Salut tout le monde :)

Tout d'abord je souhaite remercier encore une fois Laura-067, Miss Yuki 66, Meaning-Breathless et LuffyTheBest pour vos review qui me font toujours autant plaisir et me pousse à écrire à chaque fois un nouveau chapitre au plus vite :)

ATTENTION : Il y aura un lemon, ainsi qu'un langage très cru dans ce chapitre.

Je vous souhaite maintenant une bonne lecture !


Chapitre 11 partie 3

Je rentre chez moi, les bras chargés de sacs de courses et je me dirige directement dans la cuisine.

Je finis de ranger les courses dans le frigo et les placards, puis je vais ensuite m'installer dans le canapé, télécommande dans une main et canette de coca dans l'autre. Il ne manquerait plus qu'une part de gâteau au chocolat noir pour que tout soit parfait... et mon portable bien évidemment.

D'ailleurs en parlant de mon portable, où est-ce que je l'ais encore fourré celui-là ?

Je fouille alors dans les poches de mon jean, mais je n'arrive pas à mettre la main sur mon foutu téléphone... Je dois surement l'avoir mis dans les poches de ma veste.

Je me lève alors du canapé dans lequel j'étais pourtant très bien installé pour me rendre dans l'entrée et fouiller les poches de ma veste accroché au porte manteau.

"Putain ! Mais ou est-ce que j'ais foutu ce portable ?!"

Je suis pourtant sûr de l'avoir pris avec moi avant de sortir faire les courses. Il ne peut pas non plus être tomber de mes poches en chemin. Je l'aurai forcement vu ou entendu tomber dans la rue ou dans le supermarché.

Putain, je commence vraiment à en avoir marre de perdre mes affaires dans la rue. La semaine dernière c'était de l'argent et aujourd'hui mon portable.

Bon, en ce qui concerne l'argent c'était plus un vole qu'une perte.

J'étais dans le bus. Nous étions tous collé les uns aux autres - comme toujours avec ce bus - quand une femme m'avait prévenu en criant qu'un putain de collégien venait juste de me piquer mon fric. Malheureusement pour moi j'avais à peine eu le temps de réagir qu'il était déjà sortit du bus.

Aujourd'hui aussi on était grave serré dans le bus d'ailleurs... Si ça se trouve, je me suis encore fait voler. Je dirai même que c'est quasiment certain.

Et merde ! Comment est-ce que je vais faire maintenant sans mon téléphone pour... Pour quoi au juste ? Je ne l'utilise presque jamais de toute façon. Mon portable est juste un moyen pour ma mère de me joindre et pour Mibuchi, Hayama et Nebuya de m'harceler.

Le seul point négatif c'est que je ne pourrai plus communiquer avec mes joueurs. Et ça c'est assez embêtant en tant que capitaine et entraîneur. J'avais également conserver plusieurs messages de Kiyoshi et certaines photos de lui... Mais qu'est-ce que raconte ? Kiyoshi a tiré un trait sur moi et je dois en faire de même avec lui.


"Arrête de faire ta tête de petit chat battu Kotaro. Izuki finira surement par trouver un peu de temps pour toi."

"Je sais bien Ei-chan."

"Bon on rentre à l'hôtel. J'ai envie de sexe."

Ei-chan n'a vraiment honte de rien. Il dit ça comme si de rien n'était. Comme si il parlait d'aller se prendre une glace. En plus il a une libido inépuisable. Il a tout le temps envie de sexe. Je me demande comment Akashi fait pour satisfaire cet obsédé... Surtout qu'il est plutôt bien équipé et qu'il ne doit pas y aller de main morte.

"Et si Akashi n'a pas envie de sexe de son côté ?"

"Seijuro à toujours envie de moi. Il adore sentir ma bite frapper profondément en lui."

"Ei-chan arrête !"

"Et j'adore quand il me chevauche et que ses fesses frappent contre mon bassin pendant qu'il fait des vas-et-vient sur ma queue."

J'ai beau me boucher les oreilles, j'entend quand même les cochonneries d'Ei-chan et je sais parfaitement qu'il fait ça exprès pour me traumatiser.

Je suis peut-être un ado de 17 ans, mais je ni connais rien au sexe. Je n'ai jamais vu de film érotique, ni même des images. Je ne sais pas à quoi ça ressemble de "faire l'amour" et je n'ai pas envie de le savoir... Ou en tout cas pas de cette façon.


"On restera ami hein ? Tu me le promets Reo ?"

"Bien sûr qu'on restera ami Junpei-ch... Hyuga."

"Tu peux toujours m'appeler Junpei tu sais, mais je préférai sans le chan."

"Ce sera Junpei alors."

Après un au revoir douloureux qui signe la fin de nôtre relation amoureuse et le début de nôtre amitié, Junpei ferme la porte de chez lui et je me retrouve seul.

Une fois entrer dans l'ascenseur, je prend enfin conscience de ma rupture avec Junpei, et très vite des larmes commencent à couler le long de mes joues et viennent s'écraser à mes pieds.

Je pleure... Je pleure comme je n'ai jamais pleuré... J'ai... j'ai le cœur brisé.


"Ei-chan ?"

"Ouais."

"C'est si bien que ça le sexe ?"

"Le sexe en soit est toujours agréable si on s'y prend bien. Mais quand tu fais l'amour avec la personne que tu aimes, le sexe est juste la plus belle chose au monde... Tu sais Kotaro, en réalité si j'aime autant faire l'amour avec Seijuro ce n'est pas juste pour prendre mon pied. C'est surtout parce que je l'aime tellement qu'être simplement près de lui ne me suffit pas. Je veux être en lui, le compléter, ne faire plus qu'un avec lui. Je veux qu'il soit à moi... entièrement. C'est un peu symbolique en faite. Faire l'amour symbolise l'amour qu'on n'a l'un pour l'autre. C'est un moyen pour nous de dire à l'autre ce que l'on ressent pour lui sans avoir besoin de mots."

Ce que vient de dire Ei-chan est vraiment trop mignon. Avant, je les voyais juste comme deux obsédés, mais maintenant j'ai une toute autre image de leur couple. Une image toute mignonne et romantique.

Soudainement un bruit nous fait presque sursauter Ei-chan et moi. L'ascenseur de l'immeuble de Hyuga c'est brusquement ouvert.

"Eikichi ? Kotaro ? Qu'est-ce que vous faites encore là ? Je croyais que vous étiez retourné à l'hôtel ?"

"Ouais mais on a commencé à discuter avec Kotaro et... Attend Reo, tu pleures ?"

Reo-nee baisse la tête et essuie les quelques larmes sur ses joues.

"J'ai rompu avec Junpei... pour de bon."

En prononçant cette phrase, les larmes de Reo-nee ont refaites surface.

"Vient là."

Ei-chan s'approche de Reo-nee et vient le serrer dans ses bras. Je me joint alors à eu en me plaçant derrière Reo-nee pour un câlin à trois.

"Je... J'aurais tellement voulu que ça marche entre Junpei et moi."

"Ne pense plus à ça Reo."

"J'aurais... j'aurais tellement voulu être celui qui le rend heureux."

"Arrête de pleurer Reo-nee ou je vais pleurer moi aussi."

Reo-nee est mon meilleur ami avec Ei-chan. Tous les trois on est comme des triplés. Alors le voir aussi mal et désespéré, lui qui est pourtant si fort, ça me brise juste le cœur.


"Cet hôtel n'a pas volé ses cinq étoiles. Les couloirs sont vraiment luxueux."

"Et ça ce n'est rien à côté de nos chambres papa."

"D'ailleurs elle est où ta chambre Chihiro."

"La chambre de vôtre fils, tout comme toutes celles du reste du cinq majeur est juste ici monsieur Mayuzumi."

Je m'arrête donc juste devant nos chambres tout comme Chihiro et les pères de cinq majeur de l'équipe.

"Vous voulez visiter nos chambres messieurs ?"

"Pourquoi pas ", répond le père de Reo.

"Et si on rendait ces visites un peu plus intéressantes en essayant de deviner à qui appartienne chaque chambre ? ", propose le père de Kotaro avant de poursuivre.

"Ça nous permettra de voir si on connait bien nos fils."

"C'est ridicule. Nous ne sommes plus des gamins pour nous amusez aux devinettes."

"Tu as peur de perdre Masa ?"

"Ne raconté pas n'importe quoi Nebuya-san. Ce jeu est beaucoup trop facil pour que je perde."

"Prouve-le alors."

Mon père trouve réellement cette histoire de jeu ridicule, mais il a beaucoup trop de fierté pour renoncer à un défit aussi enfantin soit-il.

"Très bien Nebuya-san. Seijuro, ouvre la première chambre."

Sous les ordres de mon père, j'ouvre la première chambre. La mienne.

"C'est la chambre d'Eikichi, il n'y a aucun doutes. Il n'y a que lui pour avoir des haltères de vingt kilos." "

"C'est plutôt la chambre de Seijuro car je ne crois pas que vôtre fils joue au Shogi Nebuya-san."

"Moi je crois que vous avez tout simplement tous les deux raison", conclu le père de Reo.

"Monsieur Mibuchi a raison. Je partage effectivement cette chambre avec Eikichi. Et j'aimerai ajouter monsieur Nebuya que ce sont des haltères de dix kilos et non de vingt."

"C'est impossible. Eikichi ne soulève plus des altères aussi légères depuis qu'il est au collège."

"C'est vrai, mais suite à une discussion avec l'entraîneur Eikichi à du revoir ses habitudes alimentaire ainsi que ses entraînements."

"C'est-à-dire ?"

"Eikichi est beaucoup trop lourd. Il a alors beaucoup perdu en rapidité, en endurance et en détente. Le coach pense qu'il serait mieux pour lui qu'il perde dix kilos de muscles pour qu'il soit plus efficace sur le terrain. Il mange alors trois fois moins et fait du sport seulement un jour sur trois."

"Un jour sur trois ? Et qu'est-ce que pense Eikichi de tout ça ?"

"Au début il avait du mal car il adore la muscu et il adore aussi manger, mais ça va bientôt faire deux semaines que ça dure alors son corps a finit par s'habituer à ce nouveau rythme et lui aussi."

"Ça veut dire qu'il passera de 94kg à 84kg. Soit 1kg de moins que son cousin Daiki."

"Exactement, et il a déjà perdu 5kg."

"A bon ? C'est ça mère qui sera contente alors. Elle l'a toujours trouvé beaucoup trop musclé pour son âge."

Après avoir finit de faire le tour de la chambre que je partage avec Eikichi, nous nous rendons dans celle de Reo.

"Ça sent le shampoing et c'est parfaitement ranger. C'est forcément la chambre de mon petit Reo."

"C'est effectivement la chambre de Reo."

"Ton fils est aussi maniaque que toi Ren."

"C'est normal Jin, c'est mon fils."

Après une brève visite nous passons à la chambre de Chihiro et Kotaro.

"Une pile de light novel de l'édition Mayuzumi. Je crois bien que c'est ta chambre fiston."

"Un placard plein de basket. C'est du Kotaro tout craché."

"Oui papa c'est bien ma chambre et effectivement je la partage avec vôtre fils monsieur Hayama."


Je rentre à l'hôtel avec Eikichi et Kotaro. Je me suis plus ou moins remis du choque de ma rupture avec Junpei. J'ai arrêté de pleurer, j'ai séché mes larmes et j'ai décidé d'arrêter de culpabiliser.

"Tu veux qu'on te laisse un peu seul Reo ?"

"Non Eikichi, je préfère rester m'amuser avec vous plutôt que de me morfondre tout seul dans ma chambre."

"Et si on se faisait une partie de jeu vidéo dans ma chambre ?"

"C'est une super idée Kotaro, mais on risque de déranger Mayuzumi."

"Ne t'inquiète pas Reo-nee, je suis sûr que je réussirai à convaincre Mayusumi-san de jouer avec nous."

"Si tu le dis."

Nous nous dirigeons donc tous les trois vers la chambre de Kotaro et Mayuzumi quand nous entendons avec étonnement plusieurs voix s'élever de cette dernière... et des voix qui plus est très familière.

"C'EST PAS VRAI !"

Kotaro se met soudainement à courir vers la chambre. Eikichi et moi le suivons donc à la hâte.

"PAPA ! "

A nôtre plus grande surprise, nous découvrons nos pères dans la pièce en train de discuter comme si de rien n'était. Ni une ni deux, Kotaro saute au cou de son père et je fais de même avec le mien.


"PAPA !"

Un cris soudain, suivit d'une tignasse blonde.

Kotaro, Reo et Eikichi ont soudainement fait leur entrée dans la chambre et ils sont visiblement ravis d'y trouver leurs pères.

"Papa tu m'as tellement maqué !"

Kotaro sert fort son père dans ses bras tout en le couvrant de baiser.

"Tu aussi tu m'as manqué mon chéri."

Son père vient lui frotter les cheveux tout en mettant fin à leur embrassade.

"Papa je suis tellement content de te voir. Vous me manqué tellement maman et toi."

"Moi aussi je suis content de te voir mon petit Reo."

Eux aussi s'échange un câlin chaleureux avant de se séparer.

"Oi papa, tu vas bien ?"

Eikichi échange une brève accolade avec son père. Leur relation me semble beaucoup moins tendre que celle de Kotaro et Reo avec leurs pères. Dans le sens où ils semblent moins câlin et bisou, mais plus 'pote'.

"Je vais bien fiston, et toi ça va ? tu es tout maigre."

C'est une hyperbole bien sûr, mais c'est vrai que les 5kg qu'a perdu Eikichi durant les deux dernières semaines sont plutôt visibles.

Son visage, son cou, ses bras, ses épaules, bref, son corps en général est plus fin qu'avant. Il à d'ailleurs du changer son uniforme de sport pour prendre la taille en dessous.

"Ça ce vois tant que ça papa ?"

"Plutôt oui."

Reo, Kotaro et Eikichi font rapidement la connaissance du père de Mayuzumi ainsi que du miens et je leur explique brièvement la raison de leur visite. Une visite qui leur convient tout à fait.

"Maintenant que tout est clair pour tout le monde, je vais enfin pouvoir vous montrer vos chambres messieurs."

Nous nous rendons donc tous dans le couloir où je m'empresse d'ouvrir le première chambre. Celle que partagerons les pères de Reo, Kotaro et Chihiro.

"Cette chambre est immense !", s'exclame le père de Chihiro.

"Le dressing est immense lui aussi ! Tu vas pouvoir y ranger tout tes costumes de marques Ren."

Le père de Reo rejoint vite celui de Kotaro dans le dressing.

"Merci d'avoir pensé à moi Jin. Je réserve déjà ces cinq étagères."

"Cinq ? Et on fait comment moi et Hiroshi ?"

À l'entente de son prénom le père de Chihiro les rejoint.

"Qu'est-ce qui se passe ici ?"

"Ren veut s'accaparer la moitié du dressing."

"Mais j'ai plus de vêtements que toi Jin."

"Ce n'est pas une raison pour que tu occupes cinq étagères sur dix."

"Si s'en est une."

"Ne vous disputé pas pour ça s'il-vous-plait. Si vous voulez, je vous laisse partager le dressing tous les deux et moi je rangerai mes affaires dans le placard près des lits."

"Merci beaucoup Hiroshi, toi au moins tu penses aux autres. Si tu veut tu peux choisir ton lit en premier."

"Jin à raison. Par contre j'ai déjà posé ma valise sur le lit près de la fenêtre, donc ce serait normal qu'il me revienne."

"Ren tu en fais vraiment trop. Tu veux toujours te faire remarquer."

"Reiji personne ne t'a demander ton avis. En plus cette chambre n'est pas la tienne alors vas t'en."

"Heureusement que ce n'est pas ma chambre. Je préférerai dormir dans le couloir plutôt qu'avec toi."


"Voici vôtre chambre."

"C'est pas mal du tout, hein Masa ?"

Mon père se fige d'un coup, tout comme moi.

Les employer de cette hôtel sont vraiment incompétents. Cette chambre ne ressemble pas du tout à ce que j'avais prévu.

"Qu'est-ce que c'est que ça Seijuro ? Pourquoi n'y a-t-il qu'un seul lit."

"Je ne sais pas papa. J'avais pourtant bien précisé que je voulais une chambre avec deux lits bien séparés, mais ne t'en fait pas, j'appel la direction de l'hôtel dès maintenant."

"Allô ! C'est Akashi Seijuro..."

"Hé Masa, vient voir la salle de bain. Elle est magnifique."

"Cette salle de bain n'a rien d'exceptionnel, j'en ai une plus grande chez moi."

"L'humilité tu connais ?"

"Je suis fière de ce que je possède, c'est normal."

"Oui mais tu devrais revoir ta méthode Masa parce que tu vas vite me saouler."

"Je n'ai pas de conseil à recevoir de vous, je fais ce que je veux. Et en ce qui me concerne, vous me saoulé déjà."

" Très bien, au revoir."

"J'ai une mauvaise nouvelle pour vous. Cette chambre est la dernière chambre libre de l'hôtel. Il est donc impossible d'en changer."

"Bon ce n'est pas si grave. Ce lit est tellement grand qu'on pourrait y dormir à quatre, alors à deux ça ne devrai pas poser de problème.

"Si il y a bien une chose dont je suis sûr, c'est que je ne partagerai mon lit avec personne, qu'il soit immense ou non."

" Tu peux toujours dormir par terre Masa. Par contre moi je compte bien dormir dans ce lit cette nuit."

"Et bien ça tombe mal parce que moi aussi."


/ Quatre heures plus tard /

"Reo tu es sûr que tu vas bien ? Je te trouve bizarre depuis cette après midi. Si tu as besoin de parler, je suis là tu sais ?"

"J'avoue que j'aurai bien besoin de tes conseils aujourd'hui papa, mais tu dois surement être crevé après le match que tu as joué tout à l'heure."

"Oui je suis légèrement fatigué mais je peux bien faire un effort pour toi Reo, surtout si tu ne te sens pas bien."

Tout à l'heure, après avoir montrer leurs chambres à nos pères, nous avons décidé de les mettre tout de suite dans le bain en leur proposant de faire un match chambre contre chambre. C'est à dire les pères de Sei-chan et Eikichi contre le mien et ceux de Kotaro et Chihiro.

Au départ tout le monde n'était pas très partant - pour ne pas citer monsieur Akashi - mais ils ont finalement tous accepté. Ce match a d'ailleurs été plutôt intéressant mine de rien.

Le père de Kotaro a pu nous montrer ses talents de basketteur et il nous a également prouvé qu'il était bien l'inventeur du dribble éclaire. Le père de Mayuzumi était moins à l'aise sur le terrain mais il a fait plusieurs passes décisives et il se débrouille plutot pas mal au trois points. Mon père était complètement perdu par contre. Il m'a un peu fait mal au cœur, mais heureusement il s'est repris vers la fin et il était également très beau avec le maillot de Rakuzan... Ce qui est la seule chose importante pour lui au final.

Malgré leurs efforts, l'équipe de mon père a perdu face à celle d'Akashi-san et Nebuya-san. En même temps, il faut dire que se sont de vrais monstres.

Le père d'Eikichi enchaînait les dunks puissants et le père d'Akashi à bluffer tout le monde et son fils le première en sortant de nul part un ankle breaker.

Après le match, nous sommes tous rentrés dîner au restaurant de l'hôtel et maintenant nous nous dirigeons tous vers nos chambres respectives pour enfin dormir après cette journée riche en émotions.

"Ben si ça ne te dérange pas, j'aimerai bien qu'on discute dans ma chambre."

Mon père accepte et après avoir souhaité une bonne nuit aux autres, nous nous rendons dans ma chambre.

"Qu'est-ce qui ne va pas Reo ? Dit moi tout."

"En faite, j'ai rompu avec Junpei cette après-midi."

"Vraiment ? Pourtant je me souvient que vous étiez très proche et que vous étiez même censé fêter vos un an dans quelques semaines."

"Ouais mais on s'est rendu compte qu'on ne voulais pas la même chose, ou plutôt que nos désirs étaient incompatibles. Lui voulait que je sois moins dominant pour que lui le soit un peu plus et moi je voulais tout le contraire."

"Je vois. En gros la rupture était inévitable c'est ça ? "

"Oui en gros."

"Tu l'aimais hein ?"

"Oui, comme un fou et maintenant j'ai juste peur que nôtre rupture nous éloigne l'un de l'autre et que nous perdions nôtre amitié."

"C'est sûr que rester ami après une peine de cœur n'est pas évident. D'ailleurs au lycée j'ai perdu mon meilleur ami à cause de ça."

"Tu es sortis avec son ex alors qu'ils venaient juste de rompre c'est ça ? "

Connaissant mon père, ça ne m'étonnerais même pas.

"Non, c'est plutôt avec mon pote que je suis sortis."

QUOI ! MON PÈRE EST SORTIT AVEC UN MEC !

"Ne fait pas cette tête Reo, je vais tout t'expliquer... Durant ma deuxième année de lycée il y avait une fille qui n'arrêtait pas de me courir après. Elle me suivait partout, m'écrivait des tas de lettres et elle s'était même inscrite au club de tennis comme moi. De mon côté cette fille ne me plaisait pas du tout, alors pour me débarrasser d'elle, je lui est fait croire que j'étais gay et j'ai demandé à mon meilleur ami de se faire passer pour mon petit ami. Au départ le plan consistait juste à nous tenir par la main et à nous faire des câlins. Cependant, elle avait tout de suite vu clair dans nôtre jeu. Un soir après l'entrainement de tennis, elle nous avait alors coincé dans le couloir des vestiaires et elle nous avait dit que si on s'embrassait avec la langue devant elle, elle me ficherait la paix et elle quitterait le club. Alors moi ni une ni deux j'ai embrassé mon pote sans hésitation, avec la langue et une main aux fesses en bonus."

"Épargne moi les détails papa."

"Désolé... Après ça, elle était partit en courant et en pleurant. J'ai eu un peu pitié pour elle, mais bon, j'étais aussi super content de ne plus l'avoir dans les pattes... Cependant, après cette événement je n'arrêtais pas de penser à ce baiser et c'était la même chose pour mon ami, alors après quelques jours de réflexion, nous avions décidé de nous donner une chance et donc de continuer nôtre relation mais pour de vrai cette fois. "

"Tu es en train de me dire qu'il te plaisait ?"

"Il était plutôt beau oui... Au début tout ce passait bien entre nous, mais comme nous étions de base tous les deux hétéros, très vite des problèmes tout bêtes sont apparus. Par exemple quand on se tenait par la main personne ne voulait avoir le rôle de la fille. Ou bien quand on dormait ensemble personne ne voulais être celui qui poserait sa tête sur le torse de l'autre. En faite on voulait tout les deux que l'autre soit la fille, alors on a finit par rompre et nôtre amitié n'a pas tenue. J'étais un peu triste, mais je l'ai vite oublié quand j'ai commencé à sortir avec une fille quelques mois après ."

"Tu aimes les hommes et les femmes alors ?"

"Non ! Non ! Pas du tout ! Je n'ai rien contre les couples gays, bien au contraire, mais je n'aime pas les hommes. J'ai juste un peu mélangé amour et amitié. C'était une expérience de jeunesse si je puis dire."

"Et sinon... est-ce que vous avez... eu... lui et toi... enfin je veux dire..."

"Couché ensemble ?"

"Ouais."

"Je vais t'épargner les détails mon chéri."

J'Y CROIS PAS ! MON PÈRE C'EST TAPÉ UN MEC !


Après avoir souhaité une bonne nuit à tout le monde, Eikichi et moi entrons dans nôtre chambre pour enfin passer un moment rien que tous les deux.

"Je ne sais pas pour toi Seijuro, mais cette journée ma tué, je suis crevé."

Après ces quelques mots Eikichi s'empresse de retirer ses vêtements, ne conservant que son caleçon, et va vite se mettre au lit.

Il ne va quand même pas me dire qu'il compte dormir alors qu'on ne s'est presque pas vu de la journée.

"Tu viens te coucher Seijuro ? "

A la demande d'Eikichi, je viens le rejoindre dans le lit en m'assaillant à califourchon sur son bassin.

"Qu'est-ce que tu fais Seijuro ? Tu compte dormir assis à califourchon sur moi ?"

"Fait moi l'amour Eikichi."

Je ne suis pas du genre à être aussi direct, mais il fallait que je sois claire.

"Tu me le demandes d'une façon tellement sexy que j'aurais adoré te dire oui mon amour, mais là tout de suite je suis vraiment crevé... Je te ferai l'amour demain matin, promis."

"Mais moi c'est maintenant que j'ai envie de toi."

Pour confirmer mes dires, je me penche sur Eikichi pour l'embrasser langoureusement. Je continue ensuite mes baisers dans son cou, puis sur ses pectoraux et enfin ses abdos. J'entreprend de descendre encore plus bas quand deux bras puissants me remettent dans ma position initiale.

"Pourquoi tu tiens autant à le faire ce soir Seijuro ? Tu n'es pas aussi impatient d'habitude ? Qu'est-ce qui t'arrive bébé ?"

"Cette après-midi j'ai eu une discussion avec Chihiro à propos de la fameuse nuit que vous avez passé ensemble."

"Ouais et alors ?"

"Et alors il m'a dit que pour lui tu n'étais pas un simple coup d'un soir. Mais qu'il avait couché avec toi par ce qu'il a des sentiments amoureux pour toi."

"Arrête de dire n'importe quoi Seijuro."

"Serais-tu es en train de me traiter de menteur ?"

"Je ne dis pas que tu mens, mais tu as peut-être mal entendu."

"Chihiro m'a dit mot pour mot : Je suis amoureux de lui, en parlant de toi."

"T'es sérieux là ? Tu vas me dire que Mayuzumi est amoureux de moi depuis tout ce temps, et que moi je suis allé voir ailleurs juste après l'avoir baiser alors que lui avait de réels sentiments pour moi.?"

"C'est exactement ça."

"Il va falloir que je lui parle alors. Parce si je lui ai fais du mal, je vais devoir m'excuser."

"Pourquoi ? Mayuzumi est si important que ça pour toi ?"

"Ce n'est pas une question d'important ou pas. C'est une question de respect. Mayuzumi est quelqu'un que j'apprécie et je ne peux pas rester sans m'excuser alors que je sais que je lui ai fait du mal."

Rien que le fait d'imaginer Eikichi discuter seul avec Chihiro me rend fou.

Eikichi est à moi, et à moi seul.

"Et c'est pour ça que tu veux tant que je te fasse l'amour ? Tu veux que je te prouve que tu es le seul qui compte pour moi c'est ça hein bébé ?"

Eikichi me connait tellement bien qu'il n'a même pas besoin de réfléchir pour me cerner.

"Sinon tu as répondu quoi à Mayuzumi après qu'il t'ait dit ça ?"

"Après m'avoir avoué qu'il t'aimait il m'a dit que je ne devais pas le voir comme un rival. Je lui ai alors répondu qu'il ne serait jamais mon rival car moi au moins tu ne m'avais pas baiser puis jeté comme tu l'avais fais avec lui. Et j'ai terminé en disant que moi au moins je n'écartais pas les jambes aussi facilement que lui."

"T'es sérieux là ?! Tu as vraiment traité Mayuzumi de mec facile ?! "

"Je n'ai fais que dire la vérité."

"C'était méchant."

"C'était de la légitime défense."

"Parce qu'il t'a attaqué peut-être ?"

"Il a voulu me frapper à la fin mais son père l'a arrêté à temps."

"Sérieux !... Et si il t'avait mit une droite, qu'est-ce tu aurais fais."

"Il n'aurait jamais osé. "

"Mais supposons qu'il ait osé."

"Même dans une supposition il n'aurait jamais osé."

"Seijuro je suis sérieux là."

"...Je ne sais pas."

"Comment ça tu ne sais pas ? Kotaro lui serait du genre à le frapper en retour et à lui lancer des objets. Reo lui ne se fait jamais frapper parce que c'est toujours lui qui frappe le premier. Moi si un mec me met une droite je l'envoi à l'hôpital direct. Mais toi en fait t'as que de la gueule ? "

"Je ne suis pas du genre à me battre c'est tout. En tout cas pas à main nu... Par contre on peut faire pas mal de chose avec une paire de ciseaux."

"L'entaille que j'ai sur la tempe le confirme bien d'ailleurs."

"Je suis vraiment désolé pour ça mon bébé. Même si j'avais tout à fait raison de m'énerver, je suis allé trop loin en te lançant cette paire de ciseaux."

"Je ne te crois pas Seijuro. Je pense plutôt que tu es super content de m'avoir blessé car c'était un moyen pour toi de prouver ton autorité."

"Ne dit pas ça Eikichi. Tu sais bien que tu es tout pour moi et que je t'aime comme un fou. Te blesser physiquement ou mentalement est le dernier de mes souhaits et si tu venais à me quitter, je m'arracherai le cœur et je te l'offrirai."

"Si tu regrettes vraiment et que tu m'aimes autant que tu le prétend, je veux que tu me le prouve... Suce moi."

Je descend alors du bassin d'Eikichi pour venir me placer entre ses jambes. Je glisse ma main à l'intérieur de son caleçon et m'empare de son membre mou que je fait rapidement sortir de sous le tissu qui l'emprisonnait.

J'ai blessé Eikichi et je m'en veux terriblement pour ça. Alors si mon bébé veux une preuve, je suis plus que prêt à là lui donner.

Sans plus attendre je commence à passer ma langue sur toute la longueur du membre d'Eikichi. Léchant avec application chaque parcelle de peau s'offrant à moi.

"Humm... putain c'est bon."

Le grognement de satisfaction que m'offre Eikichi ne fais que me motiver d'avantage. Je lèche alors son membre avec beaucoup plus de vivacité et très vite celui-ci se durcit tout comme le mien.

"Prend moi en bouche... Je veux sentir ma bite au fond de ta gorge."

Doucement, je fais entrer son membre imposant à l'intérieur de ma bouche et la chaleur de celui-ci fait frissonner tout mon corps de désir.

"Putain Sei... ta bouche est juste incroyable."

Je monte, puis je descend. Le rythme est doux, sensuel.

"Humm... plus... plus vite... plus profond !"

Eikichi vient alors agripper mes cheveux d'une main pour pouvoir installer son rythme. Un rythme beaucoup plus soutenu et donc beaucoup plus excitant pour lui comme pour moi.

"Je... je viens."

Eikichi tire alors légèrement sur mes cheveux pour ne pas jouir dans ma bouche, car il trouve dégueulasse de m'imposer sa semence chaude. Je retire alors son membre de ma bouche et Eikichi se libère dans un grognement de plaisir.

"Putain... C'était fantastique Seijuro... Maintenant c'est à toi de décider... Qu'est-ce que tu veux faire mon amour ?"

"Je veux te chevaucher."

"Et bien vas-y. Je suis tout à toi."

Rapidement je m'empare du tube de lubrifiant se trouvant dans un des tiroirs de la table de chevet et je commence à me préparer.

Un doigt.

Deux doigts.

Trois doigts.

Et en à peine quelques minutes je suis parfaitement prêt à recevoir l'homme de ma vie qui est d'ailleurs rapidement redevenu dure face au spectacle que je lui ai généreusement offert.

"Monte moi bébé."

J'en meurs tellement d'envie que je m'empresse de me replacer sur le bassin d'Eikichi et de faire doucement entrer son membre en moi.

"AH !"

D'un coup sec, Eikichi m'a agrippé les hanches et m'a fait asseoir sur son sexe, faisant ainsi pénétrer d'une traite son membre imposant profondément en moi et frappe du premier coup ma prostate.

"C'est si chaud et si serré en toi... c'est trop bon."

En voyant les magnifiques yeux bleus d'Eikichi embués par le plaisir, je commence à faire de puissant vas-et-vient sur son sexe, faisant claquer mes fesses contre son bassin en même temps que son membre dur vient frapper profondément en moi.

"Sei... juro... plus vite... c'est... c'est trop bon."

J'accélère alors le rythme en même temps que les coups de poignet d'Eikichi sur mon membre dur et très vite nous éteignions tous les deux l'extase dans un unique cris de plaisir.

Je me relève alors légèrement afin qu'Eikichi puisse se retirer de mon intimité - chose que je déteste - et je viens m'allonger sur son torse.

Eikichi vient caresser doucement mon dos et embrasser tendrement mon front.

"Seijuro ?"

"Oui."

"Est-ce que tu veux m'épouser ?"

"Non."

"Comment ça non ?"

"Je ne veux pas t'épouser. Je veux que se soit toi qui m'épouse."


Je suis assis au fond du lit, mes jambes bien au chaud sous la couette, ma light novel à la main et je relis pour la cinquième fois la même phrase de la ma page. Et tout ça à cause d'un blondinet qui refuse de rester tranquille.

Kotaro fait les cent pas dans la chambre, son portable à la main, fixant l'écran avec attention et ça depuis près de 45 minutes !

"Kotaro, pourrais-tu arrêter de faire le tour de la chambre s'il-te-plait ? Tu me déconcentre dans ma lecture."

Kotaro s'arrête en face du lit et détache enfin ses yeux de son téléphone pour venir les poser sur moi.

"Et toi pourrais-tu me dire si c'est normal de promettre à son petit ami qu'on va l'appeler le soir même et de ne toujours pas l'avoir fait à 22h passé ?"

"Je ne t'ai pas demandé ta vie Kotaro. Tout ce que je veux c'est que tu te poses quelque part pour que je puisse enfin lire ma light novel sans que ta silhouette ne vienne gêner mon champ de vision."

A l'entente de ma réponse Kotaro se fige d'un coup, et son regard se remplit vite de tristesse.

"C'est bon, je ne t'embêterai plus avec mes histoires de cœur."

Kotaro baisse doucement la tête, part s'asseoir par terre dans un coin de la pièce et recommence à fixer son téléphone.

Bon... J'ai peut-être été un peu dur avec lui.

"Kotaro ?"

"Oui."

Il relève la tête et me fixe avec ses yeux de chat battu.

"Bon, je veux bien écouter ton histoire avec Izuki."

"'C'EST VRAI !"

Tant d'enthousiasme pour si peu.

"Oui c'est vrai."

"YOUPI !"

En un rien de temps Kotaro retrouve le sourire et vient s'asseoir dans le lit à mes côtés.

"Alors comme tu le sais Mayuzumi-san, je sors avec Shun-chan depuis pas mal de temps maintenant."

"Ouais je sais."

"Mais depuis deux semaines, on a de plus en plus de mal à se voir lui et moi à cause de son emplois du temps chargé. Alors tout à l'heure quand je l'ai croisé devant chez Hyuga, j'étais super content de le voir enfin. Mais malheureusement il n'a pas pu rester longtemps et a du partir en quatrième vitesse pour aller chercher ses sœurs. Il m'a alors promit de m'appeler ce soir. Cependant, ça fait des heures que j'attend et je n'ai encore reçu aucun appel. J'ai également essayé de l'appeler moi-même plusieurs fois, mais à chaque fois je tombe sur son répondeur... Je suis complètement perdu. Qu'est-ce que tu penses que je devrai faire Mayuzumi-san ?"

"Tu sais Kotaro, je ne parle pas beaucoup, mais à l'inverse j'observe beaucoup de choses et j'avais remarqué depuis pas mal de temps que ta relation avec Izuki ne tiendrait pas longtemps."

"Hein ? Qu'est-ce que tu veux dire par là ? "

"Izuki et toi vous avez une bonne complicité et vos sentiments l'un pour l'autre sont sincères et très forts. Cependant, vous êtes beaucoup trop différents et ce sont ces différences qui ont crées ce déséquilibre dans vôtre relation."

"Quelles différences ?"

"Izuki est l'aîné de sa famille et toi tu es le plus jeune de la tienne. Il a donc des responsabilités à remplir en tant qu'aîné. Des responsabilités que toi en tant que benjamin tu ne comprendras jamais... Tu es un très bon élève Kotaro. Tu n'as quasiment pas besoin de réviser en période d'examens car tu retiens vite les notions clés grâce à ton esprit vif. Izuki lui n'est qu'un élève moyen, voir très moyen, alors il est souvent sous pression quand approchent les examens et il doit alors bosser d'arrache pied... Toi tu es un prodige du basket, un générale sans couronne, alors qu'Izuki n'est qu'un simple meneur. Certes il a des yeux d'aigle, mais quant on sait que Takao a des yeux de faucon et Akashi des yeux de l'empereur, la vision d'aigle d'Izuki est tout de suite moins impressionnante. Il dois alors encore une fois se tuer au travail pour rehausser son niveau, là où toi tu sembles être né pour ce sport. Ce sont alors toutes ces différences qui vous éloigne de plus en plus chaque jour Izuki et toi."

Kotaro baisse la tête et vient gratter l'arrière de son crâne d'une main.

Je crois que je viens de lui faire réaliser quelques chose d'important.

"Qu'est-ce que je dois faire alors pour arranger ça Mayuzumi-san ? Je n'ai pas envie que ma relation avec Izuki finisse comme celle de Hyuga et Reo-nee."

"Comment ça ? "

"Ils ont rompus."

"Ah je vois... Mais bon, en ce qui les concerne leurs sentiments étaient tellement différents et leur besoins tellement opposés que la rupture était inévitable. Par contre pour Izuki et toi ce n'est qu'une question d'emploi du temps, alors si vous parvenez à vous mettre d'accord sur un emploi du temps qui vous convient à tous les deux il n'y aura plus de soucis entre vous."

"Ouais mais pour ça il faudrait déjà qu'on arrive à se voir plus de trois secondes."

"Après ça c'est une autre histoire."

"Merci en tout cas pour tout tes conseils Mayuzumi-san. Je ne savais pas que tu en s'avais autant sur Izuki et moi et sur les autres couples. Tu as un super sens de l'observation. Ton petit ami doit être content de t'avoir."

QUOI !

"Quel petit ami ?! D'ou est-ce que tu sors cette histoire Kotaro ?!"

"Ben tu disparais tout le temps pendant la journée et tu refuses toujours de sortir t'amuser avec nous, alors je me suis dit que tu sortais peut-être avec un mec en secret."

"Et ben c'est faux ! Je n'ai pas de petit ami et je n'en ai jamais eu !"

"Ah bon ?! Tu n'as jamais été en couple ?! Pourtant tu as 18 ans et..."

"C'est quoi ce cliché ?! Ce n'est pas parce qu'on a 18 ans qu'on doit forcément avoir déjà été en couple !"

"Je sais, je sais, pardon... Ça m'étonne c'est tout."

"Ben qu'est-ce que tu veux ? Ce n'est pas de ma faute si tout les mecs dont je suis tombé amoureux étaient soit hétéros, soit déjà en couple, soit m'ont rejetés."

"Alors tu n'as jamais embrassé personne, ni rien d'autre ?"

"Ben il y a eu mon aventure d'un soir avec Nebuya."

"Ah oui ! Ça m'était complètement sortit de la tête ! D'ailleurs qu'est-ce tu pris de couché avec Ei-chan."

"Pourquoi, tu le trouves moche ?"

"Non ! Non ! Pas du tout ! Ei-chan est très beau. J'aime beaucoup ses yeux bleus nuit et ses tétons ressemblent à des pépites de chocolat, c'est trop mignon."

"Tu es vraiment bizarre parfois Kotaro."

"Pourquoi tu dis ça ?"

"Non pour rien... Si tu veux tout savoir, j'ai couché avec Nebuya parce que j'ai des sentiments pour lui et que je pensais qu'il tomberait amoureux de moi si il couchait avec moi. Mais visiblement ma performance ne l'avait pas marqué tant que ça car il a couché avec un autre mec juste après avoir couché avec moi."

"Je suis désolé pour toi Mayuzumi-san. Ça doit vraiment être difficile pour toi de ne pas être triste alors qu'Ei-chan et tout le temps en train de galocher Akashi et de lui dire qu'il l'aime. Je comprend mieux pourquoi tu refuses de passer du temps avec nous."

"C'est sûr que ça fait mal, mais on finit par s'y habituer et de toute façon pour moi le pire est déjà passé."

"Tu veux dire qu'un mec t'as fait plus de mal qu'Ei-chan ?"

"Ouais mais bon, ça remonte à la primaire."

"Qu'est-ce qui s'est passé ?"

"C'est pas important."

"Si tu l'as mentionné, c'est que ça doit être très important pour toi, alors dit moi tout s'il-te-plait, je veux savoir !"

"Très bien... C'était en dernière année de primaire, la veille de la Saint Valentin. Nous étions tous en classe et la maîtresse nous avait demandé de faire chez nous un carte de St. Valentin pour la personne dont on était amoureux dans la classe. Une fois chez moi j'étais tout excité car il y avait un garçon dont j'étais amoureux depuis le début de l'année et à qui je n'avais jamais osé me déclarer. Il s'appelait Kyosuke. J'avais alors découpé un cœur dans un papier rouge et j'y avais écris tout ce que j'avais sur le cœur. J'étais même allé cueillir des fleurs dans mon jardin pour que ma carte soit parfaite. Le lendemain la maîtresse avait fait passer chaque élève à tour de rôle pour aller offrir leur carte. Quand se fût enfin mon tour je m'étais fièrement avancé vers le bureau de Kyosuke et je lui avais donner ma carte qui surpassait de loin celles des autres. Toute la classe s'était alors soudainement mise à rire et certains m'avaient lancés des cris de dégoût. Kyosuke lui m'avait regardé avec mépris et avait tout simplement déchiré ma carte en mille morceaux sous mes yeux, sans oublier de m'hurler dessus en disant que j'étais dégueulasse et qu'il ne voulait plus me voir près de lui. J'étais alors sortis de la salle en pleurant et je m'étais enfermé dans une des cabines des toilettes. J'y étais resté jusqu'à la fin de la journée. Je refusais de revoir le regard méprisant de Kyosuke ainsi que ceux des autres."

"Et ta maîtresse dans tout ça ? Elle a forcément fait quelque chose ?"

"Effectivement elle a fait quelque chose. A la fin de la journée elle m'a prise à part et elle m'a dit que la réaction des autres était tout à fait normal car ce que j'avais fais était mal et inconcevable."

"Qu'elle conne celle-là ! Elle aurait mérité que quelqu'un lui foute une tarte !"

"Ne t'inquiète pas, ma mère s'en est chargé et mon père m'a changé d'établissement. Cependant, ce qui s'était passé avec Kyosuke et les autres m'avait tellement traumatisé que j'avais commencé à m'isoler et à me renfermer dans la lecture."

"C'est donc à cause de cette histoire que tu restes toujours seul sur le toit ou ailleurs avec tes light novels ?"

"Je suppose que oui."

"Ce qui t'es arrivé plus jeune est juste horrible et ça me fais énormément mal au cœur pour toi. J'avoue qu'avant ce soir je te trouvait méchant et froid, mais je comprend mieux ton attitude maintenant et tu es quelqu'un de bien Mayuzumi-san. Tu mérites de trouver l'amour toi aussi."

"C'est sûr que parfois j'aimerai beaucoup savoir ce que ça fait d'être avec quelqu'un qui partagerait mes sentiments. Qui m'embrasserait, m'enlacerait et me ferait l'amour avec tendresse et passion. Mais qu'est-ce que tu veux, c'est la..."

Sans réfléchir, j'ai plaqué mes lèvres contre celles de Mayuzumi-san... Elles sont douces et chaudes. C'est agréable.

Mayuzumi-san de son côté ne réagît pas. Il doit surement encore être sous l'effet du choque. Il ne comprend pas pourquoi j'ais fait ça, et à vrai dire, je ne le sais même pas moi-même.

Mayuzumi-san a une personnalité froide et il est parfois un peu méchant, mais en réalité c'est quelqu'un de fragile, qui à juste besoin de tendresse, de se sentir aimé, et je veux être celui qui lui donnera tout ça.

Mayuzumi-san se détend peu à peu et répond enfin à mon baiser. Nos lèvres se caressent et nos langues s'entremêlent avec douceur et sensualité.

Soudainement, je casse le baiser pour nous permettre de reprendre nos souffles, quand au même moment mon regard croise celui de Mayuzumi-san.

C'est bizarre. Ça fait deux ans que je connais Mayuzumi-san et c'est la première fois que je remarque que ses yeux sont aussi magnifiques... Vraiment magnifiques.

Le regard de Mayuzumi-san semble comme partagé entre l'incompréhension et le désir.

Il est complètement perdu, mais il en veut plus et moi aussi.

Très rapidement nous nous retrouvons à moitié nu, sous la couette. Lui allongé sur le dos et moi allongé sur lui mon bassin entre ses jambes et ma bouche plaqué contre la sienne pour un baiser beaucoup plus fougueux que le premier.

Je casse une nouvelle fois le baiser et viens le poursuivre dans son cou où j'embrasse, suce, mordille et lèche chaque parcelle de peau se trouvant sur mon chemin.

"Humm..."

Le petit gémissement de plaisir que je reçois de la part de Mayuzumi-san me pousse à continuer. Je descend alors ma langue sur ses clavicules, puis sur ses pectoraux.

"Humm... oui juste là..."

Mayuzumi-san ne parvient pas à retenir ses gémissements quand ma langue vient s'attaquer à son téton droit, puis au gauche, puis encore une fois au droit et de nouveau au gauche.

Je descend ensuite au niveau des abdos - l'une des parties du corps que je préfère - et je viens littéralement les dévorer. Faisant passer ma langue avec application sur chaque bosse.

Je descend plus bas, toujours plus bas, jusqu'à arrivé au niveau de son caleçon.

Une énorme bosse me fais face et à cette vu je me glace d'un coup.

"Kotaro, on n'est pas obligé d'aller plus loin tu sais. On peut s'arrêter là si tu veux."

Quoi ?! Comment ça s'arrêter là ? Je ne veux pas m'arrêter la moi. J'en veux plus. Beaucoup plus.

Sans perdre de temps, je fais glisser son boxer jusqu'à le lui retirer complètement, et libère ainsi son membre gonflé. Je le prend en main et commence à faire des vas-et-vient.

"Attend Kotaro."

Mayuzumi-san se penche sur le côté, ouvre un tiroir de la table de chevet et s'empare d'un petit sachet de lubrifiant se trouvant dans une boîte de préservatif et me le lance.

"Tient. Ce sera peut-être plus pratique avec ça... Ne me regarde pas comme ça Kotaro. On ne sais jamais ce qui peut se passer, voilà pourquoi j'ai cette boîte."

Sans poser plus de question, j'étale un peu de lubrifiant sur ma main et reprend mes vas-et vient sur le membre de Mayuzumi-san. Et effectivement c'est plus pratique comme ça.

"Humm... plus vite... plus vite !"

Sous les ordres de Mayuzumi-san j'accélère assez vite le rythme. Son corps se cambre de plus en plus et ses cris de plaisir sont de plus en plus forts.

"Kotaro... je... je viens."

Joignant le geste à la parole, j'applique un ultime mouvement de poignet et en un rien de temps Mayuzumi-san se déverse sous l'effet de la jouissance.

"Kotaro... c'était... c'était trop bon."

Mayuzumi-san à aimé. Je suis satisfait de moi. Par contre de mon coté je commence à me sentir très à l'étroit dans mon boxer alors il va falloir que je trouve vite une solution à ça.

"Allonge toi Kotaro, je vais m'occuper de toi, tu l'as bien mérité."

"Je n'ai pas envie."

"Quoi ?"

"Je n'ai pas envie d'une simple petite branlette... J'ai envie de toi."

Les yeux de Mayuzumi-san s'écarquillent d'un coup et son visage devient tout rouge.

Il est trop craquant. Ça me donne encore plus envie de lui.

Je viens alors écarter d'avantage les jambes de Mayuzumi-san et observe avec attention son intimité, perplexe.

"Kotaro, tu es sûr que tu veux aller encore plus loin ?"

"Arrête de me demander si je suis sûr et dit moi plutôt ce que je dois faire maintenant."

"C'est t'a première fois ?"

"Oui."

Mayuzumi-san me lance un regard attendrit avant de reprendre.

"Très bien... Reprendre le sachet de lubrifiant."

Je m'exécute et récupère le sachet posé sur le lit.

"Il en reste ?"

"Oui."

"Alors étale s'en sur ton index"

"Comme ça ?"

"C'est parfait... Maintenant enfonce le."

"L'enfoncer où ?"

Mayuzumi-san me lance un regard mi blasé, mi amusé et je comprend très vite où est-ce que je dois enfoncer mon doigt.

"C'est bon j'ai compris. T'es prêt ?"

Mayuzumi-san acquiesce de la tête et j'enfonce donc entièrement mon index en lui d'un coup sec.

"AAAAH !"

"Qu'est ce qu'il y a Mayuzumi-san ?! Je t'ai fait mal ?!"

"Imbécile ! Tu m'as presque déchiré en deux ! Pourquoi tu là enfoncé aussi fort ?!"

"Je ne sais pas ! Je ne sais pas ce qui m'a pris ! Je suis désolé ! Pardonne-moi ! Je ne l'ai pas fais exprès ! Je ne voulais pas te blesser !"

"C'est bon, c'est bon, calme toi Kotaro, la douleur est passé et puis c'est ta première fois alors c'est normal que tu fasses quelques erreurs. Essaye juste de ne pas faire pareil avec le deuxième doigt."

"Le deuxième doigt ?"

Vu le regard que me lance Mayuzumi-san, il doit juste en avoir marre de moi.

"Kotaro, ce que tu es en train de me faire est une préparation. Tu dois me préparer à te recevoir. Alors appart si tu en as une toute petite, tu devras à un moment ou à un autre m'enfoncé deux, voir trois doigts si tu veux que ta bite entre en moi. J'espère avoir été clair."

Sous les consignes de Mayuzumi-san, je commence à le préparer soigneusement et très vite je trouve mon rythme. J'en suis maintenant au troisième doigt et Mayuzumi-san semble enfin prêt à me recevoir.

"Retire tes doigts Kotaro... C'est toi que je veux maintenant... Prend moi."

Putain ! C'était juste trop sexy.

Ne pouvant pas attendre plus, je retire enfin mon dernier vêtement et après avoir soigneusement enfilé le préservatif, je viens présenter mon membre gonflé au possible devant l'intimité de Mayuzumi-san qui n'attend plus que moi.

"Vas-y Kotaro entre doucement. Je ne vais plus pouvoir tenir longtemps."

J'observe l'intimité de Mayuzumi-san, puis j'observe mon membre dur.

"Mayuzumi-san ? Tu es sûr que je vais pouvoir entrer ? Tu sembles encore pas mal serré et je n'ai pas envie de te faire mal encore une fois."

"Ça en a pas l'air comme ça, mais quand tu entreras ça s'écartera, alors ne t'inquiète pas. Si j'ai pu accueillir le membre impressionnant de Nebuya, le tient entrera certainement."

Il n'a pas tort.

Je comment alors doucement à faire pénétrer mon sexe en lui, centimètre par centimètre, jusqu'à y être entièrement.

Cette humidité, cette chaleur, cette pression autour de mon membre. Je n'ai encore jamais ressentis quelque chose de semblable. C'est... c'est juste la sensation la plus délicieuse au monde.

"Attend un peu Kotaro... C'est bon tu peux bouger."

Sans perdre de temps, je ressors légèrement mon membre de l'intimité de Mayuzumi-san et viens donner un puissant coup de bassin en lui.

"AH !"

"Désolé ! Désolé ! Je n'aurais pas du frapper aussi fort."

"Encore... C'était... juste... trop bon... j'en veux encore."

Hein ? Ça lui a plu ?

Motivé par Mayuzumi-san et surtout par mon envie. Je reprend mes coups de hanches plus vite, plus fort et plus profondément en lui. Son corps se cambre sous l'effet du plaisir et ses ongles viennent se planter dans mon dos.

"Mayu... Mayuzumi-san... je... je viens."

Seulement deux coups de hanches et deux coups de poignets sur le membre de Mayuzumi suffisent à me faire venir dans le préservatif et lui entre nos deux torses. Je me retire donc de son intimité et après avoir jeté le préservatif dans la petite poubelle à côté du lit je viens m'écrouler aux côtés de Mayuzumi-san qui tente tout comme moi de reprendre son souffle.

"Putain Kotaro... C'était trop bon."

"Ça tu l'as dis... c'était juste incroyable."

Mayuzumi-san vient alors joindre ses lèvres aux miennes pour un baiser passionné auquel je répond à la hâte et après quelques caresses, nous nous endormons dans les bras l'un de l'autre.


Fin du Chapitre 11

Alors que va t-il se passer pour Kotaro à vôtre avis ?

Au prochain chapitre on retrouvera Kiyoshi et Imayoshi ainsi qu'Hanamiya et il se passera pas de chose ;)

Merci d'avoir lu et laissez moi vos avis, n'hésitez pas :)