Titre: Twins Destiny

Disclaimer: Détective Conan n'est pas à moi....

Genre: Pour ce chapitre? Angst. Humour. Général et Family.

Paring: Heiji/Shinichi et Saguru/Kaito (on va y arriver!)

Rating: Ca a grimpé un peu depuis le début de la fanfic quand même...

Note qui n'a rien à voir avec la fic: Vous avez vu les scans du dernier chapitre paru au Japon? Retour du Kid Yeah! Et la fin du chapitre 712 est...surprenante! C'est pas lui qui a fait ça quand même?! (J'en dis pas plus)

Note sur la fic: Quelques petites affaires impliquant la police d'Osaka.....Et quand il y aura face face, va-il le reconnaître?


Chapitre 21: Voleurs Fantômes et Chevaliers de la Nuit.


C'était la nuit, un homme pianotait rapidement sur le clavier de son ordinateur, ses yeux suivant chaque lignes apparaissant à l'écran tandis qu'un sourire mauvais ornait ses lèvres. C'était un dangereux pirate qui depuis quelques mois réussissait à pirater les systèmes de police de toutes les régions ou à y envoyer des virus. Il avait également fait la même chose avec des systèmes des banques, détournant beaucoup d'argent par la même occasion. Il avait été remarqué bien sûr mais personne n'avait jamais réussie à retrouver sa trace. Il était totalement indétectable bien qu'on voyait lorsqu'il frappait.

Aujourd'hui ca serait le tour de la police d'Osaka, il allait faire planter la totalité de leur systèmes, effacer toutes leurs données. Comment allaient-ils réagir à ce plantage général? Ils croyaient avoir les meilleurs protections? Quelle blague! Il avait même créer un programme qui restait dans l'ordinateur, comme un parasite invisible et effacer les programme qu'on tentait de recharger par la suite. Il ricana: faire obstacle de manière vicieuse à la police, il adorait ça! Et personne ne pourrait le retrouver....comme d'habitude!

- «Alors? On s'amuse bien à détruire d'autres ordinateurs? En restant caché comme un lâche dans un petit appartement salubre?»

Il s'immobilisa en entendant cette voix, voix qu'il avait entendu plusieurs fois à la télévision aux informations. Lentement il se retourna face à …. «Kaitou Kid!» Avait-il bu? Il y en avait deux! Lequel avait parlé? L'un d'eux sauta au sol et se dirigea lentement vers lui, sa cape flottant comme une ombre blanche derrière lui. L'autre le suivit, sortant son étrange pistolet de l'intérieur de sa veste. Il le pointa sur lui d'un geste froid et déterminé. Le pirate informatique n'eut pas peur: Kid n'avait jamais blessé personne, alors les tuer? Il en était incapable, c'était évident.

- «Qu'est qu'on fait Nii-san?

- Tiens le en respect, que je fouille un peu!» Kaito acquiesça et se posta devant le sinistre individu, plongeant son regard bleu dans celui du pirate. Shinichi ouvrit quelques tiroirs, resta un instant hésitant puis en vida un en le renversant par terre. Puis il cogna doucement contre le fond, un sourire froid naissant sur son visage quand un son creux résonna. Il dévoila le double-fond grâce à une épingle sortit de nulle part. Une fois la cachette révélée, il prit les feuilles imprimées qu'elle contenait entre ses doigts gantées. Il avait gardé tout le fond un visage froid et totalement neutre. «Incroyable, ce type garde l'adresse et le nom de certains de ses contacts, faisant fi de toute prudence!

- L'arrogance d'être certain de ne pas se faire prendre! Je ne ferrais jamais une erreur pareille» ricana Kaito en tournant quelques secondes son regard vers son jumeau. Le ''criminel'' se redressa, prêt à attaquer ce petit insolent mais n'en n'eut pas le temps car l'autre shoota dans un livre traînant au sol et le frappa ainsi à la tête, le faisant s'écrouler dans un gémissement de douleur. «N'aggravez pas votre cas monsieur le pirate, votre casier est assez plein comme ça!»

Lequel avait dit ça? Il ne savait pas vraiment, vu qu'ils avaient la même voix. Il se contenta de serrer sa main sur la plaie qu'il avait au front. Puis celui qui le surveillait reprit «Alors ils contiennent quoi ces papiers? Quel genre de beau monde connaît ce type?

- L'un de ses contacts est un braqueur de banque qui a fait trois victimes mais n'a jamais été attrapé, un autre est un dealer de gros calibre, un autre est un tueur à gage, un autre est un...Bref! Que du beau monde comme tu dis, ça nous laisse pas mal d'actions à organiser.

- Pourquoi on ne laisse pas les policiers s'en charger?» Questionna l'autre en haussant un sourcil, flanquant par la même occasion un coup de pied au criminel qui tentait de se relever.

- «Pour entretenir un mythe mon cher frère!» répondit l'autre en fourrant les papiers dans la doublures de sa veste. «Et pour limiter la casse parmi eux!» Il regretta d'avoir dit ça en voyant le sourire moqueur de son jumeau.

- «Héhé!

- Je ne te demanderais pas ce que sous-entend ce rire petit frère!» Il flanqua une fausse taloche sur le haut du chapeau, l'enfonçant un peu plus sur le crâne de son cadet.

Le Criminel se mit à son tour à ricaner, attirant deux regard étonné sur lui. Les deux frères échangèrent ensuite un regard perplexe. «Qu'est qu'il a Nii-san?» Demanda Kaito en se grattant la nuque dans une mimique d'incompréhension très réussie.

- «Les nerfs qui lâchent peut-être?» Proposa Shinichi en faisant exactement la même tête. Le pirate releva la tête vers eux avant de s'expliquer, sûr de son avantage.

- «C'est vous qui êtes trop arrogants jeunes hommes! Vous venez de dire de nombreuses informations sur vous à haute voix et devant moi! Et je ne me gênerais pas pour tout répéter aux flics! Kid a de nombreux ennemis, ça serait mauvais qu'on sache qu'il est ici à Osaka non?» Il avait l'air certain de sa supériorité sans l'affaire. Ils ne pouvaient pas le tuer pour le faire taire: ils n'avaient jamais blessé personne. Mais l'un des deux se mit soudain à rire de façon incontrôlable, vite imité par son frère.

- «Mais nous ne faisons jamais rien au hasard cher adversaire! Vous croyez vraiment qu'on aurait discuté ainsi si...on n'était pas certain qu'au contraire vous ne diriez rien?

- Et comment allez-vous me faire taire? En commettant le premier meurtre de votre carrière?

- Non...» Shinichi sortit son propre étrange révolver de sa veste. «Ce sera beaucoup plus simple que cela en réalité.» Il tira une carte qui explosa, libérant un gaz bleuté qui fit immédiatement tousser le criminel comme s'il allait cracher ses poumons. Il distingua dans le brouillard coloré les deux voleurs munis d'un masque à gaz. Le deuxième s'accroupit à sa hauteur tandis qu'il tentait de retenir sa respiration malgré la sensation de vertige qui l'envahissait.

- «Surpris? Ce gaz est de notre composition: c'est une combinaison entre un lacrymogène, un soporifique et un produit un peu spécial. Vous allez vous évanouir, vous endormir exactement.» Le pirate toussa un peu plus. Le visage du voleur était de plus en plus flou et sa voix de plus en plus lointaine, il sentait une lourdeur dans tout son corps et une migraine lui meurtrissait la tête. «Et quand vous vous réveillerez, vous aurez tout oublié de l'heure ayant précédé l'évanouissement...pratique non? La police va arriver, voir l'ordinateur prêt à lancer le programme de destruction des programmes sur son système, de la drogue dans vos tiroirs et de nombreuses disquettes contenant virus, cheval de Troie ou autres...Vous êtes...Fini mon cher! Bonne nuit!» L'homme s'effondra, face contre terre au pied du second Kid qui se redressa en époustant son habit. Kaito se retourna vers son frère qui venait de rouvrir la fenêtre. Shinichi l'aida ensuite à lier le criminel sur sa chaise et dit tandis qu'il décrochait le téléphone du pirate pour appeler la police «Pratique le gaz que Akako a fabriqué non?

- Certes...»

Quelques minutes plus tard, la police arrivait sur les lieux mais ne trouvèrent que le pirate attaché à sa chaise devant l'ordinateur allumé et la pièce, un peu en pagaille, qui avait due être fouillée. Quand l'individu se réveilla, il ne se rappelait pas comment il s'était retrouvé attaché à sa chaise ni qui avait fait irruption chez lui, ni comment il avait perdu conscience.

Et ça continua ainsi un bon moment durant les semaines qui suivirent. La police recevait un appel étrange, arrivait sur place et trouvait une personne recherchée qui était attachée et inconsciente. Tous ces criminels étaient atteint d'une sorte d'amnésie et étaient incapables de dire qui les avaient mis hors d'état de nuire. Une question était sur toute les lèvres: Qui aidait ainsi la police? Qui retrouvait ces hommes qui avaient pourtant échappés jusque là à la police? Mystère. Ca cogitait ferme au QG. Et toutes ces arrestations n'avaient lieux que dans la région d'Osaka, allait parfois jusqu'à Kyôto et encore plus rarement jusqu'à Tokyo.


Un soir, tout était calme. C'était un des plus grand musée de la ville, abritant une exposition contenant un joyau particulièrement magnifique: La Perle du Désert. Une topaze taillée qui avait de multiples reflets selon la lumière qui l'éclairait. Il y avait une autre œuvre appartenant à la même personne: la flûte des Amazone, un instrument ancien en ivoire et incrustés de petits diamants rouges ou bleu ou vert.

Et bien ce soir là, alors que le gardien faisait sa ronde en toute tranquillité, une grille de ventilation fut silencieusement dévissée et un individu, tout de blanc vêtu, se laissa glisser à l'aide d'une corde jusqu'au sol. Il porta deux doigts à son oreille.

- «Nii-san? Tu as eu accès le plan du musée?» demanda t'il, avançant précautionneusement, sa main gauche serrée sur son arme lanceuses de cartes.

«Tu me prends pour qui? Bien sûr que oui!» Son frère avait assis sur un toit voisin, un ordinateur portable sur les genoux, ayant piraté le système du musée pour avoir accès aux plans (et juste pour ça). Pour que la gardien des système de surveillance n'est rien vu, c'est qu'il devait roupiller. Shinichi prit une grande inspiration et installa rapidement une boucle dans le programme des caméras. Ce qui ferait que les téléviseurs de surveillances diffuseraient toujours la même chose: un couloir/une salle vide. Le 3e voleur de la famille inspira profondément et lança à l'intention de son frère «D'après ce que j'ai vu, le gardien passa dans la salle des portraits, la salle d'exposition est au troisième étage!» C'était leur première vol pour lequel ils n'avaient prévenu personne par l'intermédiaire d'une carte. Trop risqué et sans aucun avertissement, on ne risquait pas de les soupçonner.

Kaito se planqua derrière une armure de samouraï, à demi-dissimulée près d'un présentoir de bois, pour laisser passer le gardien. Celui ci ne le vit pas, regardant plutôt du côté des fenêtres. Lentement le voleur s'élança vers l'escalier de service et le descendit le plus lentement possible, son sens auditif déployé au maximum.

«Tu es arrivé dans la salle en question?» Demanda Shinichi qui en parallèle vérifiait que les caméra ne filmaient pas son frère malgré la boucle su chacune d'elles. La discrétion était vraiment de mise cette fois. Ce vol devait resté un grand mystère que personne, même pas Heiji ou Saguru pourrait résoudre. Il ne fallait même pas que Hakuba ait de doutes s'il venait à passer par ici (pas trop de risques heureusement, quoique....).

- «Oui! Et comme prévu, il y a bien deux grandes fenêtres!» Kaito passa rapidement son masque à Gaz sur son visage et lança, à voix basse «Ok! Tu peux y aller!»

Ce fut à cet instant que le courant fut coupé dans tout le bâtiment. Les ordinateur diffusant les images de surveillance s'éteignirent, les rares couloirs encore éclairés furent plongé dans le noir le plus total. Les alarmes ne se mirent pas en marche, étrangement désactivées. Les gardiens paniquèrent subitement devant ce dernier état de fait, chacun fut à l'écoute du moindre bruit pouvant trahir la présence d'un intrus.

Kid souleva sans problème la verrière protégeant la perle et, s'en saisissant, la glissa dans une poche intérieur de sa veste ou la Flûte la rejoignit rapidement. Il fut soudain éclairé par la lumière d'une lampe torche. Il se retourna vers le gardien qui pâlit et articula: «K...K...Kaitou Kid...» Il s'apprêta à prévenir ses collègue mais il n'en eut pas le loisir. Une carte savamment tirée explosa à ses pieds, libérant un nuage de fumée bleu qui le fit s'effondrer, inconscient en quelques instants. Le voleur activa, au cas où, le programme de secours: une sorte de petite bombe contenant ce même gaz explosa dans le conduit d'aération et bientôt tout le musée fut endormi par le produit. Un des gardien, celui du poste principal de surveillance où se trouvait la retransmission des caméra réussit à se rendre compte qu'il y avait un gaz et appela la police en pressant un bouton, avant de sombrer à son tour.

Mais elle arriva trop tard, le voleur mystérieux avait déjà mis les voiles.

Néanmoins cette histoire d'amnésie les fit tiquer, leur rappelant le mode d'action de ces étranges justiciers qui avaient aidé à arrêter tant de personnes. Mais qui étaient-ils à la fin? De vulgaires voleurs ou des justiciers? Des personnes se prenant pour des Antis-Héros?

Qui?


- «Incroyable! Il n'a laissé aucunes traces! Qui que ça soit il était très fort! Une attaque prévue, calculée minutieusement à l'avance. Et il ne l'a pas accomplie seul: un complice devait l'aider depuis l'extérieur.» Murmura un jeune à casquette blanche, se frottant le menton avec attention, sa réflexion tournant pour tenter de trouver l'erreur du ou des voleurs.

- «Qu'est-ce qui te fait dire ça Heiji?» Demanda un policier qui le connaissait depuis un bon moment. Le détective étudiant se releva, époustant ses genoux.

- «Simple: Les caméras ont été coupées et une personnes a placée une boucle a la place. Cela sous-entend une intervention informatique. Le voleur ne pouvait le faire lui-même s'il était déjà en route vers la salle où le vol à eu lieu. Trafiquer des cameras pour remplacer la surveillance par une boucle demande un timing très précis afin que personne ne s'en rende compte. Ce voleur avait donc au moins un complice. Ensuite depuis la salle où a eu lieu le vol... on ne peut pas couper le courant. Encore une fois c'est une intervention extérieur qui a également réussi à désactivé à distance les alarmes qui auraient normalement se mettre en route, courant coupé ou pas.» Il se dirigea ensuite vers ceux qui cherchaient empreintes (aucunes de trouvées, évidement) ou preuves (même pas de résidus du produit).

- «Est-ce que ça pourrait être Kid?» Fit un autre des policer «Ca ressemble un peu à sa manière d'agir non?» Heiji prit une grande inspiration, ignorant l'intervention, ne voulant pas avouer que l'idée l'avait rapidement traversée avant qu'il ne la réfute pour des raisons qu'évoqua un troisième policier: «Il n'avait pas prit sa retraite? Et puis ce n'est pas son genre de voler comme ça sans prévenir! Et il n'utilise pas de produit bizarre rendant amnésique.»

Le détective sortit du musée, mains dans les poches, un peu frustré devant ce vol parfait: aucunes preuves laissées, aucuns souvenirs des gardiens, et il était impossible de voir ce qu'il y aurait du y avoir sans les boucles placées sur les cameras. Est-ce que ça pouvait vraiment être Kid? Dans ce cas ça voudrait dire que toutes ces personnes maitrisées, c'était lui aussi. Mais était-ce sa façon d'agir? Non, pas réellement. Mince! Ce n'était pas qu'il pensait que c'était le Kid mais qu'il voulait que ça soit lui! Parce que cela signifierait qu'il serait ici dans ce cas. Il eut un rire un peu amer devant cette constatation, devant cette idée qui le taraudait depuis qu'il était arrivé sur les lieux du vol. Je suis un peu pathétique non?


Shinichi regardait le journal, amusé devant toutes les interrogations des journalistes qui se demandait si «le Voleur» et le «Justicier» était la même personne. Certains suggérait que c'était le Chevalier de la Nuit. Les médias était donc en total délire. C'était amusant à lire.

«On a avoir un nouveau-fan club!» Ricana t'il en terminant sa tasse de thé. Kaito lui jeta un coup d'œil amusé. Lui aussi avait changé physiquement: la peau également un peu bronzée, des yeux devenus verts grâce à lentilles colorées, des cheveux reprenant exactement la même coiffure que son frère sauf qu'il s'était fait une ou deux mèches rouges. Lors des enquêtes il les couvrait d'une teinture noir temporaire afin que cela ne serve pas de signe de reconnaissance. Il était habillé d'un jean, d'un t-shirt noir et d'une veste blanche. Reposant sa propre tasse il lança. «Personne ne sait que quel côté on est...D'un côté on vole mais d'un autre on sauve des gens, on arrête des individus dangereux....La police ne doit rien comprendre à notre façon de faire les choses.» Il ricana en se reversant un peu de thé, tandis que son frère repliait le journal en gardant une moue songeuse.

- «Admets que ce n'est pas logique comme façon d'agir.

- C'est vrai!»

Aï arriva à son tour dans la salle à manger: des trois c'est elle qui avait le plus changé. D'abord, elle avait élaborée avec Akako un antidote semi-total, elle n'avait donc récupéré que 5 ans sur 10 (pour récupérer les 5 restant il lui suffirait de prendre l'autre pilule). Ce qui lui donnait l'apparence d'une collégienne de 13 ans. Elle portait des lentilles de contact qui lui donnait les yeux bleu océan et avait laissé pousser ses cheveux qu'elle avait teint en noirs et fait bouclé. Le résultat la rendait méconnaissable. Elle s'assit à côté de Shinichi et s'attaque à son propre repas. Si les jumeaux avaient pris les noms de Yuki et Satsuki, elle avait choisie celui de Kisa.

- «Au fait Shinichi....» Demanda soudain Aï en saisissant du riz dans son bol à l'aide de ses baguette.

- «Ouais?

- C'est qui Yoïchi?» Elle se prit un regard lourd de suspicion digne de celui que Hakuba posait sans cesse sur Kaito avant. Pas besoin de poser une question, il voulait clairement savoir où elle avait appris ce nom. «Tu sais que je vérifie nos mails avant de les renvoyer sur vos portable non?

- Heu oui?!

- Il était question d'un Yoïchi dans un mail de ta mère.» expliqua t'elle en haussant les épaules.

Regard en coin de Kaito tandis que Shinichi levait les yeux au ciel, se demandant sans doute à quoi ils pensaient. Il soupira, reposant son bol de riz et répondit d'une voix calme et posée.

- «En fait...C'est le fils d'une ….vous allez rire...de la cousine de mon...père. Tout simplement! Il a trois ans! C'est mon petit-cousin et aussi le tiens, en quelques sortes, Kaito.

- ….» Explications insuffisantes. Il allait devoir en rajouter un peu.

- «Je le connais parce que j'étais là à sa naissance, tout simplement!» Shinichi s'interrompit, soudain soucieux et se tourna vers Aï «Elle a dit pourquoi elle parlait de lui?» Pourquoi sa mère voulait-elle parler d'un bébé de trois ans au téléphone avec lui? Ou alors quelque chose était arrivé?!

- «Non! Elle a dit que tu devais l'appeler d'urgence....Tu n'as pas lu tes mails?»

Le garçon haussa les épaule à son tour «Pas eu le temps avec la nuit dernière.» Et c'était vrai, en rentrant il était trop crevé pour regarder.

- «Certes!»

Kaito leva soudain une main, l'air de vouloir tout stopper: «Minute!! Notre Père et Yusaku Kudo était cousins, ca veut dire que son père et notre grand-mère était frère et sœur, c'est ça?» Il demandait des explications afin de pouvoir se dessiner un arbre généalogique dans sa tête.

- «Oui...Mais en fait, ils avaient une autre sœur qui coupé les ponts avec la famille, sauf avec son frère, donc mon père la connaissait et a aussi connue sa fille. Et moi aussi je les aies connus.

- Houlà, elle devient compliquée notre famille!» Marmonna Kaito, écroulé sur la table, une goutte manga sur la tempe. Il avait un petit-cousin de 3 ans maintenant? Génial! Pourquoi Shinichi ne lui avait pas dit avant? Peut-être n'y avait-il pas pensé!

- «Je ne te le fais pas dire, avant c'était plus clair, maintenant ca me donne mal au crâne. J'avais 15 ans quand il est né, et je ne l'ai pas revu depuis à cause de vous-savez-quoi! Là j'ai 18 ans, donc il en a 3. Mais j'en sais pas plus! J'appellerais plus tard pour demander ce qui se passe à ma mère.» Kaito se rapprocha soudain de son jumeau avec un air un peu gêné. Il voulait savoir un petit détail.

- «Il ressemble à quoi le petit-cousin?

- Je sais pas, la dernière fois que je l'ai vu, c'était un nouveau-né! Je demanderais à ma mère d'envoyer des photos s'il n'y a que ça!»


Heiji se laissa traîner par Kazuha jusqu'à l'arbre sous lequel elle avait décidé de manger avec Yuki et lui. Le jeune homme les attendait, ses cheveux noirs attachés cette fois catogan. Il tourna ses yeux onyx vers eux et eut un petit sourire. «Salut Kazuha-chan....et lui ça doit être ton ami Hattori-san?» Il se redressa, enfonçant ses mains dans ses poches.

Le détective d'Osaka plissa les yeux et plongea son regard dans celui de son interlocuteur qui semblait toujours aussi calme: «Yuki Hitachiin je présume?

- Oui! Ravi de vous connaître Hattori-san!»

Heiji finit par détourner le regard, un peu frustré. A quoi s'attendait-il? Espérait-il vraiment quelque chose? Il lui ressembles un peu physiquement mais ça n'est pas lui! Peut-être importe combien je le veux!

Shinichi ignora le regard posé sur lui, il fallait vraiment mieux qu'il l'ignore. Soudain, comme pour le tirer d'affaire son portable sonna et il décrocha, faisant un geste d'excuse à ses «amis».

- «Oui?» fit-il, levant les yeux vers les nuages qui traversaient le ciel bleu, le feuillage vert de l'arbre, savourant l'air tiède de ce milieu de journée.

- «Yukiiiii!! J'ai une suppperrr nouvelleee géniaallee!!» Le garçon écarta le portable de son oreille, marmonna quelque chose au sujet enthousiasme et de volume sonore.

- «Satsuki! Arrêtes de crier si fort!» grogna t'il en remettant correctement l'appareil là où il devait être. «Pourquoi tu m'appelles à une heure pareille? Tu n'étais pas censé être à ton école de théâtre?

- «Justement Frérot! J'ai une super nouvelle!!» L'autre brun roula des yeux, certain que Heiji et Kazuha entendait parfaitement son frère.

- «Laisses-moi deviner, tu as eu le premier rôle dans la pièce, c'est ça?» Shinichi laissa échapper un petit sourire, intérieurement ravi. Kaito jouait la comédie à la perfection, incarnant le frère hyperactif et joyeux en toute circonstances, toujours totalement enthousiasme pour un oui ou pour un non. Et lui jouait le frère calme et posé qui ne se laissait entraîner par la joie que pour une raison. Précisons que dans leur «histoire» Kaito était l'aîné et lui le cadet. Petite modification qui pouvait pourtant avoir son importance. Des vrais jumeaux ca ne courraient pas tant les rues que ça en réalité.

- «Oui! Et je t'ai recommandé» Nouveau pique enthousiaste qui fit grimacer l'autre.

- «Nii-san....Je t'ai rien demandé!» Si Shinichi appelait Kaito ''Nii-san'', c'est qu'il n'était pas seul et c'était une sorte de code: jouons à 100 pour 100 la comédie.

- «Mais....Je croyais que tu voulais devenir acteur! Et c'est une super pièce, un classique!

- D'accord! D'accord! Je viendrais aux auditions! Maintenant tu m'excuseras mais je n'ai plus beaucoup de temps avant que les cours ne reprenne! A ce soir!» Et il raccrocha dans un soupir de soulagement qui fit pouffer Kazuha. «Mon frère est charmant mais un peu pénible parfois!

- Tu veux devenir acteur Yuki-kun?

- Oui! Et toi?

- Heu....Journaliste!» avoua la jeune fille en rougissant un peu sous le regard surpris de son ami d'enfance qui ne s'attendait pas à un tel rêve. «Mais parfois j'hésite encore un peu!» Elle s'assit sous l'arbre entre les deux garçons. «A ce que j'entends ton frère aussi veut le devenir non?

- Hum..Oui!

- Et ta sœur?» Heiji eut l'air surpris par la question. Comment ça ce Yuki avait un frère ET une sœur? Étrange....Mais il ne ressemblait pas vraiment à Shinichi pour ce qu'il pouvait en voir pour le moment. Il était plus calme, plus souriant, plus....ce n'était pas son rival, et il devait bien l'avouer il en était vraiment déçu.

Shinichi eut un petit sourire en coin «Elle? Elle aimerait être médecin!» En plus c'était vrai. Elle voulait vraiment l'être et sauver des vies. Une façon de racheter ses actions passées même si les jumeaux avaient tenté de la convaincre que ce n'était pas vraiment sa faute.


Saguru se laissa tomber sur le canapé du salon de sa maison. Il revenait de l'école de police de Tokyo et se demandait sérieusement pourquoi il ne retournait pas faire ses études en Angleterre. Pourquoi restait-il ici? A cause de son père qui était véritablement ravi de le voir rester sur place? Parce que son deuxième pays lui plaisait? Parce qu'il n'avait pas envie de se disputer encore avec sa mère en rentrant si tard chez lui?

Non... Pour être honnête il ne voulait pas repartir à cause de ce magicien à la noix. A cause de Kid! De Kaito Kuroba! De ce foutu voleur qui l'obsédait depuis trois plombes. Ce fichu rival qui avait disparu depuis presque trois mois, dont il n'avait plus de nouvelle. Kudo avait disparu de la même façon. Hattori-kun avait insisté pour que le nom de ce dernier ne soit pas dans les journaux. Pourquoi? Ca il n'avait pas voulu répondre.

«Ne sois pas jaloux Tantei-san!» En lui offrant une rose blanche. Quel idiot! Vraiment il avait l'air d'une jeune fille à séduire?

Et puis aussi, la dernière fois qu'il l'avait vu....Il y a trois mois. Le Voleur blanc était entré par la fenêtre de sa chambre, le faisant littéralement tombé de sa chaise «Je suis venu te dire au-revoir Hakuba-Kun!» C'était la première fois qu'il l'appelait par son nom de famille et non ''Tantei-san''. Le visage du voleur lui avait paru terriblement triste à cet instant. Qu'est que cela voulait-il dire?

«Comment ca au-revoir?».

L'autre s'était approché, dans un léger bruissement de cape. «Ca veut dire ce que ça veut dire....Je vais disparaître!». Il était resté figé à cette annonce et avait saisi (à sa grande surprise) le bras du magicien.

«Attends! Tu crois pouvoir partir comme ça? Sans..»

L'autre recula, se dégageant sans trop de difficulté.

«Oui! Kid va prendre le large! Disparaître au yeux de tous! Ca ne veut pas dire que je vais cesser mais....» Il fit demi-tour, posant négligemment sur le bureau du blond la pierre qu'il avait volé la nuit précédente. «Sérieusement Hakuba, je ne veux plus que ça arrive!» C'était une allusion à ce qui s'était passé avec Kudo. Kid ne voulait plus prévenir, voulait devenir encore plus insaisissable.

«Kid! Attends! Tu veux dire qu'on...que si tu changes ta façon de faire, on ne...» Il n'osa pas dire qu'ils ne se verraient plus, rien qu'à l'imaginer, il était mort de honte intérieurement. L'autre se tourna vers lui, un petit sourire triste au coin des lèvres. «Désolé Saguru» L'autre tressaillit en voyant que le degrés de familiarité avait augmenté. «Mais pour préserver la sécurité de ceux que j'aime, y compris toi, je dois faire ça!»

Un silence, Hakuba chercha quelque chose à dire, pour tenter de le dissuader, de lui proposer son aide. Il sentait que quelque chose d'essentiel lui échappait «Je ne peux....rien faire pour t'aider?» Il sentait que ce que voulait Kid c'était autre chose que l'amusement, que le fait de voler des bijoux. La vraie question qu'il lui avait posé ''Pourquoi as-tu fait ça?'' allait bien au-delà de tout ça.

«M'aider Tantei-san?» C'était le retour de la poker face et de la distance. «Est tu bien sûr de ce que tu dis? Non! Je ne peux accepter! Ce n'est pas une question de confiance, mais de sécurité.» Il n'osa ajouter que c'était la sienne, celle du détective, qui serait en danger s'il s'impliquait trop. Shinichi avait écarté Heiji, il devait écarté Saguru. Il ne voulait pas qu'il se fasse tuer.

«K...Pourquoi Kaito?»

A sa grande surprise, Kid leva les mains, retirant son chapeau, puis son monocle. Il venait de lui dévoiler sa véritable identité, lui montrant qu'il avait raison depuis le début. Il s'approcha du détective et fit apparaître une nouvelle rose, rouge cette fois, la glissant entre les doigts de son rival. Puis il remit ses accessoires et recula jusqu'à la fenêtre. «Parce que....» Le retour du sourire triste «Inutile de venir chez moi Saguru, je n'y retournerais pas! Adieu!» Et il sauta, déployant son deltaplane.

Saguru se redressa en repensant à ce souvenir et frappa du poings son oreiller, refoulant cet étrange sentiment qui créait cette boule dans sa poitrine. Il ouvrit un tiroir de son bureau et eut un sourire désabusé.

Garder les deux roses qu'il m'a donné....J'ai l'air d'une jeune fille qui attend qu'il revienne. Dois je essayer de le retrouver malgré ses avertissement? Dois-je aller voir Hattori-kun? Après tout sa relation avec Kudo-kun ressemble fort à celle que je partage avec Kaito. Il n'eut guère l'occasion de tergiverser, il venait de recevoir un nouvel appel lui demandant de l'aide pour une affaire. Poussant un profond soupir il rangea son portable dans sa poche et sortit, pensant se changer les idées.


Une nouvelle affaire en plein milieu de la nuit. Un appel anonyme signalant qu'un dangereux individu ayant plusieurs crimes à son actif avait été....maitrisé par ''Night Knight''. Ces deux mots plus que le reste convainquirent les enquêteurs d'y aller en vitesse. Heiji lui s'était élancé à la suite d'un ombre qu'il avait aperçu et l'avait plus ou moins coincé sur le toit. Enfin...coincé, il l'avait perdu de vue dans l'obscurité.

- «Tiens donc....Un Tantei perdu?» La voix de l'individu était profonde, froide mais très douce. Une voix qui pouvait autant mettre en confiance que faire frissonner. Heiji sursauta et se retourna vers un homme entièrement vêtu de noir, au chapeau haut-de-forme et au masque dans les tons foncés. «Le Chevalier de la Nuit» L'autre eut un petit rire et mima un applaudissement.

- «Bravo Petit Tantei! C'est le masque qui t'as mis sur la voie ou autre chose?»

Génial un cynique! Heiji s'avança vers lui, tachant d'ignorer qu'il pouvait avoir une arme sur lui (et il en avait forcement une). Il le voyait ''en vrai'' pour la première fois, plus à la télévision ou dans le journal. Tout dans son allure respirait la confiance et le calme. Et surtout il y avait quelque chose de radicalement différent de Kid. Une impression qu'il pouvait blessé s'il était coincé même si rien de réellement dangereux ne semblait provenir de lui.

Enfin c'est parce que je ne suis pas vraiment son ennemi sans doute...

- «Qui es-tu?

- C'est indiscret de me demander ça Petit Tentai» Apparemment, l'appeler comme ça semblait le ravir. Mais le concerné ne semblait guère apprécié. «Saches que je ne retires mon masque que devant mes proches et que seule la personne que j'aime peut me l'enlever !»

Hein?! C'est un romantique??

Devant son air perplexe, le chevalier soupira «Tu ne lis pas beaucoup ces derniers temps toi hein?!»

Quel rapport?!

L'individu masqué reprit, néanmoins, vite son sourire «Ce n'est pas grave après tout...Normalement on aurait même pas du se croiser mais j'avais à rendre ça!» Et il lança un petit sac rembourré au détective qui l'attrapa au vol. «Inutile de chercher des empreintes, je ne suis pas un amateur!»

Et il fit sortir quelque chose, de sa manche, qui libéra un nuage de fumée blanche. Quand elle fut dissipée, le chevalier de la nuit avait disparu. Heiji ouvrit doucement le sac et jeta un œil à l'intérieur sans toucher aux objets: La perle et la flûte.

C'était bien lui le voleur alors?


A Suivre.

Bon pour ceux qui ont pas pigé l'explication familiale.

Le Père de Yusaku Kudo était le Frère de la Grand-Mère de Kaito (Ce qui fait que Yusaku et Toichi sont cousins et ont des noms de familles différents).

Ils avaient une autre sœur qui a rompue les ponts avec la famille sauf avec son frère. Yusaku a donc connu sa tante et sa cousine. Et Shinichi aussi les voyait chaque fois qu'il allait à New York. Bref la cousine de Yusaku s'est marié avec un certain Shiro Hijiri (qui est malheureusement mort d'un accident) et a eu un fils: Yoïchi. J'hésite juste pour sa couleur de cheveux: Noirs, châtain-roux ou blond? Vu qu'il est métisse...

Le petit bout de chou est important pour la suite...Moi sadique? Non! Ca me fais marrer!!

Sinon ca m'a fait rire quand j'ai fait dire à Shinichi que seule la personne qu'il aime pourra lui retirer son masque, surtout qu'il lance ça à Heiji XD!

Par contre, c'est avec le prochain chapitre que je vais être TRES sadique. Il s'intitulera «Enlèvement»: Quand certaines personnes, bien que terriblement machiavéliques, sont trop lâches pour s'en prendre au Père, elles s'en prennent au Fils. A Vous d'imaginer en attendant que le chapitre sorte.