Chapitre légèrement en retard... Ma bêta est over-bookée QAQ

Aussi excusez moi s'il reste quelques fautes, j'ai vraiment essayé de faire de mon mieux !

Je ne suis pas très bavarde ce soir tiens... mais c'est un gros chapitre alors vous allez me pardonnez hein ?

forever yours ~

Lixy

VIVRE PAR PROCURATION

Chapitre 20 : Le voile se lève

Une fois à l'extérieur Sirius poussa un long soupir, il transplana jusqu'au square Grimmaurd tout en se demandant à quel moment il pourrait converser avec Dumbledore au sujet de la famille Malfoy. Le sorcier jeta un coup d'oeil aux alentours pour vérifier que personne ne s'y trouvait et rejoignit le numéro 12 d'un pas rapide. Une fois à l'intérieur il se rendit sans bruits jusqu'au salon.

- Rémus ?

L'animagus balaya la pièce d'un regard circulaire, en vain, il s'arrêta avec surprise devant le corps de Kreattur stupefixé. Sirius sortit la baguette que l'ordre lui avait fournit d'un geste rapide et inspecta toutes les pièces du rez-de-chaussée : aucune trace du loup-garou ! Il serra les mâchoires en se demandant qui avait bien pu stupéfixer son elfe de maison et où était passé son ami. Le sorcier monta à l'étage toujours sans faire le moindre bruit mais il n'y trouva personne, cependant un morceau de parchemin attira son attention dans sa propre chambre. Il reconnut sans peine l'écriture de son ami et lut rapidement les quelques lignes griffonnées.

« Sirius,

Rogue vient de contacter l'Ordre, Harry te croit prisonnier de Voldemort. Je ne sais pour quelle raison tu t'es absenté mais j'espère que tu ne t'es pas fait prendre. Si jamais tu reviens à la maison et vois ce mot sache que l'Ordre s'est rendu au ministère pour tenter d'arrêter Harry avant qu'il ne lui arrive quelque chose. Rejoins nous au plus vite, il nous faut un maximum de sorciers.

PS : j'ai stupéfixé Kreattur puisque apparemment c'est lui qui a poussé Harry à se rendre là bas. »

Sirius brûla le mot pour s'assure que personne ne le lirait, il rejoignit le salon non sans un regard mauvais pour son elfe et saisit une poignée de poudre de cheminette qu'il jeta dans l'âtre sans tarder. Après avoir prononcé sa destination il se sentit secoué de toute part et atterrit un peu nauséeux dans l'atrium du ministère. Sirius ne s'attarda pas au niveau des cheminées, il aperçu tout de suite Dumbledore qui se tenait droit face à Harry qui se mit à parler d'une voix sifflante :

- Tue-moi, maintenant, Dumbledore... Si la mort n'est rien, Dumbledore, tue ce garçon...

- Non ! Hurla Sirius d'instinct et il s'élança en direction d'Harry.

L'animagus fut projeté plusieurs mètres en arrière par un bouclier que venait de former le professeur Dumbledore. Le vieux sorcier reporta son attention sur le jeune homme et prononça plusieurs formules tout en décrivant d'étranges arabesques de sa baguette. Soudain Sirius vit le visage de son filleul s'adoucir et l'enfant s'effondra sur le sol alors qu'un mètre plus loin Lord Voldemort réapparaissait, le sorcier posa sa main sur l'épaule de Bellatrix et ils disparurent dans un nuage de fumée noire. Des cris de stupeur retentir dans le dos de Sirius mais ce dernier n'y prêta pas attention il s'élança en direction d'Harry en hurlant son nom. Il n'eut pas le temps de faire trois pas qu'il se trouvait immobilisé par un sortilège , malgré tout le sorcier pouvait voir et entendre ce qui se passait autour de lui et la voix de Dumbledore lui parvint, pleine de colère.

- Relâchez le ! Sirius Black n'est pas...

- Il s'agissait bien de... de Vous-Savez-Qui, balbutia le Ministre de la Magie.

- Oui, Cornelius et maintenant relâchez Sirius,vous trouverez dans la salle de la mort plusieurs des Mangemorts évadés, immobilisés par un sortilège d'anti-transplanage en attendant de savoir ce que vous comptez en faire.

- Dumbledore, vous... Ici... Je...

- Cornelius, je suis prêt à affronter vos hommes et à les vaincre à nouveaux ! Tonna la voix du sorcier. Mais il y a quelques minutes vous avez eu devant vos yeux la preuve que je vous disais la vérité. Lord Voldemort est de retour, vous avez cherché pendant tout ce temps un homme qui n'était pas coupable et il serait temps que vous redeveniez raisonnable !

- Très bien... Dawlish! Williamson ! Descendez au département des mystères et voyez ce qu'il en est... Dumbledore il va falloir que vous m'expliquiez exactement...

Sirius aperçut des ombres et devina que plusieurs aurors se dirigeaient vers les sous-sols pour aider l'Ordre à capturer les mangemorts.

- Nous parlerons de tout ça une fois que j'aurai renvoyé Harry à Poudlard et que vous aurez libéré Sirius.

- Sirius Black est un mangemort, il a aidé les autres à s'échapper.

- Sirius Black est innocent Cornelius !

L'animagus vit la main d'Harry bouger pour aller se loger sur son coeur, en un éclair Dumbledore se trouvait à ses côtés parlant trop bas pour que Sirius puisse l'entendre.

- Emmenez celui là, dit un sorcier à côté de lui.

Des cordes s'enroulèrent autour de son torse et un sorcier se saisit de sa baguette avant d'annuler le sortilège qui le maintenait immobile. Dès qu'il eut retrouvé la parole Sirius hurla à plein poumons.

- Harry ! Dumbledore comment va-t-il ?

- Sirius ? Appela le gamin. Sirius est vivant.

L'animagus se secoua dans tous les sens pour essayer d'apercevoir son filleul mais une troupe d'auror se tenait devant lui et essayait de l'emmener vers l'ascenseur.

- Sirius ! Professeur ne les laissez pas l'emmener ! Hurla la voix d'Harry.

- Harry ! Lui répondit son parrain avant d'être définitivement emmené hors de l'atrium.

Il se débattit du mieux qu'il put mais rien n'y faisait, Sirius savait que Dumbledore ferait son possible pour le sortir de là mais il aurait voulu savoir comment allait Harry.

- Dites-moi juste s'il va bien ! Quémanda-t-il à un des aurors mais aucun d'eux ne lui adressa la parole.

Il fut jeté dans un pièce sombre et la porte fut verrouillée, à travers le bois le sorcier entendit un auror informer les autres de la suite du programme : une fois les élèves de Poudlard en sécurité, ils transféreraient tous les prisonniers à Azkaban en attendant leur procès. Sirius se laissa glisser jusqu'au sol, il ne pouvait pas y retourner ! Pas maintenant qu'il avait de nouveau goûté à la liberté et qu'il avait rencontré Harry. Il devait le protéger pour que le sacrifice de James et Lily ne soit pas vain.

Le sorcier poussa un cri de rage et balança sa tête en arrière dans la porte, une douleur fulgurante lui traversa le crâne.

- Harry ! Hurla-t-il de désespoir.

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Les mains nouées derrière sa nuque, Draco sursauta lorsqu'un grincement retentit. Il jeta un regard à la personne qui se trouvait dans la cabane du garde chasse, le professeur Bibine lui parla d'une voix sévère.

- Venez monsieur Malfoy, je vous accompagne jusqu'à l'infirmerie.

Le Serpentard la suivit sans dire un mot, il se demandait si Granger et les autres étaient revenus sains et saufs. Il eut la réponse à sa question lorsqu'il arriva dans l'infirmerie : les deux Weasley, Granger et Longdubat étaient allongés dans des lits profondément endormis. Lorsqu'il posa ses yeux sur les Gryffondors l'infirmière se leva et tira les rideaux pour les cacher, peut-être avait-elle peur qu'il cherche à se venger d'eux puisque officiellement ils l'avaient enfermé contre son gré.

Draco s'assit sur l'une des couches sans dire un mot et Pomfresh commença à l'ausculter, lui demandant s'il avait mal quelque part.

- Ravaler votre colère et vos rancoeurs, monsieur Malfoy ! Dit-elle devant son absence de réponse.

Bien sûr elle pensait qu'il pestait intérieurement contre la bande à Potter, elle ne pouvait pas savoir que la raison de son silence était tout autre. Il finit par se racler la gorge pour demander à l'infirmière :

- Vous avez récupéré ma baguette ? demanda-t-il d'un ton plus rêche qu'il ne l'aurait voulu.

- Votre baguette ? Non personne ne m'en a parlé comment l'avez-vous perdue ?

- Granger me l'a prise pour que je ne m'enfuie pas...

La sorcière ouvrit la bouche pour répondre mais la porte de l'infirmerie s'ouvrit pour laisser entrer Potter et le professeur Dumbledore.

- Pompom, je pense qu'Harry aurait besoin d'un peu de repos, expliqua le sorcier avec un petit sourire.

Draco croisa le regard de Potter et il vit la main du jeune homme se crisper dans sa poche.

- Malfoy... dit-il les dents serrées.

- Potter...

- Bien, Monsieur Malfoy vous pouvez sortir puisque votre état ne demande pas le moindre soin, je verrai dès demain matin pour votre baguette.

Il pesta légèrement – plus pour la forme qu'autre chose – et rejoignit sa salle commune d'un pas traînant.

Le dernier mois s'écoula d'une façon bien étrange, la gazette relata les événement survenus au ministère dès le lendemain et tous les élèves accueillir avec joie le retour de Dumbledore au poste de directeur. Potter redevint la coqueluche de tous et Draco apprit que son père avait été envoyé à Azkaban suite à son arrestation dans les sous-sols du ministère. Le jeune Malfoy se sentait vide, lui qui aurait dû chercher à croiser Granger au plus vite pour avoir un maximum d'informations sur son frère faisait tout pour l'éviter, si bien qu'elle lui rendit sa baguette par l'intermédiaire d'une chouette. L'arme était accompagnée d'une missive relatant son voyage en Russie et sa rencontre avec Lélio dans les moindres détails. Le Serpentard la lut avec attention, gravant chacune des phrases dans ses esprits puis regarda le parchemin se consumer dans les flammes.

Le moment de quitter Poudlard vint finalement le jour où la gazette apprit aux élèves que le procès de Sirius Black se tiendrait deux semaines plus tard, et qu'il serait jugé séparément des autres mangemorts, à la demande du professeur Dumbledore. De nouvelles rumeurs agitèrent les couloirs et Draco se surprit à espérer que son cousin s'en sortirait. Après tout il avait Dumbledore de son côté et maintenait que tout le monde savait que le sorcier avait dis la vérité ils ne pouvaient pas à nouveau lui tourner le dos n'est-ce pas ?

Draco soupira en chargeant sa valise dans les paniers prévus à cet effet, il se tourna vers sa bande de verts.

- Je vais faire un tour, je reviens dans cinq minutes.

- Tu veux que je vienne avec toi ? proposa Pansy.

- Non, répondit-il d'un ton sec avant de quitter le compartiment.

Il remonta le train jusqu'à arriver dans le dernier wagon, il trouva un compartiment vide et se laissa choir sur la banquette. Draco se massa les tempes les yeux fermés, le train démarra et il se laissa bercer par le mouvement régulier de la machine, les yeux rivés sur le paysage. Il ne prononça pas un mot lorsque la porte du compartiment s'ouvrit pour laisser entrer Pansy, la jeune fille s'assit face à lui et lui parla d'une voix douce.

- C'est ton père ? Demanda-t-elle.

- Non.

- Alors qu'est-ce qu'il se passe ?

Draco déglutit, il s'était juré de garder le secret mais il avait besoin de soutien et de conseils alors il rendit les armes.

- Lélio.

Le Serpentard vit les mains de sa condisciple trembler, il n'avait pas prononcé le nom de son frère face à elle depuis plus de quatre ans malgré les suppliques de la jeune fille pour aborder le sujet. Il ancra ses iris grises dans le regard sombre de Pansy et reprit la parole.

- Il... il est vivant.

- Draco...

- Ce n'est pas une nouvelle crise d'angoisse, la coupa-t-il. C'est juste la vérité.

- Comment est-ce possible ?

Draco haussa les épaules.

- Comment l'as-tu appris ? demanda-t-elle avec impatience.

- Je ne peux pas te le dire.

- Tu ne me fais pas confiance ? Siffla la jeune fille avec reproches.

- Je ne fais confiance à personne, récita-t-il comme une évidence.

- Lélio était mon meilleur ami ! Protesta la verte en se relevant.

La porte du compartiment s'ouvrit dans un grincement et les deux Serpentards tournèrent leur regard vers la nouvelle arrivante.

- Pardon, je ne voulais pas déranger, dit Hermione en se mordant la lèvre inférieure.

- Dégage d'ici Granger ! Hurla Pansy en laissant échapper quelques larmes.

La jeune fille ne fit pas le moindre mouvement pour quitter le compartiment et Draco devina qu'elle voulait s'entretenir avec lui au sujet de Lélio. Il s'adressa donc à Pansy de sa voix la plus calme possible.

- Pansy, assied-toi et écoute ce que Granger a à me dire.

- Tu es sûr Malfoy ?

- Pourquoi est-ce que je ne pourrai pas rester, Sang-de-Bourbe ? Cracha la verte en reprenant sa place.

- C'est toi qui vois.. Murmura la rouge sans quitter Malfoy des yeux. J'ai reçu une nouvelle lettre pour toi.

- Une lettre, tu joues les hiboux maintenant miss-je-sais-tout ?

- La ferme Pansy !

L'ordre cinglant de Draco figea la jeune fille, elle plongea ses yeux dans les orbes grises et comprit l'importance de cette lettre.

- ça a un rapport avec... demanda Pansy sans oser finir sa phrase.

- Granger a croisé Lélio par « hasard », en Russie, énonça le Serpentard comme si ça suffisait à tout expliquer.

Le regard de Pansy alla du jeune homme à la préfète à plusieurs reprises, puis elle prit la parole.

- Qu'est-ce qu'il fait là bas ? Pourquoi est-ce qu'il ne nous a pas donné de nouvelles ? Et... la fin de sa question mourut dans sa gorge et elle porta une main à sa bouche pour étouffer ses sanglots.

- Je devrai vous laisser... murmura Granger.

- Reste, dit la voix de Draco. Je n'ai pas la force de lui expliquer, murmura-t-il en vissant son regard aux iris chocolat.

Hermione soupira et s'installa à côté de Pansy, elle n'avait jamais aimé la jeune fille mais sa détresse semblait réelle cette fois, alors sans vraiment savoir le lien qu'elle avait avec Lélio Hermione commença son récit après avoir glissé la lettre dans la main de Draco.

Il fallu une bonne heure à la rouge pour tout expliquer et une fois qu'elle eut finit, elle s'excusa auprès des deux serpents.

- Si je tarde trop Harry et les autres vont s'inquiéter.

- Granger... dit Pansy d'une petit voix. Merci.

La rouge eut un petit sourire et se tourna vers Draco.

- Si tu changes d'avis, je suis sûre que Dumbledore t'apportera son aide.

- Ça ira, dit-il sans la regarder. Dis à Potter que je souhaite sincèrement que Black soit innocenté.

La jeune fille hocha la tête et quitta le compartiment. Pansy et Draco décidèrent d'un commun accord de rejoindre le reste de leur bande et de ne plus aborder le sujet Lélio pour l'instant. L'un comme l'autre savait que cet été serait des plus durs pour les enfants de Mangemorts qu'ils sont.