Note: Bonsoir à tous. Tout d'abord, j'aimerai m'excuser pour la piètre qualité de ce texte. Aujourd'hui, je n'ai rien eu le temps de faire, sans parler du travail... Je ne suis absolument pas satisfaite de ce que j'ai fait, mais je n'arrive plus à voir ce que j'écris, je verrais demain pour faire des modifications. Bonne lecture néanmoins

Edit: Voila j'ai fait quelques modifications, j'espère que cela vous plaira!

Réponses aux reviews:

Nandra: Il va être un peu plus sympathique là le Kurogane... enfin presque!

Kahlane: Et oui, je suis désolée... Mais t"inquiète pas, Seichiro viendra! (un jour) et pour le kidnapping et le reste... va falloir attendre un peu


Kurogane déposa Fye dans sur la banquette de la salle commune. L'état de sa cheville ne s'était pas amélioré sur le chemin du retour. Elle avait doublé de volume, pulsait douloureusement et un hématome commençait à noircir tout le coté externe. Fye fit la grimace en essayant de retirer sa chaussure qui comprimait sa cheville.

« Ne bouge pas, dit soudain le brun en posant délicatement son pied sur ses genoux, sous le regard étonné du blond, qui le laissa retirer sa chaussure ainsi que sa chaussette, avec une délicatesse méconnaissable.

« Kuro-chan qu'est-ce que tu fais ?

- Ça se voit non ? Le brun fronça des sourcils. Il faut la faire dégonfler pour la soulager

- Donne-moi un coussin, je vais le mettre en dessous, et ça suffira pour ce soir, répondit Fye d'un sourire.

- Non crétin, tu dormiras jamais avec une cheville dans cet état, et ça va ralentir sa guérison.

- Oui, mais je ne peux pas me lever pour me préparer un cataplasme…

Le brun soupira, exaspéré.

« C'est pour ça que je te dis de pas bouger, je vais te préparer ça. T'as de l'argile verte ?

Fye jeta un regard surprit en direction du brun.

« Tu connais les propriétés de l'argile ?

- Ouais… Ma… ma mère s'en est beaucoup servi sur moi quand j'étais gosse. Mais faut un peu de temps pour la préparer, dommage qu'il ne neige plus, j'aurais pu t'en mettre en attendant

- je ferais avec Kuro-chan, c'est déjà bien si tu peux me la préparer….

Il n'eut pas le temps de finir car le brun ne l'écoutait plus, trop concentré à préparer l'argile. Il prit un saladier en bois, y déversa de l'argile concassé qu'il trouva dans un pot, et y rajouta un peu d'eau. Il le ramena ensuite avec des bandes et attendit. L'argile se mit à faire d'étrange bulle, mais cela ne semblait pas étonner Kurogane. Fye en revanche ne cessait de jeter des regards interrogatifs au brun. Il n'aurait jamais soupçonné qu'il avait des connaissances en la matière, vu qu'il semblait toujours plus enclin à amocher, qu'à soigner.

D'ailleurs, Kurogane ne savait pas lui-même pourquoi il faisait cela. Le blond c'était tordu la cheville par manque d'attention, et une fois tombé dans le sommeil, c'est lui qui avait dû veiller sur lui le temps que cette satanée prêtresse ne lui fiche la paix. Il ne savait pas ce qui c'était passé, mais il n'aimait pas ça. Il y avait eu les soldats dans la salle au rituel en premier lieu, et le sorcier qui avait été là sans être là. Comment le blond avait-il fait pour se rendre compte qu'il n'était pas vraiment là, alors que lui-même n'avait rien vu, mystère. Et ensuite, il y avait eu les autres qui l'avait attendu sagement à la sortie, alors qu'ils auraient pu sortir à n'importe quel autre endroit. Et comme par hasard, le blond c'était endormi, c'était tordu la cheville et il c'était retrouvé tout seul. Tout ça était bien trop calculé.

Quand bien même, cela aurait été n'importe qui d'autre, le brun l'aurait laissé se débrouillé, ou du moins, il l'aurait partiellement aidé en lui ramenant ce qu'il avait besoin mais c'est tout. Mais quand il avait vu l'état de la cheville de Fye, il n'avait pas pu s'empêcher de se souvenir de ce que sa mère faisait quand il était enfant. Comme elle était une guérisseuse très réputé, et d'une très grande gentillesse, les gens venaient souvent la voir pour toute sorte de maux : brulure, fracture, fièvre, entorse, contusions diverses et variés… Et comme elle était devenue de plus en plus fragile avec le temps, Kurogane l'avait souvent assisté afin de veiller sur elle. Il s'était longtemps demandé pourquoi elle se démenait à ce point alors qu'elle était tout le temps fatiguée et au bord de l'évanouissement. Mais une fois, elle lui avait répondu de son doux sourire, et il n'avait jamais pu oublier sa réponse :

« Tu sais déjà pourquoi. Pourquoi ton père se bat autant, pourquoi je soigne autant, et pourquoi toi-même tu t'entraines autant. Parce que nous sommes les seigneurs de ce pays, et notre devoir n'est pas de le gouverner ce pays, mais de l'aimer et le protéger. »

Kurogane tenta de chasser le souvenir comme on chasse une mouche. Il n'avait vraiment pas envie de penser à son enfance maintenant. Une fois l'argile prête, le brun en étala sur une bande à l'aide d'une spatule, puis la posa doucement sur la cheville du blond, qui fit de nouveau la grimace. Le premier contact fut étrange. Fye avait l'impression que sa peau chauffait, le brulait, mais au bout de quelques minutes, sa cheville cessa de pulser. Il poussa un sourire de soulagement.

« Tu caches d'étonnant talent Kuro-chan.

- C'est Kurogane. Et pas vraiment. Ma mère et mon ancien maitre, la princesse Tomoyo, était des prêtresses et des guérisseuses. Elles ont tellement passé de temps à me rafistoler que j'ai fini par apprendre quelques trucs, répondit le brun d'un air absent.

- Ca ne m'étonne pas. Et…

- Elles sont mortes, tué par les hommes à la chauve-souris répondit abruptement le brun, sous le regard surpris de Fye.

- Excuses moi Kuro-chan, je ne voulais pas raviver des souvenirs.

Kurogane haussa les épaules et termina de bander la cheville du blond. Il devait laisser poser tant que l'argile était humide si ces souvenirs étaient bon… Il ferma un instant les yeux. Il se souvenait parfaitement du jour où sa mère en avait utilisé sur lui. Il était jeune encore, et il avait voulu imiter son père au maniement des armes. Il était rentré en douce dans sa chambre, lui avait pris GinRyu, son épée, puis avait essayé de la soulever de ses petites mains. Mais l'épée était alors si lourde, qu'il l'avait lâché par inadvertance et c'était tordu le poignet. Sa mère l'avait alors découvert, et, plutôt que de le gronder, elle s'était contenté de sourire, et lui avait préparé ce cataplasme. Ce souvenir aurait dû le faire sourire, mais au contraire, il ne lui donnait que plus de peine, une peine qu'il cacha au fond de son cœur, pour ne montrer que de la colère. Ce n'est que lorsque Fye posa sa main sur la sienne, qu'il remarqua qu'il avait fermé son poing qu'il serrait si fort qu'il en tremblait.

« Tu sais Kuro-chan, personne ne t'en voudras si tu pleures les gens que aimes… murmura doucement le blond, sous le regard surpris de son vis-à-vis, qui finit par répliquer d'un ton acerbe :

« C'est pas ça qui les ramènera à la vie. Et puis, les guerriers ne pleurent pas.

- Celui qui t'as dit ça est un idiot. Tout le monde a le droit de pleurer ceux qu'il aime.

- Ah ouais ? Je crois que t'es mal placé pour me le dire, gronda le brun. Toi qui cache ta tristesse derrière tes sourires et des faux semblants. Tu penses peut être que personne ne le remarque, mais c'est pas mon cas.

- Je sais… Tu es très observateur, beaucoup plus que ce que tu voudrais le faire croire, répondit Fye sans se départir de son sourire.

- Si tu le sais, peut-être qu'il serait temps que tu arrêtes de me balader avec ta magie. Ton passé ne me regarde pas, je te l'ai déjà dit. Mais franchement, tes mensonges sont de moins en moins convaincant, alors autant me dire pourquoi tu ne veux pas te servir d'un tel pouvoir.

Le sourire de Fye s'effaça. Il baissa la tête. Décidément, Kurogane avait décidé qu'il ne le lâcherait pas totalement sur ce point. Devrait-il lui dire la vérité ? Non, il y avait certaines choses qu'il n'avait aucunement envie de partager. C'était des choses bien trop intime, bien trop douloureuse mais… Kurogane avait besoin de comprendre, et il ne le laisserait pas tomber tant que Fye ne lui aurait pas donné un os convenable à ronger. Il valait donc mieux qu'il lui fasse part de certains détails, tout en omettant le plus terrible.

« Je… Je ne peux pas me servir de ma magie car dans mon pays, il se trouve quelqu'un endormi par mes soins dans l'eau. Si je me sers de ma magie, il le sentira instantanément et partira à ma recherche.

- Est-ce que c'est pour ça que tu n'as pas encore le droit de mourir ?

- Je… C'est parce que j'ai fait une promesse à quelqu'un. J'ai promis de réalisé son souhait, et tant que ce ne serait pas fait… Je continuerai à me battre… répondit Fye un pâle sourire sur le visage.

Kurogane lui lança un regard franc, un regard qui surprenait toujours le blond. Il ne poserait pas plus de question ce soir. Il ne mentait pas quand il disait ne rien vouloir savoir de son passé. Et Fye ne savait jamais s'il devait s'en montrer soulagé ou triste. Quand il voyait ce genre de regard, il avait presque envie de faire confiance au brun. Si seulement il pouvait… Mais avec ce qui c'était passé au sujet d'Ashura-Ô, Fye n'osait plus se lier avec qui que ce soit. Non seulement, il avait peur d'être trahi à nouveau, et surtout, il ne voulait pas prendre le risque d'attirer le malheur sur qui que ce soit. Pourtant, il ne pouvait pas se retenir d'embêter le brun, de le taquiner, de lui donner des surnoms ridicule pour tester les limites de sa colère… Et puis, il aimait bien enquêter avec lui.

Face au silence du blond Kurogane se leva et d'alla pêcher dans le bar une bouteille d'alcool et deux verres qu'il remplit, avant d'en donner un au blond. Il se laissa aller sur une chaise, sans pour autant quitter des yeux la cheville du blond qui semblait parfaitement dégonflé. L'argile verte était miraculeuse, lui avait un jour dit Tomoyo.

Tomoyo.

La jeune princesse, celle qu'il considérait toujours comme son seul maitre l'avait soigné bien des fois. Que penserait-elle de lui si elle le voyait utilisé les connaissances qu'elle lui avait apportées en matière de guérison ? Sans doute se demanderait-t-elle ce qui avait bien pu lui arriver… Il sirota son verre, puis une fois terminé le posa sur la table à côté de lui.

« Va falloir faire ce genre de cataplasme un bon moment, et surtout, éviter de marcher sur ta cheville.

- Ca ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment… murmura Fye

- T'as pas besoin de ta cheville pour réfléchir. Contentes –toi de ça et laisses moi faire le reste, répondit le brun, perdu dans ses pensées.

- Je croyais que tu n'aimais pas faire le sale boulot Kuro-chan.

- C'est vrai. Mais tu risquerais d'empirer les choses.

- Désolé, j'avais dit que je ne te gênerais pas, et me voilà tout cassé, répondit d'un sourire le blond, qui se fit taper le haut du crane pour toute réponse.

« Aieuh, Kuro-chan m'abime le cerveau !

- Ca en fera peut-être sortir la connerie ! D'ailleurs, tu vas dormir en bas, je vais te chercher une couverture. T'es encore plus pâle qu'hier, alors je t'ordonne de te reposer, sinon tu vas avoir affaire à moi, grogna le brun.

Fye sourit de plus belle avant de bailler. Il devait l'admettre il était épuisé depuis petit « voyage » dans le monde du rêve. Il verrait demain, pour expliquer au brun ce qui c'était passé.

Quand celui-ci revint avec une couverture, il trouva le blond plongé dans un profond sommeil, calme, et apaisé. Kurogane le couvrit, puis s'installa comme à son habitude, assis par terre, près à dégainer son arme, aucun où un ennemi importun viendrait les déranger.

Personne ne le blâmerait s'il pleurait ceux qu'il aimait hein… Le seul problème, c'est qu'il n'avait plus de larme à verser, il les avait toutes pleuré il y a bien longtemps.