L'intrus
Hey !
Dis donc, vous, j'ai posté tard hier soir et vous avez tout de même commentés ! Mais vous dormez quand, bande de vampires ? XD
La fiction approche de la fin ! Je le sens ! Reniflez avec moi, ça pue la fin ! /snif snif/ Ouais, ouais, ouais… ça approche. Ça approche et vous êtes toujours là ! J'alterne entre rougir comme une mongolienne et pleurer de joie ! Vous aurez ma mort sur la conscience ! Et je vous hanterai comme Victor a hanté cette baraque pourrie ! è.é
Reviews :
AsamiRei :
Vu que Yuuri est parti en mission commando pendant les derniers chapitres, je me suis dit que son caractère doux d'agneau me manquait ! Je les trouve tellement mimi ensembles, bon sang ! Merci pour le comm' !
Liver-chan :
Merci beaucoup pour les mots doux que tu m'offres, je suis aux anges ! J'essaye de faire un Victor un peu plus offensif tout en rendant à Yuuri son caractère un peu plus réservé. Du coup, c'est assez compliqué ! XD Mais merci !
Viktuuri (je crois que c'est toi) :
Sachant qu'à Paris aussi j'attrape toujours un rhume, ça ne changerait pas grand-chose pour moi d'habiter ici, au Québec, ou même en Norvège ! XD Mes défenses immunitaires sont parties au club MED depuis quelques années déjà ! Et merci pour la review ! On a tous réagi pareil à l'épisode 7, je crois ! (J'étais en PLS, les larmes aux yeux, et j'ai remis le passage en boucle !)
Heaven-Sama :
Merci pour ton commentaire ! Je vais bien finir par les faire sauter le pas, un de ces quatre ! J'attend juste encore deux, trois éléments et ça sera bon ! Encore un peu de patience ! (Et t'as attendu prêt de 17 chapitres qu'ils se rencontrent, tu peux bien en attendre deux ou trois de plus pour qu'ils fassent l'amour ! XD)
Satant-sensei :
Je sais, la transition entre le drama et le cute est inexistante, mais crois-moi, je fais de mon mieux pour atténuer ça parce que, bowdel, j'en peux plus de ce drama à outrance ! Cette fic m'a fait mal dormir plus d'une fois, je veux de l'amûûûr, moi ! Q.Q Merci pour le comm' ! Chou-fleur et pizza !
Stephaniehoshi44 :
L'histoire a retourné sa veste, en effet. Tu peux y lire la frustration de l'auteure qui a fini par avoir peur de sa propre fic… J'essaye d'atténuer le choc, de nuancer le changement d'ambiance de la fic, mais puisque Victor n'est plus l'esprit frappeur… bah y a plus aucune raison de craindre, en fait XD Yolo ! Merci pour la review !
Kizuna :
Oh mais quelle chanceuse ! J'aurais aimé aller à la Japan Expo aussi mais j'étais trop explosée pour ça ! XD Dommage ! J'espère que tu t'es bien amusé ! Merci pour ton commentaire ! Kiss !
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre XXI :
Heureusement pour lui, Yuuri était reparti à l'intérieur quelques minutes avant que le brouillard ne revienne, ce qui avait au moins le mérite de lui épargner cette vision angoissante du monde qui s'efface petit à petit sous cet épais voile blanchâtre. Victor n'avait pas duré long feu non plus, quand bien même la cour était protégée au même titre que le manoir. En fait, la simple vue de la brume épaisse environnante lui donnait la chair de poule et une grosse envie de partir se réfugier dans l'une de ses cachettes.
Il rentra donc en hâtant le pas, à la recherche du Japonais.
Il le trouva dans la salle à manger, un peu nerveux. Nerveux ?
Victor se demandait ce qu'il pouvait bien traverser l'esprit du jeune homme. Il s'était précipité à l'intérieur pour soi-disant mettre de l'ordre dans le manoir, mais le voici à faire les cent pas comme s'il ne savait pas quoi faire de lui-même, les mains plongées dans ses mèches noires. Cette agitation ne paraissait pas nécessaire aux yeux du Russe, qui ne voyait pas où pouvait bien être le problème.
« Yuuri ? »
Aucune réponse. L'autre était complètement perdu dans ses pensées, marmonnant des mots inintelligibles en fixant le sol. Certes, on lui connaissait une angoisse naturelle, donc ce n'était pas non plus un fait incroyable que de le voir stressé. Mais là où ça coinçait, c'était la raison de ce malaise. Yuuri avait-il eu un sursaut de conscience et oublier quelque chose de son ancienne vie ? Où angoissait-il d'une raison futile, en bon perfectionniste qu'il était ?
« A quoi tu penses ? insista Victor en prenant appuie sur un mur pour le regarder s'agiter ».
Cette fois-ci, il ne se prit aucun vent, Yuuri étant un peu redescendu de son état hébété.
« Phichit va revenir.
_ Oui, c'est ce qu'il me semble… Où est le problème ?
_ Tu demandes où est le problème ? s'aberra le Japonais. Mais enfin, Victor, je suis mort ! Il doit être effondré ! Je ne lui ai rien dit de comment je me sentais depuis quelques mois ! Mon dieu, il va me haïr… Oh non… non, non, non, non, non ! Pas Phichit !
_ C'est ça qui t'inquiète ? »
Pour le coup, Victor devait reconnaitre être particulièrement surpris de la réaction de son compagnon. Il se souciait apparemment beaucoup de ce que pouvaient ressentir les autres – là où le Russe savait qu'il avait fait preuve d'énormément d'égoïsme jusqu'à peu –, et surtout de son meilleur ami, laissé derrière sans explication. A nouveau, Victor put contempler toute la grandeur du cœur de Yuuri. Sa gentillesse n'avait aucune limite avec ceux qu'il aimait, il était capable de se mettre dans des états pas possible juste à cause de suppositions.
« Juste une question, se permit Victor d'un œil sévère. Si j'ai bien compris, ce Phichit est ton plus proche ami, c'est ça ?
_ Oui… Oui, bien sûr !
_ Et vous vous connaissez depuis longtemps ? »
Yuuri ne s'arrêta pas sur le fait que cela faisait plus d'une question, un peu perturbé par la teneur de ces questions. Cela lui plaisait que Victor s'intéresse à lui et l'interroge sur sa vie passée, mais pourquoi tout à coup ?
« Plus de dix ans, répondit-il finalement. On s'est tout de suite bien entendu, on partageait les mêmes passions et il est si gentil… J'ai tout de suite compris que c'était un type bien. Surtout que je n'ai jamais eu confiance en moi, il le savait, et c'est toujours lui qui m'a encouragé à faire de mon mieux. Je dois beaucoup de choses à Phichit et à sa bonne humeur.
_ Donc, si je comprends bien, tu es en train de craindre que ton meilleur ami, toujours là pour toi, toujours compatissant, toujours sensible à ton sort, te haïsse pour avoir glissé dans un étang ? Il manque de la cohérence dans ton propos, Yuuri. Je ne connais pas ce garçon mais de ce que tu me racontes, ça me semble impossible qu'il te haïsse ».
Le Japonais baissa la tête, réfléchissant sur ces mots.
« Essaye d'imaginer la situation inverse, Yuuri. Je sais que si Christophe était mort à ma place, je n'aurais jamais pu le haïr pour autant. En sachant que son esprit hanterait encore ce monde, je me serais précipité pour voir comment il va, pour m'assurer qu'il n'a aucun regret – et s'il en avait, je ferais tout pour le soulager. Alors, dis-moi sincèrement, la prochaine fois que tu verras ton ami, que fera-t-il d'après toi ? Va-t-il te lancer un regard noir, t'accabler et disparaitre ou va-t-il se jeter sur toi pour te serrer dans ses bras en pleurant de soulagement ? »
Les mots de Victor étaient d'une véracité telle qu'ils furent à même de libérer Yuuri de ses craintes. Ses épaules figées se détendirent et une sorte de sourire triste passa sur ses lèvres. A ses yeux, c'était comme si le temps s'était arrêté pour lui laisser le temps de se remettre de ses émotions. En plus, Victor était très compréhensif et le regardait en silence, le temps qu'il réfléchisse à ses paroles.
La bonté dans son regard toucha Yuuri au fond de son cœur.
« Je suis effrayé…, avoua-t-il. Les choses ont indéniablement changé, je me sens plus libre. Mais pour cette quiétude, j'ai sacrifié ma vie d'avant… j'ai sacrifié l'amitié de Phichit, la confiance de mes parents, les attentes de ma professeure. J'ai la sensation d'avoir… fui.
_ Mais rien n'est fini pour autant puisque tu es encore là, devant moi, visible et palpable pour le monde des Vivants. Si tu tiens tant à cette liberté qu'on t'a longtemps refusé, savoure-là. Mais ne crois pas pour autant que les autres t'aient oublié. Tu es cher à leur cœur et je sais que si ton ami vient te rendre visite, tu auras la force de lui faire face le plus naturellement du monde. N'aie pas honte d'apprécier ta liberté, prouve que tu en avais besoin. Personne ici ne va te juger ».
Yuuri se balança d'une jambe à l'autre, hésitant.
« Et toi, Victor ? Tu te sens libre ou prisonnier ? »
La question le prit de court.
Il y a encore quelques temps, il aurait répondu 'prisonnier' sans aucune ambiguïté, notamment car, pendant des années, il s'était complu à penser que sa punition pour avoir mis fin à ses jours était cette solitude forcée, ce brouillard étouffant qu'il avait cru perpétuel.
Aujourd'hui, les choses étaient différentes.
Victor avait crain et subi la solitude pendant dix ans. Il n'était plus seul.
Victor avait tantôt regretté son geste, tantôt accusé autrui. Tout était pardonné.
Victor avait vécu de choses simples, entouré de ce qu'il aimait. C'était encore le cas.
« Je suis libre ».
Et dans les yeux de Yuuri, la réplique était claire : moi aussi.
« Merci, murmura Yuuri.
_ Pour ?
_ Pour m'avoir rassuré, parlé, accepté… Pour tout ce que tu fais au quotidien pour que je ne déprime pas de ce que j'ai fait. De ce que j'ai laissé faire, plutôt ».
Et puisque le jeune danseur était adorable avec son sourire timide, Victor l'enlaça sans crier gare, la bouche en cœur. C'était tout de même bien plaisant de ne plus être seul dans cet immense endroit. Victor avait eu peur que Yuuri ne s'isole et ne se referme sur lui-même, mais il n'avait fallu en définitive que quelques mots pour le rassurer. Le Japonais était sensible à la sincérité et le Russe en avait à revendre.
« Si des idées noires t'assaillent à nouveau, reprit le Russe près de son oreille, je veux que tu m'en parles. Ne reste jamais seul à te morfondre, c'est ce qui pourrait t'arriver de pire ».
Et parce que cela sentait le vécu, Yuuri répondit par l'affirmatif, acceptant de placer une partie de sa vie – de sa nouvelle vie – entre les mains de cet homme.
Bon… ils se rapprochent. Un peu vite mais c'est peut-être parce que mes ellipses temporelles ne sont pas très claires. En vrai, ils n'en sont pas à leur deuxième jour de cohabitation, donc ils commencent à se connaître ^^
J'espère que ce passage de trouble était clair. Ce n'est pas facile de décrire les pensées contradictoires ou parfois injustifiées d'un personnage. Mais ça m'a semblé nécessaire pour rappeler que Yuuri est un personnage très sensible. Et j'adore sa relation d'amitié avec Phichit donc je voulais en faire un enjeu du chapitre.
Après, entre ce que je veux faire et ce que je fais vraiment, y a parfois un fossé ! XD
Mais merci d'avoir pris le temps de me lire !
Biz' !
