Disclaimer : Comme d'habitude, rien ne m'appartient ! SAUF : Sam Beckett, Lou Vidal et Rose Fitzwilliam, qui m'appartiennent totalement ;)

Paring : Harry/Draco (principalement)

Rated : MA (Lemon)

Rappel : Cette fanfiction contient des OC (personnages originaux), fait mention de violence physique et morale, eeeet joue un chouïa avec le déroulement de l'oeuvre canon. Ainsi, pour le bon déroulement de cette histoire : Severus Snape, Albus Dumbledore, Sirius Black et Remus Lupin ne sont pas morts ; Cho Chang et Katie Bell sont de la génération d'Harry ; Tout événement sinistre s'est terminé en sixième année ; J'ai pris une certaine liberté avec la composition des équipes de Quidditch.

Nombre de chapitres : 1 prologue, 34 chapitres et 1 épilogue.

Toujours un grand merci à celles et ceux qui m'ajoutent en favoris/follow ! :)

Enjoy !

. . .


- Premier match de Quidditch -

- Samedi 12 octobre –

« Quelqu'un doit avertir Ron », ils étaient bien gentils mais pour lui dire quoi. « Hey au fait ! On espionne ton meilleur ami depuis des jours et s'il paraît un peu grognon c'est probablement à cause de tout ce qu'on fait pour le rapprocher de Malfoy. Tiens d'ailleurs, il a l'air d'aller un peu mal, tu n'irais pas lui parler pour voir ce qui ne va pas ? ». Sam grogna. Elle venait de se réveiller et c'était tout ce à quoi elle pouvait penser.

Evidemment, Lou avait très vite soulevé le fait que ce ne pourrait pas être elle – elle ne le connaissait même pas. Rose s'était à son tour passablement rapidement écartée de l'équation. Blaise et Sam avaient passé le reste du temps à se renvoyer la balle, jusqu'à la sentence finale.

-De toute façon, ça peut attendre encore un peu, non ?

Et voilà, sujet clos. Sam se retourna entre ses draps, cherchant le courage de se lever. Elle était persuadée que ça allait finir par lui revenir en pleine figure. Mais enfin bon… elle avait probablement un peu de temps avant que ça ne revienne sur le tapis…

-T'es réveillée, Limaçonne ? S'éleva la voix de Lise depuis la porte du dortoir. C'est l'heure du petit dèj' !

Alors, soupirant, elle se laissa glisser hors de son lit. A vrai dire, ce n'était pas pile l'heure du petit déjeuner, puisque la plupart des élèves y étaient déjà. Simplement, ce n'était pas encore fini. Ron, par exemple, était toujours devant son bol de café à moitié vide, et à moitié tiède. Son genou contre celui d'Hermione, assise après de lui, il observait son meilleur ami manger avec ce qui paraissait être un certain manque d'entrain.

-Eh, c'est à quelle heure le match cet aprèm' ?

Tous se retournèrent vers Dean, même Ron, même Harry. Ce fut Ginny qui répondit, quinze heures, sûre d'elle. Harry se retourna vers elle, ils se regardèrent un instant. Ron retint son souffle, mais Harry sourit à sa sœur, un peu, et Ginny sourit en retour. Il soupira – intérieurement. Hermione posa sa main sur sa cuisse et serra un peu, elle avait remarqué, aussi.

Il se demanda si Harry se sentirait assez d'humeur pour assister à la rencontre avec eux. C'était le premier match de l'année scolaire, Poufsouffle contre Serdaigle, et ça ouvrirait la course à la coupe. D'habitude, Harry était enthousiasmé au commencement de la saison de Quidditch, mais pour cette fois-ci Ronald avait quelques doutes. Même si, probablement, il ne le saurait qu'au dernier moment… tout de même, il tenta :

-Harry, tu seras de la partie bien sûr ? Lança-t-il avec un petit sourire peut-être un peu forcé.

-Ouais, sans doute.

Mais Harry avait haussé les épaules et gardé ses yeux sur ses pancakes, et Ron sut qu'il mentait.

.

-GO SERDAIGLE !

Rose n'avait pas une grande âme de sportive, mais lorsqu'il s'agissait de son équipe elle savait donner de la voix. Elle avait attaché ses longs cheveux noirs en queue de cheval haute pour ne pas les avoir dans les yeux à cause du vent et avait – comme ses amis – peint ses joues aux couleurs de sa maison.

-C'était une passe digne d'un capitaine, et Serdaigle reprend l'avantage !

La voix de Luna, portée par multiples haut-parleurs, résonnait dans tout le stade. Sur le terrain, les Poufsouffle se la jouaient agressifs – un passeur de Serdaigle évita de justesse un Cognard bien dirigé et la foule lâcha un oouuuuff sonore. Suivit d'un virulent wooouuuh ! quand Serdaigle marqua – les Poufsouffle et supporters, eux, grognèrent de frustration.

Rose applaudit aussi fort qu'il en était humainement possible, puis se retourna vers les Gryffondor pour voir quelles couleurs avait décidé de supporter Sam ce jour-là. Ce qu'elle remarqua – outre la banderole jaune et noire au-dessus la tête de son amie – fut l'absence notoire de Potter aux côté de Weasley et Granger. Elle le chercha un moment des yeux, dans les gradins, mais rien à faire. Elle fit un peu la moue. Potter n'était pas là.

-Poufsouffle reprend le Souaffle ! Quelle accélération !

Malfoy non plus n'était pas avec ses amis. Rose fronça les sourcils. Mais Luna annonça une tentative de tir au but et son sang ne fit qu'un tour – elle se retourna vivement vers les anneaux de Serdaigle.

-Quel bel arrêt !

Et la tribune Bleue et Bronze entama une gigantesque ola. Mais Rose avait eu raison de trouver tout cela louche et – pensant que l'autre serait au match – ni Harry ni Draco ne s'attendit à croiser l'autre dans le parc. C'était ridicule, ils n'avaient rien à se dire, rien à… rien à rien du tout. Draco baissa les yeux. Ils s'étaient arrêtés à plusieurs mètres l'un de l'autre, il pensa qu'il était préférable d'attendre qu'il s'en aille avant de faire quoi que ce soit d'autre.

-T'es pas au match ?

La voix d'Harry était monocorde, Draco haussa les épaules. Il avait pensé que Potter partirait tout de suite, mais il n'avait pas l'air de vouloir bouger le premier. Alors une boule se forma dans sa gorge… il n'était pas sûr qu'il avait vraiment envie de demander. Bien sûr que si il voulait savoir. Il se mordit la lèvre, hésitant. Puis il tenta de ne pas avoir l'air affecté :

-Pourquoi tu m'as embrassé ?

Et sa voix ne trembla pas. Harry détourna les yeux, haussa les épaules à son tour. Draco pensa qu'il s'en fichait. Lui pensait que c'était déjà assez compliqué dans sa tête pour en plus se justifier auprès de Malfoy. Il ne fallut que quelques secondes dès lors, pour que Harry ne marche vers lui, puis le dépasse, sans plus le regarder. Draco se retourna pour le voir s'éloigner en direction du lac, puis il baissa les yeux. De nouveau. Voilà qui avait été glorieux.

Il alla se caler contre un arbre, et resta là aussi longtemps qu'il en ressentit le besoin. Seul, il ferma les yeux. Le soleil d'octobre était discret, mais doux, et il profita du silence et du vent qui se levait.

Au loin retentirent bientôt les acclamations de fin de match. Les Poufsouffle s'étaient bien battus, mais les Serdaigle avaient été meilleurs et la somme des paris – plus ou moins tolérés par le corps enseignant – s'échangeait déjà. Hermione était extatique. Elle avait parié une petite fiole de sang de dragon avec les sœurs Patil et avait bien hâte de la leur soustraire. Mais son humeur tomba légèrement quand elle vit que Ron ne s'était pas levé pour quitter les gradins, comme tous les autres. Elle crut un instant que quelque chose n'allait pas.

-Ron ? Tout va bien ?

Mais il se retourna vers elle avec un petit sourire aux lèvres et lui fit signe de regarder en face, de l'autre côté du terrain. Dans la loge d'où Luna avait passé le match à commenter, Neville. Il se levait, tout comme elle, et ensemble ils se dirigeaient vers la sortie. Ron s'était demandé où leur ami était passé, il savait maintenant.

Neville avait eu très envie de prendre la main de Luna dans la sienne, mais il n'en avait rien fait. A la place, les mains dans les poches, il descendait avec elle les escaliers des gradins, suivant le mouvement de la foule vers le parc pour rejoindre le château.

-Où tu veux aller, ensuite ? Lui demanda la voix claire de la jeune fille – un peu usée, peut-être, d'avoir tant donné durant la rencontre.

Neville ne put empêcher un rouge léger de lui monter aux joues. Ça lui faisait toujours ça, quand elle lui demandait son avis. Comme si elle voulait qu'il se sente bien, aussi. Il bafouilla qu'ils pouvaient aller où elle le voulait. Ils arrivaient au rez-de-chaussée et le regard de Luna s'éclaira en se retournant vers lui.

-Oh, je sais ! J'ai vu une nouvelle plante dans les serres hier, je suis sûre que tu vas la trouver fascinante.

Alors elle prit sa main et l'entraîna à sa suite, fendant les groupes d'élèves par dizaine. Elle ne s'arrêta qu'une fois, en cours de route, et Neville faillit lui marcher sur les talons. Devant eux, un petit groupe de Serpentard – dont la nouvelle élève, que Luna s'était arrêtée pour dévisager.

-Quoi ?

Apparemment, comme beaucoup d'autres personnes, Vidal n'était pas à l'aise à l'idée d'être ainsi directement observée. Et puis elle avait l'air étrange, cette élève de Serdaigle peinturlurée aux couleurs de sa maison, avec son air songeur et ses drôles de lunettes roses.

-C'est drôle… Fit-elle. Les Joncheruines… on dirait qu'ils t'obéissent.

Lou haussa un sourcil. Londubat tira un peu la manche de son amie. « Luna, tu viens ? », et ils s'éloignèrent tous les deux, sous le regard perplexe de Lou Vidal qui se retourna vers les trois autres.

-…C'était qui ?

-Lovegood, lui répondit Blaise dans un haussement d'épaules. Elle est spéciale. On s'habitue.

Derrière lui, Pansy et Théo acquiescèrent. Ça c'était de l'esprit d'équipe. Ils tournèrent les talons pour reprendre leur chemin vers le château et Lou les suivit. Draco ne s'était pas pointé, elle se demanda s'il allait bien. Elle se demanda si Blaise se demandait s'il allait bien.

Ils marchèrent comme ça jusqu'au château et Pansy et Théo se chargèrent de la conversation. La réponse, peut-être, à la question que se posait Lou – oui, Blaise s'inquiétait. Mais quelque chose les tira tous les deux de leurs sombres pensées, et ce quelque chose s'appelait Sam Beckett. Dans les couloirs devant eux, ils la virent se séparer soudainement de son groupe d'amis. Sans au revoir, sans signes, sans rien.

Qu'est-ce qu'elle avait encore en tête.

Mais la réponse était très simple. Sam avait, du coin de l'œil, repéré Rose remonter les bretelles de deux élèves de deuxième année de Gryffondor. D'aussi loin, elle réussit à capter les mots paris et interdiction, et elle ne put s'empêcher de vouloir aller fourrer son nez dans les affaires de son amie. Hypocrites, les affaires, étant donné qu'elle aussi avait pris les paris en faveur de Serdaigle plus tôt dans la journée.

Rose la vit arriver, de loin, et toutes les deux pensèrent la même chose quand leurs regards se croisèrent un instant. Ça va être marrant.

-On peut savoir ce qu'il se passe, ici ? Lança Sam en arrivant – et les deux élèves virent sa venue comme un miracle.

La partiale, partiale préfète aux couleurs de leur maison. Quand Snape passa au bout du couloir, les filles ne se prenaient la tête que depuis quelques minutes et les deuxièmes années se faisaient déjà la malle en quatrième vitesse. Le professeur leva les yeux au ciel – il ne voulait même pas savoir ce qu'il se passait.

-T'as aucun droit sur eux, Fitwilliam !

-J'ai tous les droits que je veux, je suis préfète autant que toi Beckett !

Il passa sans entendre la dispute s'atténuer, puis cesser. Les éclats de voix furent remplacer par un silence satisfait, et puis Rose donna un petit coup de coude dans le bras de son amie pour avoir son attention.

-Eh au fait, en parlant de paris, tu me dois cinq gallions.

Sam grimaça. Elle aurait pensé que ça ne lui serait pas revenu si vite… Pourtant les Poufsouffle avaient mis au point une meilleure technique, une meilleure… une meilleure tout ! Elle fronça sans s'en apercevoir le bout de son nez en se retournant vers la Serdaigle.

-Je demande un délai.

-Un jour.

-Trois.

-Un.

-Deux.

-Un.

-Ça marche !

Et Severus aurait été reconnaissant, s'il avait su, de ne pas avoir eu à assister à ça. Sa maison à lui, au moins, avait des valeurs, un honneur. Une façon de se tenir, une façon de se comporter.

…Une façon d'observer un garçon avec lequel on était amie depuis longtemps, en se demandant si Lou avait raison et si, de son côté, on ressentait une plus grande part d'amitié ou de tendresse, ou de quelque chose d'autre, même, peut-être. Après tout, on ne s'était jamais vraiment posé la question.

Pansy soupira, longuement. Théodore, plongé dans un livre de fiction, n'avait pas l'air d'avoir changé de comportement envers elle. Est-ce qu'il avait remarqué qu'elle le regardait ? Elle se sentit invasive soudain. Comme une voleuse, voleuse de regards, d'images. Théo releva les yeux vers elle et – comme s'il ne s'était pas attendu à croiser son regard – il rougit avant de rebaisser les yeux sur son bouquin.

Elle en fut confuse. Puis un petit sourire, presque étonné, naquit à ses lèvres. Alors c'était vrai, Lou avait vu juste. Elle se retourna vers elle pour voir si elle avait remarqué ce qui venait de se passer, mais elle avait le nez dans des devoirs de Botanique. Elle se retourna alors vers Blaise, mais son ami avait l'air songeur. Alors, sourire aux lèvres, elle rebaissa les yeux vers ses propres parchemins de Métamorphose.

La vérité, c'était que Blaise pensait encore à cette conversation qu'il avait eue avec les filles la veille – à propos de Ron. Il savait pourquoi Sam n'avait pas voulu aller le voir, pour les même raisons que lui ne souhaitait pas s'en charger non plus. Simplement, il avait remarqué que Potter n'était pas venu avec ses amis pour voir le match, et il ne pouvait que se demander comment Ron, son meilleur ami, allait réagir à ça sans avoir toutes les pièces du puzzle. Il s'en voulait de lui cacher tout ce qu'ils savaient, mais comment lui dire ? Lui-même ne savait plus vraiment comment il avait réussi à se faire embarquer là-dedans par les trois autres. Mais Ron avait forcément vu que Potter allait mal, et Blaise ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il comptait faire, maintenant.

C'était simple, pourtant. Loin des complots, des coups montés et autres mensonges par omissions, Ron alla frapper à la porte du dortoir qu'il partageait avec Harry, et avec les autres.

On ne lui répondit pas, il entra tout de même. Seamus et Dean étaient dans la salle commune, Neville passait la journée avec Luna. Il savait qu'il n'y avait que Harry à l'intérieur. Il referma derrière lui, les rideaux n'avaient pas été tirés et la pièce baignait dans une douce lumière naturelle. Son ami, assis sur son lit, semblait sortir d'une douche.

-Alors, ce match ? Lança-t-il avec entrain sans relever les yeux vers lui, enfilant des chaussettes chaudes et propres.

-Il faut que tu me parles, Harry.

Il n'avait pas pensé que sa voix sonnerait si fatiguée, mais la vérité c'était que Ron était dévoré d'inquiétude. Harry se retourna vers lui, près à nier en bloc, mais l'air sombre de son meilleur ami le convainquit de se taire. Alors il baissa les yeux, et prit une lente inspiration.

-Je le ferai.

Et ces quelques mots restèrent coincés dans la tête de Ron toute la soirée encore. Je le ferai. Alors il y avait bien quelque chose. Quelque chose qui le rendait malheureux, mais qui était si dur ou si étrange que Harry devrait puiser dans un certain courage pour pouvoir en parler avec lui. Il se sentait tellement coupable de ne pas l'avoir remarqué plus tôt que ça ne fit que décupler son inquiétude. Qu'Harry soit accablé de quelque chose de si grave qu'il ne serait pas un meilleur ami à la hauteur. Qu'il avait déjà été décevant en ne voyant pas ce qui maintenant semblait évident.

Harry, Harry, qu'est-ce qui te ronge comme ça.

Et comme si ses amis se plaisaient à le tourmenter, ce fut le soir que Seamus et Dean choisirent pour franchir un pas dans leur relation. Ils en avaient parlé presque toute la journée et ils étaient sûrs maintenant, ils pouvaient le faire.

Ils sortaient ensemble depuis cinq jours, c'était encore nouveau mais ils commençaient à vraiment se faire à cette nouvelle situation. Ils voulaient que les autres s'y fassent à leur tour, pour ne pas avoir à leur mentir, ou à se cacher. Après tout, ils avaient traversé énormément de choses ensemble – de bonnes comme de très mauvaises. Ils étaient leurs amis, ils voulaient jouer franc jeu.

De concert, ils avaient décidé de parler d'abord aux garçons du dortoir. Ensuite peut-être ils pourraient laisser les autres deviner tout seul. Ils avaient prévu de faire ça après le dîner, alors évidemment ledit dîner leur parut être interminable. Et quand enfin ils eurent l'attention de leurs amis, face à eux, dans leur chambre commune, l'adrénaline était telle qu'ils auraient pu courir un cinq cent mètres en moins d'une minute.

-Alors voilà… Commença Dean. On voulait vous dire, hm… on est…

Il se retourna vers Seamus, comme pour puiser un peu de son énergie pour compléter son courage. Seamus qui prit une grande inspiration, pour lâcher d'un bloc :

-On sort ensemble.

Silence. Dean pouvait littéralement voir sa vie défiler devant ses yeux. Quel tact, quelle… quelle délicatesse. S'il avait pu disparaitre dans la tapisserie, il s'en serait empressé de le faire. Enfin… au moins, c'était dit. Les trois autres étaient restés silencieux.

-…Le gars ? Finit par demander Dean. Ça va toujours ?

Ron aurait aimé, lui aussi, disparaître dans la tapisserie. C'était trop pour une seule journée. Il n'avait jamais assisté à un coming-out, il n'avait jamais fait son coming-out, il n'y avait même jamais songé, et il n'avait absolument aucune idée de la façon dont il était censé réagir à ce genre de nouvelles. « Cool. », « Sérieusement ? », « Dingue. », « Je tombe des nues. », « Je suis tellement hétérosexuel que cette situation me passe au-dessus de la tête ». Ugh. Il était temps de passer en mode QFLRH. Que Ferait Le Ron Hétéro. Mais Neville lui épargna de devoir dire le premier mot.

-Donc vous êtes, genre… gays ?

Les concernés s'entreregardèrent. C'était une bonne question. En tout cas, ils n'étaient pas hétéros. Ce fut comme ça que Dean décida de le formuler. « Pas hétéros ». Ron avait l'impression qu'il serait démasqué à l'instant où il ouvrirait la bouche, alors il pensa à quelque chose à dire qui n'aurait pas l'air étrange.

Il ne trouva pas immédiatement.

Pendant ce temps-là, ça bouillonnait dans l'esprit de Harry. Et alors que Neville – qui semblait être le seul à avoir une réaction saine et naturelle – posait des questions légitimes et non-invasives, le Sauveur du Monde Sorcier se repassait en boucle tout ce que cette information changeait pour lui.

Neville venait de demander qui avait fait le premier pas, ça avait fait rire Dean et grimacer Seamus.

Soudainement, il repensa à ces dernières semaines et en aurait rougi de honte s'il avait été seul. Mais Dean et Seamus, il les connaissait bien, et ça ne changeait rien pour lui qu'ils soient… peu importe ce qu'ils étaient, d'ailleurs. A vrai dire, il n'était pas si étonné qu'ils se soient rapprochés. Alors pourquoi… pourquoi quand il se mettait à leur place… soudainement, rien n'allait plus. Il repensa à Malfoy et détourna les yeux, honteux pour de bon.

-Alors… Finit par s'élever la voix de Seamus, hésitant. C'est tout bon ? On est cools ?

-Evidemment, répondit Ron avec un sourire. Pas vrai Harry ?

Et Harry sourit à son tour, fit signe que bien sûr, assura qu'ils étaient toujours cools, et pas une seule seconde il ne mentit.

A suivre...


Eeet voilà pour cette semaine ! Un avis, une réaction ? Je sais qu'il ne se passe pas énormément de choses dans celui-là (étonnant...) mais j'essaye de prendre en compte les autres personnages, j'espère que ça ne vous éparpille pas trop. :3

En tout cas, comme d'habitude, je vous dis à mercredi prochain (30/03/16) pour le chapitre 21 ! :)

Chip.