Héhé!

Me voilà de retour avec un chapitre qui j'en suis désolé d'avance n'est pas exceptionnel...

Mais la suite sera bien plus prometteuse avec le weekend chez les Evans...

Je ne pourrais publier avant lundi! Ma mère ayant décidé de me pourrir la vie et donc de me priver d'ordinateur....

Mais la vile et maligne personne que je suis, a toujours quelque solutions de rechanges...

Breffff...

Bonne lecture à tous, et à bientôt!!!

Et encore merci à tous pour vos reviews!!!


Chapitre 21 :

Lily Pov :

Les jours étaient passés à une vitesse vertigineuse, et je voyais le week-end se rapprocher de plus en plus. Et plus le temps passait, plus mon état de nervosité et d'angoisse s'aggravait.

J'avais envie que ces retrouvailles en famille se passent bien.

Revoir mon père, discuter avec mes grands-parents maternels, rire avec Kate…

Et pourtant qui dit famille dit également Pétunia…

Et je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de la revoir. Elle était tellement… méchante et mesquine avec moi que ç'en était déroutant. Je me faisais surprendre à chaque fois par ses paroles plus blessantes les unes que les autres, son attitude plus qu'hostile à mon égard. Et malgré cela, je n'arrivai pas à la détester.

Elle était ma sœur.

Et même si ce n'était plus le cas à présent, il y avait eu un temps où nous étions liés comme les doigts de la main, où nous étions bien plus que complice. Elle avait été une amie, une confidente avant d'être une sœur. Et j'avais beaucoup de mal à me dire que cette époque là était révolue. Au fond, j'avais toujours l'espoir qu'elle redevienne cette jeune fille douce et sympathique qu'elle était avant, qu'elle fasse un geste, un pas vers moi.

Et chaque fois que nous nous revoyions, aux fêtes de famille, je scrutai toujours son visage, à la recherche d'un quelconque signe qui m'indiquerait qu'elle était toujours la même. Mais elle avait bel et bien changé.

Sa façon de me regarder, cet éclat de dégoût et de colère dans ses yeux…

Tout cela parce que j'étais différente !

J'avais de la peine à comprendre comment nous avions passé de l'entente parfaite, à cette haine qui me paraissait injustifiée.

Mais j'avais cessé de chercher à comprendre depuis longtemps, j'avais baissé les bras et j'étais certaine que face à tant de haine, n'importe qui aurait fait pareil.

Après tout, à quoi bon ?

A quoi bon continuer à se voiler la face ?

Pour elle, je ne signifiais plus rien, je n'étais même plus sa sœur.

Je secouai la tête, pour chasser Pétunia de mes pensées.

J'allais devoir la « fréquenter » durant un week-end entier et c'était bien assez. Je ne voulais pas en plus me miner le moral…

Enfin pas plus qu'il ne l'était déjà !

Et tout s'expliquait en un mot : Sirius.

Son attitude avec moi me déroutait.

Quelques jours plus tôt nous étions tellement proches… et du jour au lendemain il était devenu…distant. J'avais même l'impression qu'il cherchait à me fuir ! Je ne me souvenais pourtant pas d'avoir fait quelque chose de mal !

Mais j'étais sûre que cela cachait quelque chose et j'avais la ferme intention de découvrir ce que c'était. J'allais le cuisiner jusqu'à ce qu'il avoue, quitte à me servir de mes nouveaux atouts…

Je pouffai de rire.

Il ne suffisait pas de mettre un décolleté et de serrer la poitrine pour déconcerter un homme, si ?

J'éclatai franchement de rire en imaginant la scène.

Moi, agitant mes énormes flotteurs sous le nez d'un Sirius rougissant et bégayant.

C'était risible.

J'attrapai mon sac à main et ma baguette, avant de sortir de la maison.

Avec toutes ses émotions, j'avais bien le droit de m'accorder une après-midi shopping avec une amie, non ?

Je retrouvais quelques minutes plus tard, mon amie Sofia sur le chemin de Traverse et nous nous rendîmes sur la terrasse de Florian Fortarôme, pour manger une glace.

-Alors ? Pourquoi voulais-tu tant que l'on fasse du lèche-vitrines aujourd'hui ?

-Je dois m'acheter une robe pour la réception de ce soir.

-Et tu ne t'y prends que maintenant ? S'exclama Sofia, indignée.

-Oh, c'est bon, calme-toi… J'étais occupée, d'abord ! Ripostai-je.

Sofia souffla d'un air réprobateur.

-Ce n'est pas une raison ! Depuis le temps que cette réception est prévue…

-Je n'avais pas envie d'y aller, mais je me suis faite piégé par ma mère! Tu sais comment elle est…

Sofia éclata de rire.

-Ta mère, je l'adore ! Elle est trop forte ! Tu te fais avoir à chaque fois !

Je bougonnai pour la forme en attendant qu'elle reprenne son souffle.

-Et tu la veux comment cette robe ?

-Je veux qu'elle soit… belle, élégante, en un mot : époustouflante ! Je veux que Pétunia en soit morte de jalousie !

Sofia sourit à pleine dent.

-J'en conclu qu'on en a pour un bon moment et que la bourse va drôlement s'alléger d'ici ce soir…

J'acquiesçai.

-Comme disent les moldus, « on va faire chauffer la monnaie » ! s'exclama-t-elle, ravie.

-La carte de crédit, Sofia ! Pas la monnaie !

-C'est du pareil au même. Bon on y va ?

J'acquiesçai et me levai de ma chaise.

-Une minute ! s'exclama mon amie. Je connais bien ta mère…

-Et ?

-Avec qui t'a-t-elle casée pour le week-end ?

Je dansai d'un pied sur l'autre avant d'avouer.

-J'y vais avec Sirius.

Elle écarquilla les yeux, ouvrit la bouche…

-Bon on y va ? m'empressai-je d'ajouter.

-Minute papillon !

-Mais les magasins…

-…attendrons, me coupa-t-elle. Assieds-toi.

Vu son regard, je ne protestai pas. Elle pouvait être effrayante parfois ! Elle se rassit sur sa chaise, un vague sourire flottant sur les lèvres, et le regard perdu au loin.

Elle semblait complètement plongée dans ses pensées. Aussi, je fus surprise lorsqu'elle s'exclama d'une voix stridente, me faisant sursauter:

-Ca explique tout !

-Hein ? De quoi tu parles ?

-Si tu veux t'acheter une nouvelle robe…c'est pour lui ! Pour le séduire ! s'écria-t-elle.

Je sentis mes joues s'embraser furieusement.

-Mais ça va pas non ? Je veux juste en mettre plein la vue à Pétunia, je te l'ai déjà dit ! m'empressai-je de démentir.

-La bonne excuse…Et puis tu as dit que tu étais occupée…Tu étais trop occupée à penser à lui ! C'est pour ça que tu n'as pas fait tes achats plus tôt !

Sa voix déraillait dans les aigus tant son hypothèse semblait l'exciter. Ses yeux brillants, sa mine enjouée, son empressement…

En résumé : j'étais dans la mer** !

-Je…

-Ne mens pas !

-Bon d'accord, j'ai effectivement un peu pensé à lui ! capitulai-je. Mais pas comme tu penses !

-Et comment alors ?

Elle affichait à présent un sourire tout ce qu'il y avait de plus narquois et d'agaçant.

-Il a un comportement étrange ces temps-ci, avouais-je.

-Sirius Black n'est déjà pas ce que le commun des mortels pourrait appeler quelqu'un de « normal » alors…

-Sofia ! m'exclamai-je !

Elle éclata de rire.

-Si c'est pas mignon ça ! Tu prends déjà sa défense…

Je lui lançai un regard noir.

-C'est bon, c'est bon ! J'arrête. Continue.

-C'est juste qu'il…Enfin…il est devenu un peu distant avec moi…

-Comment ça ?

-Et bien… du jour au lendemain, il a changé du tout au tout. Avant, on était plutôt proche, et d'un coup…j'ai l'impression qu'il me fuit comme la peste. Je suis sûr qu'il y a quelque chose.

-Proche…proche… c'est plutôt vague…

-Et bien, on discute beaucoup tous les deux…

-…

-On passe du temps ensemble…

-…

-On se taquine, on rigole…

-...

-On a même dormi ensemble…

-Hein ! Que…QUOI ? Vous avez couché ensemble ?

-NON ! NON ! m'écriai-je. On a seulement dormi ensemble.

-SEULEMENT ? MAIS C'EST DEJA BEAUCOUP !

-Chuuuuuuuuuuuuuuuuut ! protestai-je. Pas si fort ! On va nous entendre !

-Attend...tu as dit seulement? Ca veut dire que tu en veux plus?

Elle eut un sourire moqueur et je la fusillai du regard.

-Combien de fois ?

-Deux.

-DEUX ? ! ? ET TU NE ME DIS CA QUE MAINTENANT ?

-Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut ! m'écriai-je, en lançant un regard inquiet autour de nous, soucieuse qu'on nous ait entendues.

-Bon…vous avez juste dormi ? Partagé le même lit ?

Je hochai la tête.

-J'ai dormi dans ses bras, avouai-je.

-Dans ses bras ?

Elle posa une main sur son cœur, l'air choquée.

-Ne recommence pas !

-Désolée, s'excusa-t-elle, d'un air qui semblait tout sauf désolé.

Il y eut un silence.

-Bon, récapitulons. Vous riez ensemble, passez du bon temps ensemble, discutez ensemble, et vous dormez ensemble… et il est étrange. C'est bien ça ?

J'acquiesçai.

-Verdict ? demandai-je, légèrement inquiète.

-Ca cache une histoire de fille, déclara-t-elle avec un sourire large jusqu'aux oreilles.

Je me renfrognais.

Etais-ce donc ça, la cause du comportement étrange de Sirius ?

Avait-il rencontré quelqu'un ?

Je fronçai les sourcils, mécontente.

Alors parce qu'il avait trouvé quelqu'un il n'avait plus de temps à m'accorder ? N'avait même plus le temps de me parler ? De rire avec moi ?

Quel crétin ! Songeai-je amère.

Et puis d'abord ? Cette fille…

La connaissais-je ?

Comment était-elle ?

Brune ? Rousse ? Noiraude ?

Je pariai sur une blonde.

Les yeux verts ? gris ? brun ?

De toute manière, j'étais sûre qu'elle possédait de magnifiques yeux bleus, hypnotisants, à faire tomber tous les hommes à ses pieds.

Je l'imaginai avec de magnifiques langues jambes, une silhouette fine et élancée, de magnifiques atouts, un visage espiègle…

Je grognai.

Et moi qui grossissais chaque jour un peu plus…ça n'allait pas jouer en ma faveur.

J'écarquillai les yeux.

A quoi venais-je de penser ? Devenais-je folle ?

-Tu n'as pas l'air contente, constata-t-elle, avec ravissement.

-Qu'est-ce qui te fait dire ça ? aboyai-je.

-Peut-être le fait que tu es entrain de broyer ta cuillère d'une manière fort peu élégante…ou encore le fait que tu me beugles dessus…

-Désolée.

-Tu sais Lily, commença-t-elle. Quand je parlai d'une femme, je me disais que peut-être…

Elle s'interrompit.

Cherchait-elle vraiment à jouer avec mes nerfs ?

-Il est peut être amoureux ? Enfin je dis ça… ce n'est qu'une hypothèse. Je peux me tromper.

Je me renfrognai à nouveau.

J'imaginai déjà Sirius, sa blondasse pendue à son bras…

-Mais…est-ce que ça ne t'es jamais venu à l'esprit que peut-être…

-Mais bon sang ! Accouche ! M'exclamai-je, à bout.

Elle éclata de rire.

-Désolée mais JE ne suis pas enceinte, contrairement à toi.

Je lui lançai un regard à lui glacer le sang et elle se tassa sur sa chaise.

-Je me disais que… peut-être il…enfin…il s'intéressait à toi !


Verdict? Vous me détestez?

Mdr!!! Je pense que cette fois ce sera pas un lancer de fleur que je recevrai à la figure...

Aussi j'organise d'hors et déjà ma retraite...

Bises à tous