DISCLAIMER : Glee, malgré mes nombreuses tentatives de corruption à la Jefferson Magennis, ne m'appartient toujours pas...Minus, je vais devoir trouver de nouvelles stratégies d'intimidation...pour conquérir le monde...de Glee! (Ça vous rappelle quelque chose? héhé!) En attendant ce grand jour, l'histoire reste tout de même mienne…pour ce que ça vaut bien sur…

Author Note :Merci à Clmence (La petite lumière va s'intensifier et si possible donner naissance à des étincelles qui vont mettre le feu aux poutres alors j'espère que tu apprécieras! Merci encore pour ta gentillesse), Cline (une première review qui m'a fait grandement plaisir ! Pour tout te dire, moi aussi je suis une grande fan de Burt ! Il est le papounet dont j'ai toujours rêvé, sévère mais juste et surtout aimant ! J'espère aussi que les chapitres à venir vont te plaire! Tu me diras ça plus tard, j'espère !), Minisofy (la suite arrive doucement mais surement, je pense pouvoir tenir le rythme de deux chapitres par mois pendant un bout de temps donc profitons-en lol !). Merci à tous mes autres reviewers et lecteurs et surtout à ma bêta sans qui la lecture de ces chapitres serait beaucoup plus difficile. Enfin, sans plus attendre, voici le chapitre 21.

Bonne lecture à tous !


Chapitre 21 : Prêt ?


John Smith trainait de la patte. Avec le froid glacial qui régnait, les rhumatismes liés à son accident dix ans plus tôt s'éveillaient et lui rendaient la vie difficile. Entre son épaule qu'il s'était déboité quatre fois, les deux balles qui avaient du être délogées de son fémur gauche et les nombreux autres bobos qu'il avait eu plus jeune, à 50 ans, il avait l'impression d'en avoir 20 de plus. Regardant les jeunots qu'on venait de lui envoyer, sa lassitude s'amplifia et il secoua la tête avant d'émettre un petit soupir.

Avec le temps qui passait, il se trouvait de plus en plus désabusé face à ces nouvelles recrues qui pensaient qu'être flic dans un coin comme le leur, signifiait se la couler douce et se permettre d'être le plus étroit d'esprit possible. Sur les six jeunes qu'on lui avait assignés, seuls deux en valaient la peine.

La première était bien évidemment la seule fille du groupe. Malheureusement pour elle, sa mère avait eu le malheur de la prénommer Rose. Gâtée par la nature avec un corps ferme mais généreux, elle avait une tête bien faite et surtout parfaitement posée sur ses épaules fines. Mais tout cela ne l'avait en rien aidé dans ce milieu machiste de première classe et elle avait du rappelé à plus d'un qu'une rose va de pair avec ses légendaires épines. A en juger par l'attitude impénétrable qu'elle arborait en toute circonstance, cela n'avait pas du être sans peine.

Et puis, il y avait le jeune Peter Donovan, tout juste 19 ans, pupille de la nation, qui malgré ses allures de mauvais garçon avait un sens aigu des responsabilités et des réflexes qui faisaient pâlir d'envie plus d'un. Kevin avait d'ailleurs eu le plaisir de gouter à son crochet du gauche. Il était resté sonné quelques minutes avant de concéder, bon joueur, que le Peter de service n'était peut-être pas tant que cela un puceau.

S'il fallait parler de Kevin, John n'aurait pas fini de si tôt. Le gamin avait tout juste 25 ans et à le voir, on aurait pu croire qu'il se croyait au club Med. Bâti comme les athlètes, il avait des bras si démesurés qu'il devait passer pas moins de 2 heures par jour à soulever des altères. Le pire, c'est qu'il se voyait comme la huitième merveille au monde et son petit miroir ne quittait jamais sa veste juste au cas où un épi aurait eu la mauvaise idée de se déplacer.

Secouant la tête doucement, John se versa une tasse du café bien noir et fort comme il l'aimait.

-Tout le monde dans la salle de meeting, cria-t-il en attrapant un donut au chocolat et en s'éloignant du groupe.

Un à un chacun se mit en route, avec pour la plupart une grimace sur les lèvres et une tasse de café fumant dans la main. En s'installant sur le fauteuil le plus confortable et qui venait d'ailleurs de chez lui, John les regarda entrer les uns après les autres, se demandant qui il pouvait mettre sur le coup. Il voulait tout planifier en détail pour le mois à venir. Il entendit Kennedy, le pire de la bande, flemmard et râleur de première, lancer :

-Et dire que la semaine avait si bien commencé…

-Alors Boss, continua Kevin, le plus baraqué du petit groupe de recrues, qu'est-ce qui nous vaut une réunion en salle de crise un mardi matin de si bonne heure ?

-Peuvent vraiment pas la fermer ces petits merdeux ? ronchonna l'adjoint de John, qui se nommait Bobby.

-Pour ceux d'entre vous, qui n'ont pas été des couches tôt comme moi, vous savez que notre bon vieil état d'Ohio s'est vu ébranler et va bientôt être ravagé par un scandale médiatique des plus intenses.

-De quoi tu parles John ? demanda Bob en fronçant les sourcils.

-Tu fais allusions aux pédés ? demanda Kennedy en affichant une grimace de dégout.

-Ta gueule l'avorton, lui asséna sur un ton froid Rose. Ce n'est pas parce que tu n'as pas grand-chose dans le pantalon que tu dois t'en prendre au monde entier.

-Qu'est ce qu'il y a, boucle d'or ? J'ai heurté ta sensibilité ? Parce que crois-moi, c'est un véritable cobra qui se cache sous mes vêtements et si je n'étais pas si sûr que tu en avais un comme le mien, je t'aurais fait gouter à la bête. Alors ne monte pas sur tes grands chevaux pour défendre les erreurs de la nature dont tu fais partie.

En regardant le visage figé de Rose, Kennedy crut bon de sourire et de rajouter.

-Tu ne vas pas te mettre à pleurer hein ?

-Qu'est-ce qui te dérange le plus ? rétorqua Rose en gardant sa voix la plus froide et dénuée d'émotion. Le fait que j'ai un cerveau qui me permet de réfléchir et d'éprouver de l'empathie ou le fait que tu ais été jugé indigne d'avoir un cœur et un cerveau, ce qui t'aurait permis d'évoluer de ton statut de primate basique à celui homo sapiens ?

Souriant, John se décida à arrêter là le massacre.

-Kennedy ferme la et à l'avenir je te prierai de garder tes jugements pour toi-même. Rose, mets toi à côté de Peter s'il te plait. Je ne sais pas ce qu'il y a dans le café ce matin mais l'effet est garanti pas vrai? En tout cas, avant d'avoir un pugilat sur les bras, je vais vous dire de quoi il en retourne. Mon ami Burt, le mécano de la ville pour ceux qui ne le connaissent pas, héberge en ce moment un mineur qui se trouve être plongé dans cette histoire insolite. Pour des questions de sécurité, une patrouille va être continuellement sur place et sera relevée toutes les six heures en journée et toutes les trois heures en soirée. Vous serez à trois par groupe, deux dans la voiture à l'entrée de leur propriété et un qui fait la ronde et sonne toutes les heures pour vérifier que tout le monde va bien. Avant que qui que ce soit ne se plaigne, je tiens à vous prévenir que les ordres viennent d'en haut.

-Pourquoi un tel dispositif pour une affaire si peu dangereuse ? demanda Peter.

-Parce que les acteurs de ce drame ont une putain de place dans la société, voila pourquoi. Maintenant, à moins que vous n'ayez d'autres questions, les équipes et le roulement sont affichés à l'entrée de cette salle. Au boulot les gars !

John vit Rose rouler ses yeux dans ses orbites à l'appellation mais elle hocha elle aussi la tête et sans un mot de plus, le petit groupe se dispersa.


Quand Kurt s'était éveillé ce matin là, il avait cru à un mauvais rêve. Pourtant la nuit avait été délicieuse, pas de cauchemars ni pour lui, ni pour Blaine et le réveil avait été doux car il avait eu le plus beau tableau en ouvrant ses magnifiques yeux bleus. Blaine et son ours étaient tous deux sur le coté en train de le fixer, l'un avec des yeux sans vie et l'autre avec tendresse. Blaine lui avait saisi la main et lui avait tout simplement souri et pour un peu Kurt aurait mis son bras à couper que la journée allait être tout simplement merveilleuse.

Mais alors qu'il prenait soin de sa peau, il remarqua le mot de Carole et réalisa qu'il n'en serait rien…Bien au contraire. Il avait avoué le plus calmement et le plus sereinement possible à Blaine de quoi il retournait mais le jeune homme n'avait montré aucun signe de peur ou d'appréhension. Kurt ne savait qu'en penser.

Quelques heures plus tard, il aurait pour un peu oublié les évènements qui se déroulaient s'il n'avait eu cette piqure de rappel. Drôle de remise sur pied, si vous voulez son avis mais soit, c'est ainsi que cela s'était passé.

Alors que la radio diffusait ses airs de Noël en boucle avec des auditeurs qui appelaient pour partager leurs meilleurs souvenirs d'amour et des fêtes, Blaine avait confortablement installé sa tête sur les cuisses de Kurt, les yeux fixés sur lui, la respiration calme et régulière mais le regard un peu vague. Le jeune châtain lui effleurait doucement la ligne de contour de son cuir chevelu doucement en lui souriant, profitant de ce moment privilégié qu'il avait.

-J'adore tes boucles tu sais, lui dit-il sur le ton de la conversation.

Blaine centra de nouveau son regard sur le sien avec une lueur indiquant qu'il était tout ouïe.

-Elles sont le parfait reflet de ta personnalité, reprit Kurt en expliquant son point de vue. Elles sont douces, un peu rebelles mais surtout quoi qu'il arrive elles retombent toujours parfaitement en place.

Le silence se fit un court instant avant que la voix de Kurt ne vienne l'arrêter.

-Je sais que tu penses que rien ne sera plus comme avant et peut-être as-tu raison. Toute cette situation nous a catapultés dans le monde sans pitié des adultes mais j'ai confiance en toi, en tes capacités à revenir à moi, à nous. Regarde Blaine, lui intima-t-il.

Prenant une boucle dans sa main, il l'étira à son maximum, triplant la longueur initiale de celle-ci avant de la relâcher. La boucle se resserra et reprit sa forme initiale sans difficulté.

-Ta rencontre avec Patrick Magennis t'a poussé au delà de tes limites, te contraignant à changer mais il n'est plus là bébé et son action sur toi est finie. Tu peux reprendre ta vie et redevenir tel que tu étais avant lui.

Blaine tourna la tête à l'opposé du visage Kurt en entendant le nom de son agresseur franchir les lèvres aimées, mais c'était sans compter sur l'obstination de son homme qui lui reprit délicatement le menton et le redirigea vers lui.

-Avec le temps et mon aide Blaine, tout peut recommencer mais il faut que tu le veuilles, il faut que tu y mettes du tien. Je peux être ton gel Blaine ! Je peux garder ta personne entourée d'une forteresse qui te permettra de guérir et de cicatriser jusqu'à ce que tu sois capable à nouveau d'être toi-même mais pour cela, tu dois me dire si tu acceptes que je sois ton chevalier servant.

Blaine sembla réfléchir un instant puis il se leva et se plaça à califourchon sur Kurt. Celui-ci retint son souffle devant le délicieux frisson qui l'envahissait. Blaine plaça sa main gauche, tremblante et moite sur sa joue et sa respiration se précipita. C'est ce moment qu'avait attendu Kurt depuis un long moment et il ne bougea pas. Déglutissant bruyamment, Blaine approcha millimètre par millimètre jusqu'à ce qu'ils puissent sentir le souffre de l'autre sur leur joue. Après une minute d'angoisse pour Kurt qui redoutait que Blaine ne change d'avis, il sentit enfin un contact doux et léger sur ses lèvres.

Sa bouche se posa enfin complètement sur celle de Kurt et n'y bougea pas d'un pouce, comme s'il guettait une réaction de lui. Quand rien ne se passa, il bougea ses lèvres pendant un instant, toujours hésitant mais sans alléger la pression de ces lèvres. Quand il ne sentit pas de réponse, il s'éloigna et fixa Kurt du regard, le rouge s'étendant sur ses joues. Kurt lui sourit afin de lui redonner de l'assurance et quand il l'embrassa de nouveau, il bougea ses lèvres de manière synchronisée avec les siennes. Les sensations étaient juste fantastiques, plus fortes que la chute dans la tour de la terreur de Disney.

Et puis Blaine se fit plus audacieux et alla au-delà des attentes de Kurt quand il sortit de son antre chaude, sa petite langue rose et lécha les lèvres de son aimé. D'abord surpris, Kurt le rejoignit en entrouvrant et allant à la rencontre de cette langue délicieuse et trop timide. Elles s'effleurèrent, se caressèrent et s'enlacèrent avec une tendresse et un amour infini. Une passion qui, bien que soutenue, poussa les mains de Kurt à se poser sur le derrière ferme et rebondi de Blaine.

Ce simple geste aurait juste ralenti les deux jeunes hommes dans leur quête de réconfort s'il n'avait été accompagné du bruit assourdissant que produisit une pierre jetée contre la fenêtre de la cuisine et du cri plein de haine qui l'accompagnait. Entre les jurons de Burt, le cri de Carole et ce contact trop intime, Blaine paniqua et se rejeta le plus loin possible de Kurt.

Un pas en avant et trois en arrière pensa Kurt, qui ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire satisfait sur les lèvres. Parce que si on prenait la situation dans sa globalité, il savait que Blaine était finalement prêt à le laisser entrer, d'une manière ou d'une autre.


Vos pensées sur ce nouveau chapitre? Puis-je vous suggérer de laisser une petite review? Le bouton juste en bas oui, c'est ça... Votre doigt y est presque, oui, oui, encore un petit effort...Merci

Bonnes vacances à ceux et celles qui ont la chance d'en avoir et pour les autres, hé bien vous laissez pas avoir par la déprime, le froid et le mauvais temps! Faites comme moi, pensez au mois de mai et à ces nombreux jours fériés :)! A bientôt...