Auteur: Bel Uriel Disraeli.
Disclaimer:
Béli :Tite Kubo a écrit Renji et il lui appartient, Béli a écrit Renji donc Renji...
Avocat: N'appartient pas à Béli!
Béli: Mais non! Vous ne connaissez pas rien au syllogisme et à sa logique!
Avocat: Par contre vous, vous connaissez sa limite...
Raited: T
Couple: Kenpachi/ Yachiru
Résumé: L'un a tout d'un psychopathe, l'autre est presque l'incarnation de la naïveté pur! Et pourtant, ils ne se quittent pas. Mais qui s'intéresserait à cet étrange couple que rien ne semble justifier... Après tout qu'est ce qui retient Yachiru à Kenpachi? Qu'est ce qui les lie ? Yachiru n'hésite pas à répondre : «Les cendres d'un phénix.»
IL FUT ECRIT
Acte I Partie II
Chapitre XXI : Catabase
L'ombre s'étendit, opaque et déplacé au cœur de cette journée ensoleillé. La pierre se craquela en un bruit de fissure peu rassurant, des petits morceaux tombèrent. Une petite flamme de pression spirituelle s'échappa de la base du pilier, lécha allègrement la pierre comme pour la dévorer avec gourmandise. Cette force d'ordinaire si paisible et inoffensive, avait une couleur terne comme si la colonne de pierre se retrouvait au cœur d'un brasier digne de l'enfer. La chaleur autour était suffocante, l'herbe qui avait jadis poussé allègrement aux alentours n'était qu'un souvenir. La terre était devenue rocailleuse, aride... Une terre morte, stérile.
La main traversa l'incendie pour poser sa paume sur la surface de la colonne, étonnement froide par rapport au feu dans lequel il baignait. La capuche du plus grand des deux visiteurs de ce lieu devenu maudit s'inclina en avant pour regarder de plus près. Alors qu'il inclinait la tête pour observer cette réaction hors norme, l'autre capuche ridiculement petite attrapa l'une des manches pour le tirer hors de porter.
- Il ne faut pas !
S'inquiéta la voix d'enfant. Avec son geste, elle avait fait tomber la capuche du plus grand. Les clochettes tintèrent.
- Ken-chan ne doit pas toucher à ça !
S'insurgea Yachiru en le tirant vivement plus loin. Celui-ci grommela quelque chose qu'elle ne comprit pas.
- Allons-nous-en !
Reprit la rosée, finissant par comprendre quelque mot.
- Ici aussi, c'est pareil.
La voix rauque d'hébétude de Kenpachi sonna comme un grognement. Elle porta les mains à ses oreilles qu'elle serra frénétiquement, puis leva les yeux sur le capitaine de la Onzième.
- Ken-chan !
Il porta son attention sur elle, le visage de Yachiru était emprunt de panique et de colère à la fois.
- Je ne veux plus l'entendre ! Allons-nous-en !
- Entendre quoi ?
Demanda t-il se mettant à son niveau.
- Elle pleure, et je ne veux pas l'entendre pleurer ! Allons-nous-en !
L'angoisse revint dans la voix de la fillette, il se leva et l'attrapa par son col, en quelques grandes enjambées ils quittèrent les lieux.
- C'est par où le prochain ? Demanda Zaraki. Alors Yachiru secoua la tête de droite à gauche en signe de négation.
- Veux pas y aller ! Clama t-elle.
C'est à ce moment que la silhouette surgit devant eux. Essoufflé, et dépenaillé il s'arrêta dans sa course. Si on lui avait dit qu'il allait tomber sur des shinigami ici, et pas n'importe lesquels ! Il déglutit et se crispa… Alors il était ici ce fichu pilier !
Le petit capitaine aux cheveux blancs fronça les sourcils en tentant de chasser d'un geste automatique la migraine qui lui taraudait les nerfs. Hitsugaya inspira profondément et s'essuya le front, juste là la douleur sourdait en une pulsation régulière et agaçante. Et il avait dû faire des pieds et des mains pour se glisser jusqu'ici. Le Temple le plus difficile à cerner : « Chikyû », les moines se baladaient masqués jusqu'aux yeux, et ne parlait pas du tout entre eux. La première règle chez eux était le silence éternel. Un silence pesant et étouffant. Il avait eut des échos sur ce le pilier qui devait être abrité par un havre de paix luxuriant, une plaine verdoyante. Et il était tombé en plein désert qui aurait presque concurrencé Las Noches.
Il avait jeté un coup d'œil au Temple de Kukitera et là bas aussi le pilier n'était pas en bon état. Mais qu'est ce qui se tramait ? Il devait faire des prélèvements et les envoyer à la Douzième. Mais la question qui lui vint immédiatement à l'esprit fut ce que le capitaine de la Onzième et sa fukotaïcho faisaient ici ? Zaraki n'aurait jamais pensé voir ce gamin ici. Fallait avoir une branche pour s'aventurer jusqu'ici. Tout d'un coup l'atmosphère devint suffocante, la chaleur tomba comme une chope. Le pilier flamba brutalement, et les arbres debout à sa proximité s'embrasèrent et en quelques minutes tombèrent en poussière. Kenpachi recula en attrapant la rosée, il se retrouva à coté de Tôshiro. Le capitaine de la Dixième attrapa son katana alors que son reiatsu qui avait été jusqu'ici masqué explosait autour de lui. Il le rattrapa comme s'il avait été sur le point de s'emballer. Il haletait et porta la main à sa tempe, alors que Kenpachi le dévisageait. Il n'en croyait pas ses yeux… Il avait déjà eut l'occasion de voir un nombre de fois ces signes apparaître sur le front de Yachiru. Mais là les signes serpentaient sur les tempes du petit capitaine. La rosée le regardait elle aussi, Tôshiro sentit la faiblesse le faire vaciller. Cela faisait une semaine qu'il avait infiltré les lieux, mais son état ne c'était pas réellement améliorer depuis l'attaque de Kusajishi.
- Tôsensha ?
Marmonna la rosée entre ses dents.
- Mouais… On dirait bien… Grommela Kenpachi ébahit.
Les piliers avaient toujours réagit à la présence de Yachiru, et réciproquement la rosée semblait s'épanouir. Mais la présence du petit capitaine semblait avoir accentué cette réaction. C'était quoi ce délire ? Alors il y avait réellement des personnes qui réagissaient aux piliers ? Les temples allaient vraiment se jeter à la poursuite de ces âmes dans le but de les sacrifier ? Bon sang, et il avait fallut que ce soit lui qui soit charger de cette maudite enquête sur les disparitions. Il fallait toucher quelques mots au Sotaïcho, mais avant tout identifier qui était ces élus. Qui d'autre pouvait correspondre à cette description ? Kenpachi réfléchit, et se souvint avoir vue des symboles sur la capitaine de la Quatrième… Y avait-il des chances pour que ce ne soit que des shinigami ? Et il n'avait pas la moindre idée de combien de Tôsensha il y avait au total.
Les moines n'allaient pas tarder rappliquer à cause de l'activité suspecte, il attrapa le capitaine par un coin de son col et fit un shunpô. Ils devaient s'éloigner avant de tomber sur un dignitaire du temple. Sans réfléchir il balança le petit capitaine sur son épaule, il ne pesait pas très lourd au fond, et Kenpachi l'entendit jurer de rage.
…
Ichigo s'arrêta dans sa course. Il s'appuya contre un arbre en pestant, il n'arriverait à rien de cette façon. Toshiro était partit en mission, cela faisait bien une semaine et depuis plus rien. Le shinigami remplaçant s'inquiétait vraiment, le petit capitaine n'allait pas bien. Matsumoto était coincé au chevet d'Hinamori et n'avait pas de nouvel non plus. Toshiro n'était pas du genre à ne pas laisser de trace, et évidemment il avait choisit de partir tout seul. Ces derniers temps rien n'allait, Rukia, Toshiro, Renji… Beaucoup de ses amis semblaient lui échapper et aller mal. Mal… Mal, enfin Renji c'était quand même marié ! Ikkaku filait un mauvais coton, la Onzième était devenu une division fantôme, même Kenpachi ne se battait plus ! Mais qu'est ce qui ne tournait pas rond ? Et il n'arrivait pas à contacter Kisuke pour couronner le tout… Bah, oui pour sauver Renji il avait dû ramener Inoue en catastrophe et dans le lot Sado et Uryuu l'avait suivit. Yamamoto avait fermé les yeux, mais cela faisait trois semaines déjà, il était grand temps de renvoyer ce petit monde sur terre. Mais il ne se voyait pas aller demander au vieux de lui fournir une porte alors qu'il n'était même pas sensé avoir mit les pieds sur terre. Ichigo faisait tout pour se faire oublier. Il devait faire un tour à la Treizième et demander à Jûshirô de lui ouvrit un autre portail et permettre à ses amis de rentrer. Mais avant, il devait retrouver Tôshiro. Et alors qu'il se redressait l'onde de reiatsu fit trembler en entier le Seireitei. Les alarmes du Gotei 13 résonnèrent jusque dans les bas fond du Rukongaï, tous les shinigami se tournèrent vers la zone où venait d'apparaître les pressions spirituelles.
Son coeur cogna durement dans sa poitrine, les reiatsus écrasant se répercutèrent si fort qu'il avait l'impression que l'ennemi était juste au dessus de sa tête.
La goutte de sueur perla sur sa tempe, c'était monstrueux, bien plus imposant que tout ce qu'il avait ressentit à Las Noches en allant sauver Inoue.
Au dessus de la place où c'était tenue le Sokyoku que Kurosaki avait brisé afin de libérer Rukia, la porte déchira le ciel.
Kenpachi se figea à son tour, sur son épaule Toshiro arrêta de se démener. Ils se tournèrent vers le lieu où était apparut les reiatsu. L'onde souffla comme une rafale qui balaya tout, les habitants du Seireitei se figèrent eux aussi, la terreur gagna les moindres recoins. Les alarmes hurlèrent une litanie presque macabre.
Aizen était revenu... Et il éait loin d'être seul.
Toshiro sentit la colère flamber en lui comme une bouffée, cette fois ci il ne le laisserais pas s'en tirer! Il s'arracha de la prise et disparût en un shunpô.
Zaraki sentit la force enfler sur son épaule, éclore et augmenter... Et sans qu'il ne puisse rien changer le reiatsu de Yachiru l'écrasa. La force le fit poser un genou au sol, il inspira difficilement alors qu'un hurlement franchissait les lèvres de la rosée.
Il n'y avait qu'aux abords des piliers qu'elle pouvait libérer sa pression spirituelle sans que les retomber ne blesse qui que ce soit. Et sa libération était impressionnante. Une force brute condensée et concentrée sur de frêles épaules, un véritable tourbillon écarlate de puissance. Cette percée de reiatsu passa inapercut auprès de celle qui écrasait le Seireitei. La poussière au sol se souleva et dans la force mouvante de la déflagration elle retomba. Le paysage était devenu gris, comme recouvert de cendre. Elle se laissa tomber au sol, haletant faiblement, voutée sur elle même comme le serait un félin meurtrit. Le sang ne perlait pas des signes cabalystiques. Kenpachi eut un mouvement vers elle, et ramena le petit corps contre le sien pour l'enlacer. Il lui caressa doucement les cheveux et elle se pelotonna en s'accrochant
- Yachiru-chan est désolé... Pardon... J'avais promit que... Pardon...
Ces os ne devaient pas supporter une telle charge, il s'inquiéta en sentant la fièvre qui brûlait l'épiderme de la rosée.
- C'est pas grave... Ajouta Kenpachi.
Il l'observa, ce qu'elle pouvait être belle ainsi! Il ne savait pas d'où lui venait un tel reiatsu, ni pourquoi il se manifestait de cette façon, mais c'était un spectacle époustoufflant. Pulsant de vie et de force dans ce désert de cendre. C'était comme une renaissance à chaque fois, des cendres maculaient son manteau et pourtant elle se tenait là, contre lui. Il se laissait envelopper par cette présence écrasante, son sourire se fit doux alors qu'il lui caressait la joue.
La première fois qu'elle avait appeler son zanpakuto, la rosée semblait triste et c'était tourné vers lui en écartant doucement les bras.
- Yachiru-chan est comme un phénix... Lorsqu'elle se libère elle brûle tout autour, et plus elle brûle plus elle grandit... Et plus elle grandit, plus elle a mal... Plus elle a mal, plus elle brûle...
Il posa les lèvres sur son front et elle ferma un oeil. Un zanpakuto type feu quasiment incontrôlable qui avait abasourdi Yamamoto. Une fois elle c'était libéré hors du périmètre d'un pilier et la combustion avait été si immédiate et complète qu'il n'était resté qu'un désert de cendre sur tout un périmètre de vingt mètres de diamètre. Alors Kenpachi s'arrangeait pour qu'elle ne le fasse plus, pour qu'elle ne souffre plus.
- Yachiru?
- Le ciel c'est ouvert Ken-chan...
Il la serra contre lui.
- On va aller leur botter les fesses alors...
Elle sembla inquiète, il savait qu'elle ne pouvait pas s'éloigner pas dans cet état.
- Dès qu'on pourra, j'irais leur montrer de quoi on est capable.
Ce qui voulait dire que pour l'instant ils allaient attendre. Yachiru soupira et s'appuya contre lui.
...
Tous les capitaines se levèrent, l'état d'urgence ne pouvait être plus explicite! Ichigo inspira, et d'un mouvement presque saccadé se jeta dans la direction où ils étaient apparut.
L'encre se répandit sur le blanc immaculé de la page.
«Au commencement était la fin, au commencement était
Aizen Sosuke
et avec lui commença la fin de la famille Royale»
0.o.0.o.0.o.0.0
C'est le dernier chapitre de cette partie! Tout ça pour ça... Non je n'ais pas fumé, mais je suis hyper contente de l'avoir finit! J'ai bien cru que j'allais l'emporter dans ma tombe. La bataille ne sera pas aussi longue et lourde que ce que j'ai fait pour ma première partie. Je me suis fixer un plafond par partie, pas plus d'une vingtaine de chapitre... Et j'ai bien l'impression que la prochaine partie sera l'une des plus courtes.
Donc, pour ceux qui veulent me suivre je vous donne les balises de ma prochaine partie :
IFE : « Eternel Hiver »
Résumé : Ce qui nous lie? Je n'en aie pas la moindre idée... Si, peut-être une chose. La neige...
Extrait chapitre I
« - Hinamori...
- Arrête de geindre. Si tu n'en es pas capable alors tais-toi pour une fois. Cracha la brune.
Il sursauta encore, ce n'était pourtant pas la première fois, ni sans doute la dernière qu'elle lui parlait aussi durement.
- Désolé de m'inquiéter pour toi.
Il avait un ton âcre, c'est elle qui le lui avait apprit. »
Folie, destruction, colère… Lorsque la descente aux enfers semble orchestrée et inévitable, qu'est ce qui pourrait sauver notre petit capitaine ? Lorsque ce qui nous lie est ce qui nous détruit. Aizen a réussi, son plan était parfait, plus rien ne pourra l'arrêter, même pas les capitaines…Combien d'entre eux sont déjà tomber sans même avoir brandit les armes ? Vous le saurez dans cette prochaine partie ! OWARI !
