Chapitre 20
Enfin, la queue commença à diminuer et les deux familles purent prendre leurs livres, James prenant un autre lot pour Harry l'air de rien. Maintenant que leurs courses étaient terminées, les deux familles purent quitter le magasin surpeuplé. Mais soudain, Harry LE sentit, il sentit le mal à l'état pur. Il était là sur le Chemin de Traverse et regardait dans sa direction. Il n'osa pas sortir de sa protection afin de ne pas se faire voir par lui. Il soupira de soulagement quand ils utilisèrent la robe de Lucius comme portoloin qui les ramena à Godric Hollow. Maintenant à l'abri, Lucius l'aida à sortir de la protection de la capuche et lui dit :
-Harry pourquoi tremblais-tu sur le Chemin de Traverse ?
-IL était là, le mal était là. Je l'ai bien senti.
-Eh bien, j'espère que malgré ta peur, tu t'es retenu, lança Sirius.
Lucius regarda son cousin par alliance avec curiosité, puis il poussa un cri avec une grimace de dégoût. Avec un geste rapide, il retira sa cape et regarda pour être sûr qu'il n'y avait pas autre chose que des poils, mais rien ne troubla son odorat délicat. James donna une claque sur la tête de son meilleur ami et lui lança :
-Harry sait se tenir. Bon d'accord, il a encore du mal avec le concept de se laver avec de l'eau et du savon, mais il progresse.
Tous les regards se posèrent sur Harry qui avait de nouveau laissé parler son nouvel instinct de félin et se léchait le bras. L'animagus cessa d'un coup, baissa la tête et murmura d'un ton contrit :
-Désolé.
-Pas grave. Mais si tu te sens sale, tu vas au bain, lui ordonna sa mère.
Harry bougonna un peu, mais obéit à sa mère et se dirigea vers la maison afin de prendre un bain. La présence du mal si près de lui, lui donnait la sensation d'être sale. Les autres avancèrent paisiblement vers la demeure et les conversations étaient les mêmes, leur étonnement devant l'orgueil démesuré de Molly Weasley. Elle ne pensait qu'au prestige et en aucun cas au bonheur de ses enfants. Mais en un rien de temps, l'affaire fut close, la vie reprit et le premier septembre arriva avec son cortège de bagages et de cages. La plus difficile à transporter, était l'armoire de zen, mais un sort de réduction, une petite boule de poils dans la poche de Synthia et plus aucun problème.
Quand ils arrivèrent à la gare de King's cross, les Potter et les Malefoy embrassèrent leurs enfants et eurent la surprise de voir Albus Dumbledore aider un petit garçon d'une dizaine d'année à porter sa malle et la mettre dans le train. L'enfant était écarlate et avait vraiment l'air mal à l'aise. Albus était fier de son enfant, enfin il allait commencer Poudlard, il allait avoir l'enfance qu'il aurait toujours dû avoir, une enfance normale avec ses hauts et ses bas, ses disputes et ses réconciliations, mais surtout, ses amis sincères qui l'aideraient dans les moments les plus tristes et les plus importants. Du côté de l'enfant, les choses étaient terribles. En effet, Tom avait vraiment envie de pleurer. Il faut dire qu'il avait perdu son aura charismatique qui faisait fuir le plus puissant des aurors, ses pouvoirs faramineux qui faisaient trembler ses ennemis, mais le pire, c'était qu'il avait perdu sa baguette. En effet, sa belle baguette de 33,75 cm en if avec son noyau en plume de phénix ne voulait plus lui obéir et donc son « père » lui en avait acheté une nouvelle. Elle faisait maintenant 27,5 cm, elle était en bois de rose et son cœur était un crin de licorne imbibé de larme de phénix. Elle était parfaite pour la défense et la guérison.
Maintenant qu'il était redevenu un enfant, il n'avait plus le droit de rester éveiller après 8 heures. Mais bon, il n'avait pas été à Serpentard pour rien, ainsi, il avait pu ainsi se faufiler hors de sa chambre alors que son père dormait et il avait filé rejoindre la Chambre des Secrets. Il se rappelait comme si cela lui était arrivé hier, alors qu'il avait fait cela vers la mi-juillet.
Flash back
Il voulait savoir s'il avait encore son don pour le fourchelangue ou s'il l'avait perdu. Il soupira de soulagement quand la porte s'ouvrit. Il décida de descendre dans la Chambre à proprement dite afin de voir le basilic de Salazar Serpentard. Il se dirigea vers la statue du fondateur puis siffla :
« Ouvre-toi Salazar le plus grand des quatre de Poudlard »
Là, il vit la bouche s'ouvrir et le basilic en sortit puissant, immense et majestueux. Sa magie le força à fermer les yeux, afin de ne pas se faire tuer par le regard du serpent géant. L'animal le regarda froidement et siffla :
« Qui es-tu ? »
« Alors, j'ai même perdu ça ! »
Le reptile fut stupéfait quand le petit homme devant lui se mit à pleurer. L'enfant tomba à genoux et se mit en tête de briser le sol de ses petits poings. Le serpent s'avança, entoura l'enfant qui se serra contre lui en pleurs. Là, il lui demanda :
« Pourquoi pleurs-tu petit homme ? »
L'enfant toujours en pleurs lui expliqua alors toute l'histoire. Il lui dit qu'auparavant il était l'héritier de Salazar Serpentard par sa mère, qu'il avait été possédé par le mal mais qu'il avait été vaincu par un enfant et qu'il avait retrouvé l'intégrité de son âme, de son esprit, mais qu'il n'était plus qu'un gamin de onze ans qu'il n'était plus rien. Le basilic entendant l'histoire se rendit compte que le monstre qui avait tué son maître adoré était de retour et qu'il allait pouvoir se venger, qu'il allait pouvoir le venger. Il décida alors qu'il était temps pour lui de changer de vie. Il décida donc d'utiliser un pouvoir que les basilics possédaient mais qu'ils ne pouvaient utiliser qu'une seule fois dans leur vie, le pouvoir de changer de forme. Il s'écarta de l'enfant et se contracta. Il se tordit de souffrance, puis son corps changea d'aspect passant d'un gigantesque serpent de quinze mètres à une petite vipère d'une trentaine de centimètres. Il était devenu un serpent arc en ciel, chaque écaille avait des couleurs différentes. Ses yeux étaient devenus noirs, mais il pouvait tuer de son regard quand il le voulait et son venin était toujours aussi mortel. L'enfant le prit contre lui et lui demanda affolé :
« Pourquoi as-tu fais cela ? Tu as dû avoir mal ? Mon ami, c'était dangereux. »
Entendre cela de la bouche de l'enfant lui fit plaisir, il avait retrouvé un ami. Il lui alors répondit :
« C'était pour rester avec toi »
L'enfant se remit à pleurer, mais de joie cette fois-ci. Il caressa le serpent, puis l'amena au niveau de son visage et lui dit :
« D'après mes connaissances, je dirais que tu es une vipère des glaces, mâtiné avec une couleuvre des foyers, et aussi un aspic des vents et un boa des cascades. Je me souviens avoir lu dans un de mes grimoires que les serpents comme toi étaient très rare et qu'ils étaient appelés vipères des éléments ou tout simplement serpent arc en ciel. »
Le serpent était heureux d'apprendre qu'il était une vipère des éléments, mais surtout il était heureux de savoir que son nouveau maître connaissait tout sur sa race. Il décida alors de quitter définitivement la Chambre des Secrets et le dit à son nouveau maître. Maître qui le prit dans une étreinte écrasante et l'avait embrassé sur tout le museau. Tous les deux quittèrent les lieux qui avaient vu le basilic vivre durant plus de mille ans. Ensuite, ils rejoignirent la chambre de l'enfant et là, bizarrement l'enfant avait fondu en larme sans aucune raison. Pendant cinq minutes, il passa son temps à pleurer, puis toujours en pleurant, il siffla à son serpent :
« Pourquoi je n'arrive pas à arrêter de pleurer ? »
Fumseck pouffa de rire en entendant la question de l'enfant. Il était heureux par ce qu'il voyait, mais l'enfant ne devait pas rester seul, son père devait être là pour lui sauver la vie et sauver son âme encore fragile. Il s'envola donc et rejoignit Dumbledore puis le réveilla rapidement. Le vieil homme ouvrit difficilement les yeux, puis fonça dans la chambre de son fils quand il l'entendit pleurer. Arriver dans la chambre, il vit son fils sangloter avec une petite vipère dans les bras. L'animal lui sifflotait des paroles de réconfort. Dumbledore prit son enfant et son animal de compagnie et les berça tous les deux. Le phénix chanta joyeusement afin de calmer les pleurs de l'enfant. Tom sanglota :
-Pourquoi je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer ?
-Parce que tu as soixante dix ans de douleur et de tristesse à évacuer. Alors pleurs, cela te fera le plus grand bien.
L'enfant se serra contre son père et pleura encore et encore. Il s'endormit à point d'heure et encore parce qu'Albus lui avait donné une potion de sommeil sans rêve. Il pleura comme cela durant deux bonnes semaines puis en plein milieu du repas alors qu'il mangeait ses pommes de terre, il cessa de pleurer. Il avait la tête comme une pastèque, ses yeux étaient englués par les larmes et la fatigue, mais enfin, il n'avait plus envie de pleurer. Il n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit, qu'il s'était endormi. Dumbledore soupira, regrettait que Severus ne soit pas là. Le petit garçon dormit trois jours et quand il se réveilla, il était frais et dispo. Maintenant qu'il pouvait enfin parler, il allait pouvoir présenter son ami à son père.
-Papa ?
-Oui, mon fils ?
-Pourquoi je suis obligé de t'appeler papa ?
-C'est un effet secondaire du rituel.
-Ah d'accord. Bon, je voulais te présenter Lizzy.
-Ce n'est pas un nom pour un basilic, lui dit Albus.
-C'est comme cela que Salazar l'a appelé. D'après Lizzy, il était très fleur bleu.
Dumbledore pouffa puis dit :
-Donc Lizzy reste avec toi ?
-Oui. Il veut faire payer à Voldemort.
-Mais, c'est un mâle ou une femelle ?
-C'est un mâle.
Dumbledore explosa de rire, puis cajola le serpent en lui disant dans un fourchelangue parfait :
« Mon pauvre ami, Salazar avait vraiment des idées bizarres en matière de nom. »
Il regarda la couleur sous toutes ses coutures et dit :
-Lizzy n'a pas mal choisi son nouveau corps.
-N'est-ce pas. C'est une vipère des éléments.
-Oui, il te défendra de sa vie.
Fin du Flash Back
Tom sortit de ses souvenirs et caressa tendrement son serpent qui avait décidé de changer de nom pour celui de Rex. Albus avait explosé de rire quand son fils lui avait expliqué que le petit serpent avait décidé de changer de nom pour celui-là. D'ailleurs le vieux sorcier s'était plus d'une fois demandé s'il ne devait pas expliquer que c'était le nom du chien. Mais voir son fils siffler le nom d'un chien et voir un serpent filer ventre à terre, c'était unique. Tom savait bien ce que pensait son père, mais c'était Rex qui avait voulu prendre ce nom bizarre. Il était en train d'y penser quand la porte du compartiment s'ouvrit et qu'il vit entrer les jumeaux Malefoy et Synthia Potter, mais sans Harry. Etonné, il demanda :
-Harry n'est toujours pas revenu ?
-Qui es-tu ? demanda Synthia.
-C'est Tom, ex-Tom Jedusor, l'ancien porteur du mal, répondit Elyse qui fit un beau sourire vers Tom.
-Ouais et quand tu verras ton frère, tu lui diras merci de ma part. C'est vrai quoi, avec la pierre philosophale, j'aurai pu être de nouveau un sorcier puissant et adulte et là, je me retrouve avec l'aspect d'un gosse de dix ans. Il aurait quand même pu se faire bouffer par Fenrir, ce n'était pas trop demandé non ?
Tous lui lancèrent un regard bizarre, puis Synthia éclata de rire et lui dit :
-T'es pas vrai comme type.
-Enfin, miracle. Je suis un type, s'exclama Tom avec un grand sourire ravi.
-Pourquoi dis-tu cela ? demanda Draco.
-Parce que depuis que je suis revenu à la vie, c'est « mon bébé » par ici, « mon poussin » par là. C'est frustrant et humiliant, ragea le jeune garçon.
-Mais c'est normal, murmura Elyse.
-Eh bien, pas pour moi, répliqua Tom.
-Pourquoi ? demanda Draco.
Alors Tom raconta son ancienne vie, le fait qu'il était mal traité, frappé sans arrêt et même abusé. Synthia sentit les larmes coulées le long de ses joues. Ce qu'il avait vécu, était ce qu'Harry avait subi auprès des Dursley. Ne pouvant s'en empêcher, elle enlaça Tom, et le consola en pleurant. Le petit garçon n'avait pas remarqué qu'il pleurait encore. Mais il sentait que cette étreinte soulageait toujours plus son âme. Tous les deux pleurèrent dans les bras l'un de l'autre pendant encore une dizaine de minutes. Quand ils cessèrent de pleurer, Synthia s'éloigna de lui et lui dit :
-Ca va aller mieux maintenant. Ton père ne laissera personne te blesser.
-Tu crois ? demanda l'enfant en frottant ses yeux.
-Oh ! J'en suis sûr et certaine, lui répondit Synthia avec un sourire.
A partir de ce moment, les trois autres se présentèrent à Tom.
-Bonjour, je m'appelle Draco Malefoy. Et la magnifique petite blonde, c'est ma sœur jumelle, Elyse Malefoy.
-Elyse ? Elyse… ! Je m'en souviens maintenant. Dereck Yaxley m'avait demandé d'éliminer les héritiers afin de mettre la main sur la fortune des Malefoy.
Draco devint écarlate et siffla :
-Et ?
-J'ai refusé. Je l'ai d'ailleurs renvoyé chez lui avec un bon doloris dans les côtes.
-Alors c'est Yaxley, ce misérable pouilleux qui a osé enlever ma petite sœur ? rugit Draco
Elyse murmura après avoir embrassé tendrement la joue de son frère :
-Draco est très protecteur. Son animagus aurait dû être un dragon plutôt qu'un jaguar.
-C'est vrai, mais alors il aurait dû être une femelle car seule les femelles sont aussi protectrices, lança Synthia.
Draco eut l'air horrifié et s'exclama :
-Je n'en ai pas encore l'utilité, mais je tiens à garder ma virilité.
Tom éclata de rire puis se lança et demanda d'une petite voix :
-Je peux… heu…
-Tu sais, entre amis, on peut beaucoup de choses, lui murmura Elyse avec un doux sourire.
Elle avait compris ce que voulait le fils du directeur. Tom lui fit un grand sourire, qui montra à tous qu'il serait vraiment un garçon magnifique quand il serait plus grand.
A suivre
