C'est super que vous ayez apprécié le coffre-fort du chapitre précédent. J'avais peur d'y avoir été un peu fort niveau complexité et que ça gâche l'histoire. J'ai la même inquiétude aujourd'hui avec les serrures électroniques. Vous me direz ça. Pour ce qui est de « l'emprunt » de Tony, la réponse n'est pas pour toute suite, mais vous pouvez deviner certaines choses d'après la conversation avec Senior.
Pour ce qui suit, j'avais prévu de compliquer le casse même. Mais ce serait exagéré avec les Tiva se retrouvant nez à nez avec le garde bien réveillé. Sauf que ma bonne résolution d'amener la fin de l'histoire tranquille a comme qui dirait disparu et... heu... bonne lecture ?
Merci pour vos reviews ! Cette fic a passé les 300 ! Alors, comme cadeau, je vous offre un nouvel épisode des notes de frais, rendez-vous là-bas !
Ed : Un truc dans le genre oui. Mais les réponses sont pour plus tard. Shinigami's Bride : Merci pour la mise en alerte, j'attends ton avis ! Nanou : Pour avoir tout lu et reviewé, je te dédie de chapitre. J'espère qu'il te plaira. Super Ziva est en action. ^^
Chapitre 21 – La suite des réjouissances
Ils franchirent la porte blindée dans les temps. Ziva récupéra les cubes et la boule d'acier quelques secondes avant sa fermeture automatique. Elle jeta un regard mi-soulagé mi-réprobateur à Tony. L'agent l'ignora, rangeant précautionneusement son « emprunt » dans son sac à dos.
- Dépêchez-vous ! tempêta Abby dans leurs oreilles. Il ne reste plus qu'une minute avant le changement de code !
C'était là le principal problème. Lors de la fermeture du laboratoire, les codes des serrures électroniques changeaient tous les quarts d'heure. Il était possible de les craquer, mais une fois seulement. Pour les machines, l'utilisation de leur boîtier un peu plus tôt était similaire à celle des cartes magnétiques employées habituellement. Cartes ne fonctionnant que dans un sens, impliquant des binômes de laborantins, et uniquement lors de l'ouverture du labo. Le système reconnaîtrait leur engin s'ils l'utilisaient pour rouvrir les portes afin de repartir, comme il l'identifierait intrus au changement de code, moment de contrôle qui se produirait dans quelques secondes. Dans tous les cas, la police serait informée et les serrures bloquées jusqu'à son arrivée.
Tony sortit donc rapidement un second appareil de son sac pour forcer la porte devant eux. Il savait depuis le début qu'ils ne pourraient pas partir comme ils étaient venus. Le timing était trop serré et la paranoïa du directeur sans limite. D'autres systèmes de sécurité présent dans le hall leur auraient interdit toute sortie.
Les deux agents quittèrent la pièce du coffre juste à temps. Le code changea à peine la porte s'était-elle refermée. Tony se tourna vers sa compagne.
- Maintenant, dit-il, c'est à toi de jouer.
Sans perdre de temps, Ziva leva les yeux au plafond. Elle repéra la seule grille d'aération suffisamment grande pour leur permettre de passer au-dessus d'un des plans de travail. Après y être grimpée, elle s'empara du tournevis électrique tendu par Tony. En peu de temps, elle ôta trois des vis qui la maintenaient et la fit pivoter pour dégager l'ouverture. Le conduit quadrangulaire montait pendant plusieurs mètres. Elle savait qu'elle devrait les parcourir, passer l'angle et aider l'Italien à grimper à son tour. Ensuite, il les guiderait jusqu'à la bouche d'aération près du tableau électrique, ils récupéreraient la moto et rejoindraient la planque. Le tout assez vite pour échapper à la police et Nick Spencer. Une nuit ordinaire pour Starlight et le NCIS en somme.
La jeune femme enleva ses baskets et les abandonna dans le sac à dos. Elle enfila rapidement des chaussons caoutchouc qui lui permettrait d'adhérer à la surface métallique. Tony la rejoignit sur la table. Il s'accroupit pour lui permettre de s'installer sur ses épaules avant de se redresser. En position debout, Ziva avait ainsi parcouru la moitié de la hauteur du conduit. L'Italien éleva une de ses mains afin qu'elle s'en serve de marche-pied et lui faire gagner ainsi un mètre de plus. Elle adossa ensuite son dos à la paroi, fit opposition avec ses pieds sur celle d'en face et s'aida de ses mains pour parcourir le mètre cinquante restant.
Le coude se trouvait dans son dos. Elle n'eut qu'à étendre ses jambes en sentant le métal disparaître pour s'y enfoncer. Quelques acrobaties plus tard, elle se retrouvait à plat ventre, les bras dans le vide à mettre en place un système pour permettre à son compagnon de la rejoindre. Bien qu'aussi souple qu'elle depuis le temps qu'il avait endossé le costume de Starlight, Tony ne pouvait évoluer aussi facilement du fait de sa taille et de sa corpulence. Il n'était pas aussi petit et fin qu'elle. Il aurait réussi à monter seul, certes, mais seulement s'il avait été en pleine forme et le poison dans son corps annihilait tout espoir d'ascension facile.
Abby leur avait fournis une barre à traction identique à celle qu'on trouvait dans le commerce, bien que plus petite. Elle était composée de trois parties, deux embouts métalliques (des tubes aplanis en disque à leur extrémité) joints ensemble par un cylindre recouvert d'un matière synthétique, bleu dans leur cas. Son principe était simple. Après avoir appuyé un des disques sur une paroi, il suffisait de tourner l'autre en maintenant la partie bleue droite jusqu'à ne plus pouvoir serrer. C'était comme le ressort d'une épingle à linge, mais avec des vis.
Ziva espérait que le métal serait assez solide pour ne pas se plier. Si la barre pouvait supporter sans problème le poids de Tony, elle doutait qu'il en soit de même pour le conduit d'aération. Abby lui avait pourtant affirmé qu'il était aussi solide que les murs et chambranles de portes utilisés avec le grand modèle. Elle allait savoir ça tout de suite.
Elle accrocha au centre de la barre une échelle de corde juste assez large pour loger un pied ou une main par échelon. Elle envoya ensuite une cordelette dotée d'un mousqueton au bout duquel Tony accrocha leur sac à dos. Elle le tira à elle tandis qu'il entamait son ascension. Une fois ses pieds dans le conduit, il remonta l'échelle le temps de remettre en place la grille. Fixée par un seul vis, il doutait qu'elle tienne longtemps ou du moins qu'elle passe inaperçue ainsi plus d'une journée. Ça n'avait guère d'importance. Ils ne seraient plus là depuis longtemps lorsque ça arriverait.
- Vite ! intima l'Israélienne en entendant le métal gémir.
L'agent s'empressa de parcourir les derniers mètres puis de passer le coude du conduit. Il ne pouvait pas se retourner ici pour récupérer leurs affaires, Ziva devait s'en charger. Il s'aplatit le plus possible contre une paroi. Elle fit de même sur l'opposée. Ils se croisèrent en laissant peu d'espace entre leurs corps, soufflant de soulagement à la fin de la manœuvre. Le plus dur était fait.
Après avoir tout rangé dans le sac à dos, Ziva le passa sur son ventre et se mit à quatre pattes. Tony commença à avancer. Ils ne rencontrèrent aucune difficulté et atteindre la sortie fit office de promenade.
L'Italien agrippa la grille. Dévissée en trois angles, il n'eut aucun mal à la faire pivoter. S'asseoir sur le bord pour sauter les deux mètres de vide les pieds en avant fut en revanche plus compliqué. Il grogna sous la douleur mais ne se plaignit pas. Une fois au sol, il récupéra le sac lancé par Ziva. Il vint ensuite se placer dos au mur en dessous de la bouche d'aération. La jeune femme se laissa couler face contre le béton jusqu'à atteindre ses épaules. Il attrapa ses jambes pour l'aider à rester en place pendant qu'elle revissait la grille, puis à descendre une fois fini.
Il mit le sac à dos devant lui, rangea le tournevis électrique et s'empara des clés de la moto. Ils se dépêchèrent de la rejoindre dans une ruelle en face du parking, de l'autre côté de la route. Sans enlever leurs cagoules, ils enfilèrent les caques, puis s'installèrent. Après avoir vérifié que le sac ne le gênerait pas pour conduire et que Ziva le tenait fermement, Tony démarra. Quelques secondes plus tard, ils filaient à travers la capitale.
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Abby leur sauta dans les bras dès qu'ils furent à la planque. Ils venaient juste de mettre pied à terre et tenaient encore à la main casques et cagoules.
- On a réussi ! s'exclama-t-elle ravie.
- Sans accroc, confirma Tony.
- On est les meilleurs !
Ils ne commentèrent pas, leurs visages soulagés parlaient pour eux.
- Tu as prévenu les autres ? demanda Ziva en s'étirant.
- Non, mais je leur ai dit tout à l'heure que je leur enverrais un message uniquement s'il y avait un problème, pour ne pas attirer l'attention. Et comme ça a marché...
- Tu n'as rien envoyé.
- C'est ça.
- Tiens, dit Tony en lui tendant un flacon. Cadeau.
- C'est exactement ce qu'il me fallait !
- Encore heureux ! ironisa-t-il.
Elle ne releva pas, trop concentré sur ce qu'elle allait devoir faire maintenant.
- Je fonce au NCIS.
- Sois prudente, commanda-t-il.
- Promis. Et vous, pas de bêtise !
- J'ai une tête à ça ?
- Non, concéda-t-elle. Tu as plutôt une tête à dormir une semaine entière.
- Je te remercie.
- J'ai effacé tout ce qui pouvait être compromettant et remis les choses à la normale au Sanders Labs.
- Les vigiles ?
- Endormis.
- La police ?
- En train de les réveiller.
- Nick Spencer ?
- Toujours à surveiller le dîner de Gibbs et Jeremiah Riley. Ce type est vraiment une pourriture !
- Qui ? Spencer ou Riley ?
- Les deux, admit-elle.
- Tu devrais y aller maintenant, suggéra Ziva.
- Tu as raison. On se voit tout à l'heure.
Tony laissa à Ziva le soin de ranger leurs affaires une fois Abby partie. Sitôt débarrassé de ses vêtements noirs, vêtu d'un short et d'un T-shirt, il s'allongea sur le matelas. Venue lui demander ce qu'il avait fait de son « emprunt » au labo, l'Israélienne le trouva profondément endormi. Elle remonta la couverture sur lui, constatant au passage que les tatouages bleus s'étaient encore étendus. Elle verrouilla la porte pour que personne ne puisse entrer, éteignit les lumières, puis vint s'étendre à son tour. Comme lui, elle rejoignit le pays des rêves à peine sa tête avait-elle touché l'oreiller.
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Le rapport du lieutenant de police présent au Sanders Labs était sans équivoque. S'il y avait eu quelqu'un dans le bâtiment, il était parti depuis longtemps. Quant à savoir si quelque chose avait été volé, il leur fallait attendre la venue du directeur pour ouvrir le coffre et faire l'inventaire.
Nick Spencer n'avait pas besoin d'en savoir plus. Starlight était venu, avait récupéré le biduletruc pour fabriquer l'antidote et était reparti.
- Encore raté ! explosa-t-il en balançant son portable contre le mur.
Le visage rouge, le souffle court, il était prêt à passer sa rage sur n'importe qui ou n'importe quoi.
- Monsieur... tenta un de ses hommes.
- QUOI ?
- Ils bougent. Riley et Gibbs, ils s'en vont.
La colère de l'agent s'apaisa en même temps qu'il analysait la situation.
Vous voulez jouer à ça, Gibbs ? s'amusa-t-il intérieurement en comprenant pourquoi l'agent dînait avec le directeur du Sanders Labs. Vous allez vite voir qui est le meilleur !
- Arrêtez-les, ordonna-t-il à l'un de ses hommes.
- Mais...
- J'ai dit : arrêtez-les !
- Tous les deux ? Mais pour quel motif ?
- Complicité de vol pour l'instant. On verra le reste plus tard. Sacks ! appela-t-il ensuite.
- Oui, monsieur ?
- Joignez le SecNav. Dites-lui que j'ai de quoi coincer Gibbs et sa bande.
- Sa bande ?
- Oui, Sacks, sa bande, Starlight. J'ai la preuve qu'il en est le chef.
Passé l'instant de surprise, l'agent s'empara de son téléphone.
- Monsieur, dit-il avant de composer le numéro de Jarvis, cela signifie que l'on va arrêter le reste de l'équi... la bande ?
- C'est ça, Sacks.
- Alors puis-je solliciter une faveur ?
- Laquelle ?
- Je voudrais arrêter DiNozzo moi-même.
- Faites-vous plaisir !
- Merci, monsieur.
Spencer se laissa tomber dans un siège un sourire satisfait sur les lèvres. S'il ne pouvait pas avoir Starlight directement, il aurait au moins ses complices. Connaissant le personnage, il viendrait se dénoncer. Il allait faire un superbe coup de filet de ce soir.
- Une dernière chose, dit-il à l'adresse de ses hommes, que deux d'entre vous aillent au NCIS arrêter Abby Sciuto. Attendez qu'elle ait fini l'antidote avant de lui passer les menottes et ramenez-les-moi. Je veux être sûr que Starlight sorte de son trou.
Si tu veux vivre, mon gars, songea-t-il, tu vas devoir te dénoncer !
*part vite et loin*
