Titre : What The Fuck ? Just Bad Luck !

Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)

Rating : M, on continue sur notre lancée :)

Genres : UA ( univers alternatif ), romance, humour

Disclaimer : Personnages à Akira Amano-Sensei, histoire, mise en scène, tournures et situations d'un goût douteux ou autres... Ça en revanche, c'est de moi. Hélas.

Warning : Heuuu... Trop de situations à warninguer, aussi je préfère indiquer que l'ensemble de la fiction est sujet à warning. * rires *

Note : Hello !

Pas mal de retard une nouvelle fois. J'ai été pas mal occupée dernièrement mais on y est enfin ! Après vingt chapitres de déboires, le bout du tunnel – ou presque ! :p je vous laisse savourer... Le prochain chapitre sera donc le dernier, on atteindra un final de vingt-deux chapitres et ça me semble un bon compromis ^^ N'hésitez pas à me laisser votre avis, c'est l'avant dernière ligne droite. Je remercie beaucoup les revieweuses, c'est un plaisir de lire vos avis concernant cet écrit pour le moins... Atypique. Et qui pourtant me tient énormément à coeur. Je prends toujours beaucoup de plaisir à l'écrire et le terminer va me faire un petit pincement au coeur... Lol. Il faut savoir que je l'avais déjà terminé une première fois mais que finalement, j'ai tout chamboulé mes plans et rien n'est comme je l'avais prévu initialement ...* rires * Baaah... C'est mieux comme ça, je suis contente de comment ce sont déroulé les choses. J'espère que vous apprécierez cette avant-fin, ainsi que le final à venir. Merci encore et à bientôt !

Des bisous !

Spécial remerciement à Aho-Ushi-Lambo pour ses nombreuses reviews et son engouement pour la fiction. Merci encore ma grande ! ^_^

-x-x-

Sérieux...

Sérieux quoi...

Il me semble que j'avais prévenu en plus. Mieux vaut prévenir que guérir, hein. Ha ha. J'avais dis que tomber sur Ganauche à ce moment, c'était pas le bon plan. Je le savais, sa race ! Tch.

Moi j'étais encore en mode OFF et dehors y'avait de plus en plus de peuple qui commençait à s'amasser. Tout le bar avait décidé de venir finquer en même temps ou quoi ? Un type quelconque m'a bousculé, s'est vaguement excusé et a disparu dans la masse ovine. Ce gars, je sais pas qui c'est mais il au moins eu le mérite de me tirer de mes pensées. Pas géniales les pensées. J'ai secoué la tête et rivé mon regard vers l'entrée, à peine discernable dans la foule, Yamamoto était plus là. Évidemment. Ganauche lui, avait pas bougé et regardait aussi l'entrée, un regard interrogateur à l'appui.

- Je trouve Yamamoto de plus en plus bizarre... Je sais pas ce qu'il a en ce moment, qu'il dit après coup en reportant son regard sur moi.

J'ai pas relevé et ai soupiré. Un bon gros soupir à fendre l'âme. Tout ça commençait sérieusement à me casser les bonbons. Je me suis tourné vers le beau gosse number two, avec la ferme intention de mettre un putain de terme à toute cette merde. C'est bon, j'étais gavé.

- Ecoute, heu... Toi et moi, ça va pas être possible. J'suis désolé d'avoir donné l'impression que j'étais intéressé toussa mais... C'est pas le cas.

J'ai déblatéré mon truc en une traite, sans respirer. J'ai lancé un autre « désolé » a Ganauche qui répondait pas, se contentant de me fixer, l'air un peu ahuri pour le coup. Bref. Situation merdique, inside. Ça avait trop duré de toutes manières et pour la putain de millième fois, c'était pas lui que je voulais. Si y'en a qui doute encore que je veux Yamamoto Takeshi, corps et âme, qu'ils se barrent tondre des lamas en Patagonie. Sans déconner ! J'ai détaché mon regard de celui de Ganauche et je me suis décollé du mur dans le but de me casser. Purement et simplement. C'était pas la peine de rester, de faire espérer d'avantage le type ou je sais pas quoi. J'avais envie de me barrer. Depuis le début, j'avais envie de me tirer. Et là, concrètement, j'avais envie de retrouver Yamamoto pour m'expliquer avec lui. J'ai encore son regard en tête et ce putain de regard va me hanter si je vais pas, maintenant, lui claquer que c'est pas ce qu'il croit ou a pu croire. Vous savez quoi ? Je vais aller balancer à Yamamoto Takeshi que je suis dingue de lui. Ouais carrément. C'est décidé. Qu'il prépare ses esgourdes car je le dirais qu'une seule et unique fois. Place au spéctacle – ou au carnage, c'est selon.

Je fais un pas en direction de la sortie quand la voix du beau gosse numéro deux retentit à nouveau platement :

- C'est Yamamoto, c'est ça ?

Un frisson me parcourt. Je me stoppe un court instant. Rien que ce simple geste fait office de réponse. J'ai rien d'autres à ajouter ; pas la peine. Tout est dit ou plutôt... Rien n'est dit. Et c'est suffisant. Je réponds pas et sans me retourner, continue ma route. Je bouscule tous ces cons et, par un miracle de fou, réussit à rentrer dans le bar. Au même moment, un autre type me bouscule violemment, je vais pour le descendre quand je me rend compte que c'est Tsuna. Il me regarde, un regard interrogateur à l'appui oscillant entre mon visage et derrière mon épaule.

- Hayato, ça va ? Yamamoto-kun n'est pas avec toi ?

Je plisse les yeux et le prend par les épaules pour le pousser sur le côté. On est en plein dans le passage et le prochain connard qui me bouscule ou me pousse, je lui en colle une.

- Il est pas retourné avec vous ?

Tsuna secoue la tête en signe de dénégation.

- Non. Je venais voir justement si vous étiez ensemble ! Qu'est-ce que... ?

- Tch, putain !

Je fais claquer ma langue, agacé. Les yeux caramel sont focalisés sur moi et emplis de gravité. Tsuna presse sa main contre mon épaule, une voix inquiète à l'appui :

- Hayato, il se passe quoi ?

Je grogne une nouvelle fois.

- Il se passe que... Je crois que ce con s'est tiré.

- Hein ? Mais pourquoi ? !

J'essaye de zieuter vers notre table et tout ce que je vois c'est la congère qui me lance un regard de tueur. Jusque là... Rien de bien déroutant sauf que... J'écarquille les yeux en le voyant secouer la tête et désigner l'entrée d'un vague mouvement de menton. Okay, j'ai capté. Je lui adresse un regard entendu avant de fourrer ma main dans les cheveux de mon meilleur pote qui se met à brailler.

- J'y vais. Je t'appelle, okay ?

Tsuna me lance un dernier regard et capitule, un fin sourire inquiet aux lèvres. J'ajoute rien de plus et me tire de cet endroit. Pour que ce soit l'autre glaçon qui m'indique où je dois aller, c'est que vraiment... C'est la loose.

Bref. Une fois dehors, je m'allume une clope et prends mon téléphone. Mes doigts tremblent un peu, putain. J'appuie sur le bouton vert et vais pour choper le numéro de Yamamoto. J'appuie, donc. Une sonnerie, deux, trois... Je tremble.. Et c'est le fuckin répondeur. Forcément, il va pas répondre. Il fait chier ! Je pousse un autre juron et commence à m'acharner sur la messagerie vocale, faute d'autre chose.

- Putain réponds connard ! T'es où ? …

Je me fous en route vers je sais pas trop où mais fallait que je sois en mouvement. Impossible de rester immobile. Je pompe sur ma clope au même rythme que mon rythme respiratoire qui s'accélère. Mon coeur, je vous raconte pas le carnage.

- Yamamoto... Dis-moi où t'es.. Je suis solo. Appelle ou envoie un mail !

Je raccroche finalement et fourre mes mains dans mes poches en continuant d'arpenter les rues sans trop savoir où aller. Je sais qu'il est pas rentré. Je commence à le connaître; Si là, monsieur a besoin de se calmer, il est allé glander quelque part histoire de se défouler. Et je sais que c'est pas a l'appart. Trop facile. Je pousse un nouveau juron. Où est-ce qu'il a été s'enterrer ce crétin ? Et pourquoi il s'est tiré comme ça ?

« Je crois qu'il était sportif ou un truc du genre... Il en faisait à bon niveau. »

Je m'arrête subitement. La voix de l'autre revient dans ma tête avec la force d'un putain de boomerang cognant contre ma crâne. Mouais, ça me semble clair. Ou plutôt presque. Y'a un terrain de base-ball pas loin de chez nous... Un truc un peu glauque où des lycéens viennent parfois jouer. Je vois que ça présentement. Je me dirige donc pour retourner à l'appart' mais bifurque avant la bouche de métro pour finir par longer le canal. C'est calme. C'est flippant, même. Je continue genre de marcher pendant cinq bonnes minutes et déboule enfin sur ce putain de terrain moisi, plongé dans l'obscurité. Forcément, il est pas loin de minuit. Le bruissement des feuilles des arbres autour me fout les pétoches. Je vous avez dit que c'était glauque le truc ? Bref. Pas un bruit. Je glande un peu autour du grillage, espérant voir quelque chose ou quelqu'un en l'occurrence ici mais rien. Tch. Tu fais chier, mec sérieux ! Je vais pour trouver l'entrée du truc, c'est fermé forcément. Je soupire, écrase ma clope au sol et me hisse par dessus l'espèce de porte bancale. Le machin grince sa life et manque, à tous les coups, de se déboiter. Je grogne en parvenant enfin à débouler de l'autre côté. C'est plus de mon âge ces conneries ! Kof kof.. Je fourre les mains dans les poches de ma veste à nouveau et avance, pas confiant pour un sou. C'est super sinistre, mes aïeux ! Et là, enfin... C'est l'illumination. Il est là, ce con de mes deux. Enfin je me doute que c'est lui. Je discerne un corps allongé sur les gradins, non loin de là et ni une ni deux, je m'avance pour rejoindre mon con de colloc'. Les rayons de la lune, pleine, me conforte dans mon idée ; c'est bien Yamamoto qui est là, allongé, les bras repliés derrière sa nuque, dans la pénombre du terrain.

- C'est pas un peu cliché le coup du terrain désert ?

Je grimpe sur les planches de bois qui grincent sous mon poids. Ce truc est en ruine ! Je parviens à rejoindre le beau gosse, d'un pas mal assuré et me laisse tomber sur la planche en dessous de la sienne, m'adossant au machin et sortant une nouvelle clope. Yamamoto est toujours étrangement silencieux. C'est stressant. Il me stresse à être comme ça...

- Arrête de faire la gueule.

J'ai balancé ça un peu au pif, je savais pas par où commencer et présentement, j'avais envie qu'il cause. Pitié. Pour mon plus grand bonheur, un rire que je connais bien me parvient aux oreilles. Cette tonalité chaude et sensuelle... Yamamoto a pas bougé et continu sagement de regarder le ciel, l'air de rien. Le type, il est beau. Son visage éclairé par la clarté de la lune toussa... Ahem. Oui, bon, hein. Faites pas les étonné(e)s.

- Je croyais que tu me connaissais depuis le temps... Faire la gueule, c'est pas vraiment mon truc.

Mouais. Mytho, va.

- Peut-être mais y'a un truc qui te fait chier là... Et si c'est ce à quoi je pense, t'as mais alors vraiment pas besoin de faire la tronche. Tu veux savoir ce que j'ai fait ?

Je suis dos à lui, je vois plus son visage mais un léger mouvement m'indique qu'il a peut-être tourné sa tête vers moi. J'ose plus trop le regarder... De toutes manières, avec ce que je vais lui balancer, autant pas avoir ses putains de beaux yeux de beau gosse rivés sur moi... Haaa.. haa.

- Qu'est-ce que tu as encore fait, Hayato ?

Son ton est léger. Or je sais pertinemment qu'il fait la gueule, c'est super stressant ! Je grommelle un truc dans ma barbe. Hey, à la base, c'était de lui qu'on devait causer en plus !

- Bah j'ai envoyé chier Ganauche...

- Ah. Pourquoi ? Ça semblait bien parti.

Tch. Je me retourne et me met à dévisager ce con. Sérieux. Il est con. Lui me fixe toujours, la tête tournée vers moi, son regard vide de toutes expressions. J'ai envie de le chopper et de le secouer comme un prunier ! « Tu le fais exprès, bouffon ? ! » que je me dis intérieurement. Je dois batailler sec pour que ça sorte pas, d'ailleurs. 'Savez comment je suis, hein...

- … Tu veux savoir pourquoi ?

- Ouais.

Je soupire.

- Okay.

Je pousse un autre soupir pour me donner du courage et un peu de contenance et me relève. J'envoie valser mon mégot plus bas, sors la main de ma poche et enjambe sa planche ; Je grimpe sur lui, passant mes jambes de part et d'autre de son corps. Oui oui, vous voyez bien le tableau. Lui bouge pas, se laissant religieusement faire alors que je m'installe confortablement sur son putain de corps de dieu vivant, poussant même le vice un peu plus loin en frottant mon bassin contre le sien, un peu. Pour le jeu... Ou pour détendre un peu le truc.. Je sais pas trop. Je me râcle la gorge avant d'ancrer – difficilement – mes yeux dans les siens.

- J'en ai rien à foutre de lui pour la millième fois.

Il continue sagement de me fixer, visiblement pas perturbé pour un sou. Moi, à ce stade, je suis déjà en état de stress avancé ! La loose.

- Ok.

Je soupire. Mon cœur va se faire la malle, putain ! Il m'aide pas en plus ce con, continuant de me fixer avec neutralité, ses bras toujours derrière sa nuque alors que je suis perché sur lui et lutte pour pas me jeter sur ses lèvres. Sérieuuuux. Et cette réponses monosyllabiques, fuck a la fin !

- Arrête de dire « ok », tu fais chier !

Micro-sourire de beau gosse. Ça lui plait de me voir dans cet état, je rêve ?! Je vais te buter, sale... !

- Je t'écoute, Hayato.

Oula. Frrrrh. Mon prénom entre ses lèvres. Reprends-toi putain, Gokudera ! Tu DOIS lui dire une bonne fois pour toutes ! Allez, merde ! Sois un homme, pour une fois. Pour la probable seule et unique fois de ta putain de vie de looser notoire. J'ai levé les yeux vers le ciel. Quelques étoiles se perdaient de ci de là... A ce moment, je sais pas pourquoi mais j'ai eu une pensée pour I-Pin... J'ai pensé au moment où j'ai rompu avec elle. Ça doit être la seule chose « bien » que j'ai faite dans ma vie... Enfin, tout est relatif, ouais. Je la trompais depuis des lustres... A cette époque, je me forçais à éluder le fait que j'étais un salaud fini... Mais aujourd'hui, je m'en rends compte pleinement, je le revendique même : J'ai été une vraie merde avec elle.

- Je... Ahem..

Yamamoto pousse un soupir amusé. Je reporte mon regard vers lui ; il se paye le luxe d'étirer un autre sourire avec ça ! Moi je suis au bord du gouffre émotionnel et lui sourit. Un petit sourire. Un truc doux, bienveillant.. Je sais pas bien. J'ai du mal à discerner à la simple lueur de la lune. Un frisson grisant et chaud me parcourt le corps.

- C'est si difficile que ça ? Il rigole comme un débile, se moquant même de moi.

J'en profite pour l'écraser et le faire suffoquer un moment en guise de réponse. Je me mords la lèvre tellement je suis à la masse... Forcément, j'y arrive pas. Arrivé devant le fait accompli, je suis incapable de sortir ce pour quoi j'avais autant d'entrain y'a encore une heure de ça. Je suis vraiment un putain de bon à rien...

- Tu.. Tu sais ce que je vais dire.

Ses mains rejoignent doucement mes hanches. Je me mords la lèvre. On continue de se fixer.

- Ouaip.

Mes yeux migrent vers le bas de son visage. J'ai tellement envie de l'embrasser... Putain. Je secoue la tête ! Merde, je dois resté concentré … Ou tout du moins resté focalisé sur mon objectif premier. Lui dire que je l'aime, en l'occurrence. Trois putain de mots. Les plus durs à balancer de toute ma vie. Je vous jure.

- P-Pourquoi tu veux tellement l'entendre ? Tu sais que j'ai du mal, putain !

Yamamoto reporte son regard en l'air, un mince sourire toujours perché aux lèvres.

- Pour me rassurer je crois...

Hein ? !

- Te rassurer ? Pincez-moi je rêve ! Takeshi Yamamoto a besoin d'être rassuré ? !

Il remue un peu et me lance un regard de reproche. Moi je me marre, c'est nerveux... Je suis dans un état de nervosité tel que si on m'annonce la pire des saloperies dans la seconde, je vais me marrer comme un bossu. Flinguez-moi.

- ... Ouais, te concernant, j'ai besoin d'être rassuré. Je sais pas si tu te rends compte, Hayato, mais t'apprivoiser, c'est comme essayer d'attraper de la fumée avec les doigts.

Mon regard se plisse a mesure que je me perds à nouveau dans celui de Yamamoto, empli de gravité. Il est tellement sérieux le gars... Je sais pas comment il fait... Moi, concrètement, je suis une loque mentale. Je soupire et me laisse couler sur lui. Je vais poser mon visage dans son cou, m'autorisant un coup de dent contre sa peau. J'ai envie de lui. Là. Comme ça. Tout de suite. Sur ces putains de gradins bancales. Ses mains caressent mes hanches et extirpent ma chemise de mon pantalon afin de se faufiler en dessous.

- .. Nh. Pourquoi tu t'es tiré ?

- Tu sais pourquoi.

Il sent bon, mes aïeux. Il suffit que je le touche pour que tous mes sens soient en éveil à la manière d'un animal. Je suis un putain d'animal en rut quand il s'agit de lui. Help. Je remonte mon visage vers le sien et effleure ses lèvres des miennes, me payant même le luxe de les mordiller au passage.

- Ça fait des semaines qu'il me bassine avec toi... Soit je me tirais, soit je lui balançais mon poing dans la gueule. Ha ha. Sérieux, Hayato... J'étais à deux doigts de cogner mon collègue là.

Je me redresse et observe son profil renfrogné. Il a tourné la tête et une vilaine veine palpitante a pris place sur sa tempe. C'est rare. C'est trèèès rare que Yamamoto soit comme ça. Ce gars prône jamais les effusions de virilité. Je crois que c'est le type le plus pacifiste qui existe après Tsuna... Et le voir comme ça, c'est … Comment dire ?

- Je l'aime pas ce type, je réitère un peu gauchement.

- Qui est-ce que tu aimes alors, Hayato ?

- ...

Il se redresse également, s'appuyant sur ses coudes et se mettant à me fixer à nouveau.

- ... Je sais que je suis chiant avec ça. Je sais que t'as du mal mais... Je te jure... J'ai grave besoin de l'entendre. Je me sens carrément paumé... Tu.. T'es en train de me rendre dingue, Hayato... Et je... - il secoue la tête - Depuis le début. Depuis qu'on s'est vu toi et moi.. Et après t'es sorti avec I-pin alors je me suis dit que pour toi, ça représentait rien donc je suis sorti avec Haru de mon côté mais... Merde... C'est... Toi. Toi. Toi. Y'a que toi la-dedans – il désigne sa tête - et ça fait trois ans déjà. J'en peux plus. Je suis pas gay non plus - Il soupire – Aaah... Je crois que je commence à devenir cinglé, ha ha.

Il se laisse de nouveau retomber lourdement contre le bois, ramenant un bras contre son front, cachant partiellement son visage. Il a balancé son truc d'une traite, enfin semi-traite.. Y'a eu des petits blancs et moi j'ai grave bugué ma race...

- Dis-le.

Il bouge légèrement, de sorte à m'avoir à nouveau partiellement dans son champ de vision, derrière son bras. On jurerai qu'il se la joue timide pour le coup. Graah.

- Hein ?

- Dis-le, je répète, une voix rauque à l'appui.

Ouais. On y est. Vas-y dis-le. Ça me donnera le courage nécessaire. Ha ha. Where is my gun ? J'ose pas le regarder. J'entends un soupir et je sens qu'il bouge pour se redresser. Une main vient caresser mes joues brulantes et entreprend de tourner doucement mon visage dans sa direction. C'est ici que tout commence enfin, je crois... C'est ici et maintenant que ce qui se passe entre nous prend enfin forme. Je suis mort de trouille.

- Je t'aime, Hayato. Toi et moi... C'est pas que.. Enfin tu sais quoi. Je pense tout le temps à toi, j'ai tout le temps envie de toi... Je... Je veux que tu sois à moi... Et..

Je déglutie bruyamment. Mon visage est en FEU.

- Tu parles trop, débile...

Ma voix est tremblante, huu. Mon ventre est tordu comme si y'avait une fourmilière en construction là-dedans. A bug's Life. Ouais carrément. L'autre étire un sourire désabusé.

- Ouais, je sais... Mais vu que toi pas assez, ça fait une sorte de moyenne, non ?

Tch. Je chope sa cravate et écrase enfin mes lèvres sur les siennes avec brusquerie. Ma langue, avide, passe directement rejoindre sa jumelle et elles se font la guerre comme jamais. Plus bas, je sens que ça s'excite par là, dans les deux camps. Mon autre main file se poser contre la nuque du beau gosse et se presse, dans un geste désespéré, contre lui. Je laisse échapper un gémissement de plaisir contre ses lèvres et ma main qui tenait initialement sa cravate décide, de son propre chef, de l'enlever et de continuer sur un terrain tout autre. Je lui laisse pas l'opportunité de respirer ou quoi. Il va ou plutôt il doit comprendre, que moi aussi je l'aime à en crever. Que c'est pas juste du cul ouais.. Même si ça prend une grande place effectivement mais bon, hein, pas ma faute... Il a qu'a pas être aussi bon. Excuse bidon, bonsoir. Et puis, de toutes manières, je suis carrément au même stade que lui. Lui et moi, on est tellement différents mais en même temps si semblables... ça me semble tellement évident, ce soir.

- Humpf... Hayato.. Attends.. Juste, je..

Il a décollé sa bouche de la mienne, posant d'autorité mon front contre le sien et respirant difficilement à la recherche d'air. Je suis pareil.

- S'il te plait... Dis.. Dis-le aussi.

Je fais glisser la cravate de son cou et entreprend d'ouvrir les boutons de sa fuckin chemise en continuant de respirer comme un asthmatique en crise.

- Je croyais que ça avait été clair...

Il prend mon menton entre ses doigts et cale mon visage devant le sien.

- Je veux que tu le dise maintenant, une bonne fois pour toutes. Moi, je te le répéterai autant de fois qu'il le faudra : Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime... Je t'aime...

Il récite sa déclaration comme une litanie, son regard mordoré ancré dans le mien. Magnifique. C'est le truc le plus beau que j'ai vu de toute ma vie. Ce gars est magnifique. Je suis dingue de lui. Il est à moi, putain !

- O-okay okay, merde ! Arrête...

Il m'aime. Yamamoto Takeshi m'aime. Tu voulais un autre putain de signal, Gokudera ? VAS-Y, DIS-LUI !

- Je t'aime. Je t'aime...

Je le chope par le col de sa chemise, cette fois-ci, le défiant du regard.

- Tu le dis encore une fois et je te largue !

Sourire amusé.

- Tu peux pas.

- Ah ouais, pourquoi pas ?!

Il fait mine de réfléchir une demi-seconde. Tch.

- Car, il faut être un couple pour ça.

- On est un couple.

Affirmation. Lui hausse un sourcil interrogateur sans se départir de son sourire amusé et je devine, un poil enjoué.

- Ah bon, pourquoi ?

Je veux détourner la tête mais il m'emprisonne à nouveau le menton, me forçant à rester rivé sur lui.

- Car tu... M'aimes... Et moi aussi.

J'ai bafouillé comme une vierge effarouchée. Magnifique.

- Toi aussi, quoi ?

… fais chier ce gars ! J'abdique. C'est bon t'as gagné, mec !

- Moi aussi, je t'aime, connard ! Je t'aime à en crever putain et t'es trop con pour penser une seule seconde que je peux aller avec l'autre ! …

Je m'emporte à nouveau. Tales of the tempest, en direct live !

- J'en ai RIEN à foutre de lui ou quiconque ! C'est toi que je veux, tu captes ? TOI. Donc je le répète une dernière putain de fois : JE T'AIME !

Et j'attends pas de réponse, je plaque à nouveau mes lèvres sur les siennes. Mes mains se crispent sur le col de sa chemise alors que j'enfonce ma langue dans sa bouche. Un gémissement me vient aux oreilles. Délicieux. Plus bas je sens ses mains se faufiler sous mon pantalon, venant se plaquer avec obligeance contre mes fesses. Hum. Nos vêtements tombent petit à petit à mesure que l'envie et le désir se font de plus en plus urgent. Il fait noir, il fait plutôt bon, on est seuls ; y'a visiblement rien qui nous empêche de s'envoyer en l'air ici et maintenant. Et c'est ce qu'on va faire, oh ouais. Y'a rien qui pourra m'empêcher de m'envoyer Takeshi Yamamoto NOW. Je le veux. J'ai envie de lui a en crever. J'ai envie qu'il comprenne pleinement que ce que j'ai dis – avec tout le mal du monde, ouais... bref... Donc que ce j'ai dis, c'est pas du flanc. Je l'aime. Et c'est, à l'heure d'aujourd'hui, une des rares choses dont je suis sûr me concernant. Je suis amoureux de ce type.

… Et c'est réciproque. Et j'ai envie de crier ma joie du haut de ces putains de gradins. Parce qu'enfin, il m'arrive un truc cool. Enfin, cette conasse de vie consent enfin à m'apporter un peu de répit. Un peu de bonheur aussi... Carrément. Je crois que je suis heureux. Véritablement, et pour la première fois depuis des lustres. C'est même douloureux, paradoxalement, tellement c'est subite. J'ai la tête qui tourne tellement c'est grisant. Je me sens bien, et je crois que je pourrais vraiment m'y habituer... Je veux dire.. J'ai envie de m'y habituer. Mais pour l'heure...

- Ta-ke-shi. - J'appuie bien les syllabes - J'ai envie de toi, ici et maintenant... Nnh, putain

Ma respiration est saccadée. Je le sens frissonner et étire un sourire satisfait. Yamamoto malaxe mes fesses par dessous mon pantalon alors que sa bouche se perd dans mon cou et grignote ma peau frémissante. Plus bas, mes mains sortent son sexe dressé de sa prison textile et entreprennent de lui faire subir les premiers outrages. Je l'entends pousser un soupir plaintif. Ouah.

- Tu veux faire ça comment, mmh ?

Je me mord la lèvre inférieure d'anticipation. Il caresse mon intimité de ses doigts, faisant des cercles tentateurs autour, avec une lenteur somme toute diabolique. Ce type est le diable. Et moi, y'a bien longtemps que j'ai pactisé avec le diable. Pas de regrets. Ça fait un moment que je sais que je vais cultiver une vie de damné, ha ha ! Rien à battre ! En enfer, on peut fumer.

- Je veux que tu me la mette profond. T'as besoin d'un dessin ?

- Hum... Je suis pas contre quelques images, ouais.

Pervers.

Je lui adresse un regard de pure débauche et me penche pour donner un premier coup de langue sur sa colonne de chair tendue. Il est super dur. J'adore le voir dans cet état d'urgence avancée. Je suis pas mieux, de toutes manières. Mon sexe me fait un mal de chien, toujours prisonnier dans mon pantalon qui semble avoir rétréci. Je prends son sexe enfin en bouche et étouffe un gémissement en sentant que plus loin, il a commencé à me préparer. Je peux sentir deux de ses doigts aller et venir en moi, doucement et efficacement. Je suis tellement excité moi aussi que ça ne posera pas trop de problèmes, je pense...

- Hey, Hayato... Mmh... Enlève ce pantalon, ça urge là...

J'étire un sourire contre sa peau au bord de la rupture tout en continuant sagement de faire aller et venir ma bouche contre lui. Je sens qu'il est prêt à venir effectivement. Yamamoto Takeshi qui menace de jouir avant moi, c'est devenu ma nouvelle lubie depuis un moment. La donne a changé. Et je crois que c'est en corrélation avec le fait qu'on arrive enfin à être sur la même longueur d'onde tous les deux...Enfin presque. Un dernier coup de langue joueur et je me relève, en lui adressant un regard lubrique. Je me dégage de son corps et de ses doigts salvateurs pour me débarrasser de mon fut' et l'envoyer une marche plus bas. Une énorme bosse déforme évidemment mon boxer mais ça c'est pas une nouveauté, hein. Yamamoto lorgne dessus, un mince sourire en coin aux lèvres avant de revenir vers mon visage, en attente de la suite. Je me débarrasse du truc et m'installe sur la marche, ouvrant outrageusement les cuisses en lui lançant un clin d'œil.

- Viens me faire jouir, allez.

Bingo. Il pousse un juron et se débarrasse de sa chemise qui vole plus bas avant de venir se coller contre mon corps. Sa langue se plaque à la mienne, je passe mes bras autour de son cou et plus bas, je sens sa virilité pulser contre mon intimité. Il se frotte contre moi, pressant la tête de son membre uniquement contre et continuant de jouer, avec une lenteur infâme et frustrante. Putain, l'enfoiré !

- Arrête de « jouer », enfoiré... Aaah

Il vient de coller nos deux sexes tendus ensemble amorce un mouvement de va-et-vient. Putain mais je veux qu'il... Je veux qu'il me... Oui, parfaitement ! Me faites pas dire ce que vous savez que je veux qu'il me fasse, bande de pervers(es) !

- Tu veux que... Mmh.. Je le dise, hein ouais ? Je fais entre deux mouvements respiratoires de fou.

Il remonte son visage et vient happer mes lèvres, un sourire lubrique aux lèvres. Il continue de bouger son sexe contre le mien alors que ses mains me caressent le torse, les épaules, les hanches... Partout. Je le sens partout sur moi. La sensation est grisante. Je le veux EN moi.

- Ouais...

- T'es un .. Nh.. Putain de pervers !

Nouveau sourire amusé. Je suis à ma limite. Je colle ma bouche contre son oreille, mordillant le lobe au passage.

- Mets-la-moi, je susurre en entrecoupant bien les mots.

- Merde... Tu me rends carrément dingue quand tu le dis. Hayato, mmh... J'adore ça.

Et il entre en moi, enfin. Sensation de douleur qui laisse place au plaisir de ne faire qu'un avec ce type. Pardon, ce dieu du sexe car oui, Takeshi Yamamoto est une sorte d'incube. Une machine à plaisir. Mon plaisir et le sien, point barre. Il amorce ses coups de bassin et moi je resserre mes bras autour de son cou pour me maintenir sur cette putain de planche bancale et qui grince à en réveiller les morts. Rien a battre. On est en train de s'envoyer en l'air, purement, simplement et complètement et c'est putain de bon. Le beau gosse entre pour mieux ressortir et ainsi de suite, venant taper avec force l'endroit stratégique à l'intérieur de moi. J'ai la vision qui se trouble, j'arrive pas à empêcher les sons décousus de sortir de ma bouche. Lui aussi pousse des gémissements rauques absolument excitants.

- P-plus... Encore ! Aaaah, oui...

Les coups de butoirs gagnent en intensité et des espèces de points blancs dansent devant mes yeux. C'est trop bon. Je sens la jouissance qui va pas tarder à se pointer, inéluctable et carrément phénoménale. Le beau gosse doit le sentir et dès lors sa main vient enserrer mon membre. J'halète. Je suis loin. Je ressers ma prise contre ses épaules, prêt à me libérer.

- Hayato... Mmh

- Haaan, putain !

Un nouveau coup de poignet contre ma peau au bord de la rupture me fait venir et à quelques secondes près, je le sens qu'il se retire et me rejoint contre mon ventre. Haaaa... Haa... Pfuuuh.

Quelques secondes supplémentaires défilent, nous permettant de reprendre nos esprits et je sens Yamamoto qui vient coller doucement ses lèvres aux miennes dans un échange doux et grisant. Il approfondit pas et frotte juste nos lèvres ensemble.

- T'as pas kiffé ?! Je demande comme le débile que je suis.

Bah ouais, souvenez-vous... L'intensité du baiser post-coit est sensé être juge de notre « kiffage » respectif. Enfin bon... ça aussi, ça semble tombé en désuétude... Yamamoto secoue la tête, amusé et ses doigts migrent vers mes cheveux pour y remettre une mèche en place.

- Besoin d'être rassuré ?

- Tch.

J'étire un sourire moi aussi, finalement et happe une nouvelle fois ses lèvres. Ouais... Faudra que je me fasse au changement car, envers et contre tout, on peut pas lutter contre. Je déteste le changement, c'est viscéral... Mais je crois qu'avant de détester, j'ai envie de continuer de cultiver un semblant de bonheur. Ou plutôt d'apaisement. Je me sens apaisé. J'ai envie de continuer dans cette voie...

… J'ai envie de vivre et de laisser la survie derrière moi. Vous savez, je pense finalement que j'ai moi aussi droit à un peu de bonheur. Je crois qu'on y a tous droit, à différente échelle. Je demande pas d'avoir un milliard de tunes, une villa à Miami, des belles voitures et un tas de gonzesses à mes pieds. J'en ai rien a battre de tout ça. La seule chose qui me fait envie c'est de me retrouver en paix avec moi-même. Et je crois que... Takeshi Yamamoto contribue à ma stabilité. C'est con mais, avant tout ça, jamais j'aurai cru qu'une personne parviendrait à me sortir un temps soit peu du calvaire dans lequel je m'étais enfoncé. Le beau gosse réussit là où tout le monde a échoué... Enfin « tout le monde », les rares personnes qui s'y ont risqué à savoir Tsuna et I-pin entre autres. Il y a eu d'autres personnes bien sûr mais j'ai pas ressenti le besoin de les évoquer dans ce récit. Car en y songeant, j'aurai pu vous causer de mes – feux- darons... Ou de ma soeur, - Bianchi qu'elle s'appelle – toussa... Mais non. Pas que ça ne soit pas important mais juste que... Je pense que, enfin je le pense surtout maintenant, il y a des choses qui ne sont pas forcément bonnes à ressasser et vous savez quoi ? je crois que, je vais chercher à recontacter Bianchi pour m'excuser d'avoir été un petit frère ingrat. Sans blague, j'ai vraiment été infect avec elle à l'époque. Je sais juste qu'elle s'est maqué avec un type du nom de Lambo. Mais bon... Bref... On verra plus tard.

- On rentre ?

La voix du beau gosse me sort de mes pensées et c'est une bonne chose. Je découvre que je suis partiellement rhabillé. Il a fait ça quand ? Je suis sur que ce gars cache sa cape de super-héros quelque part, faudrait que je cherche... Ha ha. J'acquiesce et me relève, une grimace à l'appui pour finir par enfiler mon pantalon. Yamamoto reboutonne sa chemise en me jetant des regards brillants de... Je sais même pas quoi... Enfin si, je le sais mais c'est encore difficile à évoquer... Le seul geste qui me vient à l'esprit est de m'approcher de lui et de l'embrasser comme si ma vie en dépendait. Et je crois véritablement qu'elle en dépend...

- Merci.

Il me regarde, interrogateur, pressant ses mains contre mes épaules.

- Hein ? Pour quoi ?

- Rien. Juste merci. C'est tout. Cherche pas.

Et je saute sur la marche plus bas, sans attendre de réponses. Plus haut, les étoiles me semblent vraiment plus brillantes que jamais. C'est marrant...

J'entends que le beau gosse m'emboite le pas alors que je me dirige pour sortir du terrain. Je tâte mes poches et en sort mon paquet de clopes. J'en allume une en tirant dessus avec salvation... Je soupire en avisant les sensations qui déferlent en moi alors que Yamamoto parvient à ma hauteur et passe un bras autour de mon corps, se collant à moi et me piquant la cigarette des lèvres pour tirer lui aussi dessus.

...

..

Je me sens heureux.