Juste une pincée de poussière de fée

Twilight à S. Meyer - Peter Pan à J. M. Barrie - Just a Pinch of Pixie Dust à Partbritishtowhead

Création de Lex Lina

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Chapitre 21. Milkshakes, Cheetos et Heath Ledger…

BPOV

En me réveillant, j'ai l'impression que quelqu'un tente de perforer des trous dans mon crane. Je force pour m'asseoir, tentant de me remémorer où je suis et pourquoi je me sens si mal. En sursautant, je réalise qu'il y a un amoncellement de corps gisant à terre. Mes yeux sortent presque de leurs orbites.

Oh Mon Dieu ! qu'est ce qui s'est passé ?

Puis, je suis anéantie par le tonnerre de ronflements désynchronisés.

Ils dorment.

J'autorise mon cœur à battre à un rythme plus normal en me relaxant sur tous les coussins qui soutiennent ma tête, sur le canapé. Je ferme les yeux et me remémore des flashs du visage d'Edward, les lumières et la musique assourdissante de la fête, le tout noyé dans les méandres de ma confusion. Une odeur de sueur remonte dans mes narines alors que je me souviens des déhanchés et du rire de maniaque qui s'échappait de ma propre bouche.

Edward qui murmure, avant de reculer son visage. « Bella... Tu grandis trop vite pour moi... ». Ses yeux sont emplis de colère... C'est tout ce dont je me souviens.

Je scrute le séjour, à la recherche d'Edward. Il semble être nulle part alors je suppose qu'il est rentré chez lui. Je reconnais Jack instantanément. Il est allongé dans un coin, protégeant de son bras replié, un pack de bières. Je peux presque discerner un sourire sur son visage alors qu'il est assoupi. Cela me renfrogne.

Je me force à balancer mes pieds hors du canapé. Mes jambes semblent en coton alors que je tente de traverser le champ de bataille, pour atteindre la cuisine. La pièce se met à tourner alors je me presse vers l'évier et vomis. Je retire le goût de vomi aigre de ma bouche et prends plusieurs inspirations fébriles pour me ressaisir.

En grimaçant, je jette un œil sur le téléphone. Je peux constater que le répondeur clignote, avec insistance, m'indiquant tous les message que j'ai raté, la plupart étant surement de ma mère. Je m'en détourne, n'ayant pas envie d'appuyer sur la touche de mise en marche.

De la table de la cuisine, une voix plate, me dit. « Bonjour. ». Je tourne lentement ma tête pour regarder Edward, par dessus mon épaule. Ses yeux sont durs et froids et une humeur sombre peut être lue sur tout son visage. On pourrait croire que quelqu'un a gravé l'expression de son visage avec un couteau à steak pointu.

Je marmonne, honteusement. « Edward... ».

Il demande froidement, sans sourciller. « Est ce que tu as passé une bonne soirée ? ».

« Ce n'est pas ce que tu crois... ». Je tente de me défiler.

Il bouillonne. « Ce n'est jamais le cas. ». Il commence à avancer vers moi et je suis trop lâche pour le regarder dans les yeux. « Est ce que tu as la moindre idée de combien tu pouvais être incroyablement stupide, la nuit dernière ? ».

« Non... Je ne me rappelle pas de grand chose. Rien... Rien ne s'est passé, n'est ce pas ? ». Je sens une boule dans ma gorge, effrayée par sa réponse.

Il persiffle. « Tu as de la chance que je sois arrivé aussi rapidement. ». Je ne l'ai jamais vu si en colère.

Je grogne. « Écoutes, j'ai peut être agis comme une parfaite demeurée mais tu n'as aucun droit de te mêler de mes affaires. ». Malgré tout, je suis contente que rien ne se soit passé.

Edward répond entre ses dents serrées. « Un simple merci aurait suffi. ».

« Pourquoi es tu si en colère contre moi ? C'est toi, habituellement, celui qui est imprudent. ». Je réalise que mes poings sont serrés et que je suis penchée, comme prête à l'attaquer si besoin.

Il balance. « Baisses d'un ton... Puis ce n'est pas de ma faute si les problèmes me tombent dessus. Ce n'est pas comme si je les cherchais ! ».

Je pointe légèrement mon menton vers la porte. « Je veux que tu sortes de mon appartement ! Vas t'en ! ».

La colère d'Edward s'évapore alors qu'il me regarde calmement. « Non. ».

Je reste abasourdie. « Quoi ? Casses toi ! Maintenant. ».

Il répète tout aussi calmement. « Non. ». Il indique la table, attendant patiemment que je traverse la cuisine. « Assieds toi. ». Je plisse les yeux vers lui alors que je m'exécute. « Maintenant, si on arrête d'être têtu, je pense qu'il est temps pour toi de prendre un truc bien corsé. ».

Je lève un sourcil. « Excuses moi ? ».

Il grimace. « Bon, je ne veux pas dire que je vais te servir encore de l'alcool… Je voulais dire que je vais te donner quelque chose contre la gueule de bois. ». Alors que je continue à le regarder étrangement, Edward s'éclaircit la gorge et dit. « Quoi tu ne connais pas cette expression ? Allez quoi, c'est comme dire que tu es anglaise et que tu ne connais pas Shakespeare ! ».

Je grommelle et pose ma tête sur la table. « Il est bien trop tôt pour que tu puisses me citer du Shakespeare. ».

Edward jette un œil vers l'horloge du micro-onde. « En fait… Il est déjà près de dix heures. ».

Je sursaute. « QUOI ? Je dois aller en cours ! Purée, j'avais oublié. On est lundi pas vrai ? ».

« Ben, tu as déjà plusieurs heures de retard alors autant ne pas y aller. Puis, je pense qu'aucun de ces mecs vont en cours non plus. ». Edward montre la direction des gars encore avachis sur le sol de mon séjour.

Je dis lamentablement. « Il faut qu'ils sortent de là. ».

« Ne t'inquiètes pas pour ça, je m'en occupe. J'ai pris la liberté d'utiliser l'ordinateur portable de ta mère pour trouver un bon remède pour la gueule de bois. Puis je suis allé à l'épicerie pour acheter une douzaine de bananes, du miel et de la crème glacée. En farfouillant dans ton appartement, j'ai dégoté plusieurs mixeurs. ». Il montre les appareils alignés sur le plan de travail, qui sont accolés au reste de l'électroménager possible dans la cuisine.

Je fronce les sourcils. « Tu réalises que toutes les personnes, encore dans l'appartement, vont vouloir te tuer quand tu vas commencer ton bordel ? ».

Edward m'offre un sourire angélique avant de saisir un gros pot de crème glacée à la vanille. « Alors... D'après internet, les bananes aideront à calmer l'estomac et le miel réduirait le taux de sucre ou un truc du genre. Le lait, que j'ai pris de ton frigo, et qui est aussi dans la crème glacée, servira à calmer et à réhydrater ton corps... Comme de l'eau tu vois ? Maintenant, les bananes, elles sont la véritable clé de ce milkshake. Elles sont supposées être riches en mots sérieux comme 'électrolytes', 'magnésium' et 'potassium'. ».

Je demande, la voix étouffée contre la table. « Et qu'est ce que ça signifie pour moi ? ».

« Je ne suis pas entièrement sûr mais c'est supposé t'aider. ». Il se tourne pour verser les ingrédients dans chacun des mixeurs, avant de tous les démarrer d'un coup. Je grogne et me couvre les oreilles. Edward écarte mes mains de mon visage et dit. « Oh non ! Tu vas écouter ce boucan et tu vas apprécier ! C'est ce que tu mérites pour m'avoir rendu malade de peur la nuit dernière ! ».

Je dois me sentir assez coupable pour écouter le bruit, mais les personnes à moitié mortes dans mon appartement ne semblent pas du même avis. Un par un, ils se mettent debout et avancent vers la cuisine tels des zombies.

Jacob crache vers Edward. « Putain mais c'est quoi ton problème ? trou du cul ! ».

Je grimace sous le bruit avant de marmonner. «N'est il pas charmant ? ».

Edward lui montre la table de la cuisine. « Calmes ta joie et prends un siège. ». Il continue. « J'ai eu le plaisir de te rencontrer hier soir, même si j'ai bien peur de n'avoir retenu ton prénom... ».

Jacob le regarde passivement, sans aller vers la chaise. Edward lui suggère. « Peut être que tu étais trop ivre pour t'en rappeler. Je suis celui qui... hum... as fait cette jolie marque autour de ton œil. ».

Jacob passe son doigt sur le haut de sa pommette en grimaçant. « Tu m'as frappé ? ».

Edward sourit, tournant son dos pour regarder l'avancement de ses milkshakes. « Seulement après que tu ais tenté de ME cogner. ».

Jake s'assoit à table, près de moi et je peux dire qu'il tente de retirer son regard confus de son visage. Il me balance, en dirigeant son bras vers Edward. « Qui est ce mec ? Et pourquoi est ce qu'il utilise près de cinquante mixeurs ? Ce bordel pourrait réveiller un mort. ».

Je lui explique. « Il s'appelle Edward Cullen. Et il est en train de nous faire un remède contre la gueule de bois. ».

Jacob grogne. « Je n'ai pas besoin de ça. Je sais comment tenir l'alcool. Ce n'est pas juste parce que Bella n'en est pas capable, que tout le monde doit se taper ces putains de mixeurs dans toute la baraque ! ».

Je lui lâche. « Dis ça à la fille qui a vomi dans mon porte parapluie. ».

Edward arque un sourcil dans ma direction puis éteint tous les mixeurs. Il se tourne ensuite pour nous faire face. « Il semblerait que j'ai raté une formidable fête hier soir. ».

Jake dit en riant brutalement. « Tu n'as pas vu le moment où Bella dansait comme une cowgirl ? Si je dois me rappeler de quelque chose, ça ne sera que ça ! ».

Edward répond aigri. « Ouais... Je me souviens de ça. ».

Ma bouche reste grande ouverte. « Quoi ? Attendez … Quoi ? C'est une blague pas vrai ? Jacob, dis moi que tu rigoles. Edward ? ».

Vu qu'ils ne répondent pas, je laisse échapper un grand soupir et repose ma tête contre la table une nouvelle fois. Edward farfouille dans les placards à la recherche de verre et verse deux portions de sa mixture à la banane avant de les poser sur la table.

Jacob dit méchamment. « Je t'ai dis que je n'ai pas besoin de quelque chose contre la gueule de bois. ».

Edward lève un sourcil. « Celui ci est pour moi. ». Il prend une gorgée de son milkshake et fait glisser l'autre verre vers moi.

J'en bois la moitié avant d'offrir le reste à Jacob. Le froid fait du bien à ma tête. J'insiste. « Allez... Bois en un peu et je suis sûre que tu seras bien moins boudeur. Et si tu aimes, Edward t'en préparera un verre. ».

Celui ci ronchonne doucement, les yeux méfiants plissés vers Jacob. « Comme si j'allais faire une chose pareille. ».

Jake donne un sourire sans sympathie à l'attention d'Edward avant d'accepter mon offre. Après une gorgée, il déclare en reniflant. « Quiconque a fait ça doit apprendre à se servir d'un mixeur. C'est trop plein de morceaux. ».

J'ajoute. « Je pense qu'il y a plus de bananes que de glace. ».

Edward nous gronde. « Si vous n'aimez pas, alors il ne faut pas le boire. ».

Je lui sourit gentiment. « Pas besoin de s'emporter. Merci pour le petit déjeuner. Maintenant, je dois aller mettre mon uniforme et chasser toutes les personnes qui dorment encore. ».

Jake demande, surpris. « Tu comptes, tout de même, aller au lycée ? ».

Je hoche la tête alors que je me dirige dans le séjour, puis dans le couloir avant d'aller droit dans ma chambre. Là, je trouve trois gars en train de ronfler par terre. Chacun d'eux porte un boxer de Tyler sur leurs têtes. Je soupire en atteignant mon placard pour y sortir un uniforme propre. J'aimerais bien prendre une douche mais je suis déjà sûre qu'il y a quelqu'un d'évanoui dans la baignoire avec des marques bizarres sur le visage fait avec ce qui trainait dans le coin.

Je me change rapidement et commence à bouger toutes les personnes autour de moi. Ça me prend un temps incroyable pour faire sortir les invités des deux chambres et encore plus de temps pour sortir Rosalie de la salle de bains. Surtout pour me rendre compte que j'avais raison au sujet des marques sur son visage.

Après que je sois sûre que tout le monde ai bien eu une décente portion de milkshake à la banane, on vire tout le monde dehors. Seuls Rosalie, Jacob, Edward et moi même restons dans l'appartement. Je regarde autour de moi. « Mais où est Alice ? ».

Rosalie étouffe un bâillement avant de répondre. « Elle est rentrée tôt hier soir. Elle ne voulait pas que son père la tue. ».

Jacob semble ennuyé. « Je crois que Seth aussi a filé rapidement. Mais je ne sais pas comment il est rentré vu que c'est moi qui ai encore les clés. ».

Je le regarde. « Génial, alors tu peux m'emmener au lycée. ».

Jacob me fixe. « Je ne vais pas en cours aujourd'hui. ».

« Alors tu peux au moins me déposer en rentrant chez toi. ».

Edward propose. « Je peux t'emmener. ».

Je lui fais remarquer. « Tu n'as pas de voiture. Jake en a une. Il peut m'emmener. En plus, tu as déjà fait assez et c'est ma façon de te dire merci. Tu sais... pour le milkshake et tout. ». J'hésite et je vois bien qu'il attend que je continue. Je soupire et dis. « Je ne suis pas douée pour les remerciements... Mais je suis désolée. OK Edward ? ». Je lui tends la main pour qu'il la serre.

Il ne la touche pas.

J'insiste. « Amis ? ».

Edward plisse ses yeux. « Tu es une personne horrible, tu sais ça ? ». Il fait comme si on lui arrachait le cœur et qu'on le plantait avec un couteau à beurre avant de finir par prendre ma main et de la secouer.

« Ouais, ouais, ouais... Je sais. On devrait me faire bruler en place publique, mais je n'ai pas le temps pour ça. ». Je me tourne vers Jacob. « C'est là que tu entres en jeu. Emmènes moi au lycée, s'il te plait ? ».

Edward commence à marmonner pour lui même alors qu'il arpente la cuisine, terminant les milkshakes, à moitié bu qu'il reste. Les yeux sombres de Jacob sont fixés dans les miens. Il finit par me dire.

« Vingt dollars et je t'emmène. ».

Je m'exclame d'une voix outrée. « Vingt dollars ? Mais c'est plus que la course en taxi ! ».

Il répond froidement. « Alors peut être que tu devrais prendre un taxi. ».

Edward insiste. « Je t'emmène. ». Il me soulève de la chaise en me tirant par le bras. « Allez viens. Tu peux être sur mon dos jusque là bas. Ou alors on peut prendre le bus. Je paies, d'accord ? ».

Jacob n'appréciant pas que mes faveurs aillent vers Edward, il finit par dire. « OK. Je l'emmène. Gratuitement. Allez viens Bella. Je n'ai pas toute la journée. ».

Je m'empresse à la suite de Jacob, alors qu'il récupère le reste de l'équipement audio. « Rosalie, tu viens ? ». Je vérifie que j'ai bien mes clés et mon téléphone dans la veste dotée de l'écusson de mon lycée.

Elle répond. « Nan. Je pense que je vais prendre une journée de repos. De toutes les façons, je vais être punie en rentrant à la maison. ».

Edward la regarde. « Vraiment ? Tu veux qu'on aille faire un truc ? ».

Elle hausse les épaules. « Sûre. ».

Je lève un sourcil, mais décide de ne pas faire de commentaire. Au lieu de cela, je dis. « Alors Jacob et moi, on s'en va. Faites en sorte que l'un de vous fermes bien la porte en partant, d'accord ? ». Ils acquiescent, toujours assis à la table de la cuisine tandis que je ferme la porte derrière moi.

Jacob et moi, marchons dans un silence dérangeant jusqu'à l'ascenseur, puis nous faisons un détour pour rejoindre le parking. Pendant que nous quittons le parking, installés dans la célèbre chevrolet 'écraseuse de petite amie' appartenant à Jacob, je jette un œil dans le rétroviseur pour constater que Rosalie et Edward sortent de l'immeuble et marchent sur le trottoir. J'arrive à discerner le fait qu'ils rient.

Les lèvres serrées, je fixe du regard la route droit devant moi et ne dit rien.

xoxo

EPOV

Une fois chez moi, je dis à l'attention de Rosalie. « Tu as un petit quelque chose sur ton visage... là. ». Je pointe vaguement tout son visage.

Elle frotte les marques qui ressemblent à s'y méprendre à une aubergine, en contorsionnant son visage. Tout ce qu'elle parvient à faire est d'étaler un peu plus le produit utilisé pour dessiner sur son visage. Elle demande avec espoir. « Est ce que je l'ai eu ? ».

Je soupire, réalisant que toutes ses tentatives seraient royalement inutiles et mens. « Ouais. ».

Elle s'assoit près de moi, sur mon lit alors que nous regardons des dessins animés. Emmett finit par nous rejoindre et mâche bruyamment des chips, installé par terre. Je ne peux m'empêcher de remarquer combien de fois le regard de Rosalie part dans sa direction. Je tousse discrètement dans ma manche et reste silencieux, n'éclatant de rire qu'à un ou deux commentaires de Patrick l'étoile de mer.

Rosalie profite d'une coupure publicitaire pour se tourner vers moi. Je lève un sourcil, attendant qu'elle dise quelque chose. Ses yeux bleus me regardent avec suspicion. « Est ce que tu aimes Bella ? Genre honnêtement et vraiment ? ».

Je réponds. « Genre totalement. ». Elle ignore le fait que je me moque de son élocution et continue.

« Parce que je peux t'aider à l'avoir. ».

Mes sourcils montent si haut qu'ils disparaissent presque dans mes cheveux. On peut dire que cela m'intrigue. Rosalie lève un doigt. « Si... tu fais quelque chose pour moi. ».

Je lève ma main pour la stopper. « Je ne tuerais personne. ». Mais j'offre une alternative. « Peut être que je peux juste frapper ? ». Mes mots sont accueillis dans un silence assez lourd. Je l'informe. « C'était une blague. ».

Elle me fait un sourire. « Ohhh... J'ai compris... ah ah ah. Tu es drôle Edward. ».

Comment cette tête vide peut être amie avec ma Bella adorée ?

Je suis surpris que Bella ai assez de patience pour une personne comme elle. Je m'éclaircis la gorge, l'incitant à continuer.

« Ben... Je te donnerais les détails plus tard... ». Il n'échappe pas à mon attention que son regard se tourne brièvement vers Emmett. Je comprends où elle veut en venir. Rosalie m'aidera à conquérir Bella si je l'aide à avoir Emmett. Et bien, rien de plus simple. J'ai juste à donner l'ordre à Emmett de sortir avec elle.

Je dis joyeusement. « Ne t'inquiètes pas ! J'ai compris. Quand veux tu commencer ? ».

Rosalie soupire de soulagement. « Dès que possible. ».

Malgré mon envie de ne pas le faire, j'éteins la télévision, au grand désespoir d'Emmett. Je gronde dans sa direction. « Sors de là. ». Il se glisse hors du séjour, me laissant seul avec Rosalie.

Elle commence. « OK. Le meilleur moyen d'atteindre le cœur de Bella est genre de... d'aimer, genre... les choses qu'elle aime. ».

Je suis impressionné. « Dis moi tu viens d'utiliser le mot 'genre' deux fois dans la même phrase ? ». Elle cligne des yeux.

Je souris en m'excusant. « Désolé. Vas y continues. Qu'est ce que Bella aime ? ».

Elle me conseille. « Tu auras besoin de papier et d'un stylo. ». J'agis rapidement pour accéder à sa demande. Je finis ensuite par la regarder, le stylo me démangeant le bout des doigts.

« Sa chanson préférée est 'Build Me Up Buttercup' par The Foundations... ». Je note sur mon papier avant de m'arrêter et de laisser échapper un éclat de rire.

« T'es sérieuse ? C'est étrange comme cela correspond. ». Rosalie m'ignore et continue.

« Elle déteste genre... tout ce qui beugle et qui est flippant. U2 est un bon choix et pareil avec tous ces groupes anglais qu'elle n'a jamais lâché depuis qu'elle est arrivée aux États Unis. ». Elle roule ses yeux pour montrer sa désapprobation.

Je demande. « Film préféré ? ».

Rosalie répond. « 10 Things I Hate About You. ». Cette fois, elle semble être d'accord. « Elle est folle d'Heath Ledger, qu'il repose en paix. Elle pense que la scène la plus romantique possible est quand il chante cette chanson et qu'il danse pour... ». Rosalie s'interrompt en voyant mon air confus. Je n'ai jamais vu ce film, même si ce titre me semble bien approprié pour Bella.

Je jette un œil vers mes notes et écris. 'Regarder des films romantiques. R.I.P. Ledger'. Je finis par demander. « Quoi d'autre ? ».

« Elle est totalement contre la version américaine de la série 'The Office' et genre, elle ne peut la regarder que sous la version de la chaine BBC. Sa couleur favorite est le bleu clair. Je te suggère aussi de ne pas l'emmener dans des endroits où le fait de chanter ou de danser est à considérer. ». Son regard en dit long sur ses reproches.

Je marmonne. « Pas étonnant que Bella n'ai pas apprécié notre premier rendez vous. Comment faire pour... que ce soit... ». Oui c'est la bonne chose à faire... Je prends un ton plus haut et décidé. « ...un jour important ? ».

Rosalie dit. « 13 septembre. ».

Je la fixe avant d'éclater de rire. « Nan, je veux dire... Un rendez vous idéal. Genre si je dois sortir avec elle ! ». Malgré tout, ma curiosité prend le dessus. « Et il se passe quoi le 13 septembre ? ».

« C'est son anniversaire... ». Elle semble chamboulée. « Je suis désolée mais... hum... Personne n'est jamais sorti avec elle avant toi... puis je ne suis pas sûre que tu comptes. Mais je pense qu'elle aimerait faire quelque chose qu'elle fait habituellement avec ses amis. Genre aller voir un film au cinéma, faire du shopping ou un truc du genre. Sinon, il y a la nourriture...mais rien de trop dingue. Oh et elle adore vraiment les chipsters goût barbecue. ».

Je continue à griffonner, hochant la tête, sans un mot. Puis, je m'arrêtes, assez longtemps pour dire. « J'ai un peu l'impression d'être un harceleur ou un truc du genre. ».

Rosalie ne réfute pas mes propos. Au lieu de cela, elle me demande si je peux lui fournir des informations sur Emmett. Je soupire. « Rosalie. Il n'y a vraiment qu'une seule chose que tu puisses faire. Donnes lui de la nourriture et il t'aimerait instantanément. C'est une vraie dope pour lui. ». La blonde me regarde, choquée. Je lui tends un paquet, déjà entamé, de Cheetos. « Vas y, Essaies. ». J'insiste puis ensuite j'appelle Emmett.

Il semble contrarié quand il passe sa tête dans l'encadrement de ma porte. « Quoi ? ». Rosalie lui tend silencieusement les Cheetos.

Le mec se redresse automatiquement, lâchant un énorme sourire à l'attention de Rosalie. « Merci. ». Il repart, mâchouillant consciencieusement. Je sais qu'il est secrètement en train de penser combien Rosalie est une fille géniale.

« Et voilà c'est gagné. ». Je fais une révérence avec ma main alors que Rosalie s'empresse de le suivre. « Maintenant, il est accro. ». Je pense qu'elle comprend que ma référence à la drogue n'est pas une coïncidence.

Je jette un regard sur toutes mes notes, sachant combien cela va être difficile. Je soupire bruyamment pour faire entendre à tout le monde combien je suis malheureux. Quand personne ne m'interroge sur mon embarras, je soupire encore plus fort et lâche même un gémissement de douleur. Encore une fois, le silence.

Purée, pourquoi est ce que personne ne s'intéresse à moi ?

Je me lève, jetant mes notes sur le lit et entre furieusement dans le séjour. La plupart des gamins de la bande ricanent entre eux.

Soudain, je comprends pourquoi. Ma mâchoire tombe quand j'aperçois Rosalie et Emmett en train de s'embrasser sur le canapé. La main d'Emmett est toujours dans le paquet de Cheetos. Je fronce les sourcils et retourne dans ma chambre, claquant la porte derrière moi, avec colère.

La vie est trop injuste.

xoxo

à bientôt !

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