Voici donc la suite de la première partie. En espérant qu'elle vous ne vous laissera pas indifférent :)
[...]
- Laissez-nous sortir !
Depuis une heure, Rachel et Kurt frappait contre la porte des vestiaires dans lesquels on les avait enfermés. On avait crut bon de leur confisquer leur téléphone ce qui relevait d'une certaine intelligence dans le plan d'action.
Kurt et elle-même savait que Duncan Barnes les avait trompé et il était étonnant de s'imaginer que cet homme de Neandertal ait pu penser à un tel détail. Il y avait forcément tiers personne dans ce plan. Dave Karofsky ? C'était certain ! Après le regard on ne peut plus éloquent de ce midi.
Mais même lui n'aurait pu penser tout seul à cet élément.
Toutefois, elle pouvait percevoir le parfum des desseins tordus de Sue Sylvester. C'était tout à fait son genre.
- Je crois que je vais pleurer !
Rachel laissa retomber mollement sa tête contre la porte dans un mouvement presque théâtrale. Et si la situation n'était pas des si précaires, la scène en aurait fait rire plus d'un. D'ailleurs, Rachel s'imaginait bien l'autre en train de s'esclaffer à en perdre haleine juste derrière ce rempart.
Dans une moue de dramaturge professionnelle elle tourna sa tête à droite en direction de Kurt qui semblait s'être résigné depuis déjà cinq minutes.
- Quelle heure est-il ?
- Tu veux vraiment le savoir ? Dit-il tout en lorgnant sa montre.
- Non. Souffla-t-elle dépité. Enfin, dis toujours.
- Il est trois heures moins le quart.
Dans tout juste trois quart d'heure, ils étaient sensé être sur scène pour commencer par l'interprétation de son solo.
La colère repris le dessus à nouveau et dans des cris stridents, tout en tambourinant sur la porte, elle s'époumona :
- Barnes ou peu importe qui se trouve là, uuvrez cette foutue porte ! Je vous jure que si la chorale est disqualifiée à cause de votre petit jeu, je vous le ferai payer. Vous m'entendez ! Vous ne vous en sortirez pas comme ça !
- Rachel ?
- Quoi ?!
Soudainement, elle prit conscience de la façon dont elle avait parlé à Kurt et s'excusa aussitôt :
- Désolé Kurt. Je ne voulais pas.
- Je sais… C'est frustrant.
- Pire. Comment ils peuvent nous faire un truc pareil ?! On ne ferait jamais quelque chose comme ça ! Quoique… Elle hurla à l'encontre de la porte. Après un coup pareil, on y réfléchira à deux fois !
- Et tu ferais payer Finn, Puck, Mick et Sam ?
- J'avais oublié… On est coincé, hein ?
Kurt sourcilla presque avec humour étant donné la situation et la jeune fille renchérit :
- Enfin tu vois ce que je veux dire.
Pour la première fois de l'heure écoulée, ils rirent gentiment.
Rachel vint s'asseoir sur le banc à ses côtés.
Quinze minutes s'écoulèrent où les deux paraissaient avoir définitivement abdiqués. Plus rien ne pouvait les permettre de participer aux Sélections. Ils ne pouvaient qu'espérer que Will ait trouvé deux remplaçants de dernières minutes. Sinon, s'en était vraiment finit.
Rachel gardait la tête appuyée sur l'épaule de Kurt. Immobile. Quand subitement un puissant fracas ce fit entendre contre la porte.
Les deux se levèrent dans un sursaut, s'accrochant à la main de l'autre.
Il y eu un deuxième choc, amorti par les murs de l'autre pièce.
Un troisième… Puis plus rien. Seulement quelques crépitements.
Puis enfin, dans un cliquetis de serrure la porte s'ouvrit en grand sur… David Karofsky !
Bon sang ! Le ciel n'allait-il rien leur épargner.
Mais, soudain, la silhouette de Sam apparut derrière l'épaule du colosse.
- Qu'est-ce que vous faîtes là tous les deux ?!
- On est là pour sortir vos miches d'ici.
- Il nous a mis là ! Pointèrent-ils du doigt Dave, passablement révolté.
- Crois-moi, il est soit des notre maintenant, soit il ne restera pas assez longtemps pour être un vrai problème ! Il n'a plus le choix de toute façon. S'exprima Sam.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Passez devant, vous comprendrez. Mais on ne traîne pas. On à encore des Sélections à remporter.
Ils n'eurent pas le temps d'échapper à la confusion environnante qu'ils étaient déjà en train de sortir des vestiaires.
Là, étendu sur le sol, Rachel pu observer Duncan Barnes, sonné, qui essayait difficilement de se remettre sur pieds. Quand ils passèrent devant lui en récupérant sacs et téléphones, il leva le visage vers eux et Rachel remarqua sa tempe rougit puis sa lèvre fendue.
- Tu ne perds rien pour attendre Karofsky. J'irais raconter ça aux gars. On ne laissera pas passer ça.
Le susnommé fit promptement demi-tour et attrapant le col de son coéquipier, il balança froidement :
- Je n'en ai rien à faire parce que c'est terminé maintenant ! Je veux arrêter les conneries pour décrocher mon diplôme et quitter ce trou merdique ! Rien d'autre n'a d'importance. Alors ramenez-vous avec qui vous voulez mais j'en ai fini avec toutes ces merdes.
- D'ailleurs pour info… Si vous osez vous la ramenez, vous le sentirez passé.
Les mots de Sam laissèrent totalement dubitatif les deux rescapés.
Remarquant leur effarement, Sam lança promptement :
- Je vous expliquerai mais là on n'a pas le temps. Faut qu'on bouge !
Faisant fît des derniers incidents, ils s'empressèrent de rejoindre le parking. Puis, en trombe, ils rejoignirent le véhicule de Rachel qui démarra pied au plancher.
Il leur restait moins d'une demi-heure pour arriver à destination.
Quinze heures vingt-deux…
Quinze heures vingt-trois…
- Désolé mais nous avons trop attendu. Ils vous manquent au moins trois personnes. Je ne peux pas vous permettre de monter sur scène sans eux. Nous devrons annoncer votre disqualification dès que la chorale en représentation aura terminé ce qui ne devrait plus tarder.
L'un des organisateurs du concours était catégorique à présent. Ils étaient tous réunis dans leur loge privée, attendant fébrilement le retour des quatre jeunes gens.
- S'il vous plaît ! N'est-il pas possible de faire passer l'autre chorale avant nous ?
Will connaissait déjà la réponse mais il devait tout essayer.
- C'est impossible. L'ordre établit ne peux être changé. Il ne peut y avoir de « cas particulier ».
À croire que ce bougre, la cinquantaine dépassé, émacié et d'un mètre soixante, ne savait que se montrer odieux. Il jeta un regard sur chacun de ses élèves rassemblés autour de lui pas franchement ravi de leur annoncer que s'en était finit pour eux.
Puis, soudain, la porte s'ouvrit et tous les espoirs furent de nouveau permis.
Malheureusement, seule une jeune fille aux cheveux blonds pénétra dans la pièce pour annoncer que s'était finalement leur tour.
- Bien, nous n'avons plus le choix.
Derrière l'organisateur, Will ouvrit la marche à ses élèves. Tous empruntèrent le petit corridor jusqu'à arriver aux coulisses de la scène. Les applaudissements s'étaient tût maintenant que l'équipe adverse avait quitté le plateau. Néanmoins le tumulte derrière le rideau étaient assez vigoureux un point positif pour le Glee club qui venait de passer.
Dépité. Affligé. Démoli... Il existait trop de mots pour décrire l'état d'esprit de tous.
Et alors que le vieux bonhomme, s'apprêta à passer le rideau, plusieurs voix, toutes reconnaissables, claquèrent à leurs oreilles :
- On est là ! Ce fut Rachel.
- Mr Schue ! Puis Kurt.
- On l'a fait ! Et enfin Sam.
Par delà quelques techniciens, les têtes des quatre élèves manquants fonçaient droits sur eux. Au bord de l'aphasie tellement ils étaient essoufflés, Rachel parvint à demander :
- Il n'est… pas… trop tard ?
Les prunelles suppliantes d'une dizaine de paire d'yeux se tournèrent vers le responsable qui s'apprêtait la minute suivante annoncé leur disqualification. Tout le monde était suspendu aux prochains mots qui allaient sortir de sa bouche :
- C'est bon. Vous passez…
La joie de toute l'équipe explosa d'un coup mais dût rapidement se calmer sous le regard désapprobateur du quinquagénaire.
Ce dernier s'échappa derrière le rideau pour aller présenter leur chorale pendant que tous les regards s'arrêtaient sur les tenues des quatre nouveaux arrivants. Les trois garçons auraient la possibilité de se changer mais Rachel devait entrer sur scène dans les vingt prochaines secondes et cette dernière semblait passablement nerveuse à l'idée d'entrée sur scène vêtu d'un jean délavé, d'un tee-shirt mauve à col rond et de sa petite jaquette noire.
Alors, Will s'avança hâtivement jusqu'à elle, la tint par les épaules et lui déclara comme tout professeur envers son élève :
- Ta tenue n'est pas importante. Chante comme tu l'as fait lundi. Penses à chacun de nous et il n'y aurait aucun problème.
Elle se laissa rassuré par la douceur de la voix de Will puis regarda un à un ses camarades qui, chacun à sa manière, lui envoyait un geste de soutient. Elle retint les pousses en l'air de Finn et Puck, les clins d'œil de Sam et Kurt, les sourires de toutes les filles…
Elle fixa de nouveau son professeur et affirma, sereine :
- Je suis prête.
- J'en suis sûr… Tu seras parfaite.
Will n'avait pas trop osé les derniers mots. Cela dit, il avait ressenti le besoin de les dire à hautes voix.
Sur scène alors, ils entendirent la dernière réplique du présentateur précédent le levé de rideau.
- Et maintenant, les New Directions !
Les lumières s'éteignirent sur scène.
Rachel prit place au centre. L'immense tissu fut remonté ouvrant l'espace sur le public venu nombreux cette année encore.
Les guitares et le piano résonnèrent alors en écho dans chaque recoin des vastes lieux. Un projecteur de lumière blanche éclaira Rachel. L'espace d'un instant, Will la vit regarder dans sa direction.
Elle tenait fermement le micro entre ses mains quand, enfin, la voix chantante, harmonieuse et délectable de la jeune femme perfora dans une tendre caresse l'ouï de chaque personnes ici présente.
Miley Cirus / I Look At You
Everybody needs inspiration,
Tout le monde a besoin d'inspiration,
Everbody needs a song.
Tout le monde a besoin d'une chanson.
A beautiful melody,
D'une belle melodie
When the night's so long.
Quand la nuit est trop longue.
Cause there is no guarantee,
Car il n'y a pas de guarantie
That this life is easy.
Que cette vie est facile.
La voix de Rachel gagna subitement en puissance lors du refrain sans perdre une seule seconde le son parfait qui s'échappait de ces miraculeuses vocalises. Le public semblait déjà conquit alors qu'il n'avait encore rien vue.
And when my world is falling apart
Et quand mon monde tombe en morceaux.
When there's no light to break up the dark,
Quand il n'y a aucune lumière pour rompre l'obscurité.
That's when I look at you.
Alors c'est là que je vous regarde.
When the waves are flooding the shore,
Quand les vagues inondent le rivage.
And I can't find my way home anymore.
Et quand je ne trouve plus le chemin pour rentrer
That's when I, I, I look at you.
Alors c'est là que moi, moi, je vous regarde.
Sa voix s'atténua avec délicatesse alors qu'elle repartait dans un couplet. Ce dernier qui amènerait au grand final de la chanson qu'elle interprétait tout simplement avec brio.
You, appear just like a dream to me.
Vous apparaissez juste comme un rêve pour moi.
Just like kaleidoscope colour's,
Juste comme les couleurs d'un kaleidoscope
That prove to me,
Qui me prouve,
All I need,
Que tout ce dont j'ai besoin
Every breath that I breathe,
C'est chaque souffle que je respire,
Don't you know you're beautiful !
Ne faîte pas comme si vous ne saviez pas que vous étiez magnifique !
Yeah !
La mélodie s'échappa dans les airs pendant plusieurs secondes. Elle tenait comme si son souffle aurait pu garder la note indéfiniment. C'était si fort, si beau, tellement émouvant…
Elle était transportée par la musique. Enveloppé. Ne faisant plus qu'un avec son public totalement envoûté.
When the waves are flooding the shore,
Quand les vagues inondent le rivage.
And I can't find my way home anymore.
Et quand je ne trouve plus le chemin pour rentrer
That's when I, I, I look at you.
Alors c'est là que moi, moi, je te regarde.
I look at you,
Je vous regarde,
Yeah, Woah.
Elle termina le refrain sur une impressionnante vocalise qui témoignait définitivement à chacun dans l'assistance du talent à l'état pur qui jouait sous leurs yeux. Avant même qu'elle ne chante le dernier vers, les gens étaient déjà debout…
You, appear just like a dream to me.
Vous, apparaissez juste comme un rêve pour moi.
… Et finir par applaudir dans une immense salve que l'on espérait seulement obtenir à la fin de tous les numéros. Mais Rachel était qui elle était et méritait amplement toutes les félicitations qu'elle reçut.
Après ça, Rachel s'esquiva de scène pour laisser la place à Santana et Mercedes, qui entamèrent tout d'abord en duo, la chanson de Tina Turner, We don't need another hero. Elle n'avait pas le temps de s'arrêter pour parler avec Will de sa performance. Elle ne participerait pas à cette chanson mais serait habillée pour la dernière.
Sur scène les autres élèves avaient déjà rejoint les deux jeune filles et entamait le refrain dans un chœur parfaitement maitrisé. Toutes la chanson et la chorégraphie furent très bien orchestrées. De là où il était Will ne perçut presque aucun faux pas et fut ravi de voir l'engouement des étudiants atteindre un tel niveau.
La venue à la dernière secondes de leur quatre camarades leurs avaient donné un bon coup de fouet et cela se voyait sur l'interprétation de la chanson.
Le public étaient déjà debout, se mouvait et frappait dans leur main au rythme de la mélodie. Pour le moment c'était un sans faute.
- Comment ils s'en sortent ?
Rachel vêtu comme les autres jeunes filles de la chorale vint se poster aux côté de Will qui s'exprima les yeux rivés sur ces élèves :
- Vois par toi-même.
Ils entonnaient le dernier refrain avec une prestation digne des Vocals Adrenaline. Rachel était contente, même extatique. Cette année, il avait vraiment une chance d'aller jusqu'au National. Et pourquoi pas les remporter.
Les dernières notes des voix et instruments se firent entendre alors Rachel tout en serrant discrètement la main de Will, rejoint ses camarades sur scène pour le dernier acte.
[…]
Ils saluaient encore et encore. Le public n'était pas avare de louanges ce soir. Avait-il été si bon ?
Bon sang ! Qu'est-ce qu'elle aimait cela !
Rachel aurait put endurer ça tous les jours tellement la sensation était grisante.
Après des déboires difficiles, ils étaient finalement passés et avaient réussi haut la main. Ils avaient tout donné et ils n'auraient pas pu être plus fiers d'eux.
Les secondes passèrent et ils durent quitter définitivement la scène. Dans des cris de joies, sous le coup de l'adrénaline, ils rejoignirent tous ensemble leur loge privée. Il n'y avait plus qu'à attendre que la dernière équipe ne passe et que les juges délibèrent.
Toutefois, quand l'effervescence redescendit de quelques degrés, Will profita de ce temps pour interpeller les quatre élèves arrivés de justesse pour la compétition.
Le reste de la troupe avait trouvé étrange de voir Sam et Dave passer devant eux sans s'arrêter après les joutes du blond et s'éclipser dehors pour partir à la recherche de Rachel et Kurt. Ils avaient interrogé leur professeur qui avait préféré leur raconter un incident qui avait eu lieu sur la route et taire le problème au moins jusqu'à la fin des Sélections.
Bref, tous les cinq quittèrent la pièce derrière leur professeur qui les conduit dans une autre à deux portes de la leur.
Il s'agissait là d'un endroit utilisé certainement pour tout type de réunion étant donné la disposition en forme de 'U' des tables.
- Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins alors expliquez moi en détail ce qu'il s'est passé aujourd'hui ? Et cette question vaut surtout pour toi David.
En cercle, le plus grand des quatre jeune pris la parole en premier et raconta ce qui avez conduit à un tel incident.
Il leur conta comment il avait pensé leur faire payer le fait d'avoir dû les rejoindre. Il leur avoua avec hardiesse et beaucoup de gêne qu'il avait malgré lui commencé à apprécier la chorale. C'était pour cela qu'il avait saisi l'opportunité, l'idée brillante que Sue – les deux amants s'observèrent une seconde - lui avait proposé. Il ne supportait pas l'idée même de prendre du plaisir en se dandinant et en fredonnant comme une« tantouze ».
Sous ce mot, il rattrapa bien vite ses paroles sous les regards sévères de Will et Sam.
Mais alors qu'il repartait dans son monologue arrivant au point où il avait embrigadé Barnes avec lui, Rachel pensa à ce qu'elle avait cru comprendre sur lui depuis plusieurs semaines déjà. À vrai dire, depuis le jour où son poing avait failli s'abattre sur son visage. Elle en avait seulement parlé à Kurt, plus à-même de comprendre, mais qui avait eu du mal à saisir immédiatement le raisonnement de la jeune fille. Pourtant, après mûre réflexion, il avait finit par y croire.
En réalité, une homosexualité totalement refoulée pouvait expliquer bien des choses dans son comportement et son attitude vis-à-vis de Kurt et de la population gay en général.
Rachel repris le discours en route lorsque son nom fut cité et qu'elle comprit qu'au départ, elle n'était que la seule visée. Le but principal n'étant pas au départ une disqualification, simplement d'écarter la soliste du groupe pour affaiblir le groupe. Kurt n'étant pour une fois que les dommages collatéraux des manigances du grand gaillard.
Il était en train de conclure. Pensant qu'il avait terminé, Will s'apprêta à interroger les deux captifs. Mais juste avant, Karofsky rajouta, curieusement sincère :
- J'suis désolé pour le tort que j'ai pu causer. C'était stupide et j'men excuse. Je sais que ce n'est pas suffisant mais si j'en ai la possibilité j'aimerai trouver un moyen de me racheter.
Peut-être qu'au fond, le garçon n'était pas irrécupérable.
Rachel ne lui pardonnait pas son acte car ils avaient tous faillit y perdre beaucoup. Mais le fait qu'il est décidé d'accompagner Sam pour les sortir du plan où il les avait fourrés en disait surement plus long sur lui. Après tout, d'après ce que leur avait raconté Sam en route pour venir ici, c'était bien lui qui avait assommé Duncan. Lui qui avait proféré « ces » paroles avec sang-froid et conviction au visage de Barnes.
Finalement, à leur tour, Rachel et Kurt purent raconter en détail comment ils avaient fini par se retrouver clouer dans les vestiaires des joueurs. Un quart d'heure avant l'heure de rendez-vous, finissant tous deux leurs entraînements vocaux, Duncan Barnes avait fait irruption dans leur salle. De toute évidence, il était à la recherche de quelqu'un. Rachel et Kurt se rappelaient avoir trouvés cela très curieux de le voir venir jusqu'ici.
Cependant quand il les avait repéré, avec flegme et décontract, il leur avait déclaré que son coach cherchait d'urgence un membre du Glee club pour transmettre un message à leur professeur, qui était introuvable, concernant leur Sélections.
Rachel, et elle s'en insultait encore mentalement, avait instinctivement crut qu'il était possible que le coach Beiste est trouvée comment Sue allait s'en prendre au Glee Club. D'après Will, lui-même et cette première avait convenue plusieurs semaines plus tôt de s'entraider face à Sue [cf chap 10]. Et Rachel savait aussi que Will, sans divulguer les parties la concernant, avait discuté du pari qu'avait mis en jeu le coach Sylvester. Elle avait promis d'ouvrir l'œil et de l'avertir si elle flairait un mauvais plan.
Rachel n'avait pas réfléchi et avait donc foncé tête baissée embarquant Kurt à sa suite.
Puis tout s'était passé très vite une fois qu'ils avaient été dans les vestiaires. Barnes ne les avait pas accompagné mais de toute évidence, il les avait suivit et une fois qu'ils avaient mis un pied dans les lieux, le piège s'était refermé littéralement sur eux.
Ils conclurent leur récit sur le moment où Sam et Karofsky, malgré la culpabilité de ce dernier, étaient venus les sortir de là pour rejoindre le théâtre.
Maintenant que chacun avait raconté sa part de l'histoire, chacun perçut l'analyse que portait Will à chacun de ses quatre élèves. Rachel savait qu'il analysait la situation. Qu'il faisait le tri sur les derniers propos tenus afin de prendre la décision la plus juste qui soit.
Il inspira après quelques secondes et s'adressant à Dave, il prononça d'un timbre presque prévenant :
- Dénoncer Barnes, reviendrait à te dénoncer, tu le sais ?
- J'en suis conscient.
- Je ne vais pas te dire à quel point ce que tu as fait est tout à fait atterrant. Tu le sais. Ce que j'aimerais savoir c'est si tu te sens prêt à réellement repartir d'un bon pied. J'ai la conviction, et ceci malgré le dégoût dans certain de tes mots, que tu as pensé chaque chose que tu as dîtes à propos du glee club. Pour être honnête, j'en suis vraiment ravi. Mais de tel incident ne doivent jamais plus arriver. Car un jour où l'autre ce ne sera plus du ressort de l'école mais des autorités locales, tu comprends ça ?
- Oui.
Will soupira, regarda les trois autres élèves espérant que sa décision paraissait ne provoquerait pas de débordements. Au fond il voulait croire en Dave Karofsky. Il refusait de baisser les bras.
- Nous tairons cet incident. Il attendit des complaintes qui ne vinrent pas comme ces élèves restaient très sérieux, appuyant du regard chacune des paroles de Will. Comme si ses choix s'harmonisaient avec les leurs. Vous ne direz rien à vos camarades qui croient déjà qu'il s'agit d'un pneu crevé et que Dave est parti avec Sam car il savait facilement changer une roue. Vous direz simplement que je vous aie légèrement remonté les bretelles à tous les deux pour ne pas avoir pris le bus comme tout le monde mais qu'au bout du compte tout est arrangé.
- Pourquoi vous faîtes ça pour moi ? Demanda David désireux de savoir.
- Parce que je pense que tu n'es qu'un jeune homme confus, un peu paumé, qui cherche encore à s'orienter.
Personne ne l'entendit sauf Rachel. La façon dont il avait faiblement appuyé le dernier mot. Will savait aussi pour David. Mais depuis quand ?
Il faudrait qu'elle lui demande.
Dans tout ce grabuge, il avait omis de mentionner de quelque chose de fondamentale :
- Et pour Sue ?
Le timbre sévère de Rachel démontrait à quel point elle voulait qu'elle paye pour la tornade qu'elle avait déchaînée sur eux.
- J'en m'en occupe.
Mais Rachel lut autre chose dans ses iris. Il lui transmit fugacement.
« J'en fais une affaire personnelle »
Ils étaient tous sur scène. Les trois équipes en compétitions patientaient sur scène sous le regard attentif et silencieux du public alors que l'un des juges s'avança avec la fameuse enveloppe qui scellerait leur sort. Installé sur scène par leur ordre d'apparition, ils avaient à leur gauche la chorale de l'école public Charles Kurtis, qui n'avait pas été si bon d'après les échos de leurs camarades lorsqu'ils étaient tous revenus dans la loge. Leur adversaire potentiel à la victoire était l'équipe à leur droite qui était passé en premier. L'école privée pour garçon, la Dalton Academy. Les Warblers. Leur capitaine, brun, plutôt musclé, assez petit et très bien fait de sa personne, semblait avoir toute les attentions de Kurt.
Rachel rit intérieurement de son ami qui ne paraissait jamais oublier le nord. Même dans l'attente d'une telle angoisse.
Enfin, le juge, sortie lentement le papier. Rachel aurait voulu lui hurlé d'aller plus vite comme à chaque fois qu'elle s'était retrouvée dans ces situations. Elle en avait assez de tous ce suspens.
- En troisième position…
Tout le monde retint son souffle.
- L'école Charles Kurtis, les Limitless !
Sous les applaudissements de la foule, Rachel entendit tout le monde autour d'elle expirer de soulagement. Mécaniquement, chacun vint trouver la main d'un autre camarade et ils finirent par former deux chaînes parfaitement parallèles pendant que les éliminés quittaient les lieux par le rideau.
La jeune femme tourna vaguement la tête vers Will à l'autre bout de la ligne. Il ne la vit pas et donc ne lui rendit pas son regard. Mais ce n'était pas grave. Le contempler suffisait à détendre ses muscles et à calmer sa tension grandissante. Ou du moins à la stabiliser.
- Et maintenant… L'annonce des gagnants qui accéderont aux régionales le 4 avril prochain.
Le juge regarda les deux équipes. Le papier. Puis le public. À nouveau les deux équipes…
- Eh bien je crois que c'est une première ici-même Mesdames, Messieurs. L'équipe des Warblers…
Le cœur de Rachel crut défaillir…
- Ainsi que celle des News Directions arrivent première ex aequo et iront donc toutes deux aux régionales !
Le tumulte dans la salle s'emballa, tous ravis que leur équipe favorite aille aux régionales. Alors que la foule comprenait parfaitement les choses, les deux chorales se regardaient perplexes ayant légèrement du mal à enregistrer ce qui avait été dit.
Purement, comme ça, ils accédaient aux régionales mais n'arrivaient pas à se faire aux décisions des juges. Ils applaudirent, souriant mais ne réussirent pas à exprimer une pleine satisfaction.
Ils finirent par tous retourner dans les coulisses pendant que le bonhomme aigri de tout à l'heure clôturait les Sélections.
Derrière le rideau, les deux équipes s'observèrent jusqu'à ce que, leur capitaine ne s'avance suivit de près par toute sa troupe. C'était fou de voir tout le respect qui transperçait de ces partenaires vis-à-vis de ce jeune garçon.
« Quoique c'était ce que devait expérimenter Will Schuester à peu près tous les jours. » Sourit pensivement Rachel.
Son compagnon, s'approcha d'un ou deux pas à son tour et chaleureusement, d'une voix très agréable, le capitaine de l'équipe adverse s'adressa à lui.
- Félicitations ! Nous vous avons écoutés dans la loge. Vous avez beaucoup de talent
- Merci. Je crois que je parle au nom de tous ceux derrière moi en disant que nous avons trouvé aussi très doué.
- On essaie.
- Vous êtes vraiment bon. Poursuivit Will presque charmé par leur concurrent.
Un silence étrange s'installa quand, avec beaucoup d'humour dans la voix et dans les gestes, le garçon appuya :
- Je suis légèrement troublé par le regard des autres. Peut-être que l'on peut commencer à faire les présentations !
- Oui. C'est une idée. Sourit rapidement Will.
Et il ne fut pas le seul. Tout le monde esquissa un sourire. Et il y eu même certain rire dans leur groupe. D'ailleurs Rachel était l'une d'entre eux.
Gaiement, respectueusement, chacun parti à la rencontre des uns et des autres.
Jamais encore, ils n'avaient essayé de sympathisé avec un autre Glee club. Cela dit étant donné le caractère atypique de leur condition mutuelle, ils pouvaient se le permettre.
Rachel, finit par rencontrer le fameux capitaine de leur équipe qu'elle trouvait très intrigant.
Souriant, courtois, il lui tendit la main en se présentant :
- Salut. Je m'appelle Blaine.
- Heureuse de te connaître. Moi c'est Rachel.
- Rachel Berry ? C'est toi qui a chanté ce solo, n'est-ce pas ? Demanda-t-il vivement animé.
- Oui. Mais comment sais-tu mon nom ?
- J'ai vu ta prestation de « Don't rain on my Parade » l'année dernière. C'était bluffant. Et après ton interprétation de tout à l'heure j'ai l'impression que la compétition sera rude.
- C'est vrai, elle le sera.
- Mais nous gagnerons.
- Nous aussi.
Ils se sourirent affablement, un regard de défi peint au fond des yeux. Ils avaient trouvé en l'un et l'autre très certainement un rival de taille. Et Rachel adorait ça.
Par la suite, elle s'esquiva, laissant sa place à Kurt qui trépignait d'impatience depuis bien trente seconde. Il n'attendait plus que Rachel s'écarte pour qu'il puisse enfin parler à l'éphèbe qu'il n'avait cessé de dévorer des yeux depuis qu'il avait posé son regard sur lui.
À l'instant, elle s'en fit la promesse mais elle demanderait tous les détails de la conversation qu'échangeait Kurt avec Blaine et en contrepartie, elle lui renverrait la pareille. Même si elle savait qu'en ne lui en parlant pas, elle le ferait peut-être rager mais lui ne manquerait pas de lui raconter jusqu'à la moindre syllabe des paroles qu'ils allaient échanger.
Une heure plus tard, ils étaient de retour au lycée. Grâce à la rencontre des plus plaisantes avec les Warblers, Will était heureux de s'apercevoir que ses étudiants avaient vite retrouvé le goût de la victoire qu'il venait de décrocher. Car au bout du compte ce qui comptait était d'aller aux Régionales. Même s'ils étaient à égalité avec la Dalton Academy. Après toutes les péripéties et les peurs de la journée, ils méritaient de célébrer dignement le succès et la fortune de cette journée.
Tout était bien.
Il était presque dix-huit heures et l'ensemble des élèves décidèrent d'aller fêter la victoire au Lima Bean. L'un après l'autre, ils vinrent saluer une dernière fois leur professeur. Il félicita à nouveau chacun d'eux puis les laissa partir dans une même démarche. En une équipe des plus soudée.
Il n'aurait pu être plus fier.
Enfin seul, alors qu'il commençait tous à s'éloigner, il put décortiquer la silhouette de Rachel qui s'éloignait de lui en compagnie de toute la bande. Il avait craint pour elle aujourd'hui. Il avait été subjugué, confiant en ses talents.
Elle agissait déjà comme une professionnelle.
Oui, aujourd'hui, elle avait été extraordinaire.
Et ce soir, à vingt et une heure trente chez lui, il s'appliquerait à consacrer leur victoire en sa compagnie. Il avait déjà hâte.
Le bus était déjà reparti depuis bien deux minutes et Will, dans la nuit qui arrivait décidément très tôt maintenant, se décida à entrer dans le lycée récupérer quelques copies qu'ils avaient laissé dans son bureau et qu'il comptait bien corriger ce week-end.
Néanmoins, il n'avait pas que cela en tête.
Son pari avait été gagné et il allait s'empresser d'exiger la démission du coach et lui énoncer le fond de sa pensée concernant le plan qu'elle avait en grande partie permit de se réaliser. D'après Karofsky, c'était elle qui avait proposé l'idée d'éloigner Rachel. Elle qui, par il ne savait quel moyen, avait su qu'il avait parlé à Beiste et c'était servi de cela pour piéger son élève. Encore elle, qui leur avait dit de la séparer de son téléphone et de l'utiliser pour envoyé un message à la personne qui était le plus souvent avec elle. Sam, donc.
Il avait récupérer ses documents et marchait hâtivement jusqu'au bureau de Sue. Comme il s'y attendait, dans le couloir sombre, il vit à travers les stores baissés de la fenêtre, une lumière qui se réfléchissait en fines lignes horizontales sur le sol.
Sans même prendre la peine de toquer, il pénétra dans la pièce. Pas surprise pour un sou, le coach resta assise derrière son bureau.
Will, sentit sa colère grandir au regard et rictus narquois pendu aux lèvres de la grande blonde. Impatiemment, il fila droit sur la table et y écrasa violement ses deux poings. Il fut heureux de son geste car il avait vu le masque de Sue se fissurer un instant.
- Comment as-tu osé monter un plan pareil ?! A quoi tu pensais ?! Surtout que ton petit plan a bien faillit nous disqualifier. Tu croyais gagner ton pari mais tu t'es planté. Nous avons gagné donc tu sais ce que cela signifie.
- Théoriquement vous n'avez pas remporté la victoire. Les jointures de Will se crispèrent sur le bois du meuble. Si j'ai bien entendu, vous êtes arrivé égalité. Donc on ignore si tu es arrivé second ou bien réellement premier. Et on ne le sera jamais.
- Mauvaise perdante en plus de ça. Cracha Will dégoûté. Très bien. Comme tu veux.
Le ton de l'homme devint bien différent. Austère. Presque mauvais.
- En tout cas c'est fini pour moi. J'en ai terminé d'être perpétuellement manipulée par toi. Plus aucuns de mes élèves ne le sera d'ailleurs. Fais ce qui te paraît bon, ce que tu juges nécessaire, mais si on tombe, tu tomberas aussi !
- Ce qui veut dire dans ton langage William ?
Tout en se relevant, Will retira ses mains du meuble et siffla le ton froid et tranchant :
- Que j'userai de tous moyens nécessaires pour te faire tomber de ton piédestal et ferait en sorte que plus aucun élève n'ait à souffrir de tes manigances.
Sue et Will se dévisagèrent comme chien et chat sans énoncer d'autres attaques. Le plus jeune se retira alors posément des lieux. Dans le couloir qui l'amenait à la sortie de l'établissement, il ressassa les mots qu'il avait proférés. Elle savait à présent à quoi s'en tenir et il n'aurait aucun remord à rendre ses coups aux centuples si c'était ce qu'il fallait pour qu'elle comprenne. Il espérait seulement ne pas avoir à le faire.
Juste après vingt et une heure trente, Rachel monta en voiture pour rejoindre l'appartement de Will. Elle venait de passer un moment fantastique entourée de tous ses amis. Ils avaient ris, chantonné des dizaines de chansons, avait commencé une bataille de nourriture au grand dam du propriétaire mais avait bien évidemment tout nettoyé derrière.
Cela dit, être propre n'était pas vraiment son cas. La première chose qu'elle ferait en arrivant chez Will serait de prendre une bonne douche. Elle sentait encore dans son cou et son dos l'humidité du tube de Ketchup dont l'avait aspergé Finn.
Cela avait été un parfait début de soirée et elle était impatiente d'attaquer la suite qui s'annonçait bien différente.
Elle roulait depuis déjà une dizaine de minute lorsque son portable vibra dans son sac. Arrêtée à un feu, elle sortit ce dernier. Will cherchait à savoir quand elle arriverait. Habilement, elle répondu qu'elle était en route et que…
« TUT ! »
Le klaxon la pris par surprise alors qu'elle remarquait que le feu était passé au vert. Précipitamment, elle démarra et fit tomber son portable sous la pédale du frein.
Totalement paniqué, elle se baissa pour débloquer l'appui, n'ayant plus la moindre visibilité sur la route. En un temps qui lui parut interminable, elle finit par arracher l'objet sous le rugissement effrayant d'un klaxon.
Elle se releva dans la seconde et n'eut que le temps de comprendre qu'elle était à contre-sens et de prendre conscience de la voiture qui fonçait droit sur elle…
Fort heureusement, dans un crissement de pneu strident, Rachel dans un hâtif coup de volant revint sur la bonne voie, sans le moindre dégât. Elle avait toujours eu de fabuleux réflexe et aujourd'hui, ils lui avaient probablement sauvé la vie.
Son cœur battait à tout rompre. Elle se sentait encore affolé, ses mains ne cessaient de trembler. Inspirant et expirant le plus doucement possible, elle sentit son cœur reprendre un rythme plus ou moins normal comme elle arrivait enfin chez Will.
C'était vraiment trop d'émotion pour une seule journée. Maintenant qu'elle était à destination, elle se rassura en se disant que dès qu'elle aurait passé la porte de l'appartement, elle sentirait tout de suite la plénitude l'envahir.
Comme à son habitude, elle pressa le pas pour rejoindre le plus rapidement possible les lieux qui gardaient leur secret. Elle atteint l'étage en moins de deux minutes et comme il lui avait dit de le faire, elle utilisa sa propre clé pour pénétrer dans le hall.
À peine, eut-elle entrouvert à moitié la porte, Will apparut instantanément dans l'embrasure de la cuisine sur sa gauche.
- Quand on est en retard, on prévient les autres normalement ?! Malgré l'irritation qui perçait dans sa voix Rachel sut, alors qu'elle refermait la porte derrière elle, que cela ne cachait en réalité que de l'angoisse.
- Tu fais bien de t'inquiéter pour moi… commença-t-elle en ignorant sa réplique… J'ai bien faillit percuter une autre voiture.
- Arrête les plaisanteries.
- Non, c'est vrai.
Son sérieux cette fois-ci lui indiqua qu'elle disait bien la vérité. Elle lui raconta comment cela s'était déroulé. Quand elle eut terminé son histoire tandis qu'ils se tenaient toujours au milieu du hall, Rachel vit quelque chose changer dans le regard de Will. L'étincelle qui investit le clair de ses iris en disait plus long que ne l'aurait fait un palabre sans fin.
Subitement, alors qu'il fut brutalement enveloppé par le désir, elle eut à peine le temps de le voir se jeter voracement sur ses lèvres pour plaquer son corps tout contre elle. Il la repoussa contre la porte d'entrée et jouirent tous deux du bien être de sentir la langue et les lèvres de l'être désiré. Elles se cherchèrent, se taquinèrent, se délectèrent de l'ivresse qui prenait le pas sur le reste.
Il la rendait folle. Et elle le rendait fou.
Se laissant séduire par les effleurements de son compagnon, la raison inconsciente, elle se sentit nouvellement harcelé par l'éclat triste, affectueux, caressant… comme… épris qu'elle avait admiré dans ses yeux.
Soudain alors qu'elle le sentait passer impérialement ses mains à la basse de son dos, sous son tee-shirt, elle l'arrêta se rappelant du liquide visqueux qui parsemait celui-ci.
Elle se décrocha de sa bouche et dans un souffle lui soupira, le cœur aux bords des lèvres :
- Laisse-moi aller prendre une douche. Un baiser vint à nouveau toucher sa bouche. J'ai le corps recouvert d'un mélange visqueux, régulièrement appelé Ketchup.
- Je te ferais l'amour même si tu étais recouverte de sauce tomate de la tête aux pieds.
Il l'embrassa de nouveau puis son nez pendant qu'elle murmura :
- C'est toujours bon à savoir.
Il posa son front sur le sien, rit simplement puis s'écarta finalement d'elle.
- Au fait je nous ai commandé un chinois mais je suppose que tu as déjà mangé.
- Oui mais mets ma part au frigo…
- Je sais parce qu'à tous les coups tu risque d'aller manger dans la nuit.
- C'est ça !
Puis, elle déguerpit dans la chambre de Will pour rejoindre la salle de bain.
Dans l'espace, elle commença à retirer chaussures et collants. Puis elle ôta sa veste ainsi que son tee-shirt.
Elle fit couler l'eau et n'entendit pas la sonnette de la porte sonner. La jeune femme regarda autour d'elle à la recherche d'une serviette mais n'en voyant pas elle sortie de la salle de bain à demi-nue, traversa la chambre et dans le couloir héla normalement :
- Will, il n'y a plus de serviettes, je vais…
Elle s'interrompit à hauteur du hall, devant le couloir qui conduisait à la chambre.
Son cœur rata plusieurs battements. Une expression d'horreur se dessina sur son visage.
Ce n'était pas en train d'arriver ! Non !
Elle ne pouvait voir le visage de Will qui lui tournait le dos.
Mais elle voyait clairement celui de… Sam !
Le choc sur les traits du blond était le témoin garant que tout ceci n'était pas un rêve.
Sam se tenait bien là, au milieu du hall de l'appartement de Will, voyant de ses yeux la vérité de leur secret…
Fin de chapitre.
Et voilà ! On y est !
Croyez-moi, maintenant quand je vous dis que les choses vont concidérablement changées.
Je sais je suis sadique avec mes personnages et avec vous lecteurs. Mais il était temps que j'arrive à ce passage auquel je pense depuis plus d'un an et demi.
C'est un lourd cliffhanger alors j'essaierai ne serait-ce que de poser une partie du prochain chapitre dès que je l'aurai entamé même si il n'est pas fini afin de ne pas vous laissez mariner trop longtemps ^^
Les reviews sont toujours appréciés, bien sûr !
A bientôt j'espère ( et là je parle pour moi )
