Tatadaaaaaaaaa !

Comme toujours, je précise que rien ne m'appartient, sinon les choses terribles (et belles aussi, hein ! Promis !) que je vais faire vivre à la Nouvelle Génération.

J'apporterais des précisions si nécessaires au fur et à mesure, et je rappelle qu'il y aura du H/H dans cette fiction, donc homophobes, passez votre chemin !

Bonne lecture !


Chapitre 10 : Lui manquer

Deux jours plus tard, James vit Scorpius s'avancer vers lui et il sut à sa tête que ce n'était pas pour discuter comme ils en avaient l'habitude.

- Qu'est-ce qui s'est passé avec Albus ?

James se redressa des genoux de Tate où il était confortablement installé dans la salle commune de Serpentard.

- Comment ça, qu'est-ce qui s'est passé avec Albus ?

- Depuis deux jours, il est bizarre, toujours plongé dans ses pensées, colérique. Alors je me demande ce que tu lui as fait ?

- Eh oh, qu'est-ce qui te fait dire que je lui ai fait quelque chose ? répliqua James en se redressant complètement.

- James, tenta de l'apaiser Tate en regardant autour d'eux.

Il savait que ce ne serait bon pour aucun des deux de se donner en spectacle ainsi.

- Il est toujours comme ça à cause de votre mère ou bien à cause de toi, grogna Scorpius.

- Oh arrête de jouer à ça, Scorpius, t'as quel âge ? Albus est un grand garçon, il peut se défendre tout seul. Ça peut très bien être lui le problème et il s'est fait du mal tout seul.

- Il est distant avec moi, ça ne lui ressemble pas.

- Nous y voilà, ricana James en se levant, malgré la main de Tate dans son dos.

Il se rapprocha de Scorpius pour pouvoir lui chuchoter quelques mots que personne d'autre n'entendrait.

- Il préfère trouver une consolation dans les bras d'Alice, hmm ? Vous êtes quoi exactement tous les deux ?

Scorpius le repoussa brusquement.

- Alors ça, c'est pas tes affaires.

- Aurais-je touché une corde sensible ?

Scorpius ricana et pencha la tête sur le côté.

- Tu peux pas comprendre.

James se réinstalla auprès de Tate et passa un bras autour de ses épaules.

- Oh si, je comprends très bien. Et t'es à côté de la plaque.

Scorpius émit un rire dédaigneux et monta dans les dortoirs pour chercher Albus.

.

.

Les jours passèrent et progressivement tout revint à la normale. Scorpius ne savait toujours pas ce qui s'était passé entre les deux frères, et d'ailleurs il n'était même pas sûr qu'il se soit passé quelque chose. Albus avait retrouvé le sourire, ils dormaient à nouveau ensemble tous les soirs. Ensemble, ils étaient toujours plus forts.

Mais ces quelques jours avaient aussi permis à Scorpius de réfléchir à son comportement avec James. Il l'avait traité comme Albus voyait leur lien : de simples camarades de classe. Mais Scorpius avait discuté avec James, ils avaient parlé d'eux, ils s'étaient confiés l'un à l'autre, et le traiter comme il l'avait fait avait été injuste. Il ne savait pas encore comment, mais il devait se réconcilier avec James. Pas s'excuser, car il était persuadé d'avoir au moins un peu raison, mais au moins lui montrer que tout redevenait comme avant.

Albus cogna dans son épaule lorsqu'il le rejoignit à la sortie de son cours.

- Alors, t'as bien travaillé, mon chéri ? Moi ça va, je commence les cours seulement maintenant, à dix heures, tranquillou.

- Arrête de crâner, Albus, répondit Scorpius, amusé, en passant son bras autour de ses épaules. Parce que j'avais peut-être cours avant, mais moi j'ai une heure de libre maintenant. Puis cours de vol !

Albus le fusilla du regard.

- Chanceux, va.

Albus passa son bras autour de la taille de Scorpius et le colla à lui.

- Tu viens me voir aux entraînements de Quidditch ce soir. Demain, c'est le week-end, t'as pas-

- Non, Albus, je n'ai pas oublié que demain Serpentard affronte Gryffondor, tu me l'as répété environ un million de fois.

En guise de réprimande, Albus attaqua les côtes de Scorpius. Le blond éclata de rire, attrapa son poignet et déposa un baiser sur ses lèvres pour le distraire.

- Allez, à tout à l'heure, je crois que Firenze t'attend, tu as Divination il me semble ?

Albus retenta une attaque, mais Scorpius accéléra le pas pour l'éviter. Il tourna à l'angle du couloir et tomba exactement sur la personne qu'il cherchait. James leva les yeux vers lui, sur la défensive. Scorpius lui sourit et se rapprocha.

- Ça te dit qu'on passe cette heure ensemble ?

James sourit, amusé.

- Serais-tu bipolaire ?

- Un peu, répondit Scorpius. Alors, c'est oui ?

Le sourire de James redoubla.

.

.

Le soleil brillait haut dans le ciel. Pour un mois de février, Scorpius et James s'accordaient sur le fait qu'il faisait carrément bon. Ils étaient assis sur un mur de pierre donnant sur le parc, du côté du lac, leurs écharpes serrées autour de leurs cous. Quelques élèves se promenaient dans le parc ou observaient en riant les premières années qui avaient cours avec Hagrid et les fameux Scrouts à pétards.

James se pencha au-dessus de l'appareil que tenait Scorpius.

- Ça sert à quoi ?

- A écouter de la musique, répondit Scorpius en tendant son casque vers James. Tu veux essayer ?

James prit le casque et le posa doucement sur ses oreilles. Scorpius se mit à chercher des musiques dans ses playlist. Sur son MP4, Albus lui avait mis des musiques anglaises, mais aussi quelques françaises que lui avait appris Fleur, moldues et sorcières. Il avait cherché les paroles sur internet, une merveille de la technologie enfin arrivée jusqu'aux sorciers. Ils apprenaient à utiliser un ordinateur en cours d'étude des moldus.

- Tu comprends le français ? demanda Scorpius qui continuait à zapper.

- Grâce à Tante Fleur et à Victoire. J'étais déjà en vacances en France aussi.

Il sursauta lorsqu'ACDC résonna à ses oreilles et les mains toujours sur le casque, il baissa la tête et fronça les sourcils, concentré. Scorpius sourit, amusé, et chercha des musiques françaises qu'il écoutait souvent, d'autres qu'il n'avait pour le moment écoutées qu'une seule fois car il y en avait beaucoup trop.

- C'est magique ! s'extasia James.

Scorpius pouffa de rire et continua, s'arrêtant sur une musique française qu'il aimait beaucoup. Mais au bout de quelques secondes, son estomac fit un bond et il amorça un mouvement pour couper la musique. Mais James arrêta son bras. C'était trop tard, il était happé par les paroles et Scorpius se maudissait.

D'où vient ma vie, certainement pas du ciel. Lui raconter mon enfance. Son absence, tous les jours…

Scorpius entendait les paroles à travers le casque et avait fermé les yeux, la main de James toujours serrée autour de son poignet.

Comment briser le silence qui l'entoure. Aussi vrai que de loin je lui parle, j'apprends tout seul à faire mes armes. Aussi vrai qu'j'arrête pas d'y penser, si seulement je pouvais lui manquer.

La main de James serra plus fort et Scorpius essaya à nouveau d'arrêter la musique.

- Non, claqua la voix rauque du cadet.

Je vous dirais simplement qu'à part ça, tout va bien. A part d'un père je ne manque de rien.

Scorpius baissa les yeux lorsqu'il sentit une larme tomber sur son bras. Il pivota lentement son poignet pour serrer les doigts de James entre les siens. Il l'entendit prendre une profonde inspiration, saccadée.

Manquer d'un père n'est pas un crime. J'ai qu'une prière à lui adresser, si seulement je pouvais lui manquer.

Scorpius leva enfin la tête et sa gorge se serra. Les larmes dévalaient sur le visage de James, son visage était déformé sous la douleur. Scorpius ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais James avait déjà enlevé le casque et partait en courant vers le lac. Scorpius fourra son MP4 et le casque dans son sac et courut pour le rattraper, manquant de tomber tête la première dans l'herbe humide. Il le rattrapa, prit son bras et le tira vers lui.

- James.

James se réfugia immédiatement dans ses bras, les poings serrés dans son dos et étouffa ses sanglots contre son torse. Plus haut sur la pente que James, Scorpius appuya son menton contre sa tête et resta là, le regard fixé sur le lac, écoutant les pleurs de son ami qui semblait inconsolable.

.

.

Harry et Draco étaient installés dans le salon. Parfois, ils interrompaient leur discussion pour écouter les rires de leurs deux enfants, installés dans la cuisine avec Laurelin. Plus ils passaient de temps ensemble et plus Draco sentait grandir en lui l'idée folle de s'installer avec Harry.

Ses pensées furent interrompues par l'entrée d'Albus dans la pièce. Harry se pencha vers son fils qui s'était arrêté devant lui, se dandinant, les mains dans le dos.

- Tiens papa, c'est pour toi ! s'exclama-t-il en lui tendant un dessin.

Harry contempla le chevalier qui galopait sur le papier.

- C'est Scorpius qui l'a animé magiquement, c'est Draco qui lui a appris ! Tu peux m'apprendre Draco ? S'il te plait !

Harry sourit et ouvrit ses bras pour que son fils vienne s'y blottir. Draco sourit lui aussi. Oui, ce ne serait pas une si mauvaise idée.

.

.

Albus inspira profondément et entra sur le terrain avec son équipe, sous les applaudissements de Serpentard. Il était confiant, l'entrainement d'hier c'était bien passé, il n'était pas rentré trop tard et Scorpius et lui étaient montés se coucher ensemble. Le blond n'avait pas fait beaucoup de commentaire sur son jeu, ce qui était étonnant car il aimait le voir jouer. Albus se demandait si ce n'était pas lié au mois de février. Sa mère était morte la nuit du treize au quatorze février et Scorpius était toujours refermé sur lui-même à cette période. Il nota dans un coin de sa tête de lui préparer une belle surprise. Il se mit en place sur le terrain, face à l'équipe de Gryffondor et adressa un clin d'œil à Alice, son flirt du moment, l'une des batteuses de l'équipe adverse. Celle-ci lui répondit par un sourire de défi et le coup de sifflet retentit. Albus s'éleva vers le ciel pour partir à la recherche du Vif d'or. Il passa son regard sur les tribunes, à la recherche d'une lueur dorée brillante. Il arrêta son regard sur la marée vert et argent et repéra Scorpius. Mais lorsqu'il ne reconnut pas la personne à ses côtés, il plissa les yeux.

- Olala ! Gordon semble avoir repéré quelque chose !

L'exclamation du commentateur ramena Albus au présent et son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il vit l'attrapeur de Gryffondor s'élancer vers le sol. Il partit à sa suite, se maudissant d'avoir été distrait.

Scorpius interrompit brusquement sa discussion avec James pour se tourner vers le terrain.

- Albus !

Il plissait les yeux, cherchant le Vif d'or, en vain. James, à ses côtés, secoua la tête : une feinte de Wronski. Elle consistait à feindre d'avoir vu le Vif d'or, partant en piqué vers le sol, puis à remonter en chandelle au dernier moment, espérant que l'adversaire ne puisse pas redresser à temps.

- Il va s'écraser.

Scorpius se pencha en avant et mit ses mains en porte-voix.

- Albus ! Wronski !

Soudain, un cognard fila entre les deux attrapeurs qui furent tous deux arrêtés dans leur descente folle. James leva les yeux et vit Alice, la batte levée.

- Il semblerait que ce n'était qu'une fausse alerte et…. GRYFFONDOR MAAAAARQUE ! hurla le commentateur.

Albus remonta en grognant et reconnut James lorsqu'il passa devant son meilleur ami.

.

.

Scorpius sauta sur le dos d'Albus alors qu'il discutait avec Alice, à l'écart des vestiaires.

- Bravo champion ! Alice, j't'aime bien, mais c'est Serpentard les plus fort.

Alice sourit et remit une mèche de cheveux derrière son oreille.

- C'est ce qu'on verra, ricana-t-elle.

Elle passa une main sur l'épaule d'Albus.

- Je viendrais faire un tour dans votre salle commune plus tard. A tout à l'heure.

- A tout à l'heure, répondit Albus en réajustant Scorpius sur son dos.

Il le fit tourner en riant.

- Alors, qu'est-ce que t'as pensé du match ?

- Merveilleux, répondit Scorpius en descendant de ses épaules.

Albus passa son bras autour de la taille de Scorpius et lui sourit.

- Dis-moi, jeune homme, tu as quelque chose de prévu mercredi soir prochain ?

Scorpius haussa un sourcil, réfléchissant, puis fronça les sourcils.

- Albus, non.

Zut. Le brun avait espéré qu'il ne réalise pas qu'il parlait de la Saint Valentin.

- Réserve-toi juste ta soirée, insista Albus en le serrant contre lui.

- Non.

- Scorp', s'il te plait, murmura Albus en frôlant son oreille.

Le blond grinça des dents, puis soupira.

- Ouais.

- Au fait, Scorpius, fallait que je te parle de quelque chose.

Scorpius se tourna et se demanda s'il allait lui reprocher la présence de James dans les tribunes.

- Tu te souviens, le jour où on s'est disputé avec James.

- Ce dont tu as refusé de me parler, reprocha innocemment Scorpius.

Albus ignora l'intervention de son ami.

- Je vais avoir un frère ou une sœur.

Scorpius s'arrêta, forçant Albus à en faire de même.

- C'est vrai ?

Albus leva les yeux au ciel.

- Bien sûr que c'est vrai.

Scorpius avait une question qui lui brûlait les lèvres : pourquoi cela avait-il été un sujet de dispute avec son frère ? Puis il se dit qu'il préférait ignorer la réponse : il n'était pas sûr de savoir de qui il aurait pris la défense.

- Félicitations, sourit-il en passant son bras autour de ses épaules pour continuer à marcher en direction du château.

Albus soupira, songeur.

- Je sais pas trop ce que ça me fait.

.

.

Scorpius trinqua avec Sam, puis regarda autour d'eux. La salle commune grouillait de blasons de Serpentard, d'élèves habillés de vert et argent. Il repéra Jensen qui chuchotait quelque chose à l'oreille de sa cousine, assise sur ses genoux, et James appuyé contre le mur, défiant Tate du regard qui lui souriait.

- Tous ces couples vont être insupportables la semaine prochaine, soupira Sam.

Scorpius approuva en se forçant à rire.

Flash Back

Scorpius regarda la rose rouge qu'il tenait entre ses doigts puis la lança sur la tombe de sa mère. Il sentit la main de son père serrer son épaule, puis sa tante Daphnée l'écarter. Il leva les yeux lorsqu'il entendit le tonnerre gronder au loin, puis regarda son père s'approcher de la tombe, une dizaine de fleurs dans les bras. Il les laissa tomber sur le cercueil de sa femme puis posa sa main contre sa bouche pour retenir un sanglot. Le petit garçon passa son regard sur les autres personnes présentes : sa grand-mère, ses grands-parents, des amis à sa maman, Pansy qui caressait doucement le dos de son papa. Tout ce chagrin, toutes ces ondes de douleur firent éclater Scorpius en sanglots. Il se réfugia dans les bras de Daphnée qui le serra contre elle aussi fort que possible.

Fin flash back

- Y compris celui-ci, se moqua Sam en donnant un coup de coude à Scorpius.

Le blond se retourna vers la porte de la salle commune par laquelle passa Alice, tenant la main d'Albus qui était allé la chercher.

- Alice et Albus ? Mais ils ne sont pas en couple, répondit Scorpius en répondant au signe de la main d'Albus qui s'approchait d'eux.

Sam haussa un sourcil et plongea dans son verre pour masquer son regard désapprobateur à Albus. Ce dernier embrassa Scorpius sur la joue et récupéra deux bièraubeurres pour Alice et lui.

- Alors Alice, je suis sûre que tu aimerais que je raconte comment nous avons magnifiquement gagné le match de Quidditch de ce soir, rit Albus.

Alice leva les yeux au ciel et adressa un regard désespéré à Scorpius.

- Oui, Albus, et si tu me racontais encore comment vous avez gagné le match de ce soir.

Scorpius adressa un sourire de soutien à la jeune fille – il savait comme Albus pouvait se montrer imbu de sa personne – puis décida qu'il était temps pour lui de monter se coucher. Albus le rejoindrait plus tard, certainement.

- Eh Scorpius, attends.

Scorpius se retourna vers Sam.

- Oui ?

- Tu m'abandonnes avec les deux tourtereaux là, plaisanta Sam en lui emboitant le pas pour monter se coucher.

- Je t'ai déjà dit qu'ils ne sont pas ensemble, je le saurais si c'était le cas, rit Scorpius.

En plus, Albus lui préparait une surprise pour la Saint-Valentin, même s'il doutait qu'il saurait l'apprécier à sa juste valeur.

- Scorpius.

Le blond cessa de sourire. Il n'avait jamais vu Sam si sérieux.

- Juste… fais attention à toi.

Scorpius fronça les sourcils, prêt à répliquer qu'il ne comprenait pas et qu'il connaissait Albus mieux que quiconque, mais Sam ne voulait pas qu'il lui réponde. Il passa devant lui et monta les escaliers qui menaient au dortoir. Fin de la discussion.


La chanson qu'écoutent James et Scorpius est l'une des merveilles de Calogero