Chapitre 20
La police menait toujours l'enquête à propos de la personne qui avait tenté de tuer Lisa. Cette affaire progressait peu, sur les choses retrouvées dans la poubelle et sur le flacon, ils ne trouvèrent ni empreintes ni ADN. La caméra de surveillance de l'une des entrées de l"hôpital ainsi que celle du couloir de la chambre où se trouvait Lisa avaient été neutralisées avec un produit cryogène. Quant à l'explosion de l'entrepôt, selon les premières conclusions, elle était due à une chaudière défectueuse.
La semaine suivante, Lisa rentra enfin chez elle. La famille de la jeune femme, celle de David, ses amis voulaient organiser une petite fête pour son retour. David ne fut pas d'accord, Lisa était encore trop fatiguée pour participer à une fête. Tous acceptèrent de reporter la réception à une date ultérieure.
En fait cela était plus une excuse qu'autre chose, David voulait se retrouver seul avec sa femme.
" Je suis si heureux que tu sois enfin sortie de l'hôpital.
Lisa enlaça son mari
- Moi aussi je suis contente d'être ici, je n'en pouvais plus d'être coincée dans cette triste chambre d'hôpital avec tous ces policiers partout.
- Ils étaient là pour enquêter sur ce qui t'es arrivé et te protéger.
- La police a-t-elle une piste ?
- Non pas encore mais l'enquête suit son cours. Maintenant si nous parlions d'autre chose ou alors…
- Ou alors quoi ? Interrogea Lisa.
Le jeune homme glissa l'une de ses mains sous le chemisier de sa femme et lui caressa les seins puis les lècha. Ils se laissèrent tomber sur le canapé, en un instant leurs vêtements se retrouvèrent sur le sol. Doucement il lui caressa le visage puis la poitrine.
- Tu es si belle, si désirable ma princesse.
Il enfouit son visage dans sa poitrine.
- Mon amour ! Ta peau est si douce, si délicieuse.
Leurs bouches se rencontrèrent en un tendre baiser qui devint de plus en plus fougueux, leurs langues se mêlèrent. Après quelques minutes il l'embrassa sur tout le corps. Il lui écarta les jambes, il lui caressa la hanche, puis l'intérieur des cuisses.
- J'ai envie de toi Lisa. Murmura t-il.
- Moi aussi.
À son tour elle le caressa, ils s'embrassèrent à nouveau. Un long et agréable frisson la fit tressaillir de plaisir, elle se cambra pour mieux accueillir son époux. Elle s'abandonna aux sublimes sensations qui envahissaient son corps et son esprit. Les deux jeunes gens ne faisaient plus qu'un.
David observait Lisa dormir, il était heureux que le destin ait mis cette jeune femme sur son chemin. Il ne parvenait pas à imaginer ce que pourrait être sa vie sans elle. Sans doute serait-ce une vie superficielle où seuls l'argent et l'apparence compteraient. Il aurait probablement épousé Mariella, et il continuerait à la tromper.
Sans Lisa la vie lui semblerait bien ennuyeuse.
Il effleura doucement le visage de la jeune femme, il déposa un doux baiser sur ses lèvres. Elle ouvrit doucement les yeux et sourit lorsqu'elle aperçut le visage de David.
- Bonjour ma belle.
Pour toute réponse Lisa attira son époux contre elle et ils échangèrent un long baiser. Elle sentit la main du jeune homme caresser son sexe et s'introduire dans son intimité. La jeune femme émit un gémissement.
David l'embrassa sur la poitrine et huma le délicat parfum qu'exhalait sa peau. Ils étaient en parfaite osmose physique et sentimentale.
Ils firent l'amour encore une fois. Leurs deux corps étaient enfiévrés par une ardente exaltation charnelle et émotionnelle. Les feux de la passion brûlaient en eux.
Le soir lorsqu'il rentra de Kerima David trouva son épouse dans la chambre qui avait été aménagée pour leur enfant. Elle était assise dans un rocking-chair, elle tenait un vêtement de bébé dans ses mains, des larmes coulaient sur ses joues. David sentit une lourde vague de tristesse l'envahir mais il devait se montrer fort pour Lisa, ce qui n'était pas une chose aisée tant la mort de leur petit garçon le faisait souffrir.
Il s'avança derrière le fauteuil et enlaça les épaules de sa femme, il déposa un baiser sur ses cheveux. La jeune femme se tourna et leva la tête vers son époux.
- Je vais bien ne t'en fait pas, j'imaginais juste ce qu'aurait été notre vie avec le bébé.
- Cela aurait été merveilleux je n'en doute pas.
- Hélas, peut être ne vivront nous jamais ces instants.
Le jeune homme s'agenouilla en face de son épouse, il posa son doigt sur sa bouche.
- Ne dit pas ça, pour l'instant nous n'en savons rien, en plus les derniers examens médicaux que tu as passé se sont révélés plutôt optimistes, non ?
- Oui, mais je dois en passer d'autres d'ici deux semaines environ et là nous seront fixés, j'ai vraiment peur.
Il lui caressa tendrement le visage et ajouta.
- Moi aussi j'ai peur, cependant je reste persuadé que dans un an voire deux il y aura ici un petit enfant à pouponner.
- Je l'espère.
David enlaça sa femme et l'embrassa.
- Que veux tu faire ce soir ? Questionna t-elle.
- Que dirais tu d'aller dîner chez Wolfhardts ?
- Je suis d'accord."
Tous deux allèrent dîner oubliant un moment le drame qu'ils traversaient.
À suivre.
