J'aime aller aux matchs, parler aux gens et écrire. Ça me tuerait de tourner le dos à tout ça."
Il se pencha en avant aussi, posant les coudes sur son bureau. "Mais tu le ferais."
Ce n'était pas une question mais je répondis. "Oui. Parce que bien que j'aime ces choses, je l'aime plus. Et si je lui tourne le dos à cause de mon travail alors je n'aimerais plus mon job."
"Si tu abandonnes ton travail pour être avec lui, cela changerait les choses entre vous?"
C'était une bonne question mais je connaissais la réponse. "Non, il ne veut pas que je renonce à mon travail. Il vous donnerait l'accès spécial et tout ce que vous vouliez pour s'assurer que je puisse garder mon job. Il n'est pas ce genre de personne."
Ted grimaça et ferma les yeux. "Et je le suis. Ou tu penses que je suis."
"Je ne le pensais pas… pas jusqu'à hier."
Ses yeux s'agrandirent. "Je ne suis pas comme ça, Bella. J'ai dit quelque chose de stupide. J'étais surpris et oui, en colère que tu ne m'aies rien dit. Le journal aurait pu se trouver dans une mauvaise posture si ta relation avait été découverte. On aurait pu nous accuser de favoritisme, d'avoir des informations privilégiées, de conflit d'intérêt... " Il se tut et grimaça.
"Pour toutes les choses que j'aie dites dans la chambre d'hôpital de Buddy… je suis vraiment désolé. Tu as raison. Nous ne pouvons pas utiliser ta relation avec Cullen, peu importe combien ça serait bénéfique." Il me sourit.
Je lui souris aussi, détendant ma posture. Il essayait de présenter des excuses et j'allais les accepter.
"Vous aviez raison. Je vous l'ai dit. Jusqu'à dimanche cependant, il n'y avait pas vraiment de conflit d'intérêts. Buddy écrit sur lui et l'interviewe régulièrement. Je compile les statistiques et ce n'est pas comme si je faisais du favoritisme."
Ma voix était un peu amère et je savais qu'il l'entendait. "Il n'y a aucun favoritisme dans ton article, comme Buddy l'a dit à juste titre. Je l'ai lu, j'ai signé et je le ferais encore aujourd'hui, même en sachant ce que je sais. Tu as fait un excellent travail, Bella, et je suis désolé que ça ait été éclipsé hier. Tu as été là quand nous avons eu besoin de toi et je l'apprécie."
Le contraste entre hier et aujourd'hui était presque risible. Hier c'était horrible. Ted et moi n'avions pas de problème avant. Peut-être que tout pouvait revenir à la normale. "J'ai été heureuse de le faire. Et je suis heureuse que vous pensiez que je l'ai bien fait."
Ses yeux gris brillaient avec une émotion que je ne pus pas déchiffrer. "Tu as fait mieux que bien. J'étais sur le point de t'offrir le poste jusqu'à ce que Buddy puisse revenir."
Était? Mon cœur s'arrêta un peu. Peut-être qu'il avait changé d'avis après avoir parlé avec Buddy. "J'apprécie et je comprends que vous estimiez ne plus pouvoir le faire maintenant."
Je resterai cool. Eh bien, je resterai cool jusqu'à ce que je rentre chez moi, me jette sur le lit et pleure. Curieusement, ce n'était pas mon lit que j'imaginais. C'était celui d'Edward. Cela me fit presque me sentir mieux.
Ted souffla, enlevant ses cheveux gris de son front.
"Je ne t'enlève pas le job, Bella. Je suis juste un peu moins enthousiaste de te le donner".
Je soufflai de soulagement. "Donc, vous allez me le donner? "
Il hocha lentement la tête. "Oui, mais avec des conditions."
Je le savais. Je m'y attendais. Merci, Buddy de m'avoir prévenue. "Quelles conditions? "
"D'abord, Cullen et toi devez faire une interview avec les Gossip Girls avant son prochain match. Nous devons sortir cela pour que ça se tasse un peu avant de t'envoyer de nouveau dans l'arène."
Je voulais grincer les dents à l'idée de m'asseoir avec Edward et de parler de notre vie privée. Buddy m'avait prévenue je n'étais pas surprise, ce qui ne voulait pas dire que j'étais heureuse mais tout n'était pas si mauvais que ça.
"Oui, nous pouvons le faire."
"Tu ne dois pas d'abord discuter avec lui?" Ted me regarda surpris et je voulais rire à son expression.
"Je vous l'ai dit, Edward fera tout pour que je puisse garder mon job. Je ne lui demanderai jamais de s'exposer en tant que joueur et je ne lui demanderai jamais de faire des choses pour compromettre notre couple mais il avait déjà accepté l'idée."
La bouche de Ted se tordit dans un demi-sourire. "Buddy t'a appelé?"
Je souris. "Edward l'a appelé. Il était…" Quel mot utiliser? "Embêté de voir comment les choses se sont passées à l'hôpital et il voulait trouver le meilleur moyen pour que je puisse garder mon job. Buddy lui a dit que faire l'interview avec Lauren et Jessica serait un bon début. Edward avait accepté avant même que je sache de quoi ils parlaient."
Le sourire de Ted s'étira. "Il semble que tu aies quelques champions très féroces à tes côtés Bella. Buddy était très en colère contre moi quand tu es partie. C'était au point que je me suis inquiété qu'il ait une autre crise cardiaque." Je m'empêchai de rire. Sans aucun doute Buddy est un très bon comédien pour que Ted soit préoccupé comme ça. Pourtant ce n'était pas le bon moment pour Buddy d'être en colère… surtout à cause de moi.
"Et ta copine, Alice, est tout à fait redoutable, n'est-ce pas?" Le ton de sa voix montra sa nervosité. Alice lui avait fait peur avec ce truc d'avocat. Peut-être que je devrai me sentir mal à ce propos mais c'était tout le contraire.
"Elle l'est," lui dis-je, ne souriant pas cette fois. Je voulais qu'il sache que s'il menaçait de me virer à cause de mes fréquentations, je me battrai bec et ongles.
Ted déglutit avant de continuer. "Deuxièmement, je ne veux pas savoir pourquoi tu as quitté ce vestiaire en portant son maillot ..." Maintenant, c'était mon tour de déglutir.
"Mais je serai reconnaissant que vous ne répétiez jamais quelque chose comme ça, pas pendant que tu es avec lui pour les affaires officielles." Je hochai la tête précipitamment. "Tu devras le traiter comme n'importe quel autre joueur pendant l'interview ou r quand tu auras besoin de lui parler officiellement."
Même si une partie de moi détestait dire au revoir au sexe dans le vestiaire, il avait raison. Ce n'était pas professionnel et pouvait mettre le journal en difficulté qu'il me porte de la sorte. "Je suis d'accord, monsieur. Ça ne se reproduira pas."
Ses yeux gris m'observèrent. "Depuis quand m'appelles-tu monsieur?" Je haussai les épaules. Depuis hier, semblait-il. "Je sais que j'ai été un connard hier Bella, mais je pensais que nous pouvions oublier tout ça."
"Nous pouvons. Je suis désolée, Ted. Je suppose que ça m'est difficile de savoir comment me comporter avec vous aujourd'hui!"
Il hocha la tête tristement. "Oui, je sais exactement ce que tu veux dire. Je n'aime pas fixer les règles mais je dois le faire. Nous marchons sur une ligne fine et il est important que nous contrôlions tout avant que tout cela ne devienne public. Etre un rabat-joie n'est pas mon style et je ne veux pas l'être dans cette situation. Nous devons juste être prudents."
Je me détendis un peu plus. Je n'allais pas faire la gueule alors que je venais d'obtenir tout ce que je voulais. "Je sais. Je ne veux pas compromettre le journal, pas plus que je ne veux nuire à la carrière d'Edward."
Ted passa sa main sur son visage. "Bon, eh bien, je sais que tu sais comment te comporter comme une professionnelle. C'est tout ce que je demande. "
"Je peux le faire." Peu importe qu'il soit super sexy après un match. Je lui sauterai dessus une fois à la maison, après que mon article soit fini.
"Les deux prochains matchs sont à l'extérieur. Évidemment, Buddy n'est pas en mesure de voyager. Je vais t'envoyer couvrir ces matchs, avec mise en garde de rester loin de Cullen en dehors de l'interview. Je sais que d'ici là les gens sauront à propos de vous deux, mais je ne pense pas qu'aller d'une chambre à l'autre ou dîner dehors au frais du journal soit dans ton intérêt ou le nôtre…"
C'est plus que juste. De toute manière ce n'était pas comme si Edward aurait beaucoup de temps libre. "Ça me va."
"Je pense que Buddy ne sera pas prêt à revenir avant au moins un mois. Nous réévaluerons tout quand il sera de retour mais en attendant, je te fais confiance." Il me regarda un moment. "Je sais que ça ne sera pas déplacé. Tu es une employée exemplaire depuis deux ans, tu travailles bien et tu as droit à cette promotion. Tout le monde va se poser beaucoup de questions, Bella. Je ne peux pas te protéger de ça. Mais je peux te dire que cela n'a rien à voir avec ta promotion. Tu l'as gagnée par ton mérite."
Ses mots firent fondre le dernier ressentiment à son égard et je sentis mes yeux me piquer. "Merci, Ted. Je suis vraiment désolée de ne pas vous avoir dit quelque chose avant et je vous promets que je ne ferai rien pour vous faire regretter de m'avoir donné la chance de couvrir les Cardinal."
Il sourit. "Je sais, Bella." Il se rassit, tout d'un coup ayant l'air beaucoup plus sympa.
"Sais-tu quand et comment vous allez rencontrer avec les filles pour l'interview?"
Je mordis ma lèvre, un peu nerveuse au sujet de notre sortie publique mais je pensais qu'il prendrait bien mes nouvelles. "Vous avez entendu parler de cette vente aux enchères pour l'hôpital des enfants? " Ted hocha la tête et je continuai." Eh bien, Edward n'est pas exactement emballé qu'une étrangère l'achète et nous avons pensé que peut-être je pourrais le faire." Les mots sortirent à la hâte. J'attendis nerveusement qu'il dise quelque chose.
"Dis-moi, combien au juste nous te payons?" demanda-t-il, plaisantant.
Je ris soulagée. "Pas tant que ça, je vous assure. Edward plus ou moins s'achètera lui-même, par mon intermédiaire. Si cela vous va." Il resta muet, alors je continuais. "Nous avons pensé que nous pourrions faire l'interview avec Lauren et Jess, samedi matin pour l'édition de dimanche, ainsi l'article couvrira la vente aux enchères et notre annonce publique."
Ted avait l'air intrigué cogitant dessus, tapant son doigt sur son bureau. "Cela pourrait marcher," murmura-t-il doucement. "Il faudra faire des interviews avec d'autres organes de presse après. Si vous ne faites l'interview qu'avec nous, ce serait du favoritisme flagrant."
"Bien sûr. L'attachée de presse d'Edward voudra probablement organiser des entrevues. Le magazine People aimera l'avoir en couverture, à coup sûr. Nous en avons parlé un peu hier et nous sommes d'accord pour faire des interviews ponctuellement après que notre relation ait été rendue publique. Après ça, il répondra aux questions ici ou là, mais c'est tout. Nous ne pensons pas devoir faire plus."
Ted hocha la tête. "C'est juste. Il n'y a vraiment rien à rajouter une fois que vous allez raconter comment vous vous êtes rencontrés, depuis combien de temps vous êtes ensemble, etc. Je ne vais pas te dire ce qu'il faut dire, mais je souhaite que si on te pose la question sur le maillot, tu trouves la bonne réponse qui ne compromettra pas ton intégrité."
"J'ai, euh, renversé un soda sur mon chemisier. Le chemisier était blanc. Edward m'a donné un maillot pour me couvrir. " Même à mes oreilles, ça avait l'air ridicule.
Ted grommela. "Essaie de le dire avec un peu plus de conviction quand ça comptera, d'accord?"
Je soupirai et sentis mes joues en feu. "Je vais travailler là-dessus."
"Bon, voilà tout ce que je demande. J'aime l'idée. Les effets de la vente aux enchères seront importants et nous aurons le scoop. Nous avions déjà prévu d'avoir un journaliste qui s'occupera de l'évènement là-bas de toute façon. Peut-être que nous allons aussi envoyer Lauren et Jessica."
Cela pourrait les adoucir et les amener à me pardonner de ne pas leur avoir dit que j'étais leur fille mystère. "C'est une bonne idée!" dis-je à Ted avec enthousiasme.
Il rit. "Tu dis ça maintenant. Je vais parler avec leur rédactrice en chef et voir ce qu'elle a à dire. Je ne laisserai pas Margie leur révéler qui est la fille de mystère avant samedi. Je pense que c'est mieux qu'elles ne le sachent pas avant. Elles ne vont pas se retenir jusqu'à dimanche en sachant que c'est toi."
J'ai quatre jours de paix. J'allais les savourer, aucun doute à ce sujet. "Non, c'est sûr qu'elles ne seraient pas en mesure de se taire."
Ted roula ses yeux. "Se taire n'est pas leur spécialité. Je les ai entendues hurler ce matin à propos d'une vedette enceinte." Je ris et lui avec moi.
"Je pense que c'est tout. Excuse-moi, encore une fois, d'avoir outrepassé les limites dans la chambre de Buddy. Si j'avais pris le temps d'y réfléchir eh bien, ça aurait été différent."
Je secouai la tête. "Je vous ai surpris. Ce n'était ni le lieu ni le bon moment. Je pense que nous avons eu tord tous les deux."
Ted se leva et j'emboîtai son pas. " Mettons ça derrière nous. Peut-être en commençant par un table rase?"
Il tendit la main et je la secouai. "Absolument."
"Très bien, sors d'ici et va faire un rapport sur quelque chose. Peux-tu continuer à couvrir les lycées cette semaine? Je n'ai pas besoin de grand-chose sur les Cardinal, seulement les rapports de blessures à moins que quelque chose de majeur n'émerge."
"Je m'occupe de ça," lui dis-je.
"Je vais arranger les choses pour samedi. File au travail, bonne journaliste."
Je souris au titre. "OK." Je partis du bureau de Ted me sentant plus légère qu'en arrivant le voir. J'avais un excellent travail et un magnifique petit-ami. Les choses étaient sur le point de devenir dingues mais nous allions pouvoir les gérer.
oooOOOooo
"Je suis rentrée!" dis-je en arrivant dans l'appartement d'Edward. Il m'avait dit de venir quand je l'avais appelé et d'utiliser ma clé au lieu de frapper. Il m'était encore un peu difficile à croire que j'avais la clé de son appartement mais j'aimais vraiment cela.
Je mis mon sac à main sur la table à l'entrée et commençai à aller vers le salon, d'où je pouvais entendre la télé, quand quelque chose me percuta de côté et d'un coup je n'avais plus mes pieds par terre. "Qu'est-ce que…"
"J-Lo!" cria Emmett, en me jetant sur son épaule et me portant vers le salon d'où Edward venait, sans doute me sauver.
Au moins, je l'espérais.
"Comment est-ce que tu viens de m'appeler?" sifflai-je, tapant inefficacement dans son estomac. C'était comme un mur de muscle. Et si sacrément injuste.
"Eh bien, elle est connue pour ses fesses, tout comme toi, Cul Chaud. Ou je pourrais t'appeler Cul Chaud Swan, comme cette fille dans le M*A*S*H*" dit-il.
"Si tu m'appelles de l'une de ces façons je vais écrire dans un article que tu te traines et je vais suggérer aux Cardinal de te brader à Buffalo," dis-je.
Il grommela. "Comme s'ils allait me brader. Pretty Boy a trop besoin de moi."
Edward, mon héros, commença à me dégager des bras costauds d'Emmett. "Lâche ma femme," dit-il. Emmett poussa un énorme soupir mais lui permit de me descendre de son épaule. Edward me redressa et je donnai un autre coup de poing dans la poitrine inébranlable d'Emmett. Aïe! Je me suis fait mal à la main.
"Hey hey, Kim Kardashian, ne te blesse pas sur mon corps d'Adonis." J'essayai de lui envoyer un coup de poing dans le nez, ce qui lui aurait sans doute fait mal, s'il n'avait pas intercepté mon poing souriant comme un enfant incorrigible.
"Qui te l'a dit? Est-ce Alice? Je vais la tuer!"
Il secoua la tête. "N'attaque pas Francis Ford Coppola sur celle-là, Jessica Biel. Tu peux blâmer tes cohortes de bureau. Elles ont décidé de soutirer des infos du meilleur ami d'Edward."
"Qu'est-ce qui te fait penser que tu es mon meilleur ami?" demanda Edward, enroulant ses bras autour de moi par derrière, soit parce qu'il voulait me toucher ou m'empêcher d'attaquer Emmett, je n'étais pas sûre.
Emmett avait l'air réellement blessé et fit une moue. C'était hilarant sur un grand gars comme lui et je ne pus pas m'empêcher de rire.
"Qui d'autre a créé un collage de toi au-dessus de leur lit? Qui t'a donné toutes sortes de bons conseils afin que tu ne fasses pas fuir Shakira? Bien sûr, que je suis ton meilleur ami!" Il ponctua le tout par un signe de tête emphatique.
"Je doute fortement qu'un collage au-dessus de ton lit compte pour dire que tu es mon meilleur ami," l'informa Edward, enfouissant sa tête dans mon cou. Je me retournai pour l'embrasser, enfin! Dès que mes lèvres touchèrent les siennes, je me sentis vraiment comme si j'étais à la maison.
Emmett commença à fredonner quelque chose qui ressemblait étrangement à Baby got Back et je m'éloignai d'Edward pour le foudroyer du regard.
Il leva les mains en l'air. "Je viens en paix, Beyonce. Je vais vous laisser seuls. Je dois appeler Rosie de toute façon. Puis-je utiliser ton téléphone? J'ai laissé le mien dans la voiture."
"Il est dans mon sac à main à l'entrée," lui dis-je, avant de presser mes lèvres contre celles d'Edward à nouveau. Emmett se mit à rire et nous laissa seuls.
Les mains d'Edward se déplacèrent le long de mon corps et il serra mon cul. Je reculai et lui lançai un regard noir et il me sourit. "Hey, c'est chaud, chérie." Je le repoussai m'asseyant sur le canapé. Il s'assit à côté de moi et mit ses bras autour de moi. "Comment ça va au travail?"
Je lui racontai ma discussion avec Ted. "C'est génial, Bella. Il était content de tout ce que nous avons proposé, alors? "
"Ouais. Eh bien, il pense que je dois devenir une menteuse plus convaincante si quelqu'un me demande à propos du maillot. "
Edward se mit à rire et je lui donnai un coup de coude mais il ne me lâcha pas. Zut et zut les joueurs de foot super forts. "Je suis désolé, ma chérie. J'aurais dû agir différemment mais je ne suis pas vraiment désolé. Je ne voudrais pas changer quoi que ce soit."
Je lui souris. "Moi non plus."
"Bien." Il m'attira sur ses genoux. "Je l'ai dit à mon entraîneur… à propos de nous."
"Qu'a t'il dit?"
"Euh, quelques trucs que je ne vais pas répéter et que tant que tu n'écris pas sur notre stratégie du jeu, il se fiche complètement d'avec qui je sors."
Je ris et embrassai son menton. "Eh bien, nous sommes presque bons. Mais ..."
Il leva un sourcil. "Quoi encore?"
"Je dois le dire à mes parents. Ils savent qu'il y a quelqu'un mais rien d'autre. Chaque fois que mon père a essayé de demander plus, ma mère lui a dit que le ton de ma voix était prudent et qu'il fallait qu'ils soient patients avec moi." Je levai les yeux au ciel et Edward se mit à rire. "Attends que tu la rencontres. Elle prétendra qu'elle sait tout sur toi sans que tu en dises un mot."
"J'attends cela avec impatience." Il resserra ses bras autour de moi. "Sais-tu ce que tu feras pour les vacances? "
J'adossai la tête contre son épaule. "Je prévois de rester ici pour Thanksgiving. Maman me veut avec eux pour Noël, mais si je travaille ça ne sera probablement pas possible." Je ne voulais pas le quitter, de toute façon.
"Eh bien, pourquoi ne pas aller les voir après le match, s'ils sont d'accord, bien sûr? Nous pourrions célébrer notre Noël un jour après? " Il avait l'air tellement plein d'espoir que je l'embrassai à nouveau.
"Je vais voir ce qu'ils en pensent." J'avais le sentiment que ça irait, à moins que mon père refuse de laisser l'ennemi entrer chez lui.
"Bon. Nous pouvons célébrer Noël avec ma famille le samedi matin, puis c'est le match et après nous partirons à Washington." J'aimais ça et je le lui dis. C'était merveilleux que mon petit-ami veuille m'inclure dans son Noël et être inclus dans le mien?
La plupart des gars, au vu de mon expérience, ne veulent pas partager les vacances si tôt dans une relation.
Je le connaissais depuis trois mois et déjà il semblerait que c'était depuis toujours. Si j'avais de la chance, ça serait pour toujours!
Nous recommençâmes à nous embrasser de nouveau et je voulais me mettre à califourchon sur lui mais je me souvins qu'Emmett était tapi quelque part et la dernière chose dont j'avais besoin était d'apporter encore plus d'eau à son moulin pour me taquiner. La sonnerie de téléphone nous interrompit et Edward grimaça et le prit sur la table basse, me déplaçant sans effort.
"C'est Victoria. Je lui ai laissé un message." Oh, oui, elle a besoin de savoir à propos de notre sortie en public.
"Bonjour." Il fit une pause et se redressa alors qu'elle commença à jacasser. "Euh euh, euh hein. Eh bien, oui, je voulais te parler de la vente aux enchères." Il me regarda et sourit. "Ma petite-amie et moi allons rendre notre relation publique à cette occasion."
J'entendis un cri puis un tas de mots inintelligibles quand Edward éloigna le téléphone de son oreille et roula des yeux. Finalement, sa tirade finie il répondit : "Je suis au courant. Non, je m'en fiche de perdre des contrats parce que je ne suis plus célibataire. Je me fiche de cette merde et tu le sais. Je pense que je vais très bien m'accommoder du fait de ne plus être l'un des célibataires les plus sexy. Absolument pas. Je te faxerai l'article dimanche. Ça sera tout ce dont tu auras besoin. Je suis sûr qu'il y aura pas mal de demandes d'interviews et nous sommes prêts à en accorder une aux journaux importants mais une seule, point! Ma relation ne sera pas exposée pour divertir les gens."
Il fit une pause et se mit à rire. "Non, nous n'allons pas poser en tant que couple dans Sport Illustrated. Bien sûr, elle est belle, là n'est pas la question. Euh euh. Personne ne verra ma copine en bikini, sauf moi. Oui, j'en suis sûr. Non, je ne te donnerai aucune information avant la vente aux enchères. Oui, je le pense."
Il plissa les yeux à quelque chose qu'elle disait. "Si tu as un problème avec elle, je peux aller ailleurs." Il sourit à sa réponse." Très bien alors. Je te parlerai plus dimanche."
Il rangea son téléphone et fronça son front. "Eh bien, c'était amusant."
Je me blottis de nouveau sur ses genoux. "Tout va bien, hein?"
Son rire vibra contre mon oreille. "Elle n'était pas ravie, ça c'est sûr. Mais quand je lui ai dit que je pouvais trouver quelqu'un d'autre qui n'a pas de problème avec tout ça, elle s'est calmée." Je ris doucement. "Ouais, c'est ce qu'il m'a semblé." En regardant son téléphone je me souvins de quelque chose. "Où diable est Emmett avec mon téléphone?"
"Ici", bondit-il dans le salon, me tendant mon téléphone. "Je file chez moi. Rosie a des projets pour nous." Il agita ses sourcils." On dirait que vous allez bien tous les deux, alors je me sauve. Merci pour le téléphone, Vida Guerra."
"Je ne sais pas qui c'est," lui dis-je avec humeur, arrachant mon téléphone de sa main.
"Tu trouveras bien," me dit-il. "A plus tard, Casanova." Edward lui fit un doigt d'honneur et il fila aussi vite du salon qu'il y était entré.
Je regardai Edward. "Tes amis sont bizarres."
Il rit et mordilla mon cou. "Ce sont tes amis aussi."
Je poussai un faux soupir. "Je pense qu'ils le sont." J'étais vraiment heureuse à ce sujet, même si j'héritai de surnoms ridicules.
"Es-tu prêt à parler aux parents?" demandé-je.
Edward sourit et mordit mon oreille. Je ris et remuai. "Je peux penser à de meilleures choses à faire mais je suppose que nous devrions le faire…"
Je l'embrassai rapidement avant d'appuyer sur le numéro deux sur le clavier. Alice m'avait accompagné quand j'avais acheté mon téléphone et elle avait insisté pour être le numéro un. Je mis le haut-parleur pendant que ça sonnait. Edward recommença à embrasser mon cou ce qui me distrayait un peu alors que je devais plutôt être prête parler à mes parents.
"Bonjour?"
"Salut papa," dis-je, étouffant un petit rire quand Edward frotta sa joue mal rasée contre ma mâchoire.
"Bella! Comment vas-tu? Je suis surpris que tu appelles déjà. Nous avons parlé hier." Bien sûr, pour discuter de mon article. C'était quelque chose de différent.
"Je vais bien, papa. Vraiment super bien, en fait." Je vis la main d'Edward se faufiler à l'arrière de mon jean et je la virai. Il sourit mais resta muet.
"Alors, quoi de neuf? As-tu décidé d'arrêter d'écrire sur l'ennemi et amener tes fesses à Seattle pour couvrir une véritable équipe? " Edward grommela, et je posai la main sur sa bouche. "C'était quoi ça?"
"Rien, papa, juste la télé." Je fixai Edward et il essaya de parler mais ma main resta sur sa grande bouche.
Avant que mon père puisse demander plus, la voix de ma mère sur l'autre téléphone se fit entendre. "Bella? Que se passe-t-il? Je travaillais sur un vase." Un autre projet, de la poterie cette fois. Ma mère et ses passe-temps…
"Euh, eh bien, j'appelle pour vous dire quelque chose."
"Tu n'es pas enceinte, n'est-ce pas?" demanda mon père. Je levai les yeux au ciel et Edward rigola avec un son encore étouffé grâce à ma main.
"Bien sûr que non, papa! Bon sang."
"Eh bien, c'est quoi tout ce mystère alors? Crache le morceau!"
Voilà mon père. Pas la peine de tourner autour du pot. "Je voulais vous parler de mon copain."
Ma mère poussa un cri alors que mon père souffla. "Je le savais! Ton aura était si légère et insouciante ces derniers temps."
"Maman, tu ne peux pas voir mon aura à travers le téléphone," lui rappelai-je pour la centième fois.
"Une mère le peut, Bella. Un jour, tu le sauras. Maintenant, dis-nous tout sur lui! Il était temps!"
Edward lécha ma main et je la bougeai de son visage l'essuyant sur mon jeans. "Connard," sifflai-je doucement.
"C'était quoi ça?" Mon père avait des oreilles de chat, je vous jure.
"C'était Bella qui me traitait de connard, monsieur," répondit Edward pour moi.
Il y eut une pause avant que mes parents se mettent à parler en même temps. "Et vous en êtes un?"
Cela venait de mon père, bien sûr.
"Vous ne l'êtes manifestement pas, cher. Je peux voir votre aura. C'est un beau bleu/vert. Calme, avec une strie de rouge. Vous pouvez être concentré et ardent. " Et ça c'était ma mère.
"Je suis tout cela, Mme Swan. Et non, monsieur, je ne pense pas être un connard. Au moins pas envers Bella."
"Alors qui es-tu?" demanda mon père. Je pouvais le voir arpenter le salon maintenant.
"Mon nom est Edward Cullen." Il me sourit tandis que nous attendions sa réaction.
"Quoi? Qui es-tu vraiment? Je ne pense pas que me mentir soit la bonne façon de faire une bonne première impression." Mon père avait l'air très énervé.
"Cela explique le rouge que je vois," dit ma mère avec confiance. Bon Dieu, elle était si étrange. Je l'aimais mais qui racontait des bêtises de ce genre?
Edward me regarda avec impatience. "C'est vraiment Edward Cullen, papa. Je sors avec lui depuis quelques mois maintenant."
"Vrai? Tu ne plaisantes pas?"
"Non, papa. Pourquoi mentirai-je?"
"Parce que tu sais que cela m'irritera." Edward se mit à rire et je secouai la tête.
"Aussi amusant que cela puisse l'être, je ne mens pas."
"Le fréquentais-tu quand il a broyé mon équipe plus tôt cette année?" demanda-t-il avec méfiance.
Je soupirai. Et c'était parti. "Oui."
"Traîtresse."
"Comment puis-je l'être? Je n'ai jamais été fan des Seahawk."
"Oh! Quel genre de fille es-tu?" dit-il indigné. Je savais qu'il plaisantait et je ris.
"Celle qui peut vous avoir des billets sur la ligne des cinquante yards lorsque vous viendrez nous voir," dit Edward aimablement.
"Oh. Je suppose que cela fait d'elle quelqu'un de bien." Et voilà la faiblesse de mon père, corrompu par sport. Faites confiance à Edward pour savoir comment le mettre dans sa poche.
"Je dirais que oui," convint Edward. "Et vous pouvez avoir des billets sur le trentième yard l'année prochaine quand je serai en ville. Je veux que vous ayez le bon siège lorsque j'essuierai le terrain avec votre équipe…"
Mon père se mit à rire haut et fort. "Je pense que, même si tu joues pour la mauvaise équipe, je pourrais t'apprécier, fils."
"Voilà une bonne chose, monsieur."
"Appelle-moi Charlie."
"Charlie, alors. C'est agréable de vous rencontrer."
"Est-ce que tu prends soin de ma fille, Edward?"
Il sourit et toucha mes fesses de nouveau. "C'est sûr que oui." Dieu merci, nous n'étions pas en tchat vidéo.
"Où est maman?" demandai-je, car elle était silencieuse depuis sa sortie sur les auras. "Je suis là, ma chère. Je viens de regarder... oh, mon….. Vous êtes celui qui est beau, n'est-ce pas?" Oh, non. Elle était sur Internet. Ça n'allait pas être bon.
Edward rit. "Je tiens à le penser. Bella aussi."
"Bella, as-tu vu cette photo de lui portant ce jeans bas et sans chemise? Mon Dieu, oh mon dieu, ces abdominaux ciselés. Tu es une fille chanceuse." Edward trembla de rire et les dits abdos bougèrent contre ma cuisse.
"Oui, je le suis, maman. Maintenant, veux-tu arrêter de reluquer des photos de mon petit- ami?"
"Mais il y en a tellement! As-tu vu celle où il tient un chiot? C'est tellement sexy! Je sens me sens fondre de l'intérieur."
"Maman, il est là!" Il ne pouvait pas parler même pour sauver sa vie, cependant. Les larmes coulaient sur son visage, tellement il riait fort.
"Eh bien, il sait qu'il est sexy, Bella. Je suis sûre que ce n'est pas une surprise pour lui!" Mon père laissa échapper un autre oh indigné que ma mère ignora tout simplement. "Je voulais vraiment juste savoir quel jour est son anniversaire. Ah, voilà. 20 juin 1985. Je vais travailler son thème astrologique et le tien. Je peux déjà dire que vous êtes une merveilleuse compatibilité astrologique."
Edward se calma assez pour répondre une réponse. " C'est vrai."
"Oui", murmura-t-elle, déjà perdue dans les étoiles. "Je l'aurais sous peu. Tu es en quelque sorte très passionné, n'est-ce pas? "
Edward ouvrit la bouche et je la couvris à nouveau. "Vraiment, maman, papa ne veut pas entendre ça."
"Non, vraiment pas," grogna-t-il pratiquement dans le téléphone. "Il ferait mieux de garder sa passion pour le terrain, quand il ne joue pas contre les gars en bleu, voilà!"
"Je suis sûr qu'il le fera, papa. On doit y aller. Maman a besoin de faire son thème et je suis sûr qu'il y a un match de basket qui t'appelle." Il était temps de raccrocher avant que maman dise quelque chose de pire, si cela était possible. De qui me moquai-je? Avec ma mère, tout était toujours possible.
"Très bien. Mais nous reparlerons de la raison pour laquelle tu ne peux pas sortir avec un joueur de Seattle. Je suis sûr qu'il y a beaucoup de gars sympa dans l'équipe. Renée, tu me regarderas cela une fois que tu finiras de lécher l'écran de l'ordinateur. Bye, Bella. Bye, tricheur. "
"Tricheur?" demanda Edward.
"Tu as dû voler leur stratégie de jeu pour les détruire."
Edward se mit à rire. "Peut-être que je suis juste très bon."
"Peut-être que tu es juste très égoïste," répondit mon père.
"Ça aide dans mon job."
"Pas dans le mien. As-tu déjà été arrêté, Cullen?"
"Non monsieur."
"Nous verrons ça," murmura mon père. "Bella, je te parlerai demain, après une bonne vérification des antécédents de ton garçon."
"C'est un citoyen sans problème, papa."
"Trop beau pour être vrai, ma fille. Je te parlerai plus tard." Et il partit, mais ma mère était toujours là.
"Maman?"
"Désolée, chérie, je regarde ces photos. Il remplit vraiment son maillot, n'est-ce pas? Est-ce que c'est sa coquille de protection ou est-il heureux de me voir?" Et voilà. Oui, oui ça ne faisait qu'empirer.
"Mais enfin maman…!" Tuez-moi maintenant!
Elle rejoignit Edward dans son rire. "C'est juste une blague, chérie. En quelque sorte. Je t'appellerai quand vos thèmes seront prêts. Bisous à toi et Edward. Bye! " Puis tout bonnement elle disparut.
Edward riait encore, tout son corps tremblait, secouant le mien en même temps. "Était-ce amusant pour toi?"
Il réussit finalement à reprendre son souffle, serrant ses bras autour de moi. "Oui. Tes parents sont super, vraiment, et un peu effrayants. Mais il me semble que la fête vient de commencer, ma chérie."
Je soupirai et m'effondrai contre lui. J'eus le sentiment qu'il avait entièrement raison.
…
*Baby got Back de Vanilla Ice
Nous espérons que ce chapitre vous a fait passer un agréable moment...
La prochaine fois nous retrouverons Emmett et ses facéties
ainsi que l'interview tant attendue...
